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L'Âge d'Or du 5 Février 1930

De Tj-encyclopédie
L'Âge d'Or du 5 Février 1930
Revue Consolation
Date 1930
Année 1930
Éditeur Watch Tower Bible and Tract Society

Ce numéro de L'Âge d'Or s'organise autour d'un article de fond consacré à l'histoire du livre et de l'écriture, qui occupe la majeure partie des pages et constitue l'axe rédactionnel dominant du numéro. En mêlant érudition bibliographique, données statistiques sur la production éditoriale américaine et critique sociale visant la censure et la presse à sensation, la revue démontre une ambition encyclopédique inhabituelle pour une publication à vocation religieuse.

Le numéro se distingue également par la diversité de ses angles critiques : répression des réunions communistes au Canada commentée à travers la presse locale, dénonciation de la pratique consistant à rendre publiques les contributions financières des fidèles au sein d'une église méthodiste texane, et analyse de l'impact économique des grandes chaînes de distribution sur la fiscalité locale. Ces sujets, traités avec une ironie caractéristique de la ligne éditoriale de la revue à cette période, témoignent d'un intérêt marqué pour les questions de liberté civile et de justice économique.

Le numéro aborde par ailleurs la question de l'aluminium, sujet récurrent dans la revue à cette époque, qui reflète les mises en garde de l'organisation contre l'usage de ce métal dans la fabrication des ustensiles de cuisine, jugé dangereux pour la santé. Cette préoccupation hygiéniste s'inscrit dans la tendance plus large de la publication à associer critique médicale et dénonciation des intérêts industriels.[1]

« De la fabrication de nombreux livres » (Ecclésiaste 12:12)

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Cet article d'ouverture, qui s'étend sur plusieurs pages, propose une réflexion encyclopédique sur l'histoire du livre et de l'écriture. La rédaction retrace l'évolution des alphabets depuis leurs origines symboliques — le A représentait une tête de bœuf, le B une maison, le D une porte — jusqu'aux caractères latins en voie de se généraliser à travers le monde, notamment en Russie dont l'alphabet de trente-six lettres est en cours de latinisation.[2] L'article rappelle que les premiers textes étaient inscrits sur des peaux d'animaux enroulées sur des bâtons et rédigées sans séparation entre les mots.[3]

L'article défend la valeur des livres comme vecteurs indispensables de la pensée, citant Richard de Bury (1344) selon lequel « les livres sont les maîtres qui nous instruisent sans verges ni férules, sans paroles dures ni colère, sans vêtements ni argent » Il dénonce à la fois la censure puritaine exercée à Boston — où une instance informelle décide ce que les citoyens peuvent lire — et la prolifération de revues pornographiques dans les villes américaines.[4]

Une section expose les chiffres de la production éditoriale américaine : 84 millions de volumes scolaires, 37 millions de romans et 22 millions d'ouvrages religieux vendus annuellement, face aux 55 millions de magazines, pour la plupart consacrés au sexe.[5] L'article s'étend ensuite sur les curiosités bibliophiles : les livres les plus volumineux, les plus minuscules, les plus richement reliés, ainsi que les prix record atteints par des exemplaires rares — le manuscrit original d'Alice au pays des merveilles vendu pour 75 259,80 dollars par Alice Hargreaves elle-même.[6]

Sur les tirages, la publication signale que la Bible aurait été distribuée à 675 millions d'exemplaires, le Pilgrim's Progress de Bunyan à 150 millions, les Analectes de Confucius à 100 millions, et « quelque 50 millions d'exemplaires des livres du juge Rutherford ont été vendus au cours des dix dernières années » [7] L'article critique le Book of the Month Club américain comme une institution tendant à transformer les lecteurs en « automates intellectuels » [8]

La description minutieuse des quarante-cinq étapes nécessaires à la fabrication d'un livre à la maison d'édition du 117 Adams Street de Brooklyn illustre l'importance que la rédaction accorde à sa propre infrastructure éditoriale.[9] Enfin, des conseils pratiques sur la conservation des livres — époussetage quotidien, huilage annuel des reliures cuir, ouverture progressive des volumes neufs — concluent cet article.[10]

Par-ci par-là (nouvelles diverses)

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Cette rubrique agrège de courts paragraphes d'informations diverses sur l'actualité économique, sociale et internationale. La Bourse de New York est décrite comme traversant une période difficile, avec des suppressions d'emplois dans les maisons de courtage et des pertes spectaculaires : United States Steel aurait perdu 39 % de sa valeur, General Electric 52 %, et certains titres jusqu'à 97 %.[11] Henry Ford est cité comme préconisant une hausse des salaires plutôt qu'une baisse.[12]

Parmi les brèves figurent notamment une étude révélant l'existence de 256 517 bootleggers aux États-Unis selon une extrapolation à partir de 23 000 dossiers de demandes d'assurance-vie, une mention de la Compagnie de tramways de Montréal dont l'accord avec le syndicat catholique interdit l'embauche de travailleurs protestants,[13] le tracé d'une digue de dix-neuf miles pour l'assèchement du Zuiderzee aux Pays-Bas, l'implantation de colonies japonaises dans le nord du Brésil,[14] les perturbations boursières qui auraient conduit un entrepreneur de pompes funèbres à déclarer avoir inhumé huit suicidés par jour pendant trois jours consécutifs,[15] et la vaccination tenue pour responsable de la mort d'un enfant prénommé Dickey Rice, mort du tétanos deux semaines après avoir été vacciné.[16]

La rubrique mentionne aussi les célébrations de Halloween réinventées par des étudiants d'Oberlin (Kansas) en nettoyage collectif de la ville et distribution de paniers de fruits aux personnes isolées,[17] ainsi que la découverte de gisements d'étain au Canada, le troisième degré policier pratiqué à New York sur un enfant de douze ans,[18] la construction d'une chambre de torture dans l'ancien palais de justice de Seattle,[19] et le fait que le pape aurait subi d'importantes pertes lors du krach boursier de 1929, retardant ainsi la création d'une banque vaticane.[20] Les précisions sur le calendrier maya — présenté comme si précis qu'il « aurait pu fonctionner 300 000 ans avant d'accumuler une erreur d'un jour » — côtoient des informations sur le Varityper, machine de bureau capable de taper en quarante langues différentes.[21]

Rédigée par le correspondant canadien de la revue, cette section traite de la répression par la police de Toronto de réunions communistes tenues dans Queen's Park. La publication reproduit de larges extraits de la presse canadienne, notamment du Star-Phoenix de Saskatoon et du périodique Flush, qui dénoncent l'intervention policière comme contraire aux principes de la liberté d'expression. Le Star-Phoenix est cité pour avoir affirmé que « la liberté de parole ne signifie pas la liberté de dire ce qui est orthodoxe, inoffensif et acceptable pour la majorité. Elle signifie la liberté d'exprimer des opinions hétérodoxes, offensantes et impopulaires » [22]

Flush décrit les policiers montés poursuivant des femmes et des enfants à travers les parterres de fleurs lors d'une dispersion particulièrement brutale, et compare les instigateurs de cette répression aux responsables de l'Inquisition et des émeutes contre le métier à tisser.[23] Par contraste, l'article rappelle que lors d'un « Red Day » à Londres, la police avait évacué Trafalgar Square pour laisser les communistes s'exprimer librement, avec pour résultat que moins de deux cents personnes s'étaient rassemblées et reparties déçues de n'avoir suscité aucune opposition.[24]

La section relate ensuite comment les communistes ont ridiculisé le maire de Toronto et son corps de police en annonçant une réunion puis en ne se présentant pas, obligeant les autorités à déployer un dispositif impressionnant pour rien. Le Toronto Star est cité pour avoir qualifié la situation d'absurde : « sortir autant de grosse artillerie pour tirer sur des moustiques est bien en deçà du bon sens » [25]

La rubrique se termine sur deux informations économiques canadiennes : la pénurie céréalière due à une sécheresse nationale ayant réduit les récoltes de l'Ouest canadien à moins de 50 % de l'année précédente, dont profite le « Trust du Pain » pour hausser le prix du pain à Toronto, et le rapport des funérailles du Dr R. F. Johnson, médecin de British Guiana décrit comme « peut-être le médecin le plus éminent des Guyanes », étudiant de la Bible et membre de l'I.B.S.A., dont les funérailles avaient mobilisé cent cinquante automobiles en cortège et pratiquement suspendu les activités de Georgetown pour la journée.[26]

La Première Église Méthodiste de Corpus Christi

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Illustration accompagnant l'article sur la Première Église Méthodiste de Corpus Christi (page 304).
Seconde illustration de l'article sur la Première Église Méthodiste de Corpus Christi (page 304).

Cet article commente ironiquement un relevé financier de la Première Église Méthodiste de Corpus Christi, Texas, rendu public par le bureau des administrateurs et indiquant le montant versé par chacun des 757 membres répertoriés. La publication reproduit l'introduction du rapport, dans lequel le bureau des administrateurs indique vouloir mettre « ce rapport privé entre les mains de chaque membre de l'église. Vous avez le droit de connaître les faits concernant la marche de votre grande Église » [27]

La revue se montre particulièrement mordante à l'égard de la publicisation des contributions individuelles, notant avec sarcasme que 309 membres sur 757 — soit près de la moitié — ont leur nom listé sans aucune contribution en regard, ce qu'elle présente comme une humiliation publique. Elle dénombre avec une ironie appuyée les 52 membres dont la contribution n'atteignait pas un dollar, décrivant avec précision chaque palier — 95 cents, 90 cents, 85 cents — jusqu'aux quatre membres n'ayant versé qu'un nickel en neuf mois, qualifiés de « quatre saints pour qui un seul sou en neuf mois représentait le plein tarif de ce qu'ils recevaient » [28] La publication tire une leçon théologique de ce tableau en citant Jésus — « que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite » — pour souligner l'incompatibilité entre cet étalage public des dons et l'enseignement évangélique.[29]

Illustration accompagnant la suite de l'article sur l'église de Corpus Christi (page 305).
Seconde illustration page 305, accompagnant la conclusion de l'article.

Comment les chaînes de magasins augmentent les impôts

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Cet article argumente que la multiplication des grandes chaînes de distribution entraîne mécaniquement une augmentation de la pression fiscale sur les citoyens. Le raisonnement est le suivant : chaque grande surface installée en remplacement de quatre commerces indépendants supprime quatre contribuables imposables à un niveau élevé — « le commerçant moyen paie environ quatre fois plus d'impôts que le ménage moyen » — tandis que la chaîne, opérant dans des locaux loués, ne paie de taxes que sur ses stocks de marchandises.[30] La publication ajoute que « chaque dollar dépensé dans une chaîne de magasins contribue à alourdir un peu plus le fardeau fiscal de chaque citoyen de la communauté » [31] L'article signale également qu'une baisse des dépôts en banques d'épargne de 193 millions de dollars a été enregistrée lors du dernier exercice fiscal, la majeure partie de cette différence ayant été perdue en Bourse par des épargnants peu fortunés.[32]

« La propagande de l'aluminium »

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Signé par le Dr Charles T. Betts, cet article constitue une longue dénonciation de ce que l'auteur présente comme une campagne d'intimidation systématique orchestrée par les intérêts de l'industrie de l'aluminium pour empêcher la diffusion d'informations sur la nocivité des ustensiles de cuisine en aluminium. La publication affirme que « presque tout conférencier ou éditeur public ayant traité de ce sujet reçoit une lettre ou est bientôt visité par un représentant des intérêts de l'aluminium » [33]

L'auteur décrit plusieurs cas concrets d'intimidation : le rédacteur en chef du Toledo Times congédié le lendemain de la publication d'un article sur l'empoisonnement par l'aluminium ; un distributeur de ses livres à New York victime d'une chute suspecte dans le métro, dont le crâne fut écrasé contre un rail et qui mourut peu après des suites de sa blessure cérébrale ; un propriétaire d'une chaîne de journaux du Middle West contraint de vendre à un « trust de l'énergie » après avoir publié des articles similaires.[34]

L'article reproduit une correspondance échangée en juin 1928 entre le Dr Betts et la Federal Trade Commission, qui avait qualifié de « hautement inconvenant » la publication du rapport de l'examinateur Averill sur les effets physiologiques des composés d'aluminium, résultat de cinq années d'enquête gouvernementale ayant produit quatre mille pages de témoignages dactylographiés.[35] La réponse officielle précise que les témoignages des témoins constituent des documents publics, mais que le rapport de l'examinateur demeure un document confidentiel.[36]

L'auteur dénonce ensuite la convergence d'intérêts entre les fabricants d'ustensiles en aluminium et les grandes associations médicales qui vendent des espaces publicitaires à ces fabricants, citant notamment le Dr Morris Fishbein, éditeur du Journal of the American Medical Association, qui aurait publié un article défendant l'aluminium le 23 octobre 1926, en contradiction flagrante avec les témoignages sous serment d'éminents scientifiques médicaux recueillis par l'enquête fédérale.[37] L'article cite le Toledo Leader, dont l'éditeur Joseph Keating conclut que « l'argent est leur dieu, leur drapeau, leur constitution, leur pays et leur tout » [38]

Un mot sur le système Ehret

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Signé W. E. Brokaw (Arizona), ce courrier des lecteurs répond à un article antérieur du Dr S. B. Hilf sur la méthode de guérison du professeur Arnold Ehret. L'auteur conteste l'interprétation du Dr Hilf, en précisant qu'Ehret ne considérait pas le mucus comme la « cause » de la maladie mais comme la maladie elle-même — « il n'existe qu'une seule maladie : la saleté intérieure, les déchets et les obstructions » [39] Le correspondant cite abondamment l'ouvrage d'Ehret pour montrer que ce dernier ne préconisait pas nécessairement des jeûnes prolongés, mais une combinaison de courtes périodes de jeûne et d'une alimentation sans mucus composée de fruits et de légumes à feuilles vertes.[40] Il conclut qu'après plus de cinquante ans de recherche sur la santé, « le livre du professeur Ehret lui a donné la compréhension la plus satisfaisante du sujet qu'il ait jusqu'ici rencontrée » [41]

Jésus et l'archevêque

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Cet article souligne une divergence entre les enseignements de Jésus et la pratique de Cosmo Lang, archevêque de Canterbury. La rédaction rappelle que Jésus avait instruit ses disciples de ne donner le titre de « Père » à aucun homme sur la terre, réservant ce titre à Dieu seul (Matthieu 23:9), avant de citer les notes diocésaines de Canterbury de janvier 1929 dans lesquelles l'archevêque se présentait à ses fidèles avec les mots « Permettez-moi de saisir l'occasion que m'offrent ces Notes, alors que je commence ma vie comme votre Père en Dieu et que nous commençons tous une Nouvelle Année, pour vous adresser un mot de salutation à mes frères et sœurs, mes fils et filles, en cette unique Famille » [42]

La publication ironise sur la tenue vestimentaire de l'archevêque — sa chemise de nuit en dentelle, son kimono noir, son crosse ornée — tout en affirmant que la simplicité de Jésus lui semble plus impressionnante, et conclut qu'Armageddon se chargera de clarifier la confusion éventuelle entre l'archevêque et le Dieu Tout-Puissant.[43]

L'hérédité de l'enfant

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Signé par Myrtle de Montis, secrétaire de l'American Equity Association à Washington D.C., cet article dénonce le mouvement eugéniste et ses partisans, qu'il qualifie de « faddistes » du bien-être de l'enfant, préconisant la stérilisation des personnes jugées « inaptes ». L'auteure rappelle qu'en Californie des milliers de patients institutionnalisés ont déjà subi des stérilisations forcées, et qu'une commission d'Indiana propose pour la prochaine législature d'identifier les futurs criminels parmi les enfants scolarisés, puis de les placer dans des colonies agricoles.[44]

L'article cite le cas de Mme Christine Collins de Los Angeles, internée de force dans un hôpital psychiatrique par la police pour avoir refusé d'accepter un imposteur comme son fils — cas emblématique selon l'auteure de la facilité avec laquelle « n'importe qui peut être et est facilement expédié dans un asile » [45] La publication dénonce également l'ouvrage The Child's Heredity de Paul Popenoe — appuyé financièrement par E. S. Gosney de Pasadena et tenu pour responsable de l'adoption des lois californiennes sur la stérilisation — qui prétend que l'œil expert peut détecter des signes de déficience mentale dès l'âge de neuf mois.[46] L'auteure conclut que confier aux médecins le soin de désigner et stériliser les enfants reviendrait à nier que « il existe encore un Dieu Créateur » [47]

Question et réponse biblique

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Cette rubrique répond à un lecteur qui s'étonnait de l'absence de prière publique sur les programmes radio de la Watch Tower. La rédaction affirme croire en la prière et la pratiquer dans le cadre des instructions scripturaires, citant 1 Thessaloniciens 5:17, Colossiens 4:2 et Matthieu 26:41, mais soutient que prier à haute voix à la radio constituerait exactement le type de piété ostentatoire que Jésus condamnait en Matthieu 6:5-6.[48]

La publication affirme que les responsables des émissions sur WHBR et le réseau WATCHTOWER prient dans le privé avant le début des programmes, et rappelle qu'il n'existe aucun précédent néo-testamentaire d'une prière publique audible prononcée par Jésus avant de prêcher aux foules, ni par Paul avant son discours à l'Aréopage. La rubrique se conclut par une mise en garde contre les chefs religieux qui utilisent la radio pour « exhiber leur propre habileté rhétorique, leur éloquence et leur sagesse humaine, mais n'exposent pas la pure Parole de Dieu » [49]

Jéhovah et son serviteur

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Transcription d'une causerie radiophonique diffusée depuis la station WHBR de New York par le juge Rutherford, cet article constitue l'un des textes doctrinaux centraux du numéro. Il s'appuie sur le livre de Job pour développer l'enseignement sur la « classe du serviteur » de Dieu, en interprétant le personnage d'Élihu comme une figure prophétique du Christ Jésus en tant que chef et des membres de son corps.[50]

La publication rappelle qu'Élihu, jeune homme s'exprimant non par sa propre sagesse mais comme porte-parole de Jéhovah (Job 33:6-7), préfigure les « jeunes hommes » sur lesquels l'esprit a été répandu dans les derniers jours selon Joël 2:28 — ceux qui ont pris position pour Dieu contre le Diable et son organisation.[51] Le texte développe ensuite l'identification de la « classe du serviteur » avec les « faits indiscutables montrant qu'il existe maintenant sur terre, et depuis quelques années, une classe d'hommes et de femmes entièrement dévoués à Dieu et à son gouvernement de justice » [52]

L'article soutient que le Seigneur est venu à son temple en 1918, et que c'est vers 1922 que son peuple a commencé à percevoir et apprécier la distinction entre l'organisation de Dieu et celle de Satan.[53] La section « Jéhovah parle » développe l'opposition entre les représentants de l'organisation visible du Diable — le clergé, les financiers et les politiciens professionnels — qui n'ont pas dit la vérité, et les hommes honnêtes qui ont cherché la vérité et sont figurés par Job dans la parabole, tandis que les systèmes ecclésiastiques, qu'ils soient catholiques, protestants ou synagogaux, sont identifiés collectivement comme faisant partie de l'organisation de Babylone et de Bélial, c'est-à-dire du Diable.[54]

L'article affirme que « la classe des oints de Dieu, parfois appelée étudiants de la Bible, et dont Élihu était la figure, est la seule classe de personnes sur terre qui magnifie aujourd'hui le nom de Jéhovah Dieu » [55] La section finale fait le lien entre le discours d'Élihu sur la tempête et l'éclair et la prophétie d'un témoignage mondial qui précédera le grand temps de détresse, associant la Première Guerre mondiale (1914-1918) à l'accomplissement de la prophétie de Matthieu 24:7-22 et à l'annonce imminente de la bataille de Dieu Tout-Puissant contre l'organisation de Satan (Apocalypse 16:14).[56]

La Lettre de Job (suite)

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La publication poursuit l'exposé de l'étude sur le livre de Job amorcée dans les livraisons précédentes. Elle décrit une catégorie d'individus ayant une disposition favorable envers Dieu sans pour autant connaître son organisation ni celle du Diable.[57] Job est présenté comme ayant préfiguré cette classe de personnes, et le discours divin prononcé depuis le tourbillon, consigné aux chapitres 38 et suivants du livre de Job, est interprété comme une mise en demeure adressée à l'humanité pour lui signifier que Jéhovah est Dieu et que la vie ne peut venir que de lui seul.[58]

La publication développe ensuite ce qu'elle nomme la grande question en suspens depuis avant la création : qui est le souverain suprême ? Cette question est présentée comme ayant été rendue possible par la défection de Lucifer et ses efforts pour détourner l'homme de Dieu.[59] L'article affirme que « Très peu de gens sur terre ont la moindre appréciation de l'importance de l'affirmation que Jéhovah est Dieu », et que même ceux qui se réclament du christianisme nominal ne font que prononcer le nom de Dieu sans que leur cœur soit vraiment proche de lui.[60]

La délivrance des Israélites hors d'Égypte est ensuite invoquée comme illustration typologique : l'Égypte y symbolise l'organisation du Diable, tandis que le mont Horeb représente l'organisation de Dieu.[61] Le premier commandement donné à Israël au pied du mont Horeb — « Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude. Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face » (Exode 20:2-3) — est cité pour établir que nul ne peut obtenir la vie éternelle sans connaître Jéhovah et lui obéir.[62]

La radio comme instrument divin du témoignage

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Illustration accompagnant les articles de cette livraison.

L'article affirme que depuis 1914, Dieu a autorisé le Diable à déployer ses plus grands efforts pour détourner l'humanité, mais que depuis cette même date le Seigneur a entrepris de mettre en place son Royaume en commandant à ses oints de rendre témoignage au peuple que Jéhovah est Dieu.[63] Ce témoignage est présenté comme indispensable pour que les hommes aient une chance d'accéder à la vie, et la publication souligne qu'il serait impossible d'être agréable à Dieu sans y participer joyeusement.[64]

Un passage particulier du livre de Job est ensuite convoqué pour introduire la question de la radio. La question posée par Dieu à Job — « Peux-tu envoyer des éclairs pour qu'ils partent et te disent : nous voici ? » (Job 38:35) — est interprétée comme une prophétie désignant la radio comme une manifestation du pouvoir de Dieu et non de celui de l'homme.[65] La publication affirme que la classe des serviteurs oints doit désormais utiliser cet instrument particulier pour proclamer la majesté de Jéhovah et informer les peuples du dessein divin de leur accorder la vie sur la terre.[66]

Illustration accompagnant les articles de cette livraison.

La publication dénonce le fait que l'organisation de Satan aurait cherché à monopoliser la radio de manière arrogante et présomptueuse, mais exprime la certitude que Dieu disposera de ce moyen de transmission exactement selon sa volonté souveraine.[67] L'article envisage même qu'en son temps, Dieu fera en sorte qu'Abraham, David et d'autres serviteurs fidèles se tiennent dans la ville de Jérusalem et s'adressent par la radio à tous les peuples de la terre pour les informer qu'il n'est pas d'autre Dieu que Jéhovah et que le lui obéir signifie être restauré à la jeunesse et vivre éternellement sur la terre.[68] L'article annonce pour le dimanche suivant la suite de l'étude portant sur la restauration de Job et sa signification prophétique, et invite les lecteurs à lire les chapitres 38 à 42 du livre de Job en préparation.[69]

Une lettre exceptionnelle

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Illustration accompagnant les articles de cette livraison.

Cette rubrique reproduit intégralement une lettre adressée à la rédaction par un lecteur de l'Illinois, dont l'identité est volontairement tenue confidentielle par la publication pour ne pas l'embarrasser.[70] Le correspondant y exprime des remords pour n'avoir pas contribué davantage à la diffusion du message, et joint un mandat-poste destiné en partie aux abonnements au Golden Age et à la Watch Tower, en partie au fonds général de la société.[71]

Le lecteur déclare ne pas se considérer comme l'un des élus, mais affirme soutenir pleinement ce qu'il appelle « l'œuvre noble qui est menée, et croit fermement que vous accompagnez la volonté de Dieu sur la terre en répandant le seul vrai message de la présence de Christ et de la destruction du présent monde mauvais en préparation à l'établissement de Son royaume ».[72] Il loue tout particulièrement les articles de la revue sur les sujets de l'empoisonnement par l'aluminium, l'anti-vaccination, la vivisection, le trust médical, le trust de l'énergie et le trust du clergé, affirmant qu'un seul numéro vaut bien plus que le prix d'un abonnement annuel entier.[73] La rédaction présente ce lecteur comme plus proche du Royaume que le jeune homme riche de l'Évangile.[74]

L'histoire radiophonique des enfants — Histoire quarante-cinq

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Illustration accompagnant la rubrique pour enfants.

Cette rubrique, signée des initiales O. J. W., poursuit une série de récits bibliques destinés aux enfants et diffusés à la radio. L'histoire quarante-cinq narre le passage de Jésus par Jéricho, où il rencontre Zachée, présenté comme le chef des publicains de la ville, homme de petite taille et très riche, qui grimpe dans un sycomore pour apercevoir Jésus au milieu de la foule.[75] Jésus remarque Zachée et lui demande de descendre en hâte, car il doit séjourner chez lui ce jour-là, à la grande joie du personnage.[76]

Le récit se poursuit avec l'arrivée de Jésus et de ses disciples à Béthanie, six jours avant la Pâque, où il est accueilli avec joie par Marie, Marthe et leur frère Lazare, jadis ressuscité des morts et désormais en pleine santé.[77] La publication souligne que le complot des grands prêtres pour tuer Jésus était motivé par la perte de leur autorité consécutive à la résurrection de Lazare, qui avait conduit beaucoup de Juifs à délaisser leur enseignement au profit de celui de Jésus.[78]

L'article décrit ensuite l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, acclamé par la foule criant « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur : Hosanna au plus haut des cieux ! », provoquant l'émoi de toute la ville.[79] La narration se conclut sur l'épisode de l'expulsion des marchands du Temple et la question piège des Pharisiens au sujet du tribut dû à César (Matthieu 22:17), à laquelle Jésus répond en demandant à voir la pièce de monnaie et en prononçant la célèbre formule « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ».[80]

Le texte doctrinal central de ce numéro, la causerie radiophonique de Rutherford intitulée « Jéhovah et son serviteur », articule une exégèse typologique du livre de Job autour de la notion de « classe des oints », désignée dans l'article par l'expression « la classe des oints de Dieu, parfois appelée étudiants de la Bible, et dont Élihu était la figure, est la seule classe de personnes sur terre qui magnifie aujourd'hui le nom de Jéhovah Dieu ».[81] Cette affirmation d'exclusivité salvifique — selon laquelle aucune autre communauté religieuse ne glorifie véritablement Jéhovah — constitue en 1930 le fondement sur lequel repose la condamnation globale des systèmes ecclésiastiques catholiques, protestants et synagogaux, collectivement rangés dans « l'organisation de Babylone et de Bélial ».[82] Ce schéma d'opposition binaire entre l'organisation visible de Dieu et celle de Satan avait selon le numéro commencé à être perçu par le peuple de Dieu vers 1922, soit trois ans après ce que la publication date comme la venue du Seigneur à son temple en 1918.[83]

L'interprétation du personnage d'Élihu (Job 33:6-7) comme figure prophétique du Christ et de son corps illustre la méthode typologique caractéristique des publications rutherfordiennes : tout personnage biblique devient le symbole d'une « classe » spirituelle précisément identifiée dans l'histoire contemporaine du mouvement. Cette lecture est cohérente avec le cadre chronologique exposé dans le même numéro, qui associe la Première Guerre mondiale de 1914 à 1918 à l'accomplissement de Matthieu 24:7-22, et pose la bataille imminente contre l'organisation de Satan comme réalisation de Apocalypse 16:14.[84] Il est à noter qu'à cette date de parution, la Watch Tower Society était précisément en train de procéder à une révision majeure de sa chronologie prophétique : la « présence » invisible du Christ, antérieurement placée en 1874, était en cours de déplacement vers 1914.[85] Le numéro du 5 février 1930 ne mentionne pas explicitement la date de 1874, mais l'ancrage de la chronologie prophétique sur 1914 comme point de rupture cosmique est omniprésent.

La section « La radio comme instrument divin du témoignage » prolonge cet édifice typologique en interprétant la question divine adressée à Job — « Peux-tu envoyer des éclairs pour qu'ils partent et te disent : nous voici ? » (Job 38:35) — comme une prophétie désignant spécifiquement la radiodiffusion.[86] Cette lecture de la technologie radiophonique comme instrument providentiellement accordé par Dieu à la « classe des serviteurs oints » place la diffusion des émissions de la station WBBR et du réseau WATCHTOWER dans un cadre théologique strict : l'usage de la radio n'est pas un choix éditorial mais une obligation eschatologique. La même section envisage qu'Abraham et David utiliseront la radio depuis Jérusalem restaurée pour proclamer à toutes les nations la souveraineté de Jéhovah, projection eschatologique qui révèle combien la technologie contemporaine est intégrée dans la vision du règne millénaire.[87]

La rubrique « Question et réponse biblique » soulève une tension doctrinale interne : la Watch Tower refuse d'inclure des prières publiques dans ses émissions radiophoniques au motif que Jésus condamnait la piété ostentatoire en Matthieu 6:5-6, tout en fondant l'ensemble de sa stratégie radiophonique sur le même principe de témoignage public et mondial.[88] La distinction opérée entre la prière — acte privé — et la prédication — acte public commandé — reflète une articulation doctrinale qui sépare nettement les deux registres en s'appuyant sur l'absence de tout précédent néo-testamentaire d'une prière audible de Jésus ou de Paul avant leurs discours publics.

L'article sur l'eugénisme, signé par Myrtle de Montis, illustre de son côté la manière dont la publication mobilise un argument théologique — « il existe encore un Dieu Créateur » — pour s'opposer à des politiques de stérilisation forcée alors en vigueur en Californie.[89] La dénonciation de l'eugénisme est ainsi fondée non sur des droits civiques abstraits mais sur la prérogative divine de la création : décider qui peut se reproduire reviendrait à nier l'autorité de Jéhovah sur la vie. Cette position s'inscrit dans la critique plus large que la publication adresse aux institutions médicales établies, visible aussi dans l'article du Dr Betts sur l'aluminium, où la convergence entre fabricants industriels et associations médicales est dénoncée comme une corruption systémique.[90] La Watch Tower Society menait à cette époque une campagne soutenue contre les ustensiles de cuisine en aluminium, qu'elle tenait pour responsables de nombreuses maladies, campagne documentée dans plusieurs numéros de la revue et qui se poursuivra des décennies après que la recherche médicale eut établi l'innocuité de ce matériau.[91]

Enfin, la « Lettre de Job » développe la thèse de la souveraineté absolue de Jéhovah à travers une lecture typologique de l'Exode : l'Égypte symbolise l'organisation du Diable, le mont Horeb celle de Dieu, et le premier commandement (Exode 20:2-3) est présenté comme la condition sine qua non de toute vie éternelle.[92] La formulation selon laquelle « très peu de gens sur terre ont la moindre appréciation de l'importance de l'affirmation que Jéhovah est Dieu » complète la structure exclusive de la doctrine exposée dans « Jéhovah et son serviteur » : la connaissance du nom divin n'est pas un simple élément de foi parmi d'autres, mais la condition première et différentiatrice de l'appartenance à l'organisation de Dieu.[93]

Organisation et histoire

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Ce numéro fait partie d'un moment précis dans l'histoire doctrinale de l'organisation : en 1930, Rutherford entreprend de déplacer officiellement la date de la « présence invisible » du Christ de 1874 à 1914, révision d'un enseignement que la Watch Tower avait défendu comme « indiscutable » dès 1922.[94] L'article « Jéhovah et son serviteur », transcription d'une causerie radiophonique de Rutherford diffusée depuis la station WBBR, s'inscrit directement dans ce recadrage : il affirme que c'est vers 1922 que le peuple de Dieu a commencé à percevoir la distinction entre l'organisation divine et celle de Satan, et que le Seigneur est venu à son temple en 1918, consacrant ainsi 1914 comme date pivot du nouveau schéma prophétique.[95]

Le numéro témoigne par ailleurs du rôle central que la direction de l'organisation accorde à la radio comme vecteur de son message à cette époque. L'article sur la radio comme instrument divin s'appuie sur une interprétation du verset de Job 38:35 pour présenter la radiodiffusion comme un don de Dieu spécifiquement réservé à la proclamation du nom de Jéhovah, et dénonce les tentatives de l'« organisation de Satan » d'en monopoliser l'usage.[96] Cette position fait écho aux difficultés que Rutherford rencontrait alors avec les grands réseaux américains : à la fin des années 1920, ses émissions avaient été interdites par le réseau NBC en raison de ses attaques contre la religion organisée et le clergé.[97]

La campagne contre l'aluminium conduite par le Dr Charles T. Betts dans ce numéro s'inscrit dans une politique éditoriale constante du Golden Age depuis la fin des années 1920, documentée par plusieurs chercheurs : la publication menait une campagne systématique contre les ustensiles de cuisine en aluminium, campagne qui se poursuivit des décennies après que leur innocuité eut été établie scientifiquement, et s'associait régulièrement à des auteurs extérieurs — médecins dissidents, militants sanitaires — pour défendre des positions médicales alternatives contre les intérêts de la profession organisée.[98] La lettre exceptionnelle du lecteur de l'Illinois, reproduite en fin de numéro, confirme que ce positionnement antivaccinal et anti-aluminium était précisément l'un des éléments les plus appréciés par le lectorat fidèle de la revue, qui cite nommément les articles sur l'aluminium et le trust médical parmi les raisons de son soutien.[99]

Illustrations du numéro

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  1. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 289-306.
  2. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 291.
  3. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 291.
  4. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 292.
  5. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 292.
  6. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 296.
  7. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 295.
  8. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 295.
  9. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 294.
  10. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 296.
  11. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 297.
  12. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 297.
  13. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 297.
  14. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 297.
  15. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 299.
  16. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 299.
  17. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 300.
  18. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 300.
  19. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 300.
  20. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 301.
  21. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 299.
  22. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 302.
  23. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 302.
  24. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 302.
  25. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 303.
  26. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 303.
  27. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 304.
  28. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 305.
  29. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 305.
  30. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 305.
  31. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 305.
  32. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 305.
  33. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 306.
  34. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 306.
  35. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 307-308.
  36. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 308.
  37. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 307-309.
  38. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 309.
  39. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 310.
  40. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 310.
  41. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 310.
  42. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 311.
  43. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 311.
  44. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 311.
  45. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 311.
  46. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 312.
  47. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 312.
  48. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 312.
  49. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 312.
  50. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 313.
  51. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 313.
  52. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 314.
  53. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 314.
  54. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 314-315.
  55. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 315.
  56. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 315-316.
  57. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 317.
  58. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 317.
  59. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 317.
  60. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 317.
  61. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 317.
  62. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 317.
  63. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 318.
  64. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 318.
  65. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 318.
  66. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 318.
  67. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 318.
  68. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 318.
  69. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 318.
  70. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 318.
  71. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 318.
  72. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 318.
  73. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 318.
  74. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 318.
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  76. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 319.
  77. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 319.
  78. L'Âge d'Or du 5 Février 1930, p. 319.
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