Divorce

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Le divorce biblique, tel que les Témoins de Jéhovah le conçoivent, est une notion différente de celle du divorce légal. En effet, le divorce biblique est le seul qui autorise, pour eux, le remariage. Un témoin de Jéhovah peu très bien obtenir le divorce pour une raison légale, sans pouvoir se remarier au sein de son mouvement. Si la séparation est envisagée pour un autre motif que la "fornication", il n'est pas libre ni de se remarier, ni d’avoir des relations sexuelles avec une autre personne, même s'il obtient le divorce. S'il vient à se remarier de manière légale, les témoins de Jéhovah considèrent qu'il pratique l'adultère, qui est un motif d' exclusion du mouvement. Les motifs du divorce biblique, comme ceux de la séparation tolérée par la société Watch Tower, ont connu des changements et des ajustements au fil du temps.

La loi de Dieu au-dessus de la loi des hommes

En matière de divorce, la société Watch Tower rappelle dans ses périodiques que les lois de Jéhovah sont au-dessus de celles des hommes, surnommées "César" et que seule la décision de Jéhovah a de l'importance :

«Il est bien de se rappeler que ce sont les lois de Jéhovah qui sont les plus importantes. L’autorité de César est relative et ce n’est pas lui qui détermine si les liens d’un mariage sont rompus ou non aux yeux de Dieu (voir Actes 5:29). César ne peut que reconnaître ou non légalement un mariage. Ainsi, même si César accorde le divorce alors qu’il n’y a pas de motif biblique (la “fornication”), ce divorce n’est pas valable aux yeux de Dieu, et les conjoints ne sont pas libres de se remarier. Se recommandant à toute conscience humaine devant Dieu’, le chrétien s’efforcera néanmoins d’obtenir la reconnaissance légale par l’État de son mariage ou de son divorce (II Cor. 4:2). Mais ce n’est pas là le facteur essentiel ; ce qui compte, c’est la décision judiciaire de Jéhovah.» (La Tour de Garde 1/2/75, p. 95)

Les motifs du divorce biblique

Jusqu'aux années 70

Les motifs du divorce bibliques ont évolué avec les années. Jusque dans les années 70, les publications expliquent que l'adultère (relations sexuelles "naturelles" entre un homme et une femme non mariés) est le seul motif pour lequel la loi divine autorise le divorce et le remariage :

« Il est vrai que, dans sa loi, Jéhovah Dieu a tenu compte du divorce. Mais il n’autorise la rupture du lien du mariage que pour une seule raison. Jésus, le Fils de Dieu, a dit : “Je vous dis que quiconque divorce d’avec sa femme, excepté pour le motif de fornication [ou adultère], et en épouse une autre commet un adultère.” (<CiteBible>Matthieu 19:9</CiteBible>). Ainsi, d’après les Écritures, le divorce est limité. L’adultère est le seul motif pour lequel la loi divine autorise le divorce et le remariage. » (La Tour de Garde 1/10/70 p. 583)

1973

Un changement net par rapport au point de vue exprimé antérieurement apparait dans la Tour de Garde du 15/3/1973 qui explique que "c'est son attachement fidèle aux Écritures qui rend ce changement nécessaire". De la page 189 à 192, ce périodique précise l'emploi du mot adultère en se référant aux deux termes grecs différents ,"Pornéïa" et "Moïkhéïa", qui ont été utilisés par l'évangéliste Matthieu :

« Selon <CiteBible>Matthieu 5:32</CiteBible>, Jésus déclara : “Mais moi je vous dis que celui qui divorce d’avec sa femme, excepté pour cause de fornication [en grec pornéïa], fait qu’elle est exposée à l’adultère [en grec moïkhéïa], étant donné que quiconque épouse une femme divorcée commet un adultère.” De même, dans <CiteBible>Matthieu 19:9</CiteBible> nous lisons : “Je vous dis que quiconque divorce d’avec sa femme, excepté pour le motif de fornication [pornéïa], et en épouse une autre commet un adultère [moïkhéïa].” »

Ainsi le périodique explique que le terme "fornication" ne désigne pas que les relations "sexuelles ordinaires ou naturelles" entre un homme et une femme non mariés, mais inclut toutes les relations sexuelles considérées comme impures par les témoins de Jéhovah : homosexualité, relations sexuelles bucco-génitales, sodomie, pédophilie, zoophilie. "Toute personne mariée qui, sortant du cadre du mariage, se livre à des actes sexuels impurs, naturels, contre nature ou pervertis avec une personne de l’autre sexe ou du même sexe, se rend coupable de pornéïa". Ainsi, quand "un conjoint se rend coupable d’un acte sexuel impur très grave, le conjoint innocent est donc autorisé par la Bible à divorcer s’il le désire. Le conjoint qui obtient un divorce pour ce motif biblique est également libre de se remarier. Il ne risque pas d’être accusé d’adultère".  

1975

La Tour de Garde du 1/2/75, p. 95 à 96, apporte encore un changement d'importance, en étendant la "fornication" aux "perversions sexuelles commises dans les relations conjugales". Elle précise clairement qu' il est des cas où des pratiques obscènes dans les relations conjugales peuvent constituer un motif biblique de divorce :

« La “fornication” est donc le seul motif de divorce. En grec commun, langue dans laquelle les paroles de Jésus ont été consignées, le mot traduit par “fornication” est pornéïa qui désigne toutes les formes de relations sexuelles impures, les perversions et les pratiques lubriques, y compris la copulation orale et anale, qui sont courantes dans les maisons de prostitution. Quant aux paroles de Jésus sur le divorce, elles ne précisent pas avec qui la “fornication” ou pornéïa est pratiquée. Leur application n’est pas limitée. Les perversions sexuelles commises dans les relations conjugales peuvent être considérées comme de la pornéïa(...)Par conséquent, il est des cas où des pratiques obscènes commises par quelqu’un sur la personne de son conjoint constituent un motif biblique de divorce. Par exemple, une femme peut faire tout son possible pour empêcher son mari de l’obliger à se livrer à des pratiques contre nature, courantes dans les maisons de débauche. Mais comme il est plus fort, il peut la dominer et la forcer à subir ses actes pervertis. Pour ne pas se prostituer ainsi une autre fois, une femme chrétienne peut donc décider de demander le divorce. Elle peut établir devant la congrégation les raisons pour lesquelles il s’agit vraiment de pornéïa et ensuite obtenir un divorce légal pour n’importe quel motif exact reconnu par les lois du pays.»

1978

Dans la Tour de Garde du 15 mai 1978, p. 30-32, la société Watch Tower va cependant faire une première marche-arrière dans sa manière de considérer certaines pratiques sexuelles dans le cadre des relations conjugales:

«Dans le passé, notre périodique a fait paraître plusieurs commentaires à propos de certaines pratiques sexuelles particulières, telles que la copulation orale, et cela dans le cadre du mariage. Ces pratiques furent mises au même rang que les actes de la plus grave immoralité. On en a conclu que ceux qui se livraient à de telles pratiques étaient passibles d’exclusion, à moins de se repentir. On considérait en effet qu’il entrait dans les attributions des anciens de la congrégation de s’informer de telles pratiques conjugales et d’utiliser leur pouvoir judiciaire dans ces cas. Cependant, un réexamen attentif de la question nous apporte la conviction qu’en l’absence d’instructions bibliques précises, c’est au couple lui-même d’assumer sa responsabilité devant Dieu dans ce domaine, et qu’il ne revient pas aux anciens de la congrégation d’essayer de régenter les pratiques sexuelles entre conjoints ni de prendre des mesures d’exclusion pour ce seul motif ».

Si la Watch Tower reconnaît que son périodique a fait paraître plusieurs commentaires à propos de certaines pratiques sexuelles, il est intéressant de noter qu'elle utilise le "on", pronom personnel indéfini, pour désigner ceux qui en ont tiré de mauvaises conclusions. Alors qu'elle utilise bien le "nous", pour s'identifier à ceux qui ont maintenant la bonne compréhension des versets bibliques. Suite à un réexamen de la question, elle estime maintenant que "les Écritures ne contiennent aucune information qui permettrait de définir avec certitude quelles pratiques conjugales sont ou ne sont pas de la pornéïa" et elle explique que c'est pour obéir à "un sens aigu des responsabilités" qu'elle s'abstient "d’adopter une attitude dogmatique dans un domaine où les critères nécessaires semblent manquer". Elle ajoute, en ce qui concerne le divorce :

«Si une personne mariée estime que les pratiques sexuelles de son conjoint, bien que n’impliquant pas une tierce personne, sont néanmoins perverties au point de constituer un véritable abandon à la lubricité ou une dépravation, c’est à elle de prendre une décision et d’assumer sa responsabilité. Elle peut penser que dans un tel cas les Écritures lui permettent de divorcer. Si elle décide d’agir ainsi, elle doit alors accepter devant Dieu l’entière responsabilité de son action. On ne doit pas s’attendre à ce que les anciens entérinent (du point de vue biblique) un divorce s’ils ne sont pas sûrs de la validité des motifs. Ils ne peuvent pas non plus imposer aux autres leur conscience sur une question qui est discutable (Jacq. 4:11, 12). Après avoir exposé les conseils bibliques qu’ils jugent appropriés, ils peuvent montrer à la personne concernée tout le sérieux de la question et l’entière responsabilité qui reposera sur elle si elle décide de divorcer. Si quelqu’un cherche simplement un prétexte pour rompre les liens du mariage, il ne peut s’attendre qu’à encourir la défaveur divine, car Dieu dit, en parlant d’une telle traîtrise, qu’“il a haï le divorce”. (Mal. 2:16.) “Dieu jugera les fornicateurs et les adultères” et quiconque divorce sur un simple prétexte et se remarie ensuite n’échappera pas au jugement (Héb. 13:4).»

Dans cet article, la société Watch Tower infléchit nettement sa position par rapport à celle qu'elle a développé dans son périodique de 1975. Alors qu'elle assimilait clairement certaines activités sexuelles pratiquées dans le cadre des relations conjugales à de la "pornéïa" et indiquait qu'elles étaient bien constitutives d' un motif biblique de divorce, c'est maintenant au fidèle d'"estimer" si telle pratique relève de la "pornéïa", à lui qu' appartient la possibilité de "penser" qu'elle est un motif biblique de divorce et à lui seul d’en assumer la responsabilité.

1983 à nos jours

Enfin, la compréhension des versets bibliques donnée en 1975 est totalement revue en 1983 (Tour de Garde du 15 juin 1983, p. 30) :

« Le mot pornéïa désigne une conduite sexuelle illicite et extraconjugale. Dès lors, même si l’un des époux imposait des perversions sexuelles, comme la sodomie ou la copulation orale, dans le cadre du mariage, cela ne constituerait pas un motif biblique de divorce qui pourrait donner droit à l’un ou à l’autre conjoint de se remarier »

Cette Tour de Garde précise qu'elle apporte "un éclaircissement et une mise au point" par rapport aux articles parus dans La Tour de Garde du 1er février 1975 et du 15 mai 1978, elle ajoute :

« Si certains ont agi sur la base de la connaissance qu’ils avaient jusque-là, on ne peut leur en faire le reproche. Par ailleurs, cela ne doit pas non plus porter atteinte à la réputation de ceux qui, prenant la perversion sexuelle de leur conjoint dans le cadre du mariage pour une forme de pornéïa, ont divorcé et se sont remariés depuis.»

On notera que dans cette mise au point, la société Watch Tower semble se décharger de la responsabilité qu'elle a pu avoir dans les divorces ayant été demandés à cause des pratiques sexuelles qu'elle a explicitement décrites comme une "perversion" constituant un motif biblique de divorce, en 1975. En effet, les tournures de phrase "ceux qui ont agi sur la base de la connaissance qu’ils avaient jusque-là" et "ceux qui, prenant la perversion sexuelle de leur conjoint dans le cadre du mariage pour une forme de pornéïa" laissent penser que ceux-ci ont mal interprété les directives précédentes, alors qu'elles étaient pourtant clairements exprimées dans l'article de 1975.

On peut aussi s'interroger sur les causes d'un revirement aussi rapide de sa compréhension du sujet. L' article de 1975 a-t'il provoqué une hausse importante du nombre des demandes de divorce ? Une chose paraît certaine, la Watch Tower n'a plus voulu en porter la responsabilité. Enfin, comme lors de ses nombreux errements doctrinaux, on remarquera qu'à aucun moment la société Watch Tower ne reconnaît explicitement son erreur, ni ne s'excuse auprès de ses fidèles.

Témoignage de Raymond Franz, ancien membre du Collège Central

Raymond Franz, ancien membre du Collège Central, témoigne des évènements liés à cette période, dans son livre CRISE DE CONSCIENCE, p 52 à 60 :

«La décision du Collège Central en 1972[1] conduisit à un nombre impressionnant “d’auditions judiciaires”, car les anciens donnaient suite à tous les rapports ou confessions de pratiques sexuelles en question. Les femmes vécurent des moments embarrassants et difficiles au cours de ces auditions où elles devaient répondre aux questions des anciens sur les relations intimes dans leur couple. Nombre de ménages où l’un des conjoints n’était pas Témoin connurent une période turbulente, le conjoint non-Témoin s’opposant énergiquement à ce qu’il ou elle considérait comme une intrusion injustifiée dans leur intimité. Certains mariages furent brisés et finirent par un divorce 10.»


«10Dans un mémorandum au Collège Central, daté du 9 août 1976, un membre de l ’équipe du siège mondial affecté à la correspondance déclara : “Maints et maints problèmes ont surgi à cause de la décision prise, le plus souvent quand le mari est incroyant [comprenez non-Témoin]. Les femmes n’ont pas permis à leur mari de les stimuler de cette façon ou ont refusé de stimuler leur mari de cette façon.Résultat: des mariages brisés


«Pendant une période de cinq ans, nous reçûmes un volume de courrier sans précédent, la plupart questionnant où dans la Bible, se trouvait ce qui pouvait bien autoriser les membres du Collège Central à s'ingérer dans la vie privée des autres, et exprimant l’impossibilité de discerner la validité des arguments avancés dans la littérature pour soutenir une telle position. (…)D’autres lettres, écrites principalement par des femmes mariées, exprimaient simplement la confusion et l’angoisse qu’elles ressentaient, car elles étaient incertaines si leurs “préludes sexuels” étaient convenables ou non.(…) Finalement, lorsque cinq ans plus tard, le sujet revint à l’ordre du jour, la politique d’exclusion fut supprimée et le Collège Central cessa de s’ingérer dans ce domaine intime de la vie des autres.(…) je savais que, quoiqu’on puisse dire, rien ne pourrait jamais compenser ou réparer les dégâts causés par la gêne, le désarroi mental, la détresse émotionelle, les tourments de culpabilité et les mariages brisés, causés par la décision antérieure (...)Rien de tout cela n’aurait dû arriver

Les motifs de séparation

Dans les années 70 à 80[2], [3]

Tout faire pour éviter la séparation

L'adultère est le seul motif pour lequel le divorce et le remariage sont autorisés. En ce qui concerne la séparation quand l'adultère n'a pas été commis, la société Watch Tower explique que si la Bible reconnait que les couples ne resteraient pas tous unis, elle ordonne aux TJ de faire tout leur possible pour régler les désaccords susceptibles de surgir dans leur couple et de les séparer (<CiteBible>I Corinthiens 7:10-11</CiteBible>). Tout doit être fait pour éviter la séparation et le divorce. Deux cas de figure se présentent :

  • Les deux époux sont TJ : La société Watch Tower estime qu'il ne devrait surgir aucun problème dans un tel couple, qui ne puisse se résoudre en mettant en application "la sagesse divine et en manifestant un amour véritable l'un envers l'autre". Au besoin, en cas de différends graves, le couple TJ peut consulter des "surveillants murs" pour recevoir l'aide dont il a besoin grâce à des conseils tirés de la Bible.
  • Un des conjoint n'est pas TJ : En citant <CiteBible>I Corinthiens 7:12-15</CiteBible>, la WT explique que les Ecritures insistent avant tout sur le fait que les liens du mariage ne doivent pas être brisés. Toutefois, si la rupture est envisagée, le TJ ne doit pas être celui qui la demande. Par contre, si c'est le conjoint non-TJ qui désire la séparation, le TJ doit le laisser partir.

Avantages à rester avec son conjoint malgré les difficultés

Pour la WT, tout doit être mis en œuvre pour sauver le mariage et il existe plusieurs avantages à rester avec son conjoint, même non-croyant, malgré les difficultés :

  • Le TJ a la possibilité, par son attitude, d'amener son conjoint à devenir TJ. Par exemple, si le conjoint non-croyant est un ivrogne, fait subir des sévices à son épouse TJ ou tient des "propos outrageants contre Dieu et sa Parole", celle-ci doit pouvoir cultiver "le respect pour la fonction ou la position occupée par son mari en tant que chef de famille", essayer de découvrir les nouveaux aspects agréables de sa personnalité, "continuer de cultiver l'amour et le respect pour les traits de son caractère qui lui avaient plu et qui subsistent encore", "faire quelque chose pour mettre en valeur ses qualités et minimiser l'importance de ses faiblesse". Selon la WT, en cultivant l'endurance et en restant "chastes avec un profond respect" malgré les sévices que leur mari leurs infligeait, des femmes témoin de Jéhovah ont finit par gagner celui-ci au mouvement.
  • Si la séparation est envisagée pour un autre motif que l'adultère, l'adepte ne sera pas libre de se remarier même s'il obtient le divorce. Cette situation pourrait l'amener à succomber à la passion en commettant un acte immoral.
  • Pour le bien-être affectif et matériel des enfants, il peut être préférable de ne pas se séparer.

En cas se situation extrêmement critique

Toutefois, si la situation devient "extrêmement critique", si les "mauvais traitements deviennent insoutenables ou s'il y a vraiment danger de mort", le conjoint TJ peut préférer la séparation, mais cette mesure ne doit être envisagée qu'en dernier ressort, après avoir épuisé tous les moyens pour essayer d'améliorer la situation.

Des années 90 à nos jours

Dans les publications plus récentes[4],[5], la société Watch Tower explique que certaines situations peuvent justifier la séparation ou même le divorce légal d’avec son conjoint, sans qu’il ait commis la "fornication", mais dans ce cas, le conjoint témoin de Jéhovah n’est pas libre de fréquenter une tierce personne dans l’intention de se remarier, car si la Bible tolère ce genre de séparation, elle stipule que quelqu’un qui quitte son conjoint devrait ` rester sans se marier ou bien se réconcilier' (<CiteBible>1 Corinthiens 7:11</CiteBible> ). Selon la WT, si la plupart les problèmes qui surgissent dans les mariages de TJ sont résolus, elle admet que ce n’est pas toujours le cas, certaines unions atteignant le point de rupture, "les humains étant imparfaits et vivant dans un monde pécheur et soumis au pouvoir de Satan"(<citebible>1 Jean 5:19</citebible>) .

Voici les situations extrêmes qui, selon les publications des Témoins de Jéhovah, peuvent rendre une séparation souhaitable :

  • Le refus de pourvoir aux besoins des siens. Si l'un des conjoints dilapide les revenus de la famille dans le jeu, la drogue ou l’alcool, l'autre conjoint peut alors demander une séparation légale pour se protéger, ainsi que ses enfants. Quand c’est un Témoin de Jéhovah qui est accusé d’agir ainsi, les anciens examinent la question. Un refus opiniâtre de pourvoir aux besoins de sa famille peut entraîner l’exclusion.
  • Des violences physiques graves. L’un des conjoints est extrêmement violent envers l’autre, l’ayant peut-être battu à plusieurs reprises, au point que sa santé ou même sa vie soient en danger. Là encore, les anciens de la congrégation examinent les accusations de violence lorsque le mariage mis en péril est celui de deux témoins de Jéhovah et ils devront peut-être prendre une mesure d’exclusion.
  • Une grave menace sur la spiritualité. L'un des conjoints essaie de forcer l’autre à enfreindre les "lois de Dieu" de façon permanente ou s'oppose à la pratique du culte jéhoviste, le conjoint menacé peut envisager une séparation, surtout si la situation est telle que sa vie spirituelle est en péril.[6]

Si un témoin de Jéhovah rencontre une de ces situations, il est déconseillé aux membres de la congrégation de critiquer sa décision de se séparer de son conjoint, mais nul ne doit insister pour qu'il se sépare ou reste avec lui. Des amis et des anciens peuvent offrir leur aide et des conseils fondés sur la Bible, mais comme ils ne connaissent pas en détail tout ce qui se passe dans le couple, le conjoint "innocent" prend la décision qui lui semble la plus judicieuse au regard de la situation, en ayant conscience qu'il aura des comptes à rendre à Dieu. Ceci est valable pour le témoin de Jéhovah marié, comme pour la témoin de Jéhovah mariée voulant obtenir une séparation.

La garde des enfants

Pourquoi demander la garde des enfants

Conduite à adopter à l'égard de l'ex-conjoint

Controverse religieuse et justice

Préparer l'enfant à rencontrer un parent apostat

Références

  1. Arrowup.png Note : la Tour de Garde du 1er mars 1973, pp. 158-160 (éd. angl. du 1er décembre 1972, pp. 734-736); et le numéro du 15 février 1973, pp. 127, 128 (éd. angl. du 15 novembre 1972, pp. 703, 704)
  2. Arrowup.png La Tour de Garde, 1/10/70, p581-585
  3. Arrowup.png La Tour de Garde, 15/6/83, p.27-31
  4. Arrowup.png Livre Le secret du bonheur familial, chap. 13, p. 160-161 (1996)
  5. Arrowup.png La Tour de Garde, 1/11/88, p20 à 25
  6. Arrowup.png Demeurez dans l'amour de Dieu, 2008, pp. 220-221 : "Le point de vue biblique sur le divorce et la séparation" :
    « Incontestable mise en danger de la spiritualité. Il peut arriver qu’un conjoint essaie en permanence d’empêcher l’autre de pratiquer le vrai culte ou cherche même, dans un domaine quelconque, à le forcer à enfreindre les commandements divins. Dans un tel cas, le conjoint menacé pourrait être amené à décider si le seul moyen pour lui de continuer à “ obéir à Dieu, en sa qualité de chef, plutôt qu’aux hommes ” ne consisterait pas à demander une séparation judiciaire. — Actes 5:29. »