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La Tour de Garde du 15 avril 1938

De Tj-encyclopédie
La Tour de Garde du 15 avril 1938
Revue La Tour de Garde
Date 1938
Année 1938
Éditeur Watch Tower Bible and Tract Society

Ce numéro est dominé par une longue étude doctrinale consacrée à l'éducation des enfants au sein des familles de croyants. La question centrale est de savoir si les congrégations doivent organiser des classes d'instruction séparées pour les jeunes — ce que l'article désigne sous le terme d'« écoles du dimanche » — ou si cette responsabilité incombe exclusivement aux parents. La réponse développée sur plusieurs pages est sans ambiguïté : toute délégation de l'instruction religieuse des enfants à une institution collective est présentée comme non scripturaire.

L'argumentation s'appuie sur un ensemble de textes de l'Ancien et du Nouveau Testament, depuis les prescriptions mosaïques sur la transmission de la Pâque dans le cadre familial jusqu'aux injonctions pauliniennes adressées aux pères de famille. La publication mobilise également l'exemple d'Abraham comme modèle du père qui instruit lui-même ses enfants dans la voie de Jéhovah. La persécution que subissent les parents refusant le salut au drapeau dans les écoles publiques est intégrée à cette réflexion comme illustration des pressions que Satan exercerait contre les familles fidèles.

L'article central de ce numéro formule une doctrine de la responsabilité parentale exclusive dans l'instruction religieuse des enfants, construite sur une sélection serrée de références scripturaires : Éphésiens 6:4, Proverbes 22:6, Deutéronome 4:9-10 et Deutéronome 6:2,7,20-21.[1] Cette doctrine positionne la famille comme unique lieu légitime de transmission de la foi, à l'exclusion de toute institution intermédiaire. La formulation de Éphésiens 6:4, qui enjoint aux pères d'élever leurs enfants dans la « discipline et l'instruction du Seigneur », est interprétée comme une délégation directe et intransmissible de Jéhovah aux parents, et non comme un mandat collectif ou ecclésiastique.[2]

Le rejet des « écoles du dimanche » constitue l'application pratique immédiate de cette doctrine. La publication les qualifie explicitement de structures non scripturaires et nuisibles, en soulignant l'absence de tout commandement de Jésus en ce sens dans des passages tels que Matthieu 19:14 et Marc 10:13-16.[3] Ce rejet s'inscrit dans une tradition critique plus ancienne : dès les années 1830, certaines associations baptistes américaines avaient déjà adopté des résolutions contre les sociétés missionnaires et les écoles du dimanche comme institutions extérieures à l'Écriture.[4] La Watch Tower n'est donc pas seule à avoir émis des réserves théologiques sur cette institution, mais elle en radicalise le rejet en fondant son argumentation exclusivement sur l'autorité scripturaire. Historiquement, l'école du dimanche avait été fondée en 1780 par Robert Raikes à Gloucester pour alphabétiser les enfants de la classe ouvrière, avant de se recentrer progressivement sur l'instruction religieuse et morale avec la généralisation de l'enseignement public obligatoire à la fin du XIXe siècle.[5] L'article ignore cette dimension historique et sociale pour ne retenir que la question de la conformité scripturaire, ce qui est caractéristique de l'herméneutique normative employée dans ce type de publication.

L'exemple de Timothée, dont la mère Eunice et la grand-mère Loïs assurèrent l'instruction malgré l'incroyance du père, est mobilisé pour démontrer que même en l'absence d'un foyer spirituellement uni, la responsabilité parentale demeure entière et ne saurait être transférée à une classe ou à un enseignant extérieur.[6] Ce raisonnement présente la responsabilité parentale non comme une possibilité mais comme une obligation absolue, dont l'inexécution est directement assimilée à une désobéissance à Dieu. La publication va jusqu'à relier le phénomène d'indiscipline juvénile à la défaillance des parents qui confient l'instruction spirituelle de leurs enfants à des tiers ignorant les Écritures, un argument qui combine une lecture théologique avec une observation sociale datée de l'époque.[7]

L'interprétation d'Ézéchiel 10-11 constitue le second axe doctrinal majeur de ce numéro. La vision des charbons ardents répandus sur la ville est lue comme une préfiguration typologique de la mission contemporaine des oints : répandre le « feu » du message divin pour annoncer la destruction imminente de « Christendom ».[8] Cette lecture typologique applique une prophétie de destruction de Jérusalem (606 av. J.-C. selon la chronologie retenue par la publication) à la situation contemporaine, en identifiant « Christendom » à la Jérusalem apostate. Ce type d'exégèse antitype, systématiquement pratiqué dans la littérature Watch Tower des années 1930, permet de donner une portée eschatologique immédiate à des textes prophétiques anciens.

La condamnation des dirigeants religieux de « Christendom » s'appuie sur Ézéchiel 11, où les « princes du peuple » tournent le dos au temple pour adorer le soleil.[9] Cette assimilation du clergé contemporain aux apostats idolâtres d'Ézéchiel constitue une application doctrinale constante dans les publications de cette période : le clergé est présenté non comme un ensemble d'hommes d'Église trompés, mais comme des agents conscients du système satanique, ayant délibérément abandonné Dieu pour exercer un pouvoir politique sous couvert de religion. La mention d'une église new-yorkaise fréquentée par des philosophes et des scientifiques modernistes comme exemple emblématique de cette apostasie institutionnalisée ancre l'argumentation dans une actualité contemporaine, tout en lui conférant une portée prophétique.[10]

L'application du commandement de Exode 20:1-5 au refus du salut au drapeau constitue une position doctrinale cohérente avec la compréhension de l'idolâtrie développée dans cette publication.[11] Le salut au drapeau est assimilé à l'adoration d'une image taillée, ce qui en fait non pas un simple désaccord civique mais une transgression directe du premier commandement divin. Les persécutions subies par les parents qui refusent de soumettre leurs enfants à cette pratique dans les écoles publiques sont présentées comme un signe d'intégrité envers Jéhovah, conformément à l'interprétation de 1 Pierre 4:12-14 selon laquelle souffrir pour la justice est une marque de fidélité divine.[12] Cette lecture transforme la persécution en validation théologique : la souffrance des fidèles confirme leur appartenance au vrai peuple de Dieu, tandis que l'approbation du monde confirme au contraire l'apostasie de ceux qui s'y soumettent.

Organisation et histoire

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Le numéro du 15 avril 1938 publie une prise de position institutionnelle formelle contre les écoles du dimanche (Sunday schools) comme mode d'organisation de l'instruction religieuse des enfants au sein des congrégations. Cette opposition n'est pas nouvelle dans l'histoire du mouvement : dès les années 1830, certaines associations baptistes américaines avaient adopté des résolutions rejetant les écoles du dimanche comme des institutions extérieures à l'Écriture, un précédent que la Watch Tower ne cite pas mais dont la logique est parallèle à la sienne.[13] La Watch Tower s'inscrit ainsi, sans le revendiquer, dans une tradition minoritaire du protestantisme anglophone qui contestait la délégation de l'éducation religieuse à des structures extérieures au foyer.

Ce numéro effectue un aveu de changement de cap interne particulièrement notable sur le plan organisationnel : la publication rappelle explicitement que La Tour de Garde avait, durant une période antérieure, publié des commentaires sur les leçons internationales des écoles du dimanche, dans une stratégie visant à diffuser la vérité parmi les religionistes, et que cette pratique avait été abandonnée en 1927.[14] Cet aveu public d'un changement de politique éditoriale, daté avec précision, constitue un document organisationnel rare, dans lequel la Watch Tower reconnaît elle-même avoir temporairement adopté une pratique qu'elle rejette désormais comme contraire à la volonté de Jéhovah. Les Études dans les Écritures (volume 6, publié en 1904) sont invoquées à l'appui de ce rejet, ce qui ancre la position de 1938 dans une critique doctrinale antérieure à l'ère Rutherford.[15]

La question du salut au drapeau apparaît dans ce numéro dans un cadre précisément organisationnel : les parents membres de l'organisation qui refusent de soumettre leurs enfants à cette cérémonie dans les écoles publiques sont présentés comme victimes de persécutions. Ce conflit n'était pas théorique en 1938 : dès le début des années 1930, des enfants Témoins avaient été exclus d'écoles publiques américaines pour avoir refusé le salut au drapeau, et des parents avaient fait l'objet de poursuites judiciaires.[16] Ce numéro traite ce conflit à l'intérieur d'un cadre théologique — le refus du salut étant assimilé au respect du commandement divin contre l'idolâtrie —, mais il révèle simultanément l'état de friction organisée entre le mouvement et les autorités civiles américaines à cette date précise.

L'annonce de la campagne mondiale « Audace » (Boldness Testimony, 4-12 juin 1938), coordonnée depuis le siège de Brooklyn, illustre le degré de centralisation administrative atteint par l'organisation à cette date. Les instructions de prédication, les publications à proposer et les montants de contribution sont fixés uniformément pour l'ensemble des proclamateurs du monde, les détails d'exécution étant transmis via l'Informant, bulletin interne de coordination.[17] La directive concernant la correspondance avec le siège — privilégier l'anglais, désigner dans chaque congrégation non anglophone un secrétaire capable d'écrire dans cette langue, adresser les lettres aux filiales locales plutôt qu'à Brooklyn — témoigne des tensions pratiques générées par l'internationalisation rapide du mouvement à la fin des années 1930, et de la réponse administrative centralisée que l'organisation y apporte.[18]

Cette rubrique annonce la période spéciale nommée « Audace » (« Boldness » Testimony), prévue du 4 au 12 juin 1938, comme point culminant d'une campagne mondiale lancée le 9 avril précédent. Durant cette période, les proclamateurs du Royaume sont encouragés à intensifier leurs efforts dans la prédication de maison en maison, en proposant un abonnement d'un an à la revue Consolation, le livre Richesses (ou Lumière) et la nouvelle brochure Cure, contre une contribution de 1 dollar. Les personnes non encore engagées dans le ministère sont invitées à profiter de cette période pour commencer leur activité. Les proclamateurs doivent rapporter les résultats de leur témoignage durant cette période de manière régulière. Les instructions détaillées sont transmises via l'Informant[19].

Cette section donne des directives pratiques pour la correspondance avec la Société Watch Tower. Les proclamateurs sont invités à écrire en anglais chaque fois que possible, afin d'éviter les retards liés à la traduction des lettres rédigées dans d'autres langues (italien, grec, polonais, etc.). Il est suggéré que les congrégations non anglophones désignent un secrétaire capable d'écrire en anglais pour faciliter les échanges. Les lettres adressées aux filiales locales plutôt qu'au siège de Brooklyn sont encouragées pour les proclamateurs résidant hors des États-Unis[20].

Une convention des Témoins de Jéhovah est annoncée à Sydney, en Australie, du 22 au 25 avril 1938. Cet événement rassemblera les proclamateurs d'Australie et de Nouvelle-Zélande. Le discours public du président de la Société sera radiodiffusé. Tous les serviteurs de Jéhovah sont invités à y participer[21].

La Société Watch Tower propose un phonographe portatif léger, mesurant 14 x 13 x 5,5 pouces et pesant environ 10 livres (12 livres et 6 onces avec trois disques). Cet appareil, recouvert de tissu brun et aux coins arrondis, offre un son puissant et une excellente qualité de tonalité. Il est réglé à 78 tours par minute et peut contenir jusqu'à dix disques. Le modèle complet, incluant trois disques, est proposé contre une contribution de 19 dollars, tandis que l'appareil seul coûte 8 dollars. Les commandes doivent être accompagnées du paiement et préciser les disques souhaités[22].

Cet article, intitulé « Enfants », aborde la question de l'instruction des enfants dans le cadre des activités des Témoins de Jéhovah. Il souligne l'importance de suivre la loi de Jéhovah plutôt que les raisonnements humains, citant Proverbes 3:5-6 pour rappeler que la confiance en Dieu et la reconnaissance de sa direction sont essentielles. La publication pose plusieurs questions : faut-il organiser des classes séparées pour les enfants ? Est-il du devoir des oints du Seigneur de créer une « école du dimanche » ? Comment et par quels moyens les enfants doivent-ils être instruits sur le Royaume de Dieu ? L'article promet d'examiner ces questions à la lumière des Écritures, sans dogmatisme, afin de guider les oints dans leur responsabilité envers les enfants[23].

Cette section retrace l'origine et l'évolution des écoles du dimanche. Elle souligne que ces institutions, initialement créées pour instruire les enfants dans un cadre religieux, ont été popularisées par des figures comme le révérend John Wesley et Robert Raikes. L'article cite des extraits des Études dans les Écritures (volume 6, publié en 1904) pour montrer que ces écoles ont été critiquées pour avoir détourné les parents de leur responsabilité éducative et affaibli le respect des enfants envers leurs parents. La publication rappelle que, durant la période précédant 1918, les Étudiants de la Bible ne soutenaient pas l'organisation de classes séparées pour les enfants, préférant une approche intégrée à la vie spirituelle de la famille. Cependant, La Tour de Garde a temporairement inclus des commentaires sur les leçons internationales des écoles du dimanche, dans l'espoir de diffuser la vérité parmi les religionistes. Cette pratique a été abandonnée en 1927, conformément à la volonté de Jéhovah[24].

L'instruction des enfants : une responsabilité parentale

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La publication aborde la question de l'instruction religieuse des enfants au sein des congrégations des Étudiants de la Bible, en particulier la proposition d'instaurer des classes séparées pour les jeunes, souvent désignées sous le terme de « écoles du dimanche » (Sunday schools). Cette pratique, selon l'article, suscite des débats parmi les membres, certains y voyant un moyen d'éduquer les enfants dans les enseignements bibliques et de les préparer à la vie éternelle sur Terre. Les partisans de cette approche avancent plusieurs arguments : elle permettrait aux enfants de recevoir une instruction adaptée à leur niveau, tout en libérant les adultes pour le travail de prédication de porte-à-porte ; elle offrirait une opportunité d'attirer les enfants des non-consacrés, ce qui pourrait, à terme, intéresser leurs parents ; enfin, elle répondrait à une demande émotionnelle des jeunes eux-mêmes, qui souhaiteraient avoir un espace dédié à leur instruction[25].

Cependant, l'article rejette fermement cette proposition, la qualifiant de non scripturaire et potentiellement nuisible. Il souligne que la création de telles classes séparerait les enfants de leurs aînés, les privant ainsi de l'exemple concret des adultes engagés dans le service de Jéhovah. De plus, cette pratique pourrait détourner certains membres de leur devoir principal, à savoir la prédication de porte-à-porte, en leur fournissant une excuse pour négliger ce travail essentiel. L'article met en garde contre le risque de voir des instructeurs se concentrer exclusivement sur la préparation des leçons pour les enfants, au détriment de leur participation active au témoignage public[26].

Pour étayer son opposition, la publication cite les Écritures, notamment les paroles de Jésus en Matthieu 19:14 et Marc 10:13-16, où il invite les enfants à venir à lui sans pour autant instituer de classes séparées. L'article insiste sur le fait que Jésus n'a jamais ordonné la création d'écoles du dimanche, mais a plutôt souligné l'importance de la foi et de la confiance en Dieu, qualités essentielles pour entrer dans le Royaume. Il rappelle également que la responsabilité première de l'éducation spirituelle des enfants incombe aux parents, et non à une congrégation ou à un groupe d'enseignants désignés[27].

La responsabilité divine de l'enseignement

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L'article poursuit en développant l'idée que Jéhovah est le grand Enseignant de son peuple et que la responsabilité d'instruire les enfants dans les voies divines repose avant tout sur les parents. Il cite Éphésiens 3:14-15, où Dieu est présenté comme le Père de toute la famille, tant dans les cieux que sur la terre, et Ésaïe 54:13, qui promet que tous les enfants de Sion seront enseignés par Jéhovah[28].

Pour illustrer ce principe, la publication se réfère à l'exemple d'Abraham, décrit comme un « ami de Dieu » et un modèle de père de famille. Selon Genèse 18:17-19, Jéhovah révèle qu'Abraham commandera à ses enfants et à sa maison après lui de garder la voie de Jéhovah, afin que Dieu puisse accomplir ses promesses envers lui. Cet exemple biblique est présenté comme une preuve que la responsabilité d'éduquer les enfants dans les voies divines incombe aux parents, et non à une institution ou à une classe séparée[29].

L'article souligne également que les Écritures placent explicitement cette responsabilité sur les épaules des parents. Il cite Éphésiens 6:1-4 et Colossiens 3:20-21, qui exhortent les enfants à obéir à leurs parents dans le Seigneur et les pères à élever leurs enfants dans la discipline et l'instruction de Jéhovah, sans les exaspérer. Ces passages sont interprétés comme une confirmation que l'éducation spirituelle des enfants est une obligation parentale, et non une tâche déléguée à une congrégation ou à des enseignants externes[30].

L'exemple biblique de l'instruction parentale

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La publication approfondit son argumentation en s'appuyant sur des exemples bibliques concrets pour démontrer que l'instruction des enfants dans les voies de Jéhovah est une responsabilité parentale. Elle cite le cas de Moïse, envoyé par Dieu pour délivrer les Israélites d'Égypte, et souligne que Jéhovah a explicitement commandé aux parents israélites d'enseigner à leurs enfants les signes et les merveilles accomplis en Égypte, afin qu'ils sachent que Jéhovah est le vrai Dieu (Exode 10:2). Cet exemple est présenté comme une preuve que Dieu attend des parents qu'ils transmettent eux-mêmes les vérités divines à leurs enfants, sans déléguer cette tâche à des tiers[31].

L'article évoque également l'institution de la Pâque en Égypte, un événement célébré dans le cadre familial. Selon Exode 12:26-27, les parents devaient expliquer à leurs enfants la signification de la Pâque, en particulier le passage de l'ange destructeur au-dessus des maisons des Israélites. Cette obligation d'instruire les enfants dans le cadre familial est présentée comme une règle perpétuelle, confirmant que la responsabilité de l'éducation spirituelle des enfants incombe aux parents[32].

La publication cite également Deutéronome 4:9-10 et Deutéronome 6:2,7,20-21, où Moïse rappelle aux Israélites leur devoir d'enseigner à leurs enfants les commandements de Jéhovah, afin qu'ils les craignent et les observent tous les jours de leur vie. Ces passages sont interprétés comme une confirmation supplémentaire que l'instruction des enfants dans les voies divines est une responsabilité parentale, et non une tâche à confier à une institution religieuse ou à des classes séparées[33].

La persécution des parents fidèles

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L'article aborde les conséquences de l'obéissance des parents à leur devoir d'instruire leurs enfants selon les commandements de Jéhovah. Il souligne que Satan, par l'intermédiaire des institutions religieuses, notamment la hiérarchie catholique romaine, cherche à détourner les parents de cette responsabilité. La publication dénonce les persécutions subies par les parents qui refusent de se soumettre aux exigences des systèmes religieux, comme le salut au drapeau, une pratique jugée idolâtre et contraire aux commandements de Dieu (Exode 20:1-5)[34].

La publication cite des exemples concrets de persécution, où des parents et des enfants sont punis par les autorités pour avoir refusé de participer à des cérémonies de salut au drapeau dans les écoles publiques. Ces persécutions sont présentées comme une preuve que les parents fidèles à Jéhovah subissent des pressions pour abandonner leur devoir d'instruire leurs enfants selon les Écritures. Cependant, l'article encourage les parents à rester fermes dans leur foi, rappelant que souffrir pour la justice est une marque d'intégrité envers Dieu (1 Pierre 4:12-14)[35].

Enfin, la publication conclut en réaffirmant que les parents doivent élever leurs enfants « dans la discipline et l'instruction du Seigneur » (Éphésiens 6:4), malgré les persécutions et les pressions extérieures. Elle insiste sur le fait que les parents qui obéissent à ce commandement divin ne doivent pas être découragés par les obstacles, mais doivent plutôt voir dans ces épreuves une opportunité de démontrer leur fidélité à Jéhovah[36].

Responsabilité parentale dans l'instruction religieuse

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La publication insiste sur la responsabilité incompressible des parents dans l'instruction religieuse de leurs enfants, en s'appuyant sur des références bibliques telles que Éphésiens 6:4 et Proverbes 22:6. Elle affirme que cette obligation ne peut être déléguée à des institutions extérieures, comme les écoles du dimanche ou des classes d'étude séparées organisées par des tiers, qu'ils soient collectifs ou individuels. Selon le texte, ces structures, souvent mises en place par des organisations ou des individus éloignés du foyer parental, ne sauraient se substituer à l'autorité et au devoir des parents, car elles ne respectent pas les directives divines en matière d'éducation spirituelle[37].

Le terme « nurture » (éducation) est interprété comme un processus de formation et de discipline visant à développer l'enfant conformément aux commandements de Dieu, tandis que « admonition » (exhortation) désigne les conseils, les enseignements et les instructions permettant à l'enfant de connaître la volonté et les lois de Jéhovah. La publication souligne que cette transmission constitue le meilleur héritage qu'un parent puisse offrir à sa progéniture, et qu'en s'acquittant de cette tâche, le parent remplit sa propre responsabilité envers Dieu[38].

Elle critique vivement les parents qui négligent cette mission en confiant l'instruction religieuse de leurs enfants à des tiers, notamment aux écoles du dimanche, souvent dirigées par des enseignants ignorant les Écritures et dépourvus de respect pour Dieu et son royaume. Cette défaillance, selon le texte, contribue à l'augmentation de la désobéissance des enfants dans les foyers, un phénomène particulièrement marqué à l'époque contemporaine. La publication cite en exemple le proverbe selon lequel les enfants des ecclésiastiques sont souvent les plus indisciplinés, attribuant cette situation à l'abandon de leur éducation spirituelle par leurs parents au profit de structures extérieures inadéquates[39].

Exemples bibliques et conséquences de l'instruction parentale

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La publication illustre son propos par l'exemple biblique de Timothée, dont la mère Eunice et la grand-mère Loïs ont assumé la responsabilité de son instruction religieuse, malgré l'incroyance de son père. Les Écritures soulignent que ces femmes ont enseigné à Timothée les Saintes Écritures dès son plus jeune âge, sans recourir à des méthodes infantilisantes ou à des manuels simplifiés, mais en s'appuyant directement sur les textes inspirés. Leur fidélité a porté des fruits spirituels remarquables, Timothée devenant un jeune serviteur actif dans l'œuvre du Seigneur, comme en témoignent les épîtres de Paul[40].

Le texte met en avant les résultats positifs de cette éducation parentale conforme aux Écritures, citant le cas de nombreux jeunes hommes formés par leurs parents et engagés activement dans le service du Royaume. Il souligne que les parents qui suivent les directives divines ont de grandes chances de voir leurs enfants, une fois adultes, honorer Jéhovah et respecter leurs parents. Cette obéissance volontaire dans le foyer est présentée comme une conséquence naturelle de l'application des principes bibliques[41].

La publication aborde également la question des enfants issus de foyers où l'un des parents est incroyant et s'oppose à l'Évangile du Royaume. Elle affirme que le parent croyant, généralement la mère, ne peut se soustraire à sa responsabilité d'instruire l'enfant, malgré l'opposition du conjoint. Le texte cite à nouveau l'exemple de Timothée, dont la mère et la grand-mère ont assumé cette mission avec zèle, malgré l'incroyance de son père, un Grec. Cette instruction fidèle a permis à Timothée de devenir un serviteur exemplaire, comme en témoignent les Écritures[42].

Le message de feu et la destruction de Christendom

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La publication interprète une vision prophétique d'Ézéchiel (chapitre 10) comme une illustration du rôle des oints de Jéhovah dans la diffusion du « feu » de la vérité divine. Selon le texte, Jéhovah, après avoir ordonné à ses oints de participer à son « œuvre étrange », leur fournit les moyens d'accomplir cette mission. Dans la vision, un homme vêtu de lin (représentant le reste des oints) reçoit des charbons ardents des mains d'un chérubin et les répand sur la ville, préfigurant la destruction de Jérusalem en 606 av. J.-C. Cette prophétie trouve son accomplissement contemporain dans la destruction annoncée de « Christendom », symbolisée par Jérusalem[43].

Le « feu » mentionné est présenté comme le message de l'indignation divine, porté par les témoins de Jéhovah pour exposer l'hypocrisie des religionistes et annoncer la chute imminente de « Christendom ». La publication souligne que ce message n'est pas d'origine humaine, mais est fourni par Jéhovah lui-même, qui le met entre les mains de ses serviteurs pour qu'ils l'utilisent activement. Elle insiste sur l'unité et l'harmonie qui doivent régner parmi les oints, tous travaillant de concert pour glorifier le nom de Jéhovah et accomplir sa volonté[44].

Le texte cite des psaumes (Psaume 140:8-11 et Psaume 18:6-13) pour illustrer la prière des fidèles et la réponse divine, présentant ces écrits comme une source d'encouragement pour les témoins engagés dans leur mission. Il décrit leur activité de prédication de maison en maison comme un témoignage de leur obéissance aux commandements divins, malgré la fatigue et les difficultés. La certitude de la victoire finale, fondée sur les promesses de Jéhovah, est présentée comme une source de joie et de persévérance pour les fidèles[45].

Condamnation des dirigeants hypocrites

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La publication dénonce les dirigeants religieux et politiques hypocrites de « Christendom », qu'elle assimile aux hommes décrits dans la vision d'Ézéchiel (chapitre 11). Ces individus, présentés comme des « princes du peuple », sont accusés de tourner le dos au temple de Jéhovah pour adorer le soleil, symbolisant leur rejet de la véritable adoration au profit de systèmes politiques et religieux corrompus. Le texte souligne que ces hommes, souvent issus du clergé, ont abandonné leur prétendue fonction sacerdotale pour exercer un pouvoir politique, tout en continuant à se présenter comme les favoris de Dieu[46].

La publication cite en exemple une église new-yorkaise dirigée par un prédicateur moderniste et fréquentée par des philosophes, des scientifiques et des personnalités influentes, où la Parole de Dieu et son nom sont ignorés. Ce cas est présenté comme emblématique des nombreuses organisations religieuses de « Christendom » qui s'élèvent contre le royaume de Dieu et ridiculisent les prophéties annonçant la destruction imminente de leur système. Ces dirigeants, qualifiés de « travailleurs d'iniquité », sont accusés de se croire invulnérables et de mépriser les avertissements divins, tout en exploitant leur position pour accumuler richesses et pouvoir[47].

Le texte conclut en affirmant que ces hommes, décrits comme concevant le mal et prodiguant de mauvais conseils, seront jugés et détruits par Jéhovah. Leur attitude, consistant à nier l'imminence du jugement divin et à se considérer comme intouchables, est présentée comme une preuve supplémentaire de leur rébellion contre Dieu. La publication insiste sur le fait que leur destruction, prévue dans les prophéties, servira à la vindication du nom de Jéhovah[48].

Questions pour l'étude

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La rubrique propose une série de questions destinées à guider l'étude des thèmes abordés dans ce numéro. Ces questions portent notamment sur l'importance de l'instruction religieuse parentale, l'origine et les dangers des écoles du dimanche, ainsi que sur les responsabilités des parents envers leurs enfants selon les Écritures. Elles invitent les lecteurs à réfléchir sur les arguments en faveur ou contre la création de classes d'étude séparées pour les enfants, et à examiner les exemples bibliques illustrant ces principes, comme celui de Timothée[49].

Les questions abordent également des sujets plus larges, tels que le rôle des témoins de Jéhovah dans la diffusion du message divin, la signification des prophéties d'Ézéchiel, et la condamnation des dirigeants religieux hypocrites. Elles encouragent les lecteurs à analyser les circonstances historiques et scripturaires ayant conduit à la situation contemporaine, ainsi qu'à comprendre les conséquences de l'obéissance ou de la désobéissance aux commandements divins[50].


Illustrations du numéro

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  1. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 119-120.
  2. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 121.
  3. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 117-118.
  4. Sunday school, GAMEO (Global Anabaptist Mennonite Encyclopedia Online).
  5. Sunday school, Wikipédia (en anglais).
  6. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 122.
  7. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 121.
  8. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 123.
  9. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 124.
  10. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 124.
  11. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 120.
  12. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 120.
  13. Sunday Schools, Encyclopedia.com, consulté en 2024.
  14. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 115-116.
  15. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 115.
  16. West Virginia State Board of Education v. Barnette, Wikipédia, consulté en 2024.
  17. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 114.
  18. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 114.
  19. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 114.
  20. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 114.
  21. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 114.
  22. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 114.
  23. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 115.
  24. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 115-116.
  25. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 117.
  26. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 117.
  27. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 117-118.
  28. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 118-119.
  29. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 119.
  30. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 119.
  31. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 119.
  32. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 119.
  33. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 120.
  34. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 120.
  35. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 120.
  36. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 120.
  37. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 121.
  38. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 121.
  39. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 121.
  40. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 122.
  41. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 122.
  42. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 122.
  43. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 123.
  44. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 123.
  45. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 123.
  46. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 124.
  47. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 124.
  48. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 124.
  49. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 122.
  50. La Tour de Garde du 15 avril 1938, p. 122.