Noël

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La Société Watch Tower enseigne actuellement que la célébration de Noël n'est pas pour les chrétiens, notamment du fait de son origine païenne, et qu'en conséquence les adeptes Témoins de Jéhovah doivent strictement rejeter tout ce qui concerne cette fête. Toutefois, historiquement, l'organisation religieuse n'a pas toujours adopté un point de vue intransigeant sur cette question: en effet, du temps de Charles Taze Russell, le fondateur de la Watch Tower, il n'y avait aucune objection à célébrer cette fête, et cela bien qu'il reconnaissait alors que le 25 décembre n'était pas la date de naissance du Christ et trouvait son origine dans le paganisme. C'est au début des années 1920, sous la présidence de Joseph Rutherford, que Noël commença à être critiquée pour son côté commercial et ses origines païennes, au point d'être finalement interdite à la fin des années 1920.

Historique

1879-1921: Acceptation

Déjà en 1881, Russell reconnaissait que la date du 25 décembre comme date de la naissance du Christ était erronée, en décalage d'environ trois mois avec les données bibliques, qu'il s'agissait d'une fête païenne nommée Noël "en mémoire d'une grande Déesse".[1] De même, dans le livre Le temps est proche!, le deuxième volume des Études dans les Écritures, il reconnaissait: "Certains écrivains de l'histoire de l'Église prétendent même que le jour de Noël fut célébré à l'origine comme la date de l'annonciation par Gabriel à la vierge Marie en <CiteBible>Luc 1:26</CiteBible>. Il est certain qu'une telle date, au cœur de l'hiver, ne s'accorde guère avec la déclaration de l'Écriture qu'au temps de la naissance du Seigneur, les bergers étaient dans les champs avec leurs troupeaux."[2] Bien que l'origine païenne de Noël était alors clairement indiquée dans La Tour de Garde,[3] il n'y eut pas à l'époque d'article de fond s'étendant sur cet aspect au-delà de quelques lignes: manifestement, à l'époque, cela n'était pas un sujet de préoccupation.

Au contraire, l'époque de Noël était bénéfique car elle "apport[ait] toujours une leçon associée à notre Sauveur et au grand salut, le don de Dieu, fourni à travers lui".[4] De ce fait, Russell ne voyait aucune objection à ce que ses fidèles célèbrent Noël, écrivant que rien ne l'interdisait dans la Bible, que Jésus n'avait rien déclaré sur un sujet pourtant aussi important et que cette fête permettait de pratiquer le bien;[5] Noël était alors simplement perçue comme "une commémoration volontaire d'un grand fait plutôt que d'une date donnée", et ainsi les Étudiants de la Bible étaient encouragés "à la célébrer décemment à l'époque habituelle".[6] Le livre Daily Heavenly Manna, qui contenait des textes bibliques journaliers, indiquait des idées similaires pour le jour du 25 décembre.

De ce fait, loin de se démarquer de leurs contemporains, les Étudiants de la Bible adoptaient une attitude tout à fait traditionnelle sur la célébration de Noël. Plusieurs adeptes dont les lettres furent publiées dans les colonnes du périodique La Tour de Garde présentaient leurs vœux pour Noël. Par exemple, fin 1899, Alice G. James, de l'Illinois souhaita, "avec beaucoup d'amour chrétien, un joyeux Noël et une bonne année".[7] Quelques années après, une lettre d'une adepte du Missouri se conclut par ce souhait: "Je vous souhaite un très joyeux Noël et une heureuse et profitable nouvelle année".[8] En 1910, Russell lui-même souhaita un bon Noël à ses fidèles.[9] De plus, Russell envoyait une lettre de Noël en guise de salutation aux colporteurs.[10] On apprend de la main de ce dernier qu'il avait, avec son épouse Maria, invité d'autres fidèles, dont le couple Zech, pour le repas de Noël de l'année 1892.[11] Quant aux cadeaux de Noël, ils étaient perçus comme une expression d'amour de la part de celui qui en était l'auteur.[12]

La Tour de Garde présenta certaines publications du mouvement comme constituant les cadeaux de Noël les plus utiles pour tout le monde,[13] et rappelait à chaque fin d'année à ses lecteurs de prévoir de les offrir pour cette fête, idée que certains suivaient.[14][15][16][17][18][19][20] De plus, le magazine fit la promotion de cartes de Noël.[21]

Au début de la présidence du successeur de Russell, Joseph Rutherford, les Étudiants de la Bible continuèrent à célébrer Noël. En 1919, Rutherford remercia les fidèles qui avaient envoyé de nombreux cadeaux de Noël à lui et à ses associés alors incarcérés.[22] Dans les deux mois qui suivirent, Harriet, l'épouse de George Fisher,[23] ainsi que l'épouse de Clayton Woodworth, firent de même.[24] À cette époque-là, le même raisonnement que celui de Russell était tenu: la date du 25 décembre comme date de la naissance de Jésus est incorrecte, mais cela n'empêche pas de célébrer Noël.[25]

1921-1927: Hésitations

Un premier article défavorable parut en mai 1921 dans L'Âge d'Or, critiquant les origines païenne de la fête et de l'arbre de Noël, acceptés par la chrétienté "apostate". Ironiquement, l'absence de toute mention de cette fête dans la Bible — ce qui était considéré par Russell comme une autorisation implicite, rien n'indiquant qu'il était interdit de la célébrer — est désormais perçu sous un angle restrictif, c'est-à-dire il n'est pas requis des chrétiens de la célébrer.[26] L'année suivante, l'origine du Père Noël fut à son tour critiquée; il est alors recommandé de dire la vérité aux enfants mais Noël n'est pas interdit, pourvu que l'on pense à Jésus.[27]

En décembre 1923, un poème intitulé "Christmas" parut dans La Tour de Garde,[28] et un autre, écrit par Frederick Lardent, dans L'Âge d'Or.[29] Ce même mois, un article vilipenda Noël pour son côté commercial,[30] tandis qu'un autre loua cette fête pour la féérie et la magie qu'elle dégageait.[31] En 1924, il était encore conseillé de commander rapidement le calendrier 1925 de l'année suivante afin qu'il soit reçu pour Noël. De même, une publicité parut dans L'Âge d'Or pour rappeler qu'il était possible de commander des publications des Étudiants de la Bible et de les envoyer comme cadeau de Noël.[32]

En 1925, la fête de Noël fut présentée comme étant marquée par l'hypocrisie, et la combinaison de différents facteurs (commerciaux, politiques et ecclésiastique) à cette occasion n'honorait pas le nom de Dieu.[33] Cette même année, Rutherford prononça un discours de Noël le 24 décembre, à 20h40, sur la station WBBR,[34] et l'année suivante, discours, chant et hymnes étaient toujours au programme.[35] En 1926, un article continuait de promouvoir le raisonnement adopté par Russell: la date de Noël était erronée, mais peu importait, l'essentiel étant de penser à Jésus.[36]

1927-aujourd'hui: Condamnation

En décembre 1927 parut le premier article condamnant ouvertement la célébration de Noël: rédigé par J.L. Bolling, cet article dénonçait cette fête comme étant païenne, marquée par l'hypocrisie, les beuveries, et comme étant partie intégrante de l’Église catholique. De plus, si Jésus avait voulu que l'on célèbre sa naissance, il aurait donné la bonne date. La fêter revenait à faire allégeance envers Rome et à recevoir la "marque de la bête". En conséquence, les Étudiants de la Bible devaient strictement s'en abstenir.[37] Cette même année, le livre Daily Heavenly Manna, qui se positionnait en faveur de Noël, ne fut plus utilisé, et remplacé par l’Annuaire.

Dès l'année suivante, Rutherford prit position contre Noël dans un discours sur la WBBR, discours publié dans L'Âge d'Or, cette fête étant présentée comme une célébration extrêmement commerciale, permettant d'enrichir le clergé et les commerçants.[38] En décembre, un long article de sept pages de Richard H. Barber interdit définitivement l'observance de Noël: cette fête est, livres à l'appui, d'origine païenne, basée sur un mensonge — or, c'est le Diable qui est à l'origine des fausses doctrines —; c'est un moment de tension nerveuse et de préoccupation qui devient un fardeau pour les gens; Jésus n'a pas demandé d'observer sa naissance, mais sa mort, et le Diable a tout fait pour détourner de la rançon; c'est un moment de beuveries, de compétition, de rivalités pour offrir des cadeaux souvent inutiles, ce qui endette les gens; les parents mentent aux enfants en revêtant les habits du Père Noël; la date correspond en réalité à la naissance du méchant biblique Nimrod; etc.[39]

En février 1929, L'Âge d'Or jugea bon de préciser qu'il n'y avait pas de connections entre le magazine et le bolchévisme, celui-ci ayant désormais interdit les célébrations de Noël en Russie, trois jours seulement après l'article ayant dénoncé "l'idée de Noël toute entière comme étant non scripturaire".[40] En décembre de la même année furent éditées plusieurs lettres de fidèles exprimant leur accord avec l'article de Barber au sujet du rejet de Noël, et chacune d'elles apportaient des arguments en défaveur de cette fête.[41][42][43][44][45][46] À partir des années 1930, Noël fut citée entre guillemets et présentée comme comme étant "ce qui est appelé" ainsi et "soi-disant" Noël, autant de signes de dépréciation de la part des rédacteurs.[47][48][49]

En 1930, L'Âge d'Or justifia la chute du nombre de cartes de Noël en 1929 par le fait que les Étudiants de la Bible rejetaient désormais cette fête (!).[50] De plus, il fut rappelé que Noël était illégale en Écosse depuis 1644, au motif que c'était une fête païenne.[51] Un article de 1932 affirma que la folie de cadeaux de Noël engendrait "une sensation de malaise parmi les donneurs de cadeaux" et ne fournit "aucune fin à l'injustice des pauvres clercs dans les magasins à la période de Noël et pendant les semaines précédentes".[52] En 1933, Noël et le baptême des enfants furent mis au même rang, étant tous deux "non scripturaires".[53] En 1934, un article expliquait le côté commercial entourant l'utilisation d'un sapin de Noël à Saint-Louis.[54] S'exprimant au sujet de cette fête, une lectrice écrivit: "Quel soulagement d'être débarrassé de ce parasite! D'autres nous envient, mais n'ont pas le courage de rompre avec lui."[55] L'Âge d'Or souligna que "des érudits, dont quelques théologiens eux-mêmes, ont admis que l'époque et les pratiques de la saison de Noël ont une origine païenne."[56]

En 1936, il fut rappelé que Noël était la date de célébration de la naissance de Nirmord,[57] et que la hiérarchie catholique en avait fait un "business".[58] Un article présenta en exemple un garçon de quatre ans qui a répondu, à un homme qui voulait lui offrier un cadeau pour Noël: "Le père Noël est le Diable, et l'arbre de Noël est le Diable aussi". Il a aussi réarrangé en "Satan" des lettres d'alphabet qu'un adulte avait utilisé pour écrire "Santa". Cette histoire conclut ainsi: "Le papa de Bill est un papa heureux".[59] En 1937, le cas d'une fillette de six ans fut également relaté: elle avait choisi de ne pas participer à une sortie scolaire dont le but était de voir le Père Noël. Sa mère lui avait présenté les choses ainsi: "Dorothy, tu peux y aller, si tu le veux. Je ne vais pas t'interdire d'y aller, mais si tu y vas cela signifie que tu n'es pas du côté du Seigneur."[60]

(suite à compléter)

Dans les publications

Époque de Russell

Publication Contenu
La Tour de Garde (anglais), décembre 1881, R306, p. 6, "The Antichrist" "Mais le changement était surtout de nom, car les prêtres païens devenus prêtres chrétiens et les fêtes païennes en sont venus à être appelés par des noms chrétiens — Noël est l'un de ces jours sacrés conservés en mémoire d'une grande Déesse — depuis appelée la célébration de la naissance de Jésus mais en fait avec près de trois mois d'erreur."
La Tour de Garde (anglais), décembre 1883, R562, p. 3, "When Was Jesus Born?" L'article reconnaît que selon certains, le choix du 25 décembre comme date de naissance du Christ avait pour but "de transformer une vieille fête païenne à cette date, en une commémoration du Christ", et cela s'est fait "à peu près à l'époque où le soi-disant christianisme, devenant populaire avec les empereurs, a été adopté par des milliers de personnes païennes".
La Tour de Garde (anglais), avril-mai 1884, R613, p. 4, "Who Are Thou That Repliest Against God?" "Nous nous rappelons l'expression de gratitude de la part d'un enfant lorsque le matin de Noël témoignait des preuves particulières de l'amour d'une mère."
La Tour de Garde (anglais), 15 décembre 1898, R2407, p. 371, "Unto You Is Born... A Savior" ""Le jour de Noël" en célébration de la naissance de notre cher Rédempteur, a pendant de longs siècles été célébrée le 25 décembre, et bien qu'il est maintenant bien connu que ce jour est erroné, et qu'elle correspond plus correctement à la date de l'annonce à Marie, neuf mois avant que notre Seigneur ne naisse, et qu'il est né vers 1er octobre — néanmoins, puisque le Seigneur n'a pas donné d'instruction, quelle que soit, sur ​​ce sujet, et puisqu'il est bon de faire de bonnes actions et de bonnes pensées n'importe quel jour, il ne peut pas être mauvais, en harmonie avec l'usage général, de nous rappeler d'une manière sociale la naissance de notre cher Rédempteur à ce moment."
La Tour de Garde (anglais), 1er décembre 1902, p. 362, "Christmas Hopes and Joys" "Par l'usage général, Noël (ou fête du Christ) est célébrée le 25 décembre, et puisque sa commémoration n'est pas interdite dans les Écritures, mais est simplement une commémoration volontaire d'un grand fait, plutôt que d'une date donnée, nous ferions bien de la célébrer décemment à l'époque habituelle — malgré le fait que nous sommes en désaccord avec la date et soutenons, selon les témoignages, que notre Seigneur est né vers 1er octobre et que le 25 décembre, neuf mois plus tôt, était probablement la date de l'annonciation. - Luc 1:30,31.
La Tour de Garde (anglais), 15 décembre 1903, p. 456, "Christmas Review"; également dans Daily Heavenly Manna (anglais), 1905, au jour du 25 décembre "Bien que nous ne pouvons pas accepter le fait que ce soit le jour approprié pour célébrer la naissance de notre cher Rédempteur, mais devons insister qu'il s'agissait d'octobre d'abord; néanmoins, puisqu'il n'avait pas fait connaître sa volonté que nous célébrions son anniversaire, il est tout à fait indifférent au jour que cet événement, d'une si grande importance à tous, soit célébré. À ce jour, si généralement célébré, nous pouvons convenablement nous joindre à tous ceux dont les cœurs sont dans l'attitude d'amour et de gratitude envers Dieu et envers le Sauveur."
La Tour de Garde (anglais), 1er décembre 1904, R3468, p. 364, "The Prince of Peace" "Puisque la célébration de la naissance de notre Seigneur n'est pas matière à décret divin ou d'injonction mais simplement une marque de respect pour Lui, il n'est pas nécessaire de nous chicaner particulièrement sur la date. Nous pouvons tout aussi bien nous joindre au monde civilisé en célébrant le grand événement le jour où la grande majorité le célèbre, le jour de Noël."

Époque de Rutherford

Publication Contenu
L'Âge d'Or (anglais), 24 décembre 1919, p. 215, "Religion and Philosophy" "Noël est considéré par beaucoup de gens comme la date de la naissance de l'enfant Jésus dans une étable de Bethléhem. Que cette date soit correcte ou pas est de peu d'importance, mais l'évènement était et est de la plus grande importance."
L'Âge d'Or (anglais), 25 mai 1921, pp. 502,503, "Mythology and the Bible", par Morton Edgar "Il est maintenant reconnu que le 25è jour de décembre, bien qu'appelé "le jour de Noël", n'est pas la date exacte de la naissance de notre Seigneur Jésus. Le début d'octobre est plus correct comme date de sa naissance en tant qu'homme, et avril pour sa naissance comme nouvelle créature. Mais le 25e jour de décembre était initialement observé par les pays païens (...), en l'honneur de la naissance supposée de leur faux messie (Egyptians, de Wilkinson, vol. IV, p. 403) et c'est dans le but de les concilier et de gonfler le nombre des adhérents nominaux du christianisme (soi-disant), que le même jour de fête a été adopté par l'église apostate, lui donnant seulement le nom du Christ."

"L'arbre de Noël, alors commun à cette date, était également commun dans la Rome et l’Égypte païennes. C'est la raison pour laquelle "Babylone la Grande" l'a adopté; car il n'y a aucune recommandation dans les Écritures nécessitant aux disciples du Christ d'observer le jour de sa naissance par les célébrations du jour de Noël. (...) Les Égyptiens ont utilisé le palmier pour leur arbre de Noël, mais le peuple de la Rome païenne a utilisé le sapin, parce que le sapin symbolisait le dieu ressuscité comme le Baal-berith de l'ancienne Babylone."

L'Âge d'Or (anglais), 5 juillet 1922, p. 628, "About Santa Claus", par Gerald Barry Citant l’Encyclopaedia Britannica, l'article présente les vraies origines du Père Noël, celui-ci étant au départ la fête du saint Nicolas, originellement célébrée le 6 décembre. Il est posé cette question: "Est-il sage d'encourager la coutume du "Père Noël", ou bien faut-il dire aux enfants les faits purs sur ce sujet?" La réponse est la suivante: "À ceux qui aiment l'honnêteté et la vérité, il n'y a qu'une seule réponse à cette question: ceux-ci sont tenus de décourager ce qui est semblable au mensonge et à la tromperie. Il vaudrait mieux en tout cas montrer aux enfants et à tous l'esprit véritable de Noël — qu'il célèbre d'une manière générale, le grand don que Dieu a pourvu pour le salut de notre race." Puis est cité le point de vue de Russell dans La Tour de Garde de 1903, p. 457 (voir plus haut), qui autorise la célébration de Noël.
L'Âge d'Or (anglais), 6 décembre 1922, p. 137, "The Real Character of St. Nicholas", par Mme I.S. Marshall La rédactrice est d'accord avec l'article précédent demandant de dire la vérité sur le Père Noël, et relate, de façon positive, la vie de Saint Nicolas, présenté comme un "assistant des pauvres", animé de motifs nobles.
L'Âge d'Or (anglais), 19 décembre 1923, p. 187, "Exploitation of Christmas", John H.G. Snow (à compléter)
L'Âge d'Or (anglais), 19 décembre 1923, p. 188, "The Song of the Angels", Mme E. Hunter L'article commence ainsi: "Cher vieux Noël, avec sa bonne humeur! Quels souvenirs heureux de l'enfance se regroupent autour de cette saison! Nous chérissons tous les joies de Noël et nous souvenons avec plaisir ses chansons douces de la musique céleste, les visages joyeux des petits enfants brillants dans l'attente de faveurs à venir, les beaux arbres de Noël étincelants d'or et d'argent, et les petites bougies scintillantes comme des sentinelles minuscules sur les montagnes de vert."
La Tour de Garde (anglais), 15 décembre 1926, p 371, "Earth Rightful Governor" "Les étudiants des Écritures savent aussi que la naissance de l'enfant Jésus n'a pas eu lieu en décembre, mais à cause de la croyance générale sur ce point par la plupart des gens, il semble être un bon moment pour dire la vérité au sujet de sa naissance et le but de celle-ci. Le témoignage scripturaire, soutenu par des faits extérieurs, montre que la naissance de Jésus a eu lieu aux environs du 1er octobre. L'événement est si important qu'il est toujours approprié de le rappeler à l'esprit des gens, peu importe la date."
L'Âge d'Or (anglais), 14 décembre 1927, pp. 178,179, "The Origin of Christmas", J.L. Bolling L'article retrace les origine païennes de Noël en citant abondemment le numéro de décembre 1926 de Progress, volume X, n°12, p. 504. On apprend que Noël a été élévée au rang de fête par le pape Grégoire au IVè siècle, les missionnaires catholiques ayant greffé une célébration païenne sur leur propre foi, devenant ainsi partie intégrante de l'Eglise catholique, ceci afin qu'elle élargisse son influence. L'article rappelle la déclaration d'un cardinal qui a dit que le système du culte catholique "est l'instrument même et les appendices du démonisme sanctifié par l'adoption dans l'Église Mère". Cette fête de la chrétienté présente des parallèles avec celle des païens, que ce soit au niveau des arbres, des lumières et des réjouissances. À ces occasions, tout le monde "se laisse griser par la mondanité et va au plaisir fou. Il y a un semblant de désintéressement dans l'échange de cadeaux et des souhaits", alors qu'on attend la même chose en retour. S'il est vrai que tout le monde parle de Jésus à ce moment-là, ce n'est qu'en paroles, non en pensées et dans le cœur. Noël est marquée par l'ivresse et la dilapidation générale, signes du présent monde méchant. Les églises se remplissent alors dans l'hypocrisie, et la situation est comparable à celle d'un "cirque"; l'esprit est très proche de celui d'une convention politique.

"Même les saints véritablement consacrés du Seigneur ne comprennent pas clairement la question et sont plus ou moins influencés par le brouhaha général d'excitation. Ils se rendent compte que le 25 décembre n'est pas l'anniversaire de notre Seigneur, mais la pensée ne semble jamais s'être présentée à eux que tout devait être "fait décemment et avec ordre" et que si Jésus avait institué la célébration de son anniversaire, il aurait sans doute requis qu'elle soit observée à la vraie date, au lieu de près de trois mois plus tard. Nous voyons maintenant que le Christ n'avait rien à voir avec l'établissement de Noël, et la question se pose: Allons-nous continuer à observer une fête catholique romaine et plier le genou à Rome? N'est-ce pas une partie de la "marque de la bête"? (...) Et avez-vous remarqué à cet égard que le mot "Noël" est simplement une contraction de l'expression manifestement catholique "CHRIST MASS"?"

Or, ceux qui s'opposeraient à la non-observance de Noël seraient des adversaires de la chrétienté et, comme toute vérité, cela serait impopulaire. C'est ce qu'ont tenté de faire les Puritains à une époque.

Conclusion: "Le fait que le monde, la chair et le diable sont en faveur de sa perpétuation et de son observance [celle de Noël] est un argument définitif et sans appel contre sa célébration par ceux qui se consacrent entièrement au service de Jéhovah."

L'Âge d'Or (anglais), 8 février 1928, p. 303, "The Prince of Peace", discours par Rutherford "Beaucoup de gens pensent que Noël est le jour anniversaire de la date de naissance à Bethléem. Cela est incorrect. Le saint enfant est né vers le 1er octobre. Beaucoup de gens pensent que Noël célébré par les églises a pour but de rendre honneur au nom de Jésus. C'est également faux." Noël est présentée comme une célébration des plus commerciales, permettant de renflouer les caisses du clergé et des commerçants.
L'Âge d'Or (anglais), 12 décembre 1928, pp. 163-69, "Christmas, Its Origin and Purpose", R.H. Barber, repris dans L'Âge d'Or (anglais), 25 décembre 1929, pp. 195-201 (à compléter)
L'Âge d'Or (anglais), 5 mars 1930, p. 365, "From Dan to Beersheba" "Diverses raisons sont avancées pour lesquelles les cartes de Noël ont chuté d'un tiers en 1929 par rapport aux années précédentes. L'une des suggestions est que, en 1929, pour la première fois, une petite société de chrétiens a pris position contre la célébration de l'anniversaire lointain de Nimrod, et a refusé de continuer à l'honorer."

(suite à compléter)

Références

  1. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), décembre 1881, R306, p. 6, "The Antichrist"
  2. Arrowup.png Russell, Charles T. (1888) (anglais), Le temps est proche, Zion's Watch Tower Tract Society, p. 61
  3. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), décembre 1883, R562, p. 3, "When Was Jesus Born?"
  4. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 décembre 1899, R2550, p. 283, "The True Light Which Lighteth Every Man"
  5. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 décembre 1898, R2407, p. 371, "Unto You Is Born... A Savior"
  6. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er décembre 1902, p. 362, "Christmas Hopes and Joys"
  7. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er janvier 1900, p. 7, "Our Elims. To My Beloved Pastor"
  8. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er février 1903, R3147, p. 47, "Letters of Interest"
  9. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er janvier 1910, R4541, p. 5, "1910-Greetings to Pilgrims and Colporteurs-1910"
  10. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er avril 1904, R3349, p. 111, "Encouraging Words from Faithful Workers"
  11. Arrowup.png Russell, Charles T. (25 avril 1894) (anglais), A Conspiracy Exposed, Zion's Watch Tower Tract Society, p. 29
  12. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), avril-mai 1884, R613, p. 4, "Who Are Thou That Repliest Against God?"
  13. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 novembre 1905, p. 338, "Heavenly Manna for Gifts"
  14. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 novembre 1907, R4094, p. 351, "Scriptures Studies as Christmas Gifts"
  15. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er décembre 1907, p. 354, "When Selecting Christmas Gifts"
  16. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er décembre 1908, p. 354, "The Wonderful Story of God's Love" et "Information for Colporteurs":
    "This is the title of a poem of 56 verses by Sister M. M. Land. It is a beautiful little booklet, appropriately illustrated, and suggested for use as a Christmas token. Price, 15c or $1.50 per dozen, postpaid. (...) Several of our most successful Colporteurs are finding rural districts and country roads excellent territory; better, they say, than cities. Remember to suggest DAWN-STUDIES and Manna for Christmas presents."
  17. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er décembre 1909, p. 354, "Daily Heavenly Manna, Etc."
  18. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er novembre 1910, p. 338, "Choose Possible Tokens Wisely and Early as Possible"
  19. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er novembre 1914, R5573, p. 322, "Christmas Orders"
  20. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 novembre 1915, p. 338, "Poems of Dawns"
  21. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), octobre 1891, R1339
  22. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 janvier 1919, R6381, p. 28, "Letters from Afield"
  23. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 février 1919, R6393, p. 59, "Christmas Joy — Our Incarcerated Brethren"
  24. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 mars 1919, R6408, p. 94, "Letters from Afield"
  25. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 24 décembre 1919, p. 215, "Religion and Philosophy"
  26. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 25 mai 1921, pp. 502,503, "Mythology and the Bible", par Morton Edgar
  27. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 5 juillet 1922, p. 628, "About Santa Claus", par Gerald Barry
  28. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 décembre 1923, p. 383, "Christmas"
  29. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 19 décembre 1923, p. 186, "Christmas Bells"
  30. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 19 décembre 1923, p. 187, "Exploitation of Christmas", John H.G. Snow
  31. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 19 décembre 1923, p. 188, "The Song of the Angels", Mme E. Hunter
  32. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 17 décembre 1924, p. 192, "A Gift Received Unexpectedly"
  33. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 décembre 1925, p. 371, "Peace of Good Will"
  34. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 16 décembre 1925, p. 190, "Radio Programs"
  35. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 1er décembre 1926, p. 141, "Radio Programs"
  36. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 décembre 1926, p 371, "Earth Rightful Governor"
  37. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 14 décembre 1927, pp. 178,179, "The Origin of Christmas", J.L. Bolling
  38. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 8 février 1928, p. 303, "The Prince of Peace", discours par Rutherford
  39. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 12 décembre 1928, pp. 163-69, "Christmas, Its Origin and Purpose", R.H. Barber
  40. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 20 février 1929, p. 330
  41. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 25 décembre 1929, p. 201, ""Christmas", the Year Around", Harold W. Kline
  42. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 25 décembre 1929, p. 202, "The Paganism of the Season"
  43. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 25 décembre 1929, p. 202, "The Teaching of the Druids — Pagans", Harry Powell
  44. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 25 décembre 1929, p. 202, "St. Nicholas the Highwayman", W.G. Wright
  45. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 25 décembre 1929, p. 203, "Truth Slowly Rising to the Light", W.N. Lundquist
  46. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 25 décembre 1929, p. 203, "Santa Claus Article Appreciated"
  47. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 15 février 1934, p. 62, "Birth of the Son of Man"
  48. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er février 1940, p. 41, "Power of the Demons"
  49. Arrowup.png La Tour de Garde (anglais), 1er décembre 1945, p. 357, "His Unspeakable Gift"
  50. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 5 mars 1930, p. 365, "From Dan to Beersheba"
  51. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 19 mars 1930, p. 397, "Kaleidoscopics"
  52. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 26 octobre 1932, p. 52, "The Giving of Gifts"
  53. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 12 avril 1933, p. 424, "Another "Holy Year" of the Bottega del Papa"
  54. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 14 février 1934, p. 305, "Origin of a Christmas Tree"
  55. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 18 juillet 1934, p. 659, "Housekeeping and Hygiene"
  56. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 26 septembre 1934, p. 825, "Jesus Born About October First"
  57. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 20 mai 1936, p. 519, "The Decay of Protestantism"
  58. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 3 juin 1936, p. 557, "Philistia (Catholic Action) a Murderess for 1 500 years"
  59. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 16 décembre 1936, p. 169, "Public Education — The Bulwark of Liberty"
  60. Arrowup.png L'Âge d'Or (anglais), 2 juin 1937, p. 549, "A Six-Year-Old's Stand for God"