Discussion utilisateur:Henrique/Comment sortir de l'organisation des Témoins de Jéhovah ?

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Belle analyse. --Lucretius 3 mai 2006 à 22:42 (CEST)

C'est un vieux papier que j'avais commencé il y a environ cinq ans et que je n'avais jamais repris. Il y a sans doute de nombreuses choses à enlever et à compléter. Il s'agirait de faire une sorte de recencement des moyens qui ont marché, ceux qui sont passés par là pouvant parler de ce qui les a particulièrement aidé. --Henrique 5 mai 2006 à 16:13 (CEST)

Faut-il sortir des Témoins de Jéhovah ?

Il me semble que cette question peut figurer dans l'article. Certains psys déclarent qu'ils préfèrent voir certains de leur patient rester dans une secte que d'en sortir, or, les TJ sont quand même une des sectes les moins nocives. On doit pouvoir évoquer là, la vie de tout un tas de "cas sociaux" qui menaient une vie à mon avis assez destructrice, et qui ont trouvés une sorte d'équilibre chez les TJ. Certes ce n'est pas la panacée, mais pour ce genre de personne, que vaut-il mieux l'alcoolisme, la drogue ou les TJ? D'un point de vue pragmatique aussi, il y a un phénomène d'ascension sociale chez tout un tas de gens, il me semble que certaines études sur la communauté noire aux USA chez les TJ emportent cette idée. --Tjrecherches 4 mai 2006 à 10:40 (CEST)

Tu as raison, il faut ajouter cette question. Entre deux drogues, il vaut mieux choisir la moins nocive, s'il faut choisir, étant entendu qu'il vaudrait mieux ne pas se droguer du tout. Il y a des personnes qui ont besoin d'un cadre rigide pour ne pas faire n'importe quoi et qui sont incapables de se prendre en charge elles-mêmes. Il y a cependant des alternatives : l'armée (on ne vous y demandera pas de mourir en refusant des soins médicaux, mais bon, en matière de respect de la vie, c'est vrai que ce n'est pas la panacée), l'engagement dans des associations de bénévolat qui prennent les gens en charge à leur niveau en les amenant à devenir utiles aux autres : armée du salut de l'Abbé Pierre par exemple... Il est vrai que pour la personne faible moralement qui y est déjà et qui risquerait de perdre tous ses repères, on peut se demander si les risques à l'extérieur ne sont pas plus grands qu'à l'intérieur. Le problème, c'est que cette personne faible moralement ne va pas se constituer de force morale autonome, elle restera toujours dépendante de l'organisation TJ et qu'elle risque de contribuer à affaiblir d'autres personnes qui auraient pu résoudre leurs problèmes rationnellement en les recrutant en prédication ou avec leurs enfants.
Enfin, cela m'a fait penser à un échange que nous avions eu en 1998, cf. mon message du 9 août , le n°5, vers la fin. Ah, c'était notre jeune temps ! ;-) --Henrique 5 mai 2006 à 16:13 (CEST)
Pour ma part, je ne considère pas que cette secte est l'une des moins nocives, étant donné qu'elle comptabilise quand-même un certain nombre de morts par refus de transfusion. Mais le fond de la discussion n'est pas là. Il est effectivement possible que cette secte puisse « recadrer » des cas sociaux et servir d'ascenseur social. C'est d'ailleurs, si j'en crois un lien que Kac nous avait donné, ce que préconise un peu Sarko pour résoudre le problème des banlieues : donnez de la religion et vous redonnerez de l'espoir et de la morale. C'est à mon avis un peu facile de se décharger ainsi sur la religion...
Là où je m'interroge, c'est sur les psy qui disent qu'ils préfèrent voir leurs patients dans une secte. Ont-ils fait des études à long terme pour pouvoir dire ça ? Je m'explique :
Quand mon père a été approché par les TJ, il était dans une phase de dépression grave, et les TJ lui ont effectivement donné un espoir, un but. Pour en avoir discuté avec mes oncles et tantes, je pense que les TJ lui ont peut-être évité le suicide. Et c'est vrai qu'il a été mieux pendant un certain nombre d'années, particulièrement celles où il n'était qu'"ami de la Vérité". Les premières années qui ont suivi son baptême aussi, mais je crois qu'il a été très vite rattrapé par la réalité : il est très loin de l'être humain parfait que prône la société WT et avait des relations un peu difficile avec l'ancien de la congrégation. Aujourd'hui, il est toujours TJ mais ne peut plus rentrer dans une Salle du Royaume, y "étouffe" et y fait des crises de claustrophobie. Je suis persuadée que le conflit intérieur que décrit très bien Henrique dans son article antidote n'y est pas étranger. De plus, à long terme, l'enseignement de la secte, plutôt que calmer ses angoisses, l'a fait s'enfoncer dans une paranoïa de plus en plus profonde : il se débat toutes les nuits contre des jeunes des banlieues (alors qu'il habite un lotissement cossu très loin de ce genre de zone), voit des drogués et des voleurs dans tous ces voisins, etc, etc.....
C'est pourquoi je m'interroge sur les bienfaits d'un tel enseignement à long terme, sur des personnes psychologiquement fragiles.--Coc 5 mai 2006 à 17:25 (CEST)
Tu peux dire à ton père qu'il est bienvenu au club:
Pour ma part les TJ m'ont structurés à 15 ans, alors que j'étais dépressif, cela a tenu deux ans et je suis entré dans une dépression grave avec tentatives de suicide, et je pense qu'au contraire se sentir maudit de Dieu a plutôt aggravé mon état (ben oui un suicide est interdit)....
Enfin, et c'est là que je trouve ton témoignage inquiétant et troublant, c'est que alors que j'avais quitté les TJ, comme j'y croyais j'y suis revenu un peu comme le décrit Henrique avec le fait qu'on peut ne pas en être vraiment sorti, et de 1993 à 1998, j'ai véritablement "étouffé" aux réunions et assemblées (coup de chaleur, crises de panique, besoin de sortir, jambe qui quand je tenais le micro flanchaient sous moi)... J'ai certes un fond comme celà et il m'est arrivé quelques fois une fois sorti des TJ d'avoir une ou deux crises de panique dans un supermarché bondé, mais je n'ai plus ce genre d'angoisse perpétuelle, même au milieu de la foulte,alors que par exemple j'ai bossé à Paris et passait la moitié de ma journée dans le métro bondé avec arrêt entre les stations ou une chaleur extrême genre ligne 4... Peut-être est-ce fortement lié à ma vision des autres, ce ne sont plus au fond des gens qui veulent me persécuter....caractéristique que l'on note dans les propos des TJ qui viennent sur les forums...
--Tjrecherches 7 mai 2006 à 17:40 (CEST)
J'avais loupé ta réponse. Je suis persuadée aujourd'hui, que l'enseignement des TJ peu être très déstabilisant, soit pour des personnes fragiles psychologiquement, soit pour des gens qui ont une certaine culture qui doivent certainement lutter contre eux-même pour accepter les théories de la WT. Et mon père appartient aux deux catégories. Mais il est trop tard pour mon père. Il serait plus dangereux pour lui d'ouvrir les yeux que de rester tel qu'il est. (Il en est encore à compter le nombre de poilus encore vivant...). J'avais trouvé l 'analyse d'Henrique très juste à ce propos :
"3. La WT déstructure la personnalité de ses adeptes pour tenter d'y substituer un modèle uniforme, "l'homme nouveau", et impossible à atteindre(Référence WT). En dehors de ce modèle, toute forme de culture est rejetée, il ne faut limiter au maximum toute information venant d'ailleurs que de la WT. Il s'ensuit un sentiment permanent de culpabilité morbide, impossible à surmonter. Sentant qu'il conserve des penchants contraires au modèle du TJ qu'il devrait être, l'adepte vit dans la crainte non moins permanente d'être découvert, pensant que les autres, vues les apparences, sont sans doute bien meilleurs. La culpabilité devient alors pathologique. Il y a de nombreux cas de dépression à l'intérieur même de la secte (...)"[1]
Bref, tout ça pour dire que les psy qui disent qu'ils préfèrent voir leur patient dans une secte, n'ont peut-être pas une idée très juste de la manipulation mentale exercée par de celle-ci (mais ça dépend peut-être des sectes).--Coc 14 mai 2006 à 22:01 (CEST)


Je viens de m'amuser à parcourir :l' échange que nous avions eu en 1998. Il était atteint Charles, j'ai vraiment du mal à croire que c'est le même que le webmestre du site :TJ-Recherches. Impressionnant comme évolution !--Coc 6 mai 2006 à 10:09 (CEST)
On va même s'amuser dans l'auto-flagellation
Ici:
"C'est marrant quand je me suis retiré volontairement, je suis allé faire de la musique dans un groupe. Suffit de passer une petite annonce. Les ex-TJ que vous connaissez (vous peut-être) ne savent pas sortir de chez eux, aller en boîte, dans un bar. Ils n'ont pas non plus de collègue de travail avec qui sortir. Moi c'est ce que j'ai fait. Sans problème. A vrai dire, c'est justement parce que je n'avais plus que des copains non TJ, que j'ai laissé tomber. Mais bon, puisqu'on ne vire que les vedettes, c'est bien normal qu'il ne soit pas foutu d'aller faire un tour dans les associations pour faire par exemple du bénévolat. (ce que prétends avoir fait Michel, donc il ne peut pas se plaindre de çà ) "
Je déclarais une demi-vérité classique des TJ, j'ai quitté les TJ à cette époque, car effectivement je ne fréquentais plus que des non-tj et pourquoi donc ? Ben j'avais passé plusieurs mois dans une clinique psychiatrique où aucun TJ n'était venu à part un couple, les seuls qui venaient étaient ma famille charnelle, et les potes que j'avais étaient ceux que je m'étais fait là-bas, dès lors oui il m'a été facile de quitter les TJ à cette époque... grâce aux TJ qui m'avaient laisser tomber.
Ce que je remarque aussi dans une autre intervention, c'est que j'intègrais facilement des avancées des TJ qui ne sont pas de leur fait, et oui les TJ du béthel cotisent à la sécu mais on a quand même du les obliger, et oui en 1998 on peut maintenant voter blanc, mais cela date de quelques semaines, et oui j'allais dans ma famille le jour de noel, et l'on m'offrait des cadeaux que j'acceptais mais on supportait que je n'en fasse pas, tolérante la famille, hein? Et on peut se demander comment je me satisfaisais de cette situation: être au milieu de sa famille, recevoir des cadeaux, manger de la buche glacée mais prétendre et jurer devant Dieu qu'on ne fête pas Noël, hein ? j'étais gonflé, ce qui m'inquiète c'est que je ne percevais vraiment pas l'hypocrisie de mon attitude.
--Tjrecherches 7 mai 2006 à 17:40 (CEST)