Another Harvest Siftings Reviewed. (1918)
Autres actions
Another Harvest Siftings Reviewed est un document interne rédigé en août 1918 par un auteur anonyme se réclamant de la fidélité aux idéaux de Charles Taze Russell. Il s'inscrit dans la continuité des controverses internes qui secouent le mouvement des étudiants de la Bible après la mort de Russell, en réponse à une troisième vague de « criblages » (*Harvest Siftings*) visant à discréditer plusieurs membres influents du Pastoral Bible Institute.
Le cœur du document est une mise en parallèle systématique entre les agissements reprochés à Joseph Franklin Rutherford au sein de la Société Watch Tower et ceux attribués à un groupe de membres du comité désigné sous le nom de « le Groupe », composé des frères Hoskins, Margeson, Magee, Wright et Rockwell. L'auteur s'attache à démontrer que ces derniers ont reproduit, point par point, les méthodes de centralisation du pouvoir, de diffamation et d'exclusion qu'ils avaient eux-mêmes dénoncées chez Rutherford.
L'appel central du document est la convocation d'une convention générale chargée de diagnostiquer les troubles survenus lors de la convention d'Asbury Park de juillet 1918 et d'y apporter des remèdes, dans le but explicite de préserver les structures collectives établies par Russell contre toute tentative d'accaparement par une minorité dirigeante.
Analyse
Croyances
L'héritage de Russell comme critère de légitimité doctrinale
Le document articule l'intégralité de sa polémique autour de l'héritage théologique de Charles Taze Russell, désigné comme « ce serviteur » (that servant), dont l'interprétation de Matthieu 24:45-47 est invoquée comme étalon de légitimité pour toute décision organisationnelle et tout enseignement.[1] Cette invocation n'est pas neutre : dès 1917, la Watch Tower proclamait sans ambiguïté que Russell était « ce serviteur fidèle et avisé » nommé par Christ, identification reprise dans la préface de Le Mystère Accompli et réaffirmée aussi tard qu'en 1923.[2] En 1918, au moment de la rédaction de ce document, Russell est mort depuis moins de deux ans et cette doctrine est à son zénith : se réclamer de la charte, du testament et des écrits de Russell revient à se réclamer du seul canal reconnu par lequel le Seigneur dirigeait son peuple. L'accusation portée contre Rutherford et contre le « Groupe » est donc d'abord une accusation doctrinale : en s'écartant des dispositions laissées par Russell, ils trahiraient le mandat divin lui-même, et non seulement une personne.[3]
Le document pousse cette logique jusqu'à son terme lorsqu'il reproche à Rutherford d'avoir conféré au comité de rédaction de La Tour de Garde « un pouvoir supérieur à celui que "cet esclave" avait reçu du Seigneur », en excluant de la prédication toute doctrine non approuvée par ce comité.[4] Ce grief révèle une tension doctrinale réelle : si Russell était « ce serviteur » au sens individuel, aucun comité collectif ne peut légitimement hériter de son autorité d'interprétation — argument que les opposants à Rutherford manient comme une arme théologique, mais qui anticipe également la question que le mouvement ne résoudra qu'en 1927, lorsque la notion de « serviteur fidèle et avisé » sera redéfinie comme une « classe » collective englobant tous les chrétiens oints.[5]
L'autorité prophétique de Johnson comme fondement de la Convention Générale
La revendication de Paul Samuel Leo Johnson d'organiser la Convention Générale de septembre 1918 repose sur une prétention doctrinale précise : il se désigne lui-même comme « prophète », c'est-à-dire représentant du second ordre d'enseignants de l'Église, à qui reviendrait, depuis la mort de Russell, le droit de convoquer des assemblées générales et d'adresser des questions de foi à l'ensemble des fidèles.[6] Cette prétention est doctrinalement significative : elle implique que le mouvement des étudiants de la Bible, privé de son fondateur, n'est pas sans tête prophétique, mais que cette tête peut être occupée par un individu se réclamant d'un charisme reconnu. La résolution de l'Église de Philadelphie du 18 août 1918 avalise cette prétention en lui déléguant formellement l'organisation de la convention, après le refus du Comité.[7]
Ce faisant, le document pose une question doctrinale que les écrits de Russell eux-mêmes n'avaient pas tranchée avec netteté : qui, après la mort du « serviteur fidèle », est habilité à introduire de nouvelles vérités et à convoquer l'Église en assemblée ? La réponse de Johnson — les prophètes — est une solution de continuité qui préserve l'idée d'une direction spirituelle charismatique, distincte de l'autorité organisationnelle que Rutherford tentait d'exercer.[8] Les deux positions s'excluent mutuellement et le document prend clairement parti pour la légitimité charismatique contre la légitimité institutionnelle.
La liberté d'enseigner de nouvelles vérités contre le contrôle doctrinal
L'accusation centrale portée contre Rutherford d'abord, puis contre le « Groupe », concerne le droit d'introduire de nouvelles interprétations scripturaires — types, symboles, prophéties — sans l'approbation d'un comité. Le document dénonce comme une erreur doctrinale grave le fait d'imposer une résolution interdisant aux membres du comité d'enseigner quoi que ce soit de nouveau non présent dans les écrits de Russell ou non approuvé par ce comité.[9] Cette critique s'inscrit dans une conception de la « lumière progressive » qui était partagée par Russell lui-même : les publications de la Watch Tower affirmaient que les changements doctrinaux résultaient d'un processus de révélation progressive dans lequel Dieu révèle graduellement sa volonté par l'étude, l'esprit saint et la direction du Christ.[10]
L'ironie que relève implicitement le document est que Rutherford, en gelant la doctrine au niveau du septième volume des Études dans les Écritures et en soumettant tout nouvel enseignement à l'approbation du comité de rédaction, opère exactement l'inverse de ce processus : il clôt la révélation progressive au lieu de la laisser se déployer. Le même reproche est adressé au « Groupe » qui reproduit cette méthode au sein du Pastoral Bible Institute.[11] Le document cite les écrits de Russell sur l'admonestation pour montrer que même la correction fraternelle doit s'exercer avec discernement et ne saurait jamais impliquer qu'un comité s'arroge le rôle de juge de la « nourriture spirituelle opportune ».[12]
Le « premier coup sur le Jourdain » comme enjeu eschatologique
La notion de « premier coup sur le Jourdain » (first smiting of Jordan) occupe une place centrale dans les accusations doctrinales du document. Elle renvoie à une interprétation prophético-typologique de la traversée du Jourdain par les Israélites, que le document qualifie de « trompeuse » ou « fallacieuse » lorsqu'elle est mise en avant par le « Groupe » comme programme central du travail futur du comité.[13] Le grief est précis : le « Groupe » aurait accepté un programme concernant ce « premier coup du Jourdain » proposé par un frère dont les vues sur l'Apocalypse étaient jugées « fantaisistes et contraires à celles de "cet esclave" ».[14] La dimension eschatologique est donc double : non seulement la notion elle-même est contestée comme scripturalement infondée, mais son initiation sans discussion approfondie est présentée comme une usurpation d'autorité prophétique, dans la mesure où seul le « serviteur fidèle » — ou son successeur légitime — peut initier un tel acte symbolique.
Les figures typologiques d'Élie et Élisée comme terrain doctrinal disputé
Le document signale à plusieurs reprises que les enseignements de Johnson sur les figures prophétiques d'Élie et Élisée ont été supprimés à la fois par Rutherford et par le « Groupe ». En 1917, Rutherford avait qualifié les travaux de Johnson d'« absolument sans autorité » ; en février 1918, le « Groupe » adopta une résolution pour discréditer ces mêmes enseignements.[15] Ces figures prophétiques ont une portée eschatologique dans la tradition des étudiants de la Bible : leur application à des acteurs contemporains du mouvement implique un discernement sur qui remplit le rôle du précurseur et qui remplit celui du successeur investi d'un double esprit. Supprimer cet enseignement revient donc à nier une clé d'interprétation des événements présents, ce que le document présente comme une mutilation délibérée de la « vérité présente ».
La doctrine du « mauvais serviteur » comme marqueur identitaire
La suppression de la doctrine du « mauvais serviteur » (Evil Servant) par Rutherford puis par le « Groupe » constitue un grief doctrinal récurrent dans le document.[16] Cette doctrine, appliquée à un acteur interne au mouvement, sert de marqueur d'identification des adversaires spirituels : désigner quelqu'un comme « mauvais serviteur » au sens de la parabole de Matthieu 24:45-51 est une condamnation prophétique lourde, impliquant que cet acteur a trahi sa mission divine. Le fait que Rutherford et le « Groupe » cherchent à supprimer cet enseignement est interprété par le document non comme un souci d'unité, mais comme la preuve qu'ils en sont eux-mêmes les sujets — une logique circulaire mais doctrinalement cohérente dans le cadre typologique russellite.
L'identification typologique des Lévites de Merari comme lecture eschatologique du schisme
Le document propose une lecture eschatologique du conflit interne en identifiant les deux factions à des sous-branches de la tribu de Lévi : les Mahli et les Mushi, branches des Lévites de Merari mentionnés en Nombres 3:20,33, associés à la « Grande Foule » dans le volume VI des Études dans les Écritures de Russell.[17] Cette clé typologique confère au schisme une signification providentiellement voulue : la crise interne n'est pas un accident humain mais l'accomplissement d'un type scripturaire, ce qui place les deux factions dans un cadre eschatologique où leur rivalité est inscrite dans le plan divin. Cette lecture permet à l'auteur de présenter les événements de 1917-1918 non comme une querelle de personnes mais comme l'accomplissement d'un programme prévu par Dieu dans les Écritures hébraïques.
L'arbitrage de la « nourriture spirituelle » : l'Église ou le Seigneur
Le document formule un principe théologique précis : si un comité s'arroge le droit de déterminer ce qui constitue une « nourriture spirituelle opportune », il substitue l'autorité ecclésiastique collective à l'autorité divine, commettant ainsi une erreur doctrinale grave.[18] Ce principe est invoqué symétriquement contre Rutherford et contre le « Groupe » : les deux sont accusés d'avoir « fait de l'Église, et non du Seigneur, l'arbitre » de ce qui devait être enseigné.[19] La doctrine sous-jacente est celle de la médiation directe du Seigneur dans l'enseignement : le comité ou le comité de rédaction ne peuvent être que des instruments, jamais des juges. Le document cite Russell pour appuyer cette position, notamment les extraits du volume VI des Études dans les Écritures qui précisent que les anciens élus ne sont que des représentants de l'Église, non ses maîtres, et que l'Église elle-même n'est que la « représentante de Dieu », non son substitut.[20]
La discipline ecclésiale et ses limites théologiques
Les citations de Russell sur l'admonestation, la réprimande publique et l'exclusion, reproduites en conclusion du document, posent des balises théologiques claires sur l'exercice de la discipline au sein du corps ecclésial.[21] Russell y cite 1 Thessaloniciens 5:12-13 pour fonder l'autorité des anciens sur la reconnaissance de leurs œuvres et non sur leur simple élection, et précise que l'exclusion d'un membre ne peut être décidée que par la congrégation dans son ensemble, après les étapes prescrites. Ces citations sont mobilisées pour montrer que les exclusions et destitutions pratiquées par Rutherford d'abord, et par le « Groupe » ensuite, violent les principes théologiques les plus fondamentaux en matière de discipline ecclésiale : elles sont des actes d'autorité arbitraire déguisés en procédures légitimes, ce qui les rend doublement condamnables du point de vue doctrinal.
Le « tamisage » comme cadre eschatologique de la crise
Enfin, la notion de « tamisage » (sifting) est invoquée par le document pour conférer à la crise interne une signification eschatologique : il s'agit d'un processus divinement ordonné de séparation des classes spirituelles au sein de l'Église, non d'un simple conflit humain.[22] Cette notion, déjà présente dans les écrits de Russell — Johnson avait d'ailleurs, du vivant de Russell, publié des réflexions sur le criblage parmi les chrétiens avec l'aval du fondateur —[23] sert ici à interpréter la résistance des fidèles face aux manœuvres du « Groupe » lors de la convention d'Asbury Park comme une manifestation de la grâce divine : ceux qui refusent d'être manipulés sont des « Très Élus » que le tamisage révèle, tandis que ceux qui succombent à ces manœuvres s'en trouvent ipso facto disqualifiés spirituellement. Le tamisage transforme ainsi la sociologie d'un conflit institutionnel en théologie de l'élection.[24]
Organisation et histoire
Another Harvest Siftings Reviewed, daté du 22 août 1918, s'inscrit dans un contexte précis de fragmentation du mouvement des étudiants de la Bible à la suite de la mort de Charles Taze Russell en octobre 1916. La crise de succession qui suivit l'élection de Joseph Rutherford à la présidence de la Société Watch Tower en janvier 1917 provoqua une scission profonde : quatre des sept membres du conseil d'administration l'accusèrent de comportement autocratique, et Rutherford surmonta ce défi en obtenant un avis juridique contestant la validité de leur nomination.[25] La rupture qui s'ensuivit conduisit, dès 1918, à la formation de plusieurs groupes dissidents distincts, dont le Pastoral Bible Institute, le Laymen's Home Missionary Movement et la Stand Fast Bible Students Association.[26]
Le document analysé émane directement de ce contexte de fragmentation. Son auteur, Paul Samuel Leo Johnson, avait été envoyé en Angleterre par Russell peu avant la mort de celui-ci, muni de lettres lui conférant des « pouvoirs élargis » pour régler les problèmes de la filiale britannique. Rutherford, consolidant son autorité depuis les États-Unis, estima que Johnson outrepassait ses droits et exigea son retour, ce que Johnson refusa. Ce différend, qui opposait Johnson et plusieurs administrateurs à Rutherford, atteignit son apogée en 1918 par l'expulsion de Johnson et des administrateurs dissidents du Béthel.[27] C'est après cette expulsion que Johnson devint la figure centrale du mouvement dissident documenté dans cette publication.
La convention d'Asbury Park, tenue du 26 au 29 juillet 1918 au New Jersey, constitue l'événement déclencheur immédiat du document. Il s'agit de la première convention d'étudiants de la Bible organisée indépendamment de la Société Watch Tower.[28] C'est lors de cette convention qu'un nouveau comité chargé d'assurer une nourriture spirituelle aux fidèles fut constitué, et que les conflits internes documentés dans Another Harvest Siftings Reviewed éclatèrent au grand jour : tentative d'éviction de trois membres du comité naissant, manœuvres parlementaires, et réunion non annoncée des anciens et diacres organisée avant la session officielle.[29]
Le conflit interne au sein du comité issu d'Asbury Park opposait deux blocs distincts. D'un côté, Johnson, R. H. Hirsh et R. G. Jolly ; de l'autre, un groupe composé de Hoskins, Margeson, Rockwell, Magee et Wright, désigné collectivement comme « le Groupe » dans le document. Les accusations formulées par Johnson contre ce groupe structurent l'ensemble de la publication, qui s'attache à démontrer point par point que les méthodes du Groupe reproduisent celles employées par Rutherford en 1917 lors de la crise de la Société Watch Tower. Cette mise en parallèle chronologique — avec des dates concordantes (6 janvier, 20 janvier, et résolutions de février dans les deux années consécutives) — constitue le dispositif rhétorique central du document.[30]
La Résolution de l'Église de Philadelphie du 18 août 1918, reproduite intégralement dans le document, constitue un acte institutionnel formel directement lié à l'échec de la convention d'Asbury Park. Le Comité ayant décliné à l'unanimité une invitation à organiser une convention générale à Philadelphie, l'Église de Philadelphie délégua formellement à Johnson le pouvoir de convoquer et d'organiser cette réunion, prévue du 8 au 10 septembre 1918.[31] La résolution prévoyait explicitement le retrait de la communion sacerdotale à toute personne ou groupe tentant d'entraver les objectifs de la convention, et suggérait aux autres congrégations d'adopter la même posture.[32] Cette délégation d'autorité à Johnson reposait sur sa revendication d'un statut de « prophète » au sein de l'Église, fondée sur les écrits de Russell.
Quant au premier conseil d'administration du Pastoral Bible Institute tel qu'il fut constitué formellement lors de la convention de Providence en novembre 1918 — soit quelques semaines après la date de rédaction du document —, sa composition illustre la persistance des tensions documentées dans Another Harvest Siftings Reviewed : J. D. Wright (président), Ingram I. Margeson (vice-président), I. F. Hoskins (secrétaire), H. C. Rockwell, et F. H. McGee en faisaient tous partie, c'est-à-dire précisément les membres du « Groupe » dénoncés dans la publication.[33] Johnson, pour sa part, fonda le Laymen's Home Missionary Movement et publia deux magazines jusqu'à sa mort en 1950, le mouvement qu'il créa poursuivant ses activités depuis Chester Springs, en Pennsylvanie.[34]
Contenu
Introduction et appel à une convention générale
Ce document, daté du 22 août 1918 et adressé aux « Étudiants de la Bible associés »[35], est une lettre ouverte rédigée par un auteur non nommé, s'identifiant comme un frère loyal aux idéaux de Charles Taze Russell. Il y dénonce une troisième série de « moissons de criblage » (*Harvest Siftings*), c'est-à-dire des tentatives internes visant à discréditer et écarter des membres influents au sein du mouvement, dont lui-même. L'auteur affirme que ces attaques, similaires à celles subies précédemment par Russell et par lui-même, émanent de dirigeants cherchant à imposer leur autorité et à modifier les structures organisationnelles établies par Russell, notamment en s'éloignant des principes fondateurs du Pastoral Bible Institute et de la charte de la Société Watch Tower[36].
L'auteur souligne que ces conflits ont été exacerbés par des campagnes de « chuchotements » et de diffamations, suivies d'attaques publiques lors de la convention d'Asbury Park en juillet 1918. Il mentionne spécifiquement les frères Hoskins, Margeson, Magee, Wright et Rockwell, qu'il désigne collectivement comme le « Groupe », comme étant les principaux instigateurs de ces troubles. Selon lui, leurs actions visaient à évincer trois membres du comité du Pastoral Bible Institute (les frères Hirsh, Jolly et lui-même), à imposer une nouvelle société avec une charte différente de celle de Russell, et à organiser ce qu'il qualifie de « premier coup frauduleux sur le Jourdain » (*spurious first smiting of Jordan*), une référence à une interprétation symbolique de la traversée du Jourdain par les Israélites dans la Bible[37].
L'auteur exprime son profond regret d'avoir à utiliser des noms pour exposer ces faits, mais justifie cette démarche par la nécessité de clarifier les responsabilités et d'éviter des injustices envers ceux qui ne sont pas impliqués dans ces manœuvres. Il insiste sur le fait que ces révélations ne sont pas motivées par un désir de châtiment, mais par la nécessité d'éveiller la conscience de l'Église face aux dangers spirituels posés par ces agissements. Il appelle à une convention générale pour diagnostiquer ces problèmes et trouver des remèdes, en invoquant l'aide divine pour guider cette démarche[38].
Nécéssité d'une convention générale précoce
L'auteur insiste sur l'urgence de convoquer une convention générale pour examiner les troubles survenus lors de la convention d'Asbury Park en juillet 1918. Il explique que, bien qu'il aurait préféré ne pas rendre publics ces conflits, la gravité des actes commis et leur diffusion à grande échelle l'obligent à agir. Selon lui, les qualités négatives à l'origine de ces troubles (comme la soif de pouvoir, l'esprit de compromis, la calomnie, la partisanerie et l'arbitraire) ne se limitent pas aux membres du comité impliqués, mais sont répandues au sein du mouvement. Il cite comme preuve les nombreux signes de mécontentement divin, tels que le retrait des bénédictions spirituelles, et appelle à une assemblée pour identifier et corriger ces maux[39].
Il souligne que les méthodes employées par le « Groupe » (Hoskins, Margeson, Magee, Wright et Rockwell) pour évincer les frères Hirsh, Jolly et lui-même ressemblent étrangement à celles utilisées par Joseph Franklin Rutherford et ses partisans lors des conflits précédents au sein de la Société Watch Tower. Il mentionne notamment l'utilisation de la diffamation, des attaques publiques et des manœuvres politiques pour discréditer leurs opposants. L'auteur rappelle que, lors de la convention, le « Groupe » a tenté de dissoudre l'ancien comité et de faire élire un nouveau comité aligné sur leurs vues, mais que cette tentative a échoué en partie grâce à la résistance des participants, qui ont refusé d'être manipulés[40].
L'auteur justifie l'utilisation des noms des frères impliqués en expliquant que ces derniers ont eux-mêmes rendu publics leurs actes et leurs accusations lors de la convention. Il précise que son objectif n'est pas de nuire, mais de rétablir la vérité et d'éviter que des innocents, comme les frères Magee et Wright, ne soient injustement associés à ces manœuvres. Il insiste sur le fait que l'utilisation des noms est nécessaire pour clarifier les responsabilités et permettre à l'Église de prendre des mesures correctives[41].
Rutherfordisme dans la Société et dans le Comité
Cette section établit un parallèle détaillé entre les agissements de Joseph Franklin Rutherford au sein de la Société Watch Tower et ceux du « Groupe » au sein du comité du Pastoral Bible Institute. L'auteur affirme que les méthodes employées par le « Groupe » (Hoskins, Margeson, Magee, Wright et Rockwell) pour imposer leurs vues et écarter leurs opposants reproduisent fidèlement celles utilisées par Rutherford et ses partisans. Il souligne que cette similitude est d'autant plus troublante que certains membres du « Groupe » avaient précédemment dénoncé les agissements de Rutherford, ce qui, selon lui, aggrave leur responsabilité[42].
Pour illustrer ce parallèle, l'auteur présente une liste structurée en douze divisions, chacune comparant un aspect spécifique des agissements de Rutherford dans la Société Watch Tower avec ceux du « Groupe » dans le comité. Par exemple, il note que Rutherford a persisté à agir en dehors de ses prérogatives en tant que dirigeant de la Société, tout comme le « Groupe » a agi en dehors du mandat confié par la convention de Fort Pitt. Il mentionne également que Rutherford a tenté de supprimer certaines interprétations bibliques défendues par Russell, tout comme le « Groupe » a cherché à supprimer des interprétations telles que celle du « Mauvais Serviteur » (*Evil Servant*) ou des figures d'Élie et Élisée[43].
L'auteur souligne que cette comparaison révèle une centaine cinquante points de similitude entre les deux situations, ce qui, selon lui, prouve que certains membres du « Groupe » ont imité les erreurs de Rutherford malgré les avertissements que constituaient ses agissements. Il exprime sa tristesse face à cette chute et appelle les membres du mouvement à réfléchir sur ces parallèles pour éviter de répéter les mêmes erreurs[44].
Contenu
Rutherfordisme au sein de la Société
Accusations contre Joseph Rutherford
Ce document interne, publié en août 1918, présente une série d'accusations détaillées contre Joseph Franklin Rutherford, alors président de la Société Watch Tower, et contre certains membres du Comité de direction. Les critiques visent principalement des actions et des décisions prises par Rutherford, qualifiées de « Rutherfordisme », et comparées à des pratiques similaires reprochées à un groupe interne désigné comme « le Comité ».
Les accusations contre Rutherford sont structurées en cinq catégories principales. La première concerne des tentatives de centralisation du pouvoir. La publication affirme que Rutherford a cherché à fusionner le conseil d'administration de la Société Watch Tower avec celui de la *People’s Pulpit Association*« Il a tenté de » [45]. Il est également reproché à Rutherford d'avoir planifié des actions légales pour écarter la majorité du conseil d'administration et un membre spécifique, Paul Samuel Leo Johnson, du siège de Bethel« Frère Rutherford a planifié » [46]. Une autre accusation porte sur l'insistance de Rutherford à dissoudre la Société pour en faire une entité contrôlée par une seule personne, malgré les écrits, le testament et les statuts de Charles Taze Russell, qui en faisaient une organisation collective« dissoudre la Société » [47].
La deuxième catégorie d'accusations concerne des motifs erronés et malveillants attribués à Paul S.L. Johnson. La publication affirme que Johnson a été faussement accusé d'aspirer à contrôler le travail et le conseil d'administration, alors qu'il aurait au contraire encouragé Rutherford à prendre une position de leadership« Frère Johnson a été » [48]. Il est également reproché à Rutherford d'avoir accusé Johnson de chercher à diviser l'Église, alors que c'est Rutherford lui-même qui aurait provoqué cette division« diviser l'Église » [49].
La troisième catégorie traite des tentatives de suppression de la présentation de nouvelles interprétations bibliques au sein de l'Église, sauf si elles étaient approuvées par Rutherford. La publication affirme que Rutherford a imposé une résolution parmi les Pèlerins (missionnaires itinérants) pour interdire l'enseignement de toute pensée nouvelle non présente dans le volume VII des *Études dans les Écritures* ou non approuvée par lui, sous peine d'être considéré comme en désaccord avec l'organisation« Frère Rutherford a fait » [50]. Cette mesure aurait également été appliquée parmi les Anciens, où Rutherford aurait exigé que les enseignements soient soumis à des tests basés sur le septième volume et les politiques de la Société.
La quatrième catégorie aborde l'établissement de faux critères d'autorisation pour l'enseignement, ce qui aurait contribué à la division du conseil d'administration. Rutherford est accusé d'avoir insisté pour que rien ne soit enseigné en plus des écrits de Russell, sauf si les Églises l'avaient d'abord approuvé, faisant ainsi de l'Église, et non du Seigneur, l'arbitre de ce qui constituait une nourriture spirituelle opportune« Frère Rutherford a préconisé » [51]. Il aurait également soutenu que rien ne devait être enseigné sans son approbation personnelle, ou celle du Comité de rédaction, et que tout enseignement susceptible de provoquer des désaccords parmi les fidèles devait être évité, malgré l'admission que l'Église traversait une période de « tamisage » (sifting) destinée à séparer les différentes classes spirituelles.
La cinquième catégorie concerne les abus d'autorité et la gestion opaque des finances. Rutherford est accusé d'avoir signé des correspondances au nom de la Société en utilisant son propre nom, plutôt que celui de l'organisation« Frère Rutherford a signé » [52]. Il aurait également contracté des engagements financiers sans l'autorisation du conseil d'administration, utilisant des fonds privés dont il n'a pas informé le conseil, et aurait refusé de fournir des rapports financiers détaillés sur les recettes, les dépenses et les soldes« Frère Rutherford a donné » [53]. Rutherford est également accusé d'avoir boycotté le travail des Pèlerins pour les membres du conseil d'administration qui défendaient des principes bibliques dans ces affaires, et d'avoir interféré dans les affaires privées des congrégations, y compris en attaquant publiquement des frères éminents et en mentionnant leurs noms« Frère Rutherford a tenté » [54].
Rutherfordisme au sein du Comité
Accusations contre le Comité et ses membres
Cette section du document présente des accusations parallèles à celles portées contre Joseph Rutherford, mais cette fois dirigées contre un groupe de membres du Comité de direction, avec une attention particulière portée sur un frère nommé Hoskins. Les critiques visent des actions et des décisions prises par ce groupe, qualifiées de « Rutherfordisme au sein du Comité ».
La première catégorie d'accusations concerne des tentatives de reprise de contrôle de la Société Watch Tower après la condamnation de ses dirigeants en 1918. La publication affirme que les frères Hoskins et Rockwell ont introduit un plan visant à effectuer des démarches pour une réunification avec la Société, peu après la condamnation des dirigeants« Les frères Hoskins et » [55]. Ces deux frères auraient également planifié des actions légales, par l'intermédiaire d'un cabinet d'avocats spécialisés dans les sociétés new-yorkaises, pour reprendre le contrôle de la Société. Par ailleurs, certains membres du groupe et leurs partisans auraient préconisé la publication d'un premier numéro de périodique présentant une « première frappe trompeuse du Jourdain » comme élément central du travail futur du Comité, une démarche qualifiée de fallacieuse.
La deuxième catégorie aborde des accusations de motifs erronés et malveillants portées contre Paul S.L. Johnson. La publication affirme que Johnson a été faussement accusé d'aspirer à contrôler le travail et le Comité, alors qu'il aurait au contraire encouragé d'autres frères à prendre des responsabilités et se serait opposé à sa propre élection à un poste officiel« Frère Johnson a été » [56]. Il est également reproché à certains membres du groupe d'avoir accusé Johnson de chercher à diviser l'Église, alors que ce sont eux qui auraient provoqué cette division.
La troisième catégorie traite des tentatives de suppression de la présentation de nouvelles interprétations bibliques au sein de l'Église, sauf si elles étaient approuvées par le groupe. La publication affirme qu'une résolution du Comité a interdit aux membres du Comité d'enseigner quoi que ce soit de nouveau, en particulier sur les types, les symboles et les prophéties, sauf si ces enseignements étaient déjà exposés dans les écrits de Russell ou approuvés par le Comité, sous peine d'être considéré comme en désaccord avec le Comité« Cela a été fait » [57]. En accord avec cette résolution, Hoskins aurait créé un sentiment parmi certains Anciens d'une des plus grandes congrégations, conduisant à la présentation de résolutions visant à empêcher la diffusion de nouvelles pensées non censurées, résolutions que la congrégation aurait sagement rejetées.
La quatrième catégorie concerne l'établissement de faux critères d'autorisation pour l'enseignement, ce qui aurait contribué à la division du Comité. Le groupe est accusé d'avoir préconisé que rien ne soit enseigné en plus des écrits de Russell, sauf si les congrégations l'avaient d'abord approuvé, faisant ainsi de l'Église, et non du Seigneur, l'arbitre de ce qui constituait une nourriture spirituelle opportune« Le groupe a préconisé » [58]. Le groupe aurait également soutenu que rien ne devait être enseigné sans l'approbation du Comité ou du Comité de rédaction, et que tout enseignement susceptible de provoquer des désaccords parmi les fidèles devait être évité, malgré l'admission que l'Église traversait une période de « tamisage » destinée à séparer les différentes classes spirituelles.
La cinquième catégorie aborde les abus d'autorité et la gestion opaque des finances par le groupe et Hoskins en particulier. Hoskins est accusé d'avoir signé des correspondances au nom du Comité en utilisant son propre nom, plutôt que celui du Comité« Frère Hoskins a signé » [59]. Il aurait également loué et partiellement meublé un bureau pour les activités du Comité, en utilisant apparemment des fonds privés dont il n'a pas informé le Comité, et aurait accepté des dons qu'il a gardés comme fonds privés, séparés des fonds du Comité. Hoskins est également accusé de ne pas avoir fourni de rapports financiers détaillés sur les recettes, les dépenses et les soldes, malgré les demandes répétées du Comité. Il aurait également insisté pour que le téléphone du Comité soit enregistré à son nom et aurait payé pour des travaux non autorisés par le Comité. Enfin, Hoskins est accusé d'avoir interféré dans les affaires d'une congrégation, d'avoir attaqué publiquement des frères éminents en mentionnant leurs noms, et d'avoir utilisé son poste pour se faire une place au sein de l'Église« Frère Hoskins semble » [60].
Rutherfordisme au sein de la Société
Utilisation abusive des fonds de la Société
La publication détaille les dépenses jugées excessives engagées par Joseph Franklin Rutherford et certains de ses partisans. Il est reproché à Rutherford d’avoir utilisé les contributions financières de la Société pour loger ses alliés dans des hôtels de luxe, notamment lors de conventions. Ces dépenses, estimées disproportionnées, auraient servi à consolider son influence au sein de l’organisation[61].
Tentative de domination sur l’héritage de Dieu
Ce passage accuse Rutherford de chercher à exercer un contrôle autoritaire sur l’héritage spirituel des fidèles, au détriment de la cohésion interne de l’ancien conseil d’administration de la Société.
1. Il lui est reproché d’avoir tenté d’empêcher la discussion de sujets scripturaires jugés opportuns au sein de l’Église[62]. 2. Rutherford est également critiqué pour avoir retardé la publication d’un volume révisé (Volume VII) en ignorant les droits du conseil d’administration et les besoins de la congrégation[63]. 3. Il est accusé de vouloir concentrer entre ses mains l’ensemble des pouvoirs décisionnels de la Société, s’arrogeant ainsi le droit d’introduire des changements doctrinaux ou organisationnels sans consultation[64]. 4. La publication affirme que Rutherford a cherché à conférer au comité de rédaction de La Tour de Garde un pouvoir supérieur à celui que le Seigneur aurait accordé à « cet esclave », notamment en excluant toute doctrine non approuvée par ce comité[65]. 5. En interdisant l’enseignement de sujets non validés par le comité de rédaction, Rutherford se serait attribué un pouvoir dépassant celui que « cet esclave » avait reçu de Dieu[66]. 6. Enfin, il est reproché à Rutherford d’avoir privé l’Église des services de pèlerins fidèles, limitant ainsi leur influence spirituelle[67].
Obstruction aux décisions majoritaires du conseil
Ce segment décrit les tentatives de Rutherford pour bloquer l’exécution des décisions prises par la majorité du conseil d’administration, provoquant des tensions internes.
1. Avec l’aide de William E. Van Amburgh et Alexander Hugh Macmillan, Rutherford aurait cherché à empêcher la publication d’une réponse défendant la majorité du conseil contre leur éviction, ainsi que la diffusion d’une lettre circulaire adressée aux secrétaires de classe[68]. 2. Ces mêmes alliés auraient également tenté de bloquer la distribution de cette réponse, malgré l’approbation de la majorité du comité et du comité de la convention[69]. 3. Rutherford et ses partisans sont accusés d’avoir discrédité publiquement la majorité du conseil, ainsi que leur réponse, dans le but de saper leur légitimité[70].
Discrédit des frères fidèles
Ce paragraphe dénonce les campagnes de diffamation menées par Rutherford et ses partisans contre des frères éminents refusant de cautionner leurs méthodes.
1. L’un de ces frères est présenté comme un spéculateur insensé sur les types, symboles et prophéties, et accusé d’aspirer à une direction démesurée[71]. 2. Certains membres du conseil d’administration sont faussement décrits comme étant sous son influence[72]. 3. Ces frères et lui-même sont accusés à tort d’entraver le travail de l’Église[73]. 4. Ils sont également faussement accusés de diviser la congrégation[74]. 5. Enfin, ils sont présentés comme prônant des enseignements scripturaires radicaux, sans fondement réel[75].
Rutherfordisme au sein du Comité
Imposition de programmes préétablis
Ce passage critique les méthodes de certains membres du comité, accusés d’imposer des programmes rigides sans consultation.
1. Robert Hoskins est notamment visé pour avoir tenté de faire adopter des décisions préétablies par le comité, sans tenir compte des avis divergents[76]. 2. Il est également reproché à Hoskins d’avoir manipulé les procès-verbaux du comité pour favoriser ses propres projets, contrairement aux intentions initiales de la majorité[77].
Dépenses excessives lors de conventions
Ce paragraphe dénonce les dépenses jugées excessives engagées par Hoskins lors d’une convention, où il aurait logé ses partisans dans des hôtels coûteux, à raison de six dollars par jour et par personne[78].
Tentative de domination sur l’héritage spirituel
Ce segment accuse un groupe au sein du comité d’avoir cherché à dominer l’héritage spirituel des fidèles, provoquant des divisions internes.
1. Ce groupe aurait tenté d’empêcher la discussion de sujets scripturaires jugés opportuns au sein de l’Église[79]. 2. Hoskins, Margeson et Rockwell sont accusés d’avoir retardé la publication du Bible Standard en ignorant les droits de la majorité du comité et les besoins de la congrégation[80]. 3. Le groupe est également critiqué pour avoir cherché à concentrer entre ses mains l’ensemble des pouvoirs décisionnels du comité, s’arrogeant ainsi le droit d’introduire des changements doctrinaux ou organisationnels sans consultation[81]. 4. Ils sont accusés d’avoir voulu conférer au comité de rédaction du Bible Standard un pouvoir supérieur à celui que « cet esclave » avait reçu de Dieu, notamment en excluant toute doctrine non approuvée par ce comité[82]. 5. En interdisant l’enseignement de sujets non validés par le comité, ce groupe se serait attribué un pouvoir dépassant celui que « cet esclave » avait reçu de Dieu[83]. 6. Enfin, ils sont accusés d’avoir privé l’Église des services de pèlerins fidèles, limitant ainsi leur influence spirituelle[84].
Obstruction aux décisions majoritaires du comité
Ce passage décrit les tentatives de certains membres du comité pour bloquer l’exécution des décisions prises par la majorité.
1. Hoskins, Margeson et Rockwell auraient cherché à empêcher la publication du Bible Standard avant la convention d’Asbury Park, malgré le vote favorable de quatre membres du comité[85]. 2. Ces mêmes frères auraient également tenté de bloquer la distribution du Bible Standard lors de la convention, malgré l’approbation de la majorité du comité et du comité de la convention[86]. 3. Ils sont accusés d’avoir discrédité publiquement la majorité du comité, ainsi que le Bible Standard, dans le but de saper leur légitimité[87].
Discrédit des frères fidèles au sein du comité
Ce paragraphe dénonce les campagnes de diffamation menées par certains membres du groupe et leurs partisans contre des frères éminents refusant de cautionner leurs méthodes.
1. L’un de ces frères est présenté comme un spéculateur insensé sur les types, symboles et prophéties, et accusé d’aspirer à une direction démesurée[88]. 2. Certains membres du comité sont faussement décrits comme étant sous son influence[89]. 3. Ces frères et lui-même sont accusés à tort d’entraver le travail de l’Église[90]. 4. Ils sont également faussement accusés de diviser la congrégation[91]. 5. Enfin, ils sont présentés comme prônant des enseignements scripturaires radicaux, sans fondement réel[92]. 6. Sans preuve, l’un des trois frères est régulièrement accusé de vouloir dominer l’héritage spirituel des fidèles[93]. 7. Des informations confidentielles partagées par l’un des trois frères sont divulguées publiquement, trahissant ainsi sa confiance[94].
Imposition de décisions sans discussion
Ce passage critique les tentatives du groupe pour imposer des décisions sans débat lors de la convention d’Asbury Park en juillet 1918, provoquant des divisions au sein du comité.
1. Le groupe aurait accepté un programme controversé concernant un premier « smiting of Jordan » (frappe du Jourdain), proposé par un frère dont les vues sur l’Apocalypse et d’autres sujets étaient jugées fantaisistes et contraires à celles de « cet esclave »[95]. 2. Partant d’une interprétation erronée selon laquelle « cet esclave » aurait clairement enseigné une future première frappe du Jourdain, le groupe aurait tenté d’engager la convention dans cette voie sans discussion approfondie[96]. 3. Ils auraient utilisé des manœuvres parlementaires et d’autres méthodes contestables pour éviter de débattre des questions fondamentales liées à leur plan[97]. 4. Enfin, le groupe aurait recouru à des méthodes de clôture pour empêcher une discussion suffisante de leur programme lors de la convention[98].
Modification de la charte de « cet esclave »
Ce paragraphe accuse le groupe d’avoir prôné la modification de certaines clauses de la charte établie par « cet esclave », tout en en ajoutant d’autres, provoquant ainsi des divisions au sein du comité.
1. Ils auraient demandé qu’aucun actionnaire ne soit inclus dans la nouvelle société proposée[99]. 2. Ils auraient plaidé pour que les administrateurs soient élus par les abonnés du Bible Standard[100]. 3. Le groupe aurait également soutenu que les dirigeants soient élus par les administrateurs[101]. 4. Ils auraient souhaité que les administrateurs soient élus annuellement, contrairement aux dispositions initiales de « cet esclave »[102]. 5. Dans un document intitulé Facts for Shareholders, le groupe aurait exprimé le plus grand respect pour la charte de « cet esclave », la qualifiant de d’origine divine[103]. 6. Ils auraient été maintes fois exhortés à ne pas promouvoir ces changements, jugés déloyaux envers la charte de « cet esclave »[104]. 7. Ils auraient été avertis que ces modifications donneraient aux personnes réfléchies de bonnes raisons de craindre que leur éloge publié de la charte ne soit perçu comme insincère et intéressé[105].
Convention dirigée de manière autoritaire
Ce passage décrit une convention organisée du 26 au 28 juillet 1918, présentée comme étant entièrement contrôlée par le groupe pour servir ses intérêts.
1. Le groupe aurait annoncé son plan à l’avance[106]. 2. Ils auraient mis en œuvre une grande partie de leur plan, mais auraient été empêchés de le réaliser entièrement en raison de l’éveil de certains participants, initialement non informés, sur leurs méthodes et objectifs[107]. 3. L’un des objectifs avoués de la convention était de destituer les trois membres du comité qui s’opposaient à leurs projets jugés non scripturaires et dangereux[108]. 4. Une campagne « politique » à grande échelle aurait été menée pour créer un sentiment général contre Paul Samuel Leo Johnson et les trois membres du comité visés, afin de faciliter leur éviction[109]. 5. Le groupe aurait instrumentalisé un frère absent, Menta Sturgeon, en utilisant ses opinions devant la convention pour discréditer les trois membres du comité rejetés[110]. 6. Au moins un frère aurait agi comme porte-parole du groupe, présentant des motions accompagnées de remarques parfois mensongères pour faire avancer leur plan préétabli[111]. 7. Dans leurs discours, certains membres du groupe et leurs partisans auraient cherché à saper la réputation des frères qui leur étaient opposés auprès des participants à la convention[112]. 8. Une réunion spéciale des anciens et diacres, non annoncée au programme, aurait été organisée avant la réunion officielle des affaires de la convention. Cette réunion aurait visé à mobiliser les anciens et diacres en faveur du plan du groupe pour la session de travail suivante[113].
Rutherfordisme dans la Société
Cette section compare les actions de Joseph Rutherford et de ses partisans au sein de la Société Watch Tower avec celles d’un groupe de quatre membres du Comité de rédaction (désigné comme « le Groupe ») lors de l’assemblée d’Asbury Park en 1918. L’analyse repose sur une série de 46 points parallèles, mettant en lumière des méthodes et des dynamiques similaires entre les deux situations, bien qu’elles se soient produites à un an d’intervalle. Voici les principaux éléments abordés :
Les paragraphes 9 à 12 décrivent comment des déclarations mensongères ont été utilisées pour justifier des changements de pouvoir. Dans le cas de Rutherford, il est affirmé qu’il aurait légalement comblé quatre postes vacants au sein du Conseil d’administration de la Société, tandis que pour le Groupe, il est prétendu que le Comité de rédaction aurait reçu pour instruction de conserver ses pouvoirs jusqu’à la prochaine convention. Ces affirmations ont servi à légitimer des actions perçues comme des usurpations par les opposants, notamment Paul Johnson, qui proteste formellement contre ces procédures, arguant qu’elles violent les statuts de la Société et les décisions de l’assemblée de Fort Pitt en 1917[114].
Les points 13 à 18 détaillent les pressions exercées pour obtenir la démission des administrateurs ou des membres du Comité. Les deux groupes (Rutherford et le Groupe) ont insisté pour que les opposants renoncent à leurs pouvoirs sans discussion approfondie, sous la menace d’une destitution par vote. Par exemple, Rutherford et ses partisans ont exigé que les quatre administrateurs cèdent leurs droits, conférés par le testament de Charles Taze Russell, à une assemblée contrôlée par Rutherford. De même, le Groupe a imposé aux trois membres du Comité de démissionner sous la pression d’une convention dominée par leurs opposants[115].
Les paragraphes 19 à 27 révèlent les conséquences de ces manœuvres. Les administrateurs ou membres du Comité visés, conscients d’être « marqués pour l’abattage », finissent par céder sous la contrainte, permettant ainsi l’élection de nouveaux dirigeants favorables aux plans de Rutherford ou du Groupe. Dans les deux cas, les opposants initiaux ne sont pas réélus, et les nouveaux élus sont majoritairement des partisans des changements imposés. Par exemple, Rutherford et ses soutiens ont élu six nouveaux administrateurs, tandis que le Groupe a fait de même pour le Comité, avec une seule exception possible[116].
Les points 28 à 38 soulignent les tactiques employées pour consolider le pouvoir. Rutherford et le Groupe ont tous deux cherché à diviser leurs opposants, en tentant par exemple de séparer Andrew Pierson des autres administrateurs ou Robert Hirsh des autres membres du Comité. Les présidents des assemblées (Rutherford pour la Société et le président du Groupe pour le Comité) ont systématiquement favorisé leurs plans, allant jusqu’à empêcher toute discussion sur des questions cruciales. Ces méthodes ont transformé ce qui aurait dû être une célébration spirituelle en une convention conflictuelle, créant une atmosphère de division et de méfiance au sein de la communauté[117].
Les paragraphes 39 à 46 abordent les répercussions de ces actions sur l’organisation et la communauté. Les deux groupes sont accusés d’avoir semé la division, affaibli la confiance des fidèles, et compromis le travail réel de la Société ou du Comité. Leurs actions ont également suscité des appels à une convention indépendante pour examiner leurs actes et les conditions au sein de l’Église. Cependant, ni Rutherford ni le Groupe n’ont accédé à ces demandes, invoquant des raisons pratiques pour éviter une enquête approfondie. Par exemple, Rutherford a refusé de convoquer une assemblée extraordinaire des actionnaires, tandis que le Comité a rejeté la demande d’une convention générale à Philadelphie, arguant que la ville était trop éloignée et que le travail était trop important[118].
Parallèles entre les deux groupes
Cette section établit un parallèle frappant entre les actions de Rutherford et celles du Groupe, soulignant que leurs méthodes et leurs erreurs sont quasi identiques, bien qu’elles se soient produites à un an d’intervalle. L’auteur suggère que ces similitudes pourraient avoir une signification symbolique, en les reliant aux Lévites de Merari mentionnés dans la Bible. Selon cette interprétation, les partisans de Rutherford pourraient représenter les Mahli, une branche des Lévites de Merari, tandis que le Groupe et ses soutiens pourraient incarner les Mushi, une autre branche. Cette analyse s’appuie sur des références aux écrits de Russell, notamment le volume VI des Études dans les Écritures, où ces groupes sont associés à la « Grande Foule » (Nombres 3:20,33)[119].
Les points 1 à 5 détaillent les étapes précises de la prise de pouvoir par Rutherford et le Groupe, montrant des similitudes chronologiques et méthodologiques. Par exemple, Rutherford a été élu grâce à l’adoption de ses statuts le 6 janvier 1917, tandis que le Groupe a été formé par une résolution similaire le 6 janvier 1918. Dans les deux cas, les pouvoirs ont été définis peu après, le 20 janvier de chaque année. De plus, les deux groupes ont réagi de manière similaire aux critiques internes : Rutherford a qualifié les travaux de Paul Johnson d’« absolument sans autorité » en février 1917, tandis que le Groupe a adopté une résolution en février 1918 pour discréditer les enseignements de Johnson sur des sujets comme le « mauvais serviteur », Élie et Élisée[120].
Contenu
Rutherfordisme dans la Société
Rutherfordisme dans la Société et dans le Comité
Ce tableau comparatif présente une série de parallèles entre les actions de Joseph Franklin Rutherford et de ses partisans au sein de la Société Watch Tower en 1917, et celles de certains membres du Comité de l'Institut Biblique Pastoral et de l'Institut Biblique Pastoral en 1918. L'objectif est de démontrer des similitudes dans les méthodes employées pour marginaliser ou exclure des figures opposées, notamment Paul Samuel Leo Johnson, décrit comme un acteur clé dans les deux contextes[121].
Les points de comparaison incluent des accusations de comportement « absolument sans autorité », des campagnes de diffamation, des tentatives d'exclusion des instances dirigeantes, et l'utilisation de résolutions ou de réunions pour discréditer les opposants. Par exemple, en 1917, Leo K. Greenlees (mentionné sous le nom de "Brother Hemery") est présenté comme un relais des directives de Rutherford pour surveiller et discréditer Johnson, tandis qu'en 1918, Menta Sturgeon et ses partisans adoptent des tactiques similaires au sein du Comité[122].
Les parallèles soulignent également des manœuvres pour contrôler les instances décisionnelles, comme la nomination de nouveaux membres au Conseil d'administration en 1917 pour bloquer les opposants, ou la tentative de former un nouveau Comité éditorial en 1918 sans l'autorisation de la Convention. Ces actions sont décrites comme des tentatives de consolidation du pouvoir et d'élimination des voix dissidentes[123].
Rutherfordisme dans le Comité
Ce volet du tableau met en lumière les actions menées en 1918 par certains membres du Comité de l'Institut Biblique Pastoral, notamment Menta Sturgeon et ses partisans, pour exclure Paul Samuel Leo Johnson et d'autres figures opposées. Les méthodes employées incluent la diffusion de documents diffamatoires, des attaques publiques lors de réunions, et des résolutions visant à discréditer les enseignements de Johnson, en particulier ses discours sur les figures bibliques d'Élie et Élisée[124].
Le document souligne que ces actions sont présentées comme des tentatives de boycott et de marginalisation, similaires à celles observées en 1917 sous la direction de Rutherford. Par exemple, en 1918, une résolution est envoyée à l'Église de Philadelphie pour suggérer que Johnson et d'autres membres du Comité les « déforment », une tactique décrite comme une campagne de désinformation[125].
Convention Générale
Convention Générale à Philadelphie
Cette section annonce la tenue d'une Convention Générale à Philadelphie, prévue du 8 au 10 septembre 1918. L'initiative émane de Paul Samuel Leo Johnson, qui justifie sa légitimité à organiser cet événement en invoquant son rôle de « prophète » au sein de l'Église, une fonction qu'il associe à celle de « serviteur » mentionnée dans les écrits de Charles Taze Russell[126].
Johnson explique que, bien qu'une église locale ne puisse pas organiser une Convention Générale, cette prérogative revient aux prophètes de l'Église, conformément aux enseignements bibliques. Il souligne que, depuis la mort de Russell, seuls les prophètes (deuxième ordre d'enseignants dans l'Église) ont l'autorité pour convoquer une telle réunion et adresser des questions de foi et de pratique à l'ensemble des fidèles[127].
La Convention est présentée comme une réponse à la crise interne au sein de l'Église, avec pour objectifs principaux de « festoyer spirituellement », d'enquêter sur les troubles en cours et de proposer des solutions. Johnson insiste sur la nécessité d'une participation sobre et réfléchie, excluant toute personne susceptible de perturber ou d'entraver les discussions. Il appelle à la prière, à l'humilité et à la coopération pour éviter que la Convention ne soit « manipulée »[128].
Les matinées de la Convention seront consacrées à des discours, tandis que les après-midis et soirées seront dédiés à l'examen des difficultés internes et à la recherche de remèdes. Johnson précise que les communications concernant les logements et autres arrangements pratiques doivent être adressées à B. M. Kittinger, à Philadelphie[129].
Résolution de l'Église de Philadelphie
La publication reproduit une résolution adoptée par l'Église de Philadelphie le 18 août 1918, adressant une crise interne liée au Comité de l'Institut Biblique Pastoral et à d'autres difficultés menaçant une division au sein du mouvement des Étudiants de la Bible[130]. Cette résolution exprime plusieurs points clés :
L'Église de Philadelphie avait invité le Comité de l'Institut Biblique Pastoral à organiser une convention générale de trois jours à Philadelphie, du 8 au 10 septembre 1918, invitation que le Comité a déclinée à l'unanimité[131]. Face à l'urgence de résoudre les difficultés internes, l'Église décide de demander au frère pèlerin Paul S. L. Johnson de convoquer et d'organiser cette convention, non seulement pour offrir des enseignements spirituels, mais surtout pour enquêter et proposer des solutions aux problèmes mentionnés[132].
L'Église de Philadelphie s'engage à prier et à coopérer pour la réussite de cette convention et invite les frères partout à faire de même[133]. Elle annonce également qu'elle retirera toute communion sacerdotale à toute personne ou groupe tentant d'entraver, de détourner ou de s'opposer aux objectifs de cette convention. Si une telle personne occupe une fonction au sein de l'Église, son poste sera déclaré vacant, et l'Église suggère fraternellement aux autres congrégations de suivre cet exemple[134].
Cette résolution est signée au nom de l'Église de Philadelphie.
Témoignages
La publication inclut des lettres de frères ayant lu le manuscrit de Another Harvest Siftings Reviewed et ayant partagé leurs impressions. Deux témoignages sont présentés :
Le premier est une lettre de R. H. Hirsh, qui affirme que le manuscrit ne contient aucune exagération ni représentation erronée des faits, mais plutôt une sous-estimation des problèmes[135]. Il souligne que les accusations publiques portées par certains frères, notamment lors de la récente convention d'Asbury Park, justifient la publication de cette revue pour permettre aux fidèles de juger par eux-mêmes[136]. Hirsh exprime sa loyauté envers le Seigneur, la vérité et les frères, estimant que la diffusion de ces informations est nécessaire.
Le second témoignage est une lettre de R. G. Jolly, qui exprime son admiration pour le travail de Paul S. L. Johnson dans la défense du "Petit Troupeau" du Seigneur et de la vérité[137]. Jolly mentionne que de nombreux parallèles entre les événements actuels et ceux survenus un an plus tôt rendent impossible de tromper les "Très Élus" concernant cette nouvelle épreuve au sein de l'Église[138]. Il souligne également que le Comité actuel, à quelques exceptions près, refuse de se nourrir de la vérité présente et n'est donc pas en mesure de nourrir le troupeau. Jolly approuve entièrement le contenu du manuscrit et remercie Johnson pour son travail désintéressé.
Un post-scriptum invite les lecteurs à distribuer des exemplaires supplémentaires de la publication aux amis intéressés et à envoyer les noms et adresses de ceux qui souhaiteraient recevoir un exemplaire gratuitement, tant que les moyens le permettent[139].
Le point de vue de "Ce Serviteur" justifie la démarche de Frère Johnson
Cette section cite des extraits des écrits de Charles Taze Russell, désigné comme "Ce Serviteur", pour justifier la démarche de Paul S. L. Johnson dans la publication de Another Harvest Siftings Reviewed.
Le premier extrait, tiré du Manna Comment du 14 juillet, souligne que, du point de vue d'un chrétien avancé, la haine équivaut à un meurtre, la calomnie à un assassinat, et la destruction de la réputation d'autrui à un vol[140]. Ces actes, lorsqu'ils sont commis au sein de l'Église parmi les fidèles de Dieu, sont considérés comme doublement mauvais. La seule exception à la règle "Ne dites du mal de personne" survient lorsqu'il est absolument nécessaire de révéler un mal pour protéger d'autres personnes qui pourraient en souffrir[141].
Le second extrait, tiré du volume VI des Études dans les Écritures, aborde la question de l'admonestation au sein de l'Église[142]. Russell explique que l'admonestation est une tâche délicate et que peu de personnes possèdent le talent nécessaire pour la mener à bien. Il souligne que les anciens, élus par les congrégations, sont chargés de maintenir l'ordre et d'admonester les indisciplinés avec sagesse, bienveillance et fermeté[143]. Russell cite 1 Thessaloniciens 5:12-13 pour appuyer cette idée, exhortant les frères à reconnaître ceux qui travaillent parmi eux, à les estimer très hautement en amour pour leur œuvre, et à vivre en paix entre eux.
Russell précise que si les anciens sont choisis avec sagesse divine, ils doivent être reconnus pour leur maturité spirituelle et leurs œuvres[144]. Il ajoute que les membres de la congrégation ne doivent pas se substituer aux anciens pour admonester ou réprimander, car cela relève de la responsabilité des anciens élus. L'exclusion d'un membre ne peut être décidée que par la congrégation dans son ensemble, après avoir suivi les étapes nécessaires pour tenter de ramener le frère égaré[145].
Enfin, Russell explique que même une réprimande publique, bien que nécessaire dans certains cas, doit être faite avec amour et dans l'espoir de corriger et de restaurer le frère fautif, et non pour le rejeter[146]. Il rappelle que les anciens ne peuvent pas exclure un membre de la congrégation, cette décision relevant uniquement de l'Église dans son ensemble, après un examen complet du cas. L'Église, en tant que corps des consacrés du Seigneur, est la représentante ultime de Dieu, et les anciens ne sont que ses représentants désignés[147].
Illustrations du numéro
Références
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