Consolation du 21 août 1940
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| Consolation du 21 août 1940 | |
|---|---|
| Revue | Consolation |
| Date | 1940 |
| Année | 1940 |
| Éditeur | Watch Tower Bible and Tract Society |
Ce numéro est dominé par un vaste article en deux parties intitulé « Gouvernements religieux contre la Théocratie », qui constitue l'essentiel du contenu rédactionnel. L'argumentation centrale consiste à démontrer, pays par pays, que les grandes religions institutionnelles — catholique en tête — sont inextricablement liées aux régimes autoritaires et aux intérêts financiers qui ont conduit à la Seconde Guerre mondiale, en opposition radicale à ce que la publication définit comme la gouvernance théocratique de Dieu.
La publication adopte un registre délibérément accusatoire à l'égard des institutions ecclésiastiques, des marchands d'armes et des milieux financiers, présentant leur complicité comme une réalité documentée et chiffrée. L'Espagne, l'Italie, le Japon et la Grèce sont tour à tour examinés à travers ce prisme, les violences de la guerre civile espagnole et la conquête de l'Éthiopie occupant une place particulièrement développée.
Analyse
Croyances
La théocratie, présentée dans ce numéro comme l'unique alternative aux gouvernements humains corrompus, constitue bien davantage qu'un slogan rhétorique : elle désigne un système de gouvernement divin dont l'établissement imminent est décrit comme la résolution providentielle de tous les conflits humains. Ce cadre théologique structure l'ensemble du numéro, depuis le premier article sur les gouvernements religieux jusqu'aux conclusions tirées des rubriques sur la Grèce, la Lituanie et l'Espagne franquiste, chaque fois qu'un régime autoritaire est décrit comme la preuve de l'échec définitif des gouvernements humains.[1] La théocratie rutherfordienne repose sur une distinction radicale entre « religion » — terme englobant toutes les confessions institutionnelles, catholiques, protestantes et non chrétiennes — et « christianisme véritable », incarné exclusivement par les proclamateurs du Royaume. Cette distinction, rendue célèbre par le slogan « La Tour de Garde — annonçant la Théocratie » affiché sur les sacs de magazines des proclamateurs cubains, synthétise une doctrine qui fait de l'appartenance au mouvement la condition nécessaire du salut.
La doctrine eschatologique de 1914 constitue le fondement sur lequel repose l'ensemble de l'interprétation prophétique du numéro. Les articles sur les persécutions et les événements de la Seconde Guerre mondiale y sont systématiquement rattachés à l'idée d'une guerre céleste déclenchée en 1914, aboutissant à l'expulsion de Satan du ciel et à sa relégation sur la terre, conformément à Apocalypse 12:12.[2] Cette doctrine, adoptée par Rutherford en rupture avec l'eschatologie de Charles Taze Russell, qui attendait pour 1914 l'établissement terrestre du Royaume et la fin des gouvernements humains,[3] fait désormais de cette date le début d'une période de tribulation, et non sa conclusion. Le calcul sous-jacent, issu de l'interprétation des « temps des Gentils » comme une période de 2 520 ans courant de 607 av. n.è. à 1914, appartient à une longue tradition d'herméneutique prophétique qui précède largement le mouvement, Edward B. Elliott ayant proposé cette même date dès 1844.[4]
Le thème de Satan comme agent actif derrière les régimes totalitaires dépasse, dans ce numéro, le simple commentaire politique. La rubrique sur les commentaires britanniques situe explicitement la capitulation du roi des Belges, la trahison française et les offensives de Hitler dans le cadre d'Apocalypse 12:12, interprétant ces événements comme autant de manifestations de la fureur d'un diable « sachant qu'il a peu de temps ».[5] Cette clé de lecture, appliquée uniformément aux crises géopolitiques contemporaines, présente une cohérence théologique interne : si Satan est le véritable instigateur des persécutions contre les proclamateurs, alors les régimes qui les persécutent — nazis, franquistes, fascistes italiens — sont, indépendamment de leurs caractéristiques propres, des instruments d'une même puissance démoniaque. Cette vision permet à la publication d'articuler dans un même cadre doctrinal la politique internationale de 1940 et la condition des proclamateurs arrêtés à Fadouss en Syrie ou harcelés devant le King's Theatre de Hammersmith.
Le « reste » des serviteurs de Dieu, désigné dans Apocalypse 12:17 comme « le reste de sa descendance, ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui témoignent de Jésus », est mobilisé dans les articles sur les persécutions pour conférer un statut prophétique aux épreuves subies par les proclamateurs.[6] Cette doctrine du « reste » est liée à la représentation d'une organisation capitalene, symbolisée par une « femme » céleste dans le chapitre 12 de l'Apocalypse, dont les membres terrestres sont la cible directe de la colère du dragon. L'interprétation transforme chaque arrestation, chaque tribunal, chaque acte de violence en confirmation scripturaire : être persécuté prouve que l'on appartient au bon camp.
La mission de proclamation du Royaume est présentée comme une obligation eschatologique urgente, fondée sur Matthieu 24:14 et Isaïe 43:10-12, ces derniers versets désignant les témoins de Jéhovah comme les dépositaires d'un témoignage divin sans équivalent dans l'histoire religieuse.[7] L'urgence de cette mission est illustrée par les exemples de Cuba, de la Syrie, de Londres et de l'Argentine, où des méthodes de prédication innovantes — sacs à magazines en espagnol, autobus itinérant, campagnes dans les théâtres — sont décrites comme des réponses organisées à l'imminence d'Harmaguédon. La formule « Consolation — la religion est une escroquerie, la Bible explique pourquoi » inscrite sur les sacs cubains constitue un condensé doctrinal destiné à provoquer la rupture avec les confessions instituées.
La neutralité chrétienne et le refus du service militaire sont présentés dans ce numéro non comme une position politique, mais comme un impératif théologique découlant de l'allégeance exclusive à Jéhovah. Le débat à la Chambre des communes du 22 février 1940 sur les tribunaux pour objecteurs de conscience est exploité pour montrer que même au sein des démocraties libérales, les proclamateurs subissent des traitements injustes en raison de leurs convictions.[8] La doctrine de la neutralité repose sur le refus de reconnaître aux gouvernements humains une autorité légitime en matière de conscience religieuse, une position qui entre en tension directe avec le cadre légal britannique du National Service (Armed Forces) Act, et que la publication défend en invoquant le précédent des premiers chrétiens refusant de se soumettre à l'Empire romain.[9]
L'attribution des phénomènes religieux extraordinaires au démonisme constitue un outil doctrinal récurrent dans ce numéro. La danse sur les braises pratiquée dans la communauté de Bourgas, en Bulgarie — une tradition connue sous le nom de nestinarstvo, pratiquée dans quelques villages de la montagne de Strandja en l'honneur des saints Constantin et Hélène, mélange de christianisme orthodoxe et de rites préchrétiens thraces lié au culte de Dionysos, et dont les danseurs étaient encore excommuniés par l'Église orthodoxe au début du XXe siècle avant d'être inscrits au patrimoine de l'UNESCO en 2009 —[10] est interprétée par la publication non comme un phénomène culturel, mais comme une manifestation des « esprits menteurs » scripturaires. Le raisonnement s'appuie sur Jean 1:18 et Exode 33:20, qui affirment que nul ne peut voir Dieu et vivre, pour invalider a priori toute expérience mystique présentée comme vision ou contact divin.[11] Le même raisonnement est appliqué au berger roumain Lupu, dont la prophétie de paix formulée le 21 août 1935 fut démentie par le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, ce qui suffit à la publication pour conclure que son inspiration était démoniaque. Cette grille interprétative positionne la doctrine Watch Tower comme l'unique critère de discernement des manifestations spirituelles authentiques.
La Providence divine opérant à travers les épreuves du service est explicitée dans le récit de la prédication en Syrie par le recours à Romains 8:28, cité par les proclamateurs après leur arrestation à El-Betroun pour interpréter l'intervention des policiers comme une occasion de témoignage supplémentaire plutôt que comme un obstacle.[12] Cette lecture providentialiste des persécutions est cohérente avec la doctrine du « reste » développée dans les articles prophétiques : si Satan cherche à détruire les proclamateurs, alors chaque épreuve qu'ils surmontent est nécessairement un concours de Dieu à leur mission, transformant l'arrestation en tribüne et l'adversité en preuve de fidélité.
Organisation et histoire
Ce numéro paraît au moment où l'organisation se désigne officiellement elle-même par le terme « théocratie » dans ses opérations de terrain. Plusieurs rubriques — couvrant Cuba, Londres, la Syrie et l'Argentine — emploient systématiquement l'expression « proclamateurs de la théocratie » pour désigner les membres actifs, et les conventions de l'été 1940 sont qualifiées de « conventions théocratiques ». Cette auto-désignation institutionnelle reflète la centralisation administrative imposée par Rutherford, qui avait remplacé les anciens responsables élus localement par des appointés de Brooklyn, justifiant cette restructuration par la notion d'un gouvernement divin direct.[13]
La rubrique consacrée à Cuba (p. 13) documente une croissance organisationnelle rapide et mesurable de la compagnie de La Havane : de 19 proclamateurs et 3 phonographes en janvier 1940 à 38 proclamateurs et 13 phonographes en mai de la même année, soit un doublement en quatre mois.[14] Cette progression s'accompagne d'une adaptation explicite des outils institutionnels au contexte hispanophone — confection de sacs à magazines portant des inscriptions en espagnol — ce qui témoigne d'une démarche d'adaptation locale encadrée par les directives de la Société.
L'activité de prédication décrite en Syrie mandataire (p. 12) illustre le fonctionnement concret du mouvement en territoire non anglophone. Une équipe structurée de huit proclamateurs opérant dans les localités de Gebal et Fadouss le 10 et le 17 mars 1940, leur arrestation par les autorités locales et leur comparution devant l'adjoint du maire d'El-Betroun constituent un exemple documenté de la méthode organisationnelle : maintien de l'activité malgré l'intervention policière, usage de la situation pour témoigner devant les autorités, et décompte précis des publications distribuées.[15]
L'illustration accompagnant la rubrique sur les objecteurs de conscience en Grande-Bretagne (p. 14) présente Georg Fjölnir Lindal, décrit comme le seul pionnier d'Islande, visitant une population de 118 000 habitants à l'aide de deux poneys. Les sources Watch Tower confirment que Lindal, d'origine islandaise et converti au Canada, débuta son activité en Islande en 1929 et demeura pendant près de dix-huit ans le seul Témoin actif dans ce pays, utilisant des chevaux faute de routes praticables.[16] Sa mention dans ce numéro s'inscrit dans la pratique éditoriale de la revue de documenter l'extension géographique de l'activité du mouvement dans des territoires marginaux.
Le débat à la Chambre des communes britannique du 22 février 1940, relaté en p. 14, est le premier élément de ce numéro qui situe le mouvement dans un rapport direct avec une institution étatique nationale. M. Pethick-Lawrence, ancien secrétaire financier du Trésor travailliste, cite nommément le cas d'un Témoin de Jéhovah pour critiquer le fonctionnement du tribunal de Newcastle chargé des objecteurs de conscience, constitué en vertu du Military Training Act et du National Service (Armed Forces) Act.[17] Ce débat parlementaire documente la reconnaissance institutionnelle, même contestée, du statut d'objecteur de conscience des membres du mouvement par une instance législative britannique.
La rubrique londonnienne (p. 15) énumère les salles du Royaume réparties dans plusieurs quartiers et villes de la banlieue de Londres — Croydon, Dartford, Enfield, Epsom, Uxbridge, Watford, Weybridge —, et mentionne l'organisation d'une campagne publique intitulée « Bataille de Siège » au King's Theatre de Hammersmith, ouverte gratuitement au public.[18] Cette liste témoigne d'un réseau local structuré en Grande-Bretagne, fonctionnant malgré le contexte de guerre.
L'article sur le rôle du cardinal Pacelli dans l'accession de Hitler au pouvoir (p. 20) établit un lien chronologique entre la signature du concordat du Reich avec le Vatican et l'interdiction de l'Association internationale des étudiants de la Bible en Allemagne. Sur le plan historique, ce lien mérite une précision : les premières interdictions régionales de l'IBSA en Allemagne datent d'avril 1933, et le concordat du Reich, signé par Pacelli en tant que secrétaire d'État du Vatican et par Franz von Papen pour l'Allemagne, le fut le 20 juillet 1933 — soit postérieurement aux premières mesures d'interdiction.[19] La publication présente donc ces deux événements dans un ordre qui renforce sa thèse de complicité vaticane, sans tenir compte de cette antériorité.
Science et médecine
Ce numéro de Consolation contient deux passages à enjeu idéologique notable sur le plan médical et scientifique, qui méritent une mise en perspective critique.
Le premier concerne une affirmation médicale alarmiste sur l'aspirine. La publication affirme catégoriquement que « personne ne devrait prendre d'aspirine », soutenant que ce médicament « détruit réellement les nerfs ».[20] Pour étayer cette affirmation, la revue s'appuie sur le Glasgow Herald, qui rapporte que la population britannique consomme alors trois milliards de comprimés d'aspirine de cinq grains par an — soit huit millions par jour —, ce que la publication juge capable de causer des dommages considérables.[21] Cette affirmation s'inscrit dans une rhétorique anti-establishment plus large traversant tout le numéro : critique du capitalisme industriel, des grandes compagnies pharmaceutiques assimilées à d'autres empires économiques dénoncés par la revue, et suspicion systématique envers les pratiques médicales courantes. L'accusation selon laquelle l'aspirine « détruit les nerfs » n'était pas sans tout fondement dans la littérature médicale de l'époque : dès 1899, Heinrich Dreser avait attribué à l'aspirine des effets sur « le fonctionnement nerveux » lors de son absorption,[22] et il était établi que les surdosages en salicylates provoquaient des troubles neurologiques — acouphènes, désorientation, convulsions — par stimulation directe du bulbe rachidien.[23] Cependant, le mécanisme précis de l'action analgésique de l'aspirine sur le système nerveux central restait, en 1940, une question ouverte : c'est seulement en 1958 que Harry Collier démontra que cet effet s'exerçait localement et non par voie centrale, dissipant les spéculations antérieures sur une action neurologique directe de la molécule.[24] La revue transforme ainsi un risque réel de toxicité aux doses élevées en condamnation générale et sans nuance du médicament, generalisation qui dépassait le consensus médical de l'époque et servait sa critique globale du consumérisme industriel plus qu'elle ne rendait compte de l'état des connaissances scientifiques.
Le second passage à enjeu idéologique concerne la description de la « danse du feu » observée dans la communauté orthodoxe de Bourgas, en Bulgarie. La publication présente les danseurs qui marchent pieds nus sur des braises sans brûlures ni douleur comme des individus sous emprise démonique, s'appuyant exclusivement sur Jean 1:18 et Exode 33:20 — affirmant que nul ne peut voir Dieu et rester en vie — pour disqualifier les affirmations des participants selon lesquelles leur foi en Dieu les protège.[25] Ce faisant, la revue rejette toute explication neurologique ou physiologique au profit d'une interprétation exclusivement surnaturelle — et satanicisée — d'un phénomène culturel bien documenté. La pratique décrite correspond aux rites des nestinari, un rituel traditionnel des villages de la montagne Strandja, dans le Sud-Est de la Bulgarie, mêlant des éléments orthodoxes orientaux à d'anciennes traditions thraces. Les nestinari entrent dans un état de transe extatique que les ethnologues relient aux rites dionysiaques, et la préparation spécifique des braises joue également un rôle dans la possibilité de marcher sans brûlures sévères. Le rituel, jalousement conservé, était d'ailleurs loin d'être reconnu par l'Église orthodoxe officielle : les nestinari étaient excommuniés jusqu'au début du XXe siècle,[26] et l'article de la revue, en assimilant cette pratique populaire au démonisme, converge paradoxalement avec la méfiance de l'Église orthodoxe envers ce rite syncrétique. L'enjeu idéologique est ici transparent : en attribuant ce phénomène aux démons plutôt qu'à une explication culturelle, psychophysiologique ou technique, la publication discrédite simultanément les pratiques religieuses orthodoxes concurrentes et illustre sa thèse centrale selon laquelle toute religion institutionnelle est sous l'influence de Satan.
Économie et société
'La revue présente comme un fait établi que l'entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale a été orchestrée par la banque Morgan pour défendre ses intérêts financiers. Sur ce point précis, les sources historiques convergent pour confirmer que J.P. Morgan & Co., agissant comme agent financier principal des Alliés, avait effectivement consenti à la Grande-Bretagne et à la France des prêts se montant à plusieurs centaines de millions de dollars, et organisé en 1915 un emprunt obligataire de 500 millions de dollars.[27] L'historien Niall Ferguson relève dans The Pity of War qu'en début 1917, Morgan était tellement engagé envers la Grande-Bretagne que c'est lui autant que les Alliés qui fut renfloué par la déclaration de guerre américaine.[28] La Commission sénatoriale Nye des années 1930 avait par ailleurs officiellement enquêté sur l'influence des intérêts financiers dans cette décision.[29] Si le fond de l'accusation repose donc sur des faits documentés et reconnus par l'historiographie, la Consolation va plus loin en présentant cette influence comme le facteur exclusif et délibérément criminel de l'entrée en guerre, effaçant tout autre déterminant — la guerre sous-marine à outrance allemande, le sentiment pro-allié de l'opinion, la logique géopolitique wilsonienne — pour construire un tableau manichéen où le peuple américain n'aurait été qu'une victime passive d'un complot financier.[30]
La publication affirme qu'une « fraternité réelle » unissait les marchands d'armes de toutes nationalités, qui auraient délibérément prolongé la Première Guerre mondiale et armé Hitler. La thèse d'une collusion transnationale des industries d'armement avait effectivement alimenté le discours politique des années 1930, notamment à travers la Commission Nye au Sénat américain (1934–1936) et des ouvrages populaires comme Merchants of Death (1934).[31] Si le réarmement de l'Allemagne nazie avec la participation d'entreprises et de capitaux occidentaux est un fait avéré — la famille Krupp bénéficia d'un accès aux marchés d'État qui quadrupla ses profits entre 1933 et 1939 — l'idée d'une concertation délibérée entre fabricants pour « prolonger » les conflits relève d'une interprétation conspirationniste qui va au-delà des conclusions de l'historiographie sérieuse.[32] La revue transforme une réalité partielle — la convergence d'intérêts économiques — en une conspiration intentionnelle et organisée, ce qui lui permet d'appuyer sa thèse eschatologique d'un monde irrémédiablement livré à Satan.
article affirme que le cardinal Pacelli, futur Pie XII, aurait investi dans des industries d'armement en anticipant les bénéfices liés aux conflits.[33] Des recherches historiques menées à partir des Archives nationales britanniques ont bien établi que le Saint-Siège gérait un portefeuille d'investissements international surveillé par les services de renseignement britanniques entre 1941 et 1943, mais aucune source académique sérieuse ne documente d'investissement personnel de Pacelli, en son nom propre, dans des entreprises d'armement à des fins spéculatives liées à la guerre.[34] Cette affirmation, présentée comme une révélation factuelle, sert directement la thèse centrale de la revue sur la collusion entre religion organisée et capitalisme de guerre, sans base documentaire vérifiable à la date de publication.
'La publication affirme, sans source, que la capitulation tchécoslovaque lors des accords de Munich aurait été préparée quatre ans à l'avance dans le bureau du gouverneur de la Banque d'Angleterre.[35] Cette affirmation conspirationniste, invérifiable dans l'état de la documentation de l'époque, est typique du genre de dramatisation systémique que pratique la revue : elle présente comme une preuve de corruption des élites financières ce qui n'est étayé par aucune source identifiable, au service d'une rhétorique visant à démontrer que l'ensemble du système mondial — politique, financier et religieux — est orchestré par des forces malveillantes, conformément à son cadre eschatologique de « fin du système ».
Contenu
Gouvernements religieux contre la Théocratie (1ère partie)
Cet article en deux parties examine la confrontation entre les gouvernements religieux et la théocratie, telle que définie par les Témoins de Jéhovah. La publication affirme que les positions défendues ici étaient déjà impopulaires à l'époque de Jésus-Christ, qui refusait de s'impliquer dans la politique de l'Empire romain et dénonçait l'hypocrisie des clercs. Les premiers chrétiens, décrits comme humbles et non violents, n'hésitaient pas à dire la vérité malgré les persécutions[36].
L'article attribue l'entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale à l'influence de la banque J.P. Morgan, via des personnalités comme l'ambassadeur Myron T. Herrick et des représentants de la maison Morgan, Robert Bacon et William G. Sharp. Cette décision aurait été motivée par des intérêts financiers, notamment ceux des industries de l'armement. La publication souligne que 25 journaux contrôlés par Morgan ont orchestré un revirement de l'opinion publique américaine pour justifier cette intervention[37].
La publication critique également le rôle des grandes entreprises américaines, comme United States Steel, Bethlehem Steel et Du Pont, dont les profits auraient considérablement augmenté pendant la guerre. Elle mentionne que des figures religieuses, comme Eugene Pacelli (futur pape Pie XII), auraient investi dans ces entreprises, anticipant les bénéfices liés aux conflits armés[38].
L'article dénonce aussi l'influence des financiers sur les gouvernements et les médias, citant l'exemple de Richard Whitney, président de la Bourse de New York, condamné pour vol et dont les actions auraient causé la mort d'innocents. La publication souligne que les grands industriels et les institutions religieuses collaborent étroitement pour défendre leurs intérêts, souvent au détriment des populations[39].
L'article poursuit en décrivant la « fraternité réelle » entre fabricants de munitions, indépendamment de leur nationalité, qui auraient collaboré tout au long de la Première Guerre mondiale et cherché à prolonger le conflit lorsque la paix se profilait. La publication évoque également la manière dont l'Allemagne a été réarmée avec la complicité d'entreprises occidentales, notamment la firme américaine Electric Boat Company dont les plans auraient servi à construire des sous-marins pour de nombreux pays, et la firme Pratt and Whitney qui aurait fourni à Hitler les moteurs d'avion utilisés pour « dévaster l'Europe ». La reddition de la Tchécoslovaquie, selon l'article, aurait été préparée quatre ans à l'avance dans le bureau du gouverneur de la Banque d'Angleterre[40].
La publication examine ensuite le Japon, qu'elle qualifie de nation très religieuse avec ses 8 000 000 de divinités. Elle rapporte que le Vatican aurait publiquement soutenu la guerre non déclarée du Japon contre la Chine, citant un article du Japan Times de Tokyo selon lequel l'Église catholique aurait « soutenu le Japon et l'aurait encouragé à combattre pour prévenir la pénétration communiste en Asie ». La publication mentionne également que des missionnaires en Corée auraient été contraints de se prosterner devant le Shinto, et que les presbytériens auraient refusé et quitté le pays[41].
L'article traite ensuite de l'Italie, décrite comme le pays religieux par excellence en raison de sa proximité avec le Vatican. Mussolini est présenté comme un dirigeant aux pratiques barbares — soutenant la torture des prisonniers — et aux ambitions expansionnistes portées par une rhétorique belliqueuse. La publication souligne que Mussolini aurait versé 80 000 000 de dollars au Vatican pour se réconcilier avec l'Église, et aurait défendu l'Inquisition ainsi que le meurtre des « hérétiques ». Elle cite une longue formule d'excommunication prononcée contre Victor-Emmanuel II, illustrant la violence rhétorique de l'institution ecclésiastique[42].
La publication décrit également la conquête de l'Éthiopie par l'Italie, soulignant que les tanks furent « bénis » avant de partir détruire les habitations éthiopiennes, que 103 hautes dignités religieuses encouragèrent la guerre, et que le pape Pie XI bénit personnellement Mussolini. Le fils de Mussolini aurait décrit dans un livre le « plaisir exceptionnel » qu'il ressentit en bombardant un groupe de cavaliers. Haile Sélassié, dirigeant de l'Éthiopie, est quant à lui présenté comme ayant revendiqué le titre de « Lion de la Tribu de Juda » — titre appartenant selon la publication uniquement au Christ Jésus — et comme ayant accédé au pouvoir par une révolution marquée par des actes de cruauté extrêmes[43].
Le pays religieux de l'Espagne
Cet article décrit l'Espagne comme un pays profondément marqué par l'influence religieuse, où la religion est définie comme une soumission aux traditions et aux commandements des hommes, plutôt qu'à ceux de Dieu. La publication affirme que la condition des classes populaires espagnoles était pire que celle des animaux, en raison de l'exploitation exercée par les institutions religieuses. Les Jésuites possédaient un tiers des terres du pays sans payer d'impôts, tandis que les 4 000 couvents et monastères accaparaient les ressources locales. Chaque année, 20 millions de dollars quittaient le pays pour financer des activités religieuses, et 50 % des enfants n'avaient pas accès à l'éducation[44].
L'article souligne que les travailleurs agricoles vivaient dans une misère extrême, avec des salaires insuffisants pour subvenir à leurs besoins. Les grands domaines étaient réservés à la chasse, tandis que les paysans souffraient de la faim. La publication cite l'exemple du salaire annuel de l'évêque de Tolède, qui s'élevait à 600 000 dollars, soit huit fois celui du président des États-Unis. Elle décrit également la richesse des monastères, comme ceux de Caceres, où les statues religieuses étaient parées de bijoux et de pierres précieuses[45].
L'article mentionne les propos de John McGovern, un catholique de Glasgow, qui affirme que l'Église contrôlait une grande partie de l'économie espagnole, incluant les banques, les transports, les cinémas, les théâtres, et même les courses de chiens et les corridas. Cette domination économique et religieuse aurait contribué à l'oppression des classes populaires[46].
La publication évoque également la République espagnole, établie après un vote démocratique, et dont la constitution, inspirée de celle des États-Unis, garantissait l'égalité des droits pour toutes les religions. Cependant, cette réforme aurait été rejetée par les élites religieuses et conservatrices, conduisant à un soulèvement soigneusement planifié[47].
La publication poursuit son analyse des violences commises pendant la guerre civile espagnole, en mettant l'accent sur les exactions attribuées aux forces nationalistes et à leurs alliés. Elle décrit des scènes de massacres perpétrés contre des civils et des blessés, notamment à Badajoz, où 1 500 hommes et femmes, réfugiés dans une cathédrale sous prétexte de bénéficier du droit d'asile, furent emmenés dans une arène et mitraillés jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un « tas sanglant de haillons ». À Teruel, des exécutions publiques auraient été applaudies par la foule, suivies de musique et de danses, selon le témoignage du correspondant catholique Lawrence A. Fernsworth. La publication souligne que ces actes furent commis sous couvert de rétablir l'ordre et de lutter contre le « bolchevisme », un terme que le général Franco aurait défini comme englobant « les grèves, les revendications de salaires plus élevés et tout ce genre de choses »[48].
L'article aborde également les bombardements de Guernica, Malaga et Majorque, attribués respectivement à l'Allemagne nazie, à l'Italie fasciste et aux forces franquistes. À Guernica, ville basque catholique, des bombes incendiaires et des mitraillages auraient causé la mort de 800 civils, dont des femmes et des enfants. Un comité de 19 ecclésiastiques, ayant écrit au pape Pie XI pour dénoncer ces atrocités ainsi que l'exécution de 13 prêtres et l'emprisonnement de 117 autres, se serait vu répondre que les protestations émanant de la République espagnole ne seraient pas bien accueillies au Vatican. La publication interprète ces événements comme une preuve de la complicité des institutions religieuses avec les régimes autoritaires, citant notamment le soutien du cardinal Hayes de New York et des papes Pie XI et Pie XII à Franco, malgré son parjure et sa violation de son serment de loyauté envers la République[49].
La suite de l'article évoque la répression post-guerre en Espagne, avec la reconstitution de l'Inquisition espagnole et la création d'un fichier de 2 millions de personnes suspectées de sympathie envers la République. La publication mentionne que cette répression aurait entraîné la mort ou l'emprisonnement de nombreux opposants, laissant un million d'enfants orphelins. Elle cite également des exemples de violences spécifiques, comme l'obligation faite à des femmes enceintes de boire un mélange d'huile de ricin et d'essence, ou l'exécution de prisonniers par balle dans le dos[50].
L'article élargit ensuite son propos à d'autres régimes autoritaires, comme celui de l'Italie fasciste, en décrivant l'invasion de l'Albanie par Mussolini en 1939. Malgré les déclarations officielles du Vatican et du gouvernement italien assurant qu'aucune attaque ne serait lancée, l'Albanie aurait été envahie en quelques heures par 400 bombardiers et 100 navires de guerre. La publication souligne l'hypocrisie de ces régimes, qui justifient leurs actions par la lutte contre le bolchevisme tout en s'alliant avec des dictatures comme celle de Staline[51].
Enfin, l'article aborde brièvement la situation en Grèce, où le dictateur Metaxas aurait emprisonné 13 000 démocrates dans des camps de concentration. La publication décrit les conditions de vie précaires des prisonniers, contraints de subvenir à leurs besoins avec des ressources limitées, et mentionne des cas de torture. Elle conclut en affirmant que ces régimes autoritaires prospèrent grâce à la religion, et que seule une gouvernance théocratique pourrait garantir la paix aux nations[52].
La suite de l'article, intitulée « Aviation », regroupe plusieurs brèves sur le thème de l'aviation.
Un premier article annonce la construction du plus grand aéroport du monde à Terre-Neuve, avec quatre pistes pavées de près de 1 500 mètres de long et 180 mètres de large. Cet aéroport, situé en pleine forêt, est présenté comme une plaque tournante future pour les vols transatlantiques, notamment pour les bombardiers en route vers l'Angleterre[53].
Un autre article relate l'histoire d'une femme déterminée qui, après avoir réservé son billet en 1931, a finalement effectué un vol transatlantique en hydravion en 1939, parcourant la distance entre New York et l'Europe en 22 heures pour un coût de 375 dollars. La publication souligne le caractère routinier et sans incident de ce voyage, effectué une fois par semaine dans les deux sens[54].
Un photographe de la National Broadcasting Company (NBC) aurait réussi à prendre une photo de David Sarnoff et W. A. Patterson, assis dans un studio à New York, depuis un avion survolant Washington, à plus de 300 kilomètres de distance. Cette prouesse technique aurait été réalisée grâce à la télévision, permettant également aux passagers de l'avion d'assister à leur propre atterrissage à l'aéroport de North Beach, à New York[55].
La publication mentionne également la construction d'un nouvel aéroport à New York, présenté comme le plus grand et le plus moderne au monde, avec des hangars aussi vastes que le Madison Square Garden et un coût de plus de 50 millions de dollars. Cet aéroport, accessible en 20 minutes en voiture depuis le centre-ville, est comparé favorablement à celui de Newark[56].
Un autre article explique que les avions de l'American Air Lines sont en contact constant avec une trentaine de stations au sol, quel que soit leur emplacement dans le ciel entre Boston et Los Angeles. Cette communication permanente est présentée comme une avancée majeure pour la sécurité des vols[57].
La rubrique aborde également des sujets médicaux liés à l'aviation, comme les expériences menées avec des masques à oxygène et à hélium. Ces tests auraient montré qu'à une altitude de 6 000 mètres, l'utilisation de ce mélange gazeux élimine les étourdissements. Sans masque, le rythme cardiaque des sujets aurait atteint 120 battements en 45 secondes, contre 80 battements en temps normal. Une fois le masque remis, le rythme cardiaque serait redescendu à 102 battements en 30 secondes, puis progressivement à la normale. La publication annonce que ces mélanges gazeux seront disponibles dans les avions volant à haute altitude, permettant aux passagers d'en bénéficier s'ils le souhaitent[58].
Un article souligne le succès du service d'autogire entre les bureaux de poste de Philadelphie et Camden, réduisant le temps de transport du courrier de 40 minutes en camion à seulement 6 minutes. Le toit du bureau de poste de Philadelphie, mesurant 110 mètres sur 85 mètres, aurait été spécialement conçu pour accueillir ce service, qui pourrait s'étendre au transport de passagers et de marchandises entre les centres-villes et les aéroports suburbains[59].
Enfin, la publication mentionne une pénurie d'avions et de pilotes formés au sein de l'Imperial Airways, obligeant la compagnie à refuser des réservations sur ses 35 000 kilomètres de lignes reliant l'Angleterre à l'Afrique du Sud, l'Égypte, l'Inde, la Grèce et l'Extrême-Orient. Cette pénurie serait aggravée par la perte récente de plusieurs appareils et par les besoins du gouvernement britannique en matière de réarmement[60].
Un autre article relate le premier vol commercial transcanadien, effectué le 1er avril 1939 entre Montréal et Vancouver en 17 heures et demie. Les tarifs, fixés à 6 cents par mile, seraient identiques à ceux pratiqués aux États-Unis, et les repas seraient offerts gratuitement aux passagers[61].
Enfin, la publication évoque le tour du monde effectué en seize jours par Clara Adams, une habitante de Cincinnati, utilisant uniquement des vols commerciaux. Parti de New York le 28 juin, son périple l'aurait menée à Londres, Karachi, Hong Kong, Manille et San Francisco, avant de la ramener à New York le 14 juillet[62].
La rubrique suivante, intitulée « États balkaniques », traite de divers sujets liés à cette région.
Un premier article décrit une pratique religieuse appelée « danse du feu », observée dans la communauté grecque catholique de Bourgas, en Bulgarie. Selon un correspondant de l'agence de presse Reynolds, les danseurs, après être entrés en transe, marcheraient pieds nus sur des braises sans montrer de signes de douleur ni de brûlures. L'un des participants aurait déclaré que seuls ceux ayant une foi inébranlable en Dieu pouvaient accomplir cet exploit sans se blesser. La publication interprète cette pratique comme une manifestation de démonisme, citant Jean 1:18 et Exode 33:20 pour affirmer que personne ne peut voir Dieu et vivre[63].
Un autre article évoque le berger Lupu, de Roumanie, qui affirmait avoir vu Dieu à trois reprises en 1935 et avait prophétisé, le 21 août, qu'il n'y aurait pas de guerre en Europe. Cette prophétie, largement diffusée, fut démentie dix jours plus tard par le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. La publication considère Lupu comme « démoniaque », s'appuyant sur Jean 1:18 et Exode 33:20 pour affirmer que nul ne peut voir Dieu et rester en vie, et commente ironiquement que « c'est une occasion où les démons se sont fait prendre »[64].
Un article suivant relate que la police de Budapest, en Hongrie, est parvenue à la conclusion que tous les diseurs de bonne aventure sont des escrocs et a procédé à leur arrestation en masse — quelque 8 000 personnes —, les confinant dans des camps de concentration. La publication approuve cette conclusion, qualifiant le commerce de la divination de pratique démonique fondée sur des « esprits menteurs » mentionnés dans les Écritures[65].
Un autre article évoque les lois nazies appliquées en Bohême et Moravie, qui auraient privé les Juifs de tous leurs biens. La définition d'un Juif inclurait toute personne ayant trois grands-parents juifs, ou deux grands-parents juifs et pratiquant la religion juive. Ces lois obligeraient les Juifs à déclarer tous leurs biens, qui seraient ensuite confisqués par l'État. Ils se verraient également interdire d'acquérir ou de louer des biens immobiliers, de posséder des parts dans des entreprises, ou d'acheter des actions et des obligations[66].
La publication dénonce également l'expropriation d'une grande usine métallurgique tchécoslovaque, sous prétexte que son directeur aurait été juif pendant quinze jours en 1920. Elle souligne l'injustice de ces mesures, affirmant que les Juifs ont le droit de travailler comme tout le monde[67].
Un autre article traite de la trahison de la Slovaquie par le prêtre catholique Jozef Tiso, devenu président du pays après l'avoir livré à Hitler. Lors d'une réception diplomatique, Tiso aurait qualifié l'Union soviétique de « bon ami » et évoqué une « affinité » entre les deux nations, justifiant une coopération dans tous les domaines. La publication y voit une preuve supplémentaire de la collusion entre les régimes autoritaires et les institutions religieuses[68].
La situation en Yougoslavie est également abordée, où les autorités, souhaitant vérifier les papiers d'un résident allemand, auraient découvert chez lui 30 mitrailleuses et un nombre équivalent d'uniformes allemands. La publication souligne la nervosité légitime des Yougoslaves face à une telle présence[69].
Enfin, un article relate une tentative de suicide collectif de 150 Juifs à Constanza, en Roumanie, après avoir été empêchés d'embarquer sur un navire. Vingt-six d'entre eux auraient réussi à échapper à la surveillance policière et à se jeter à la mer, avant d'être secourus. La publication utilise cet exemple pour illustrer les conditions horribles régnant en Europe centrale[70].
La dernière rubrique de cette tranche, intitulée « États baltes », aborde divers sujets liés à cette région.
Un premier article décrit la situation économique des Pays-Bas avant la guerre, où les agriculteurs vendaient leurs pommes de terre aux enchères au printemps. En l'absence de marché, les pommes de terre invendues étaient aspergées de kérosène et utilisées comme aliment pour le bétail, les agriculteurs recevant une prime de l'État. Les bulbes de tulipes et les choux subissaient le même sort, ces derniers étant achetés par le gouvernement à un prix dérisoire de 42 cents pour 100 kilogrammes. Les chômeurs étaient incités à s'engager dans l'armée ou à travailler en Allemagne, tandis que les automobiles allemandes, réputées pour leur efficacité, gagnaient toutes les courses organisées dans le pays[71].
Un autre article évoque le système agricole danois, où une grande partie des terres appartiennent à l'État. Les agriculteurs formés et disposant d'un peu de capital (10 % de leurs besoins) se voient attribuer du bétail, de la volaille, des outils modernes, des téléphones, l'électricité et des bâtiments, avec la possibilité de rembourser sur trois générations. Le taux d'intérêt varierait en fonction de l'évolution des prix, et les agriculteurs pourraient vendre tout sauf la terre. La publication présente ce système comme un modèle que des pays moins avancés, comme la Grande-Bretagne et les États-Unis, pourraient envisager d'adopter[72].
Un article décrit l'institution suédoise d'un « conseil de l'opinion publique », composé d'éditeurs et d'écrivains, chargé d'enquêter sur les plaintes de personnes estimant avoir été maltraitées par la presse. Les conclusions de ce conseil seraient largement diffusées, garantissant ainsi une certaine équité. La publication présente cette initiative comme un modèle à suivre pour d'autres pays[73].
Un article relate un incident tragique en Norvège, où un fumeur invétéré aurait provoqué l'explosion d'un ballon de barrage britannique rempli d'hydrogène. Après s'être détaché de ses amarres lors d'une tempête, le ballon aurait atterri près de plusieurs citoyens norvégiens. L'un d'eux, allumant sa pipe à proximité, aurait provoqué une explosion qui l'aurait tué et blessé trois autres personnes. La publication utilise cet exemple pour critiquer l'égoïsme des fumeurs, qui privilégieraient leur dépendance au tabac au détriment des autres[74].
La situation en Lituanie est également abordée, où l'Union soviétique aurait accepté de laisser le pays conserver ses « libertés » à condition d'y stationner des troupes pour le « protéger ». La publication souligne l'absence de choix de la Lituanie face à cette occupation, et compare cette « libération » à celle des Japonais en Chine, où la population est contrainte de détourner les yeux lors du passage des soldats. Elle conclut en affirmant que seule une gouvernance théocratique pourrait garantir la paix aux nations[75].
Enfin, un article évoque les coopératives laitières finlandaises, où les agriculteurs recevraient 76,3 % de chaque dollar dépensé par les consommateurs pour le lait. La publication souligne que ces coopératives fonctionnent véritablement comme telles, contrairement à celles des États-Unis, où les agriculteurs ne recevraient en moyenne que 33 % du prix payé par les consommateurs, et parfois seulement 25 %[76].
Privilèges du Royaume en Syrie
La publication relate une expérience de prédication menée par huit proclamateurs du Royaume à Tripoli, en Syrie, le 10 mars 1940. Ces derniers se rendirent dans une ville catholique nommée Gebal, où ils distribuèrent le message du Royaume de maison en maison, par groupes de deux. Leur activité suscita des réactions variées, allant de l'intérêt à la curiosité, certains habitants les qualifiant de « jeunes hommes agréables, propres et ordonnés ». À la fin de la journée, deux proclamateurs se rendirent chez un prêtre pour lui présenter le message biblique. Après une discussion approfondie, le prêtre, bien qu'arrogant, accepta de lire la brochure Uncovered et promit de la consulter attentivement. Les proclamateurs quittèrent les lieux en plaçant environ 24 livres et brochures, exprimant leur joie pour les résultats obtenus[77].
Le dimanche suivant, le 17 mars, jour que les catholiques appellent « dimanche des Rameaux », les huit proclamateurs se rendirent dans une autre ville voisine, Fadouss. Ils y distribuèrent le message de maison en maison, rencontrant principalement des enfants, dont les parents étaient absents, partis assister à la messe à l'église Saint-Sasseen. Après avoir attendu leur retour, les proclamateurs reprirent leur activité et placèrent 48 livres et brochures. Malgré une certaine déception initiale, ils exprimèrent leur reconnaissance envers Jéhovah pour ces résultats inattendus[78].
Alors qu'ils s'apprêtaient à quitter les lieux, deux policiers à cheval les interpellèrent, demandant à voir les livres qu'ils distribuaient et les interrogeant sur leurs activités. Une foule se rassembla rapidement autour d'eux. Un des proclamateurs répondit avec assurance que leur mission consistait à prêcher l'Évangile du Royaume de Dieu, tel qu'il est exposé dans les livres qu'ils distribuaient. Les policiers, après avoir sorti leurs menottes, annoncèrent leur intention de les emmener au poste. Les proclamateurs, au nombre de huit, déclarèrent être prêts à les suivre, affirmant ne pas avoir honte de leur message et ne pas craindre de le proclamer, même devant les autorités. Ils considérèrent cette opportunité comme un honneur de témoigner de la vérité concernant le Roi et le Royaume, conformément aux commandements de leur Maître et aux prophéties bibliques[79].

Après avoir donné un témoignage aux policiers et à la foule rassemblée, les deux autres proclamateurs, qui avaient terminé leur tournée dans les maisons éloignées de Fadouss, les rejoignirent. Avant de les emmener au poste, les policiers les fouillèrent pour vérifier s'ils portaient des armes, mais ne trouvèrent que « l'épée à deux tranchants de Jéhovah ». L'un des policiers fouilla particulièrement celui qui leur avait parlé, et l'assistance fut surprise par la manifestation d'une foi et d'une hardiesse inhabituelles chez ces jeunes hommes. Un des policiers déclara ne pas douter de leur sincérité et de leur bienveillance envers la communauté, mais ajouta qu'il était de son devoir de vérifier les mouvements de chacun en temps de guerre. Les proclamateurs répondirent qu'ils acceptaient volontiers cette fouille, car elle leur permettait de trouver les personnes de bonne volonté dans la communauté et de leur transmettre l'Évangile du Royaume[80].
Les huit proclamateurs furent ensuite emmenés au poste de police d'El-Betroun, où ils furent présentés à l'adjoint du maire, un catholique maronite strict. Ce dernier les interrogea et, après avoir compris leur mission, appela le maire à son domicile, où il célébrait le dimanche des Rameaux. L'adjoint informa le maire par téléphone qu'il s'agissait d'un cas simple, car les livres et brochures parlaient de l'Évangile et ne posaient aucun problème. Constatant que l'adjoint était de bonne volonté et favorable à leur cause, les proclamateurs lui expliquèrent la différence entre la religion et le christianisme, ainsi que la responsabilité grave qui incombe à ceux qui entendent la vérité et s'y opposent. Ils soulignèrent également que ceux qui entendent la vérité, la soutiennent et la proclament recevront les bénédictions de la vie. L'adjoint accepta avec joie un exemplaire du livre Réconciliation et de la brochure Armageddon, puis les renvoya chez eux dans la joie[81].
En quittant les lieux, les proclamateurs discutèrent entre eux de la manière dont cette journée avait commencé à Fadouss et s'était terminée à El-Betroun, victorieusement pour Jéhovah et sa vérité. Ils étaient convaincus que tous ces troubles avaient été provoqués par la hiérarchie religieuse corrompue et se souvinrent du texte de Romains 8:28 : « Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein »[82].
Annoncer la théocratie à Cuba
La publication partage avec enthousiasme les progrès de la théocratie à Cuba. Les proclamateurs du Royaume expliquent que, par le passé, lorsqu'ils annonçaient le message du « Royaume de Dieu », les gens les confondaient souvent avec les religieux, qui utilisaient ces termes de manière hypocrite. Depuis que l'organisation de Jéhovah fonctionne comme une théocratie, les Cubains ont été informés de cette distinction, et le mot « théocratie » est devenu un terme courant dans les foyers. Les proclamateurs s'efforcent de mentionner les mots « théocratie », « La Tour de Garde » et « Consolation » lors de chaque témoignage, ce qui permet aux personnes intéressées de faire le lien lorsqu'elles rencontrent d'autres proclamateurs plus tard[83].
Pour illustrer ces progrès, la publication cite l'exemple de la compagnie de La Havane. En janvier 1940, cette compagnie comptait 19 proclamateurs, 3 phonographes et une assistance de 321 personnes. Quatre mois plus tard, en mai, elle rapportait 38 proclamateurs, 13 phonographes (avec 7 autres en commande) et une assistance de 2 884 personnes. Des points de contact pour le service sont organisés chaque dimanche, où les nouveaux intéressés sont invités et instruits sur la manière de servir le Seigneur « en esprit et en vérité ». Les proclamateurs expriment leur joie de servir Jéhovah et leur attente impatiente de la grande convention prévue en juillet[84].
La publication décrit également les méthodes de prédication employées à Cuba. Initialement, les proclamateurs pensaient que la méthode de présentation du message du Royaume sur le pas de la porte, bien qu'efficace aux États-Unis, ne fonctionnerait pas à Cuba. Cependant, après avoir essayé cette méthode, ils furent convaincus que Jéhovah dirigeait son organisation et que, pour recevoir les joies promises, ils devaient obéir aux instructions. Concernant le témoignage sur les coins de rue, les sacs à magazines fournis par la Société, portant des inscriptions en anglais, n'étaient pas utiles, car la population locale lit et parle espagnol. Pour remédier à cela, des sacs furent confectionnés avec des inscriptions en espagnol. Sur un côté, on pouvait lire « LA TOUR DE GARDE — annonçant LA THÉOCRATIE », et sur l'autre, « CONSOLATION — la religion est une escroquerie, la Bible explique pourquoi »[85].
Ces sacs suscitèrent des commentaires tant favorables que défavorables, la majorité étant positive. Certains proclamateurs furent assignés aux cafés, restaurants et halls d'hôtels. L'un d'eux, par exemple, entrait dans un café en annonçant : « Messieurs, veuillez lire », puis tournait lentement sur lui-même pour que tous puissent lire le message sur son sac, avant de proposer les magazines aux clients. Presque tous les transports à La Havane se faisant par bus, souvent bondés, les proclamateurs profitaient des arrêts aux coins de rue animés pour attirer l'attention en agitant un magazine et en criant : « La religion est une escroquerie », puis, lorsque toutes les têtes se tournaient vers eux, ils ajoutaient : « La Bible explique pourquoi. Lisez Consolation »[86].
Les tribunaux pour objecteurs de conscience en Grande-Bretagne
La publication aborde les critiques formulées à l'encontre des tribunaux pour objecteurs de conscience en Grande-Bretagne, créés en vertu du Military Training Act et du National Service (Armed Forces) Act. Le 22 février 1940, lors d'un débat à la Chambre des communes, plusieurs membres, dont M. Pethick-Lawrence, ancien secrétaire financier du Trésor dans le gouvernement travailliste, exprimèrent leurs préoccupations concernant le fonctionnement de ces tribunaux. M. Pethick-Lawrence cita spécifiquement le cas d'un Témoin de Jéhovah, soulignant que la Chambre avait décidé que l'objection de conscience n'était ni un crime ni une attitude méprisable. Il affirma que la majorité des jeunes hommes comparaissant devant ces tribunaux étaient sincères, du moins dans la mesure où ils croyaient fermement en leurs convictions[87].

M. Pethick-Lawrence critiqua la manière dont les tribunaux traitaient ces jeunes hommes, les soumettant à des questions rapides et les poussant à faire des remarques irréfléchies qui pouvaient ou non refléter leurs opinions réelles. Il cita l'exemple d'un homme qui, après avoir quitté son emploi pour passer un mois à distribuer des tracts, se présenta devant un tribunal de Newcastle en déclarant appartenir aux « Témoins de Jéhovah ». Le tribunal, selon M. Pethick-Lawrence, se serait moqué de ses croyances et l'aurait tourné en ridicule, refusant finalement de lui accorder l'exemption. Un correspondant de cette organisation affirma que, dans d'autres tribunaux du pays, les vues des membres de cette organisation avaient été acceptées et leurs objections soutenues, mais que dans ce tribunal particulier, tous les cas présentés avaient été rejetés. M. Pethick-Lawrence demanda une réponse à cette situation, soulignant que ces jeunes hommes, bien que sincères, étaient traités de manière injuste[88].
Un autre membre du Parlement, McGovern de Glasgow, un homme politique catholique romain bien connu des lecteurs de Consolation pour son opposition courageuse à la trahison, à l'hypocrisie et à la brutalité de la hiérarchie romaine, intervint également dans le débat. Il critiqua la pratique consistant à exiger des objecteurs de conscience catholiques qu'ils consultent leur prêtre local pour déterminer s'ils devaient ou non refuser le service militaire. McGovern, bien que catholique lui-même, affirma qu'il n'accepterait pas plus l'interprétation d'un prêtre individuel ou même du chef de l'Église que celle du Premier ministre. Il considérait cette exigence comme une atteinte à la liberté de conscience individuelle et une pratique qui ne devrait pas être tolérée[89].
Le diable va passer un mauvais moment
La publication évoque l'activité intense des proclamateurs de la théocratie à Londres, où ils disposent de plusieurs salles du Royaume, réparties dans différents quartiers : Londres Centre, Nord, Nord-Est, Nord-Ouest, Est, Sud, Sud-Ouest, Sud-Est, Ouest, ainsi que dans les villes de Croydon, Dartford, Enfield, Epsom, Uxbridge, Watford et Weybridge. Ces proclamateurs organisèrent une campagne intitulée « Bataille de Siège » au King's Theatre de Hammersmith, invitant le public à y assister gratuitement, tout en précisant qu'aucune collecte ne serait effectuée et qu'il était préférable de laisser son argent à la maison. Ils encouragèrent les participants à arriver à l'heure pour obtenir une place gratuite[90].

La publication mentionne également les activités des proclamateurs de la théocratie à Chypre et en Espagne, bien que ces informations soient présentées comme devant être poursuivies dans un prochain numéro. Elle souligne l'utilisation de moyens de transport innovants, comme un autobus utilisé par les proclamateurs de Córdoba, en Argentine, pour porter le message dans des régions éloignées. La nuit, les femmes dormaient à l'intérieur du véhicule, tandis que les hommes dormaient sur le toit[91].
Les Témoins de Jéhovah — Qui ils sont et ce qu'ils font
La publication présente une synthèse des croyances et des activités des Témoins de Jéhovah, désignés ici comme les « proclamateurs de la théocratie ». Elle insiste sur leur refus de participer aux conflits armés, illustrant cette position par des exemples concrets de persécutions subies sous différents régimes politiques. En Allemagne nazie, la publication affirme que les proclamateurs ont été emprisonnés et maltraités pour leur neutralité chrétienne, notamment en raison de leur refus de saluer le drapeau ou de s'engager dans des activités militaires. Elle cite des cas où des Témoins ont été battus, torturés, ou même exécutés pour avoir refusé de renier leur foi ou de participer à des cérémonies patriotiques[92].
L'article souligne également les critiques adressées aux organisations religieuses traditionnelles, accusées de soutenir les régimes oppressifs et de trahir les principes chrétiens. Les Témoins de Jéhovah sont présentés comme les seuls véritables serviteurs de Dieu, opposés à toute forme d'idolâtrie, y compris le nationalisme et le militarisme. La publication mentionne que leur refus de saluer le drapeau ou de participer à des serments d'allégeance leur a valu des persécutions aux États-Unis, où certains ont été arrêtés ou condamnés pour leur position[93].
Un exemple marquant est celui de la « Flag Salute Decision », une décision judiciaire américaine qui aurait justifié des actions violentes contre les Témoins de Jéhovah, présentées comme une preuve de l'hostilité du monde envers leur message. La publication décrit ces persécutions comme une confirmation de leur statut de véritables chrétiens, persécutés pour leur fidélité à Dieu plutôt qu'aux gouvernements humains[94].

L'article met en avant l'organisation internationale des Témoins de Jéhovah, qui diffusent leur message à travers des publications comme la Tour de Garde et la Bible des Témoins de Jéhovah (probablement une référence à la *Bible des Écritures Saintes — Traduction du Monde Nouveau*, bien que cette traduction n'ait pas encore été publiée à cette époque). Il est précisé que ces publications sont distribuées gratuitement, sans collecte d'argent, conformément à leur interprétation de Matthieu 10:8 (« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement »)[95].
La publication évoque également des campagnes de prédication innovantes, comme l'utilisation de camions équipés de haut-parleurs pour diffuser le message dans les rues de New York. Ces méthodes sont présentées comme une réponse à l'urgence de la situation mondiale, décrite comme proche de la bataille d'Harmaguédon, où Dieu interviendra pour détruire les systèmes politiques et religieux corrompus[96].
Enfin, l'article conclut en affirmant que les Témoins de Jéhovah sont les seuls à proclamer la vérité biblique dans un monde dominé par des mensonges religieux et politiques. Leur neutralité et leur refus de participer aux conflits humains sont présentés comme une preuve de leur fidélité exclusive à Jéhovah, et non aux nations ou aux institutions humaines[97].
L'intolérance religieuse
La publication poursuit son analyse des persécutions subies par les Témoins de Jéhovah en les attribuant directement à l'influence des organisations religieuses traditionnelles. Elle affirme que l'intolérance religieuse, historiquement responsable de l'exil de nombreux croyants vers l'Amérique, a été institutionnellement rejetée par les pères fondateurs des États-Unis, qui ont inscrit dans la Constitution l'interdiction de toute loi entravant la prédication de l'Évangile[98]. Cependant, la publication souligne que les organisations se réclamant du christianisme, en particulier le système papal, ont progressivement accru leur emprise sur la société américaine, cherchant à contrôler les affaires politiques du pays. Malgré ces tentatives, la publication note avec satisfaction que le système papal n'a jamais réussi à placer l'un de ses représentants à la présidence des États-Unis, en raison de la méfiance historique des Américains envers cette institution[99].
L'article dénonce ensuite les persécutions contemporaines contre les Témoins de Jéhovah, présentées comme une continuation de l'intolérance religieuse historique. Il affirme que ces persécutions, menées au nom de la religion et du patriotisme, sont en réalité hypocrites et mensongères. La publication insiste sur le fait que le simple fait de revendiquer une affiliation religieuse ne prouve pas la légitimité de cette revendication, et que les persécuteurs des Témoins de Jéhovah, bien qu'ils se présentent comme des serviteurs de Dieu, manifestent en réalité l'esprit de Satan. Elle cite des exemples historiques, comme les persécutions contre les prophètes de Jéhovah et contre Jésus, pour illustrer que les responsables de ces actes étaient toujours des religieux, et non des laïcs[100].
La publication étend cette analyse aux persécutions modernes, affirmant que les instigateurs des violences contre les Témoins de Jéhovah aux États-Unis (notamment dans des États comme le New Jersey, le Texas, la Californie, ou l'Illinois) sont des membres du clergé qui se présentent comme des serviteurs de Dieu. Elle cite les paroles de Jésus dans Jean 8:40-44, où il accuse les religieux de son époque d'être les enfants du diable, pour étayer l'idée que les persécuteurs modernes des Témoins de Jéhovah agissent sous l'influence de Satan. La publication conclut que ces persécutions ont pour but d'identifier les ennemis de Dieu et de donner aux Témoins de Jéhovah l'occasion de prouver leur fidélité[101].
La prophétie et la persécution des témoins
Cet article s'appuie sur les prophéties bibliques pour expliquer les persécutions subies par les Témoins de Jéhovah. La publication rappelle que Jésus, dans sa grande prophétie sur la fin du monde de Satan (incluant le système religieux), avait annoncé que cette période serait marquée par une guerre mondiale, suivie de famines, de pestes, de tremblements de terre, de détresse parmi les nations, et de persécutions contre les témoins de Jéhovah. Selon l'article, ces événements ont commencé à se réaliser à partir de 1914, année qui marque également le début d'une guerre céleste entre le Christ Jésus et ses anges d'une part, et Satan et ses démons d'autre part. Cette guerre s'est conclue par l'expulsion de Satan du ciel et sa relégation sur la terre, comme le décrit Apocalypse 12:12 : « Malheur à la terre et à la mer ! car le diable est descendu vers vous, animé d'une grande colère, sachant qu'il a peu de temps »[102].
La publication explique que cette colère de Satan s'exprime particulièrement contre les témoins de Jéhovah, qui sont chargés de proclamer le message du Royaume de Dieu. Elle souligne que cette mission leur a été confiée par Jéhovah lui-même, comme le montrent Isaïe 43:10-12 et Matthieu 24:14, et que Satan cherche à les détruire pour empêcher la diffusion de ce message. Les Témoins de Jéhovah sont décrits comme un « reste » de l'organisation capitale de Dieu, symbolisée par une « femme » dans Apocalypse 12:17, contre laquelle Satan est en guerre. La publication interprète cette persécution comme une preuve que les témoins accomplissent fidèlement leur mission, malgré les tentatives de Satan de les arrêter[103].
L'article aborde également la question de la neutralité des Témoins de Jéhovah, qui refusent de participer aux conflits politiques ou militaires. Il rappelle que la Constitution américaine garantit le droit de prêcher l'Évangile selon sa conscience, et que les persécutions subies par les Témoins (arrestations, emprisonnements, agressions, expulsions) sont contraires à ces principes fondamentaux. La publication affirme que ces persécutions sont en réalité une tentative de Satan pour empêcher la diffusion du message du Royaume, mais que cette mission divine ne peut être arrêtée par aucune puissance humaine. Elle conclut en invitant les lecteurs à choisir leur camp : celui de Jéhovah et de son Royaume, ou celui de Satan et de son système corrompu[104].
Le grand capital
Cette rubrique propose une critique acerbe du système capitaliste et de ses mécanismes. La publication remet en question l'idée selon laquelle l'industrie et le commerce auraient pour but de répondre aux besoins humains. Elle affirme au contraire que leur véritable objectif est la maximisation des profits, ce qui explique les rivalités industrielles et commerciales, y compris les guerres entre nations. Selon l'article, ces conflits ne sont que la continuation des luttes entre acheteurs et vendeurs au sein des nations, et le profit n'est rien d'autre que la marge entre le coût de production et le prix de vente[105].
La publication décrit les stratégies employées par les industriels pour réduire les coûts, notamment en comprimant les salaires et en remplaçant le travail humain par des machines. Elle souligne que les entreprises cherchent constamment à maintenir ou à augmenter les prix, idéalement jusqu'à ce que le marché puisse supporter, un objectif qui ne peut être pleinement atteint que par un monopole ou un accord entre gentlemen. L'article cite Oscar Ameringer, du journal The American Guardian, pour illustrer cette logique implacable du capitalisme, où des milliers de comptables et de gestionnaires passent leur temps à calculer comment réduire les coûts et maximiser les profits[106].
Plusieurs exemples concrets sont présentés pour étayer cette critique. La publication mentionne d'abord une liste impressionnante de grandes entreprises américaines contrôlées par des groupes financiers, comme la maison Morgan. Parmi ces entreprises figurent des géants comme American Telephone and Telegraph, United States Steel, International Telephone and Telegraph, General Electric, ainsi que de nombreuses compagnies ferroviaires, énergétiques et industrielles. Leurs actifs combinés sont estimés à plus de 30 milliards de dollars, ce qui illustre l'ampleur de la concentration du pouvoir économique entre les mains d'une poignée d'acteurs[107].
L'article met également en avant des exemples de pratiques sociales plus positives, comme celle de J. Harvey Gravell, président de l'American Chemical Paint Company, qui partageait chaque année environ 75 000 dollars avec ses 76 employés, incluant même une distribution aux épouses des travailleurs. Un autre exemple cité est celui de l'Eastman Kodak Company, qui a distribué en 1940 son 28e dividende annuel aux employés, s'élevant à plus de 2,3 millions de dollars. Ces exemples sont présentés comme des exceptions remarquables dans un système dominé par la recherche du profit, et comme une invitation pour d'autres employeurs à suivre ce modèle[108].
Enfin, la publication évoque des conséquences écologiques du capitalisme, comme la surpêche des sardines, qui menace de faire disparaître cette espèce en raison des méthodes de pêche et de mise en conserve de plus en plus efficaces. Cet exemple est utilisé pour illustrer les effets néfastes d'une exploitation intensive des ressources naturelles, motivée par la recherche du profit plutôt que par une gestion durable[109].
Pacelli et Hitler — Une révélation
Cet article révèle les coulisses de l'ascension d'Adolf Hitler au pouvoir en Allemagne, en mettant en lumière le rôle joué par le cardinal Eugenio Pacelli, alors nonce apostolique en Allemagne et futur pape Pie XII. La publication affirme que le 30 janvier 1933, date de l'arrivée de Hitler au pouvoir, marque un tournant dans l'histoire moderne, ouvrant la voie à une série d'événements dramatiques : le réarmement de l'Allemagne, la remilitarisation de la Rhénanie, l'annexion de l'Autriche, de la Tchécoslovaquie, et enfin de la Pologne, qui a déclenché la Seconde Guerre mondiale[110].
Pour expliquer comment Hitler a pu accéder au pouvoir, la publication cite une lettre de Fritz Thyssen, président du géant sidérurgique allemand Vereinigte Stahlwerke, publiée dans le journal suisse Arbeiter-Zeitung. Thyssen, qui a financé le parti nazi en 1932 alors qu'il était au bord de la faillite, révèle les tractations secrètes qui ont permis l'arrivée de Hitler au pouvoir. Il explique qu'en 1932, avec d'autres figures influentes comme von Papen, von Schroeder, Kirdorf, et Krupp von Bohlen und Halbach, il a participé à une conspiration pour financer le parti nazi et garantir le « bon comportement » de Hitler. Thyssen affirme que cette décision a été une grave erreur, car elle a conduit à la guerre et à la catastrophe actuelle[111].
La publication souligne le rôle clé joué par le cardinal Pacelli dans cette conspiration. Selon Thyssen, Pacelli a torpillé le gouvernement légal de l'Allemagne, dirigé par le chancelier Brüning, en s'alliant avec Hitler et les représentants de la haute finance allemande. Cette alliance a conduit à la chute de Brüning et à l'instauration d'un régime autoritaire sous von Papen, qui a ouvert la voie à la dictature nazie. Thyssen révèle également qu'une rencontre entre Hitler et le prélat Ludwig Kaas, organisée sur ordre de Pacelli, a scellé cette alliance et marqué le début d'une ère politique qui a conduit à la Seconde Guerre mondiale. La publication insiste sur le fait que cette conspiration a été menée au nom de la protection des droits de l'Église catholique, notamment à travers la signature d'un concordat entre le Vatican et l'Allemagne peu après l'interdiction de l'Association internationale des Étudiants de la Bible (les Témoins de Jéhovah) en Allemagne[112].
L'article dénonce l'hypocrisie du Vatican, qui, tout en condamnant officiellement le nazisme, a activement contribué à son accession au pouvoir. La publication cite un article du journal catholique allemand Arbeiter-Zeitung, qui titre : « Pie XII — en tant que nonce — a porté Hitler au pouvoir ». Elle souligne que le concordat signé entre le Vatican et l'Allemagne nazie n'a jamais été respecté, malgré les promesses initiales de Hitler de ne pas toucher aux droits de l'Église catholique. La publication conclut en affirmant que cette révélation met en lumière la responsabilité écrasante du Vatican et de ses alliés dans la catastrophe mondiale actuelle[113].
L'hypocrisie du Vatican
La publication poursuit sa critique du Vatican en dénonçant son hypocrisie face à la guerre et à la montée du nazisme. Elle cite un article du New York Times rapportant que les dirigeants catholiques allemands ont exhorté leurs fidèles, tant en Allemagne qu'à l'étranger, à soutenir la « juste cause » de la nation allemande sous la direction d'Adolf Hitler. La publication s'interroge sur la réaction des catholiques dans d'autres pays face à cet appel, et souligne le contraste entre cette position et les prétentions du Vatican à être une force de paix dans le monde[114].
L'article revient sur le rôle du cardinal Pacelli, désormais pape Pie XII, dans l'ascension de Hitler. Il rappelle que Pacelli, en tant que nonce apostolique, a joué un rôle central dans la conspiration qui a porté Hitler au pouvoir, en s'alliant avec les représentants de la haute finance et de l'industrie allemande. La publication souligne que cette alliance a conduit à la destruction des libertés du peuple allemand et à la guerre mondiale actuelle. Elle décrit Pacelli comme un hypocrite, car il se présente aujourd'hui comme un artisan de la paix, alors qu'il porte une lourde responsabilité dans le déclenchement de la catastrophe[115].
La publication aborde également la question des régulations alimentaires imposées par le gouvernement français pendant la guerre, notamment l'interdiction de consommer de la viande certains jours de la semaine. Elle note que ces régulations ont été adaptées pour tenir compte des traditions catholiques, comme l'abstinence de viande le vendredi. Cependant, la publication révèle que les autorités catholiques ont finalement autorisé la consommation de viande le vendredi pendant la durée de la guerre, sous prétexte que les circonstances exceptionnelles le justifiaient. Elle interprète cette décision comme une manœuvre pour donner l'illusion que l'Église se soucie du bien-être des fidèles, alors qu'en réalité, cette concession sape la crédibilité des règles religieuses. La publication conclut que si la consommation de viande le vendredi est acceptable en temps de guerre, elle devrait l'être en tout temps, ce qui remet en question la légitimité même de cette interdiction[116].
Enfin, l'article cite un éditorial de l'Osservatore Romano, le journal officiel du Vatican, qui dresse un bilan désastreux des vingt dernières années. L'éditorial reconnaît que, malgré les promesses de paix et les efforts pour mettre fin à la violence, le monde est aujourd'hui témoin d'une nouvelle guerre, peut-être encore plus horrible que la précédente. La publication utilise cette déclaration pour souligner l'échec du Vatican à prévenir les conflits et à promouvoir la paix, malgré ses prétentions à être une force morale et spirituelle dans le monde[117].
L'Internationale noire
La publication dénonce l'alliance entre le Vatican et les régimes fascistes, en particulier celui de Benito Mussolini. Elle rappelle que le pape a béni les drapeaux des chemises noires italiennes, malgré les massacres de 250 000 civils éthiopiens perpétrés par le régime mussolinien. Cette bénédiction s'explique, selon la publication, par les concessions accordées par Mussolini à l'Église catholique : contrôle de l'éducation, monopole sur le mariage, exclusion des autres confessions, et lois réprimant toute critique envers le catholicisme. La publication qualifie ces faveurs de « dividendes » obtenus par le Vatican en échange de son soutien aux dictatures, et souligne que le pape Pie XI a décrit l'Italie fasciste comme un « jardin fertile de la foi » dans une encyclique, malgré la nature totalitaire et sanglante du régime. Elle critique également la complaisance des médias protestants, qui, par crainte des représailles cléricales, évitent de dénoncer ces compromissions[118].
L'article aborde ensuite le sacrement catholique de la confirmation, qu'il présente comme une cérémonie vide de sens. Il décrit en détail le rituel, où l'évêque oint le front des confirmands avec le saint chrême (un mélange d'huile d'olive et de baume) en traçant une croix, tout en prononçant une formule sacramentelle. La publication souligne l'absurdité de ce geste, en rappelant que ni Jésus ni les apôtres n'ont jamais pratiqué ou enseigné une telle cérémonie. Elle cite un opuscule du « Révérend Père » Edward Ledge Curran, qui affirme que la confirmation fait du fidèle un « soldat du Christ », prêt à endurer toutes les souffrances pour sa foi. La publication conclut en qualifiant ce rituel de « non-sens » inventé par l'Église, sans aucun fondement biblique[119].
Un encadré ironique intitulé « N'est-ce pas bien ? » interroge le sort d'un enfant mort pendant son baptême. Le Catholic Herald de Londres répond que si l'âme de l'enfant n'a pas quitté son corps avant la fin du rituel, il ira directement au ciel. La publication tourne cette réponse en dérision, soulignant que cette interprétation arrange les prêtres, car elle garantit leurs revenus, tout en niant la réalité du baptême, du limbe, du ciel et de l'âme séparée du corps[120].
La « prière pour la paix » du pape
La publication ridiculise les appels à la paix du pape Pie XII, en les confrontant aux actions des régimes qu'il soutient. Elle rappelle que le 25 mars 1940, le pape a prié pour la paix, la concorde et l'unité entre les nations, tout en exprimant sa crainte que la guerre n'apporte souffrances et ruine. Pourtant, seize jours plus tard, Adolf Hitler, décrit comme un « satellite choisi » du Vatican, lançait une invasion surprise du Danemark et de la Norvège. La publication souligne l'hypocrisie de cette prière, en notant que le pape n'a jamais condamné Hitler pour cette violation des traités, préférant se taire pour ne pas froisser ses « 30 millions de fidèles » allemands, contre seulement 2 600 catholiques norvégiens. Elle conclut que le Vatican privilégie ses intérêts politiques plutôt que la paix, et que ses prières ne sont que des gesticulations théâtrales[121].
Un autre article relate la mort de James Shannon, ancien maire d'Oldham (Angleterre), qui avait perturbé une réunion des Témoins de Jéhovah en chantant des hymnes catholiques avec des complices. La publication ironise sur son décès, en citant un avis nécrologique du Catholic Herald demandant des prières pour le repos de son âme. Elle souligne que Shannon, en pariant sur le « mauvais cheval » (le catholicisme), a échoué dans sa quête de salut, et que sa mémoire est désormais condamnée à l'oubli, conformément à l'affirmation biblique selon laquelle « les morts ne savent rien » (Ecclésiaste 9:5)[122].
La publication aborde ensuite le commerce des cierges au Vatican, en soulignant son absence de fondement biblique. Elle note que lors de la « Fête de la Purification », le pape a reçu 174 cierges, alors que les Écritures ne mentionnent jamais l'usage de bougies par Jésus, les apôtres, ou l'Église primitive. La publication suggère que si le pape abandonnait son « racket » pour se lancer dans le commerce des cierges, il échouerait, car personne n'en achèterait. Elle conclut que le Vatican maintient ces traditions pour des raisons lucratives, et non spirituelles[123].
Un autre passage évoque les préparatifs du Vatican en cas de bombardement. Le pape Pie XII aurait acheté 1 000 masques à gaz et fait construire un abri anti-aérien dans des murs de trente pieds d'épaisseur. La publication interprète ces mesures comme une preuve de la peur du pape, qui craint d'être « éliminé » alors que son règne est florissant. Elle souligne l'ironie de voir le « Vicaire du Christ » se protéger contre les conséquences de ses propres alliances politiques[124].
Un article évoque également la mort de l'ancien pape Pie XI (M. Ratti), qui avait offert ses souffrances pour une bonne cause avant de décéder. La publication note que ces offrandes n'ont apparemment pas été acceptées, puisque des prières ont été dites pour le repos de son âme au « purgatoire ». La publication souligne l'absurdité de cette croyance, en citant la parole scripturaire selon laquelle « les morts ne savent rien », suggérant qu'il serait particulièrement terrible de « souffrir terriblement » sans même en être conscient[125].
Enfin, un encadré critique l'aide financière apportée par une organisation juive de secours au pape et au Conseil fédéral des Églises du Christ en Amérique. La publication qualifie cette aide de « pot-de-vin à grande échelle », destinée à inciter les chrétiens à faire pression pour mettre fin à l'antisémitisme. Elle souligne l'absurdité de cette démarche, qui revient à acheter l'influence de ceux qui ont historiquement persécuté les Juifs[126].
Le « cœur plein de douleur » du pape
La publication tourne en dérision les déclarations du pape Pie XII, qui affirme avoir « un cœur plein de douleur » pour les calamités de la guerre, tout en ayant soutenu Mussolini dans son invasion de l'Éthiopie et Franco dans celle de l'Espagne. Elle rappelle que le pape a béni ces deux dictateurs pour leurs massacres de civils désarmés, et qu'il ordonne désormais des prières à la « Vierge Mère de Dieu » pour la paix, pendant le mois de mai, dédié à la déesse païenne Maïa. La publication souligne l'hypocrisie de ces prières, qui coïncident avec la célébration de la fête des Mères, et qui sont adressées à une figure mythologique plutôt qu'au Dieu de la Bible[127].
Un autre article critique une déclaration du pape selon laquelle la guerre aurait été causée par le fait que « certains hommes d'État ont ignoré la loi de la charité chrétienne ». La publication énumère les dictateurs catholiques responsables de conflits majeurs : Franco (Espagne), Mussolini (Éthiopie et Albanie), Hitler (Autriche, Tchécoslovaquie, Pologne, Danemark, Norvège, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg et France), et Staline (Finlande et Suède). Elle souligne l'ironie de voir le pape accuser les autres de manquer de charité, alors qu'il a lui-même soutenu ces régimes[128].
Un encadré explique ce qu'est un baldachin, un dais en soie fine utilisé pour couvrir le pape lors de cérémonies. La publication décrit un nouveau trône pontifical, doté d'un dossier divisé en trois sections et d'un petit baldachin, comme un symbole de la pompe et du luxe du Vatican, en totale contradiction avec l'humilité prônée par Jésus[129].
La publication rapporte également la mort de l'ancien pape Pie XI (M. Ratti), dont l'âme serait selon la croyance catholique retenue au « purgatoire » malgré ses prières et ses offrandes de souffrances. Elle cite la déclaration scripturaire selon laquelle « les morts ne savent rien » pour souligner l'absurdité de l'idée que l'on puisse souffrir au purgatoire sans en avoir conscience[130].
Un autre passage évoque la bénédiction de voitures en Italie, où des centaines d'automobiles ont été « bénies » lors d'une cérémonie spéciale. La publication ironise sur cette pratique, en suggérant que bénir des chiens produit plus de chiens, bénir des chevaux produit plus de poulains, et bénir des ânes ou des éléphants produit plus de politiciens. Elle conclut que l'Italie se prépare à des voitures plus petites, sans expliquer le lien entre la bénédiction et cette évolution[131].
Un encadré évoque la situation en Espagne, où Franco a décrété la fermeture des esprits : plus aucun imprimé ne peut entrer en Espagne sans autorisation préalable, une mesure que la publication assimile à un retour de l'Inquisition. Elle rappelle que Franco affirme ne rien faire sans l'aval de l'archevêque de Tolède[132].
Un autre encadré évoque la Grèce, dont le gouvernement, effrayé par la montée du totalitarisme et craignant de se retrouver du mauvais côté, a décidé de permettre le rétablissement de l'ordre des jésuites, banni trois cents ans auparavant pour le bien du pays[133].
Enfin, la publication rapporte une déclaration de Pie XII à sa « Garde Noble », où il affirme que « l'Église de Dieu n'a pas besoin d'être défendue comme un camp fortifié ». Elle souligne l'incohérence de cette affirmation, alors que les gardes du pape sont équipés d'épées. La publication conclut que le pape devrait dissoudre cette garde inutile, plutôt que de maintenir une apparence de force militaire[134].
Oiseaux, abeilles et poissons
Cette rubrique présente plusieurs anecdotes naturalistes et observations scientifiques, souvent teintées d'humour ou de spiritualité.
Un premier article relate les migrations de rouges-gorges observées près de l'École du Royaume de Gates, en Pennsylvanie. Les auteurs décrivent avoir vu des centaines de ces oiseaux traverser le ciel en février, en provenance de l'est et en direction de l'ouest. Les rouges-gorges sont apparus par vagues successives, parfois en groupes de plus d'une centaine, et se sont posés sur les arbres et les pelouses de l'école. Leur chant mélodieux a rempli l'air pendant plusieurs semaines, avant qu'ils ne disparaissent aussi mystérieusement qu'ils étaient venus. La publication souligne la beauté de ce phénomène naturel, qui semble rythmé par les cycles saisonniers[135].
Un autre passage évoque la présence d'un faisan à collier sur le terrain de l'École du Royaume. L'oiseau, décrit comme majestueux et peu farouche, se promène librement sur les lieux et semble apprécier la compagnie des humains. Il a même été observé en train de marcher aux côtés des enfants sur le chemin de l'école, ou de regarder à travers la porte d'une salle de réunion. La publication espère que ce faisan ne sera pas victime des chasseurs pendant la saison de la chasse[136].
Un article intitulé « Les femmes sauvages des profondeurs » décrit le comportement reproducteur des baudroies des abysses, un poisson des grandes profondeurs. La femelle, équipée d'un leurre lumineux, attire le mâle, qui, une fois fécondé, perd progressivement ses organes et ses fonctions vitales pour devenir un parasite accroché à la femelle. La publication utilise cette métaphore pour critiquer les relations de dépendance, en comparant le mâle à un « certificat de mariage » réduit à néant[137].
Enfin, un encadré met en avant le rôle des abeilles dans la pollinisation des cultures fruitières en Californie. Le Dr J. E. Eckert, entomologiste à l'Université de Californie, estime que les abeilles contribuent trente-trois fois plus à l'économie locale par leur travail de pollinisation que par la production de miel. La publication souligne l'importance écologique et économique de ces insectes, tout en rappelant leur utilité dans la production de cire, utilisée dans de nombreux produits industriels[138].
La Grande-Bretagne en guerre
Cette section analyse la situation politique et sociale de la Grande-Bretagne pendant la Seconde Guerre mondiale, en adoptant un ton critique envers les élites britanniques.
Un premier article dénonce l'attitude des classes dirigeantes britanniques, qui ont privilégié leurs intérêts économiques plutôt que l'honneur national ou l'avenir du monde. La publication cite H. G. Wells, qui accuse le gouvernement britannique d'avoir organisé une « panique publique » pour imposer la capitulation de Munich. Elle décrit comment les Londoniens ont été soumis à des exercices d'alerte aérienne, à des distributions de masques à gaz, et à des évacuations massives, créant un climat de peur pour justifier la soumission aux dictatures. La publication souligne que les Britanniques commencent à réaliser qu'ils ont été manipulés, et qu'ils exigent désormais des réponses sur la gestion de leur empire[139].
Un autre passage relate le courage des marins britanniques du porte-avions Courageous, qui ont chanté et acclamé jusqu'à leur dernier souffle alors que leur navire sombrait. La publication interroge ironiquement si Hitler fera de même lorsqu'il mourra, soulignant le contraste entre l'héroïsme des soldats britanniques et la lâcheté des dirigeants nazis[140].
Un article évoque la distribution de 30 000 Bibles de poche aux soldats britanniques, contenant un message du roi George VI. Ce dernier encourage les troupes à lire la Bible, qu'il présente comme une source de force et d'inspiration en ces temps difficiles. La publication note cependant qu'une des conditions imposées par Staline à Hitler pour leur pacte était le retrait de la vente de Mein Kampf, en raison de ses critiques virulentes contre le bolchevisme[141].
Un encadré aborde les nuisances causées par les pigeons à Londres, notamment autour de Trafalgar Square et de la cathédrale Saint-Paul. Les autorités britanniques tentent de réduire leur nombre en interdisant leur alimentation publique et en installant des filets pour limiter la nidification. La publication souligne l'ironie de cette situation, alors que la guerre fait rage[142].
Un autre passage relate le cas tragique d'une mère de Lincoln, condamnée pour avoir « tué son enfant par gentillesse ». Elle avait gardé son fils de 11 ans alité pendant trois mois, sans air frais ni exercice, le nourrissant uniquement d'aliments mous. L'enfant, devenu pâle et émacié, a retrouvé la santé une fois séparé de sa mère. La publication utilise cet exemple pour illustrer les dangers d'une bienveillance mal comprise[143].
Un encadré souligne que personne ne devrait prendre d'aspirine, affirmant que ce médicament détruit réellement les nerfs. La publication cite le Glasgow Herald, qui rapporte que le public britannique consomme 3 000 000 000 comprimés d'aspirine de cinq grains par an, soit 8 000 000 par jour, ce que la publication juge capable de causer des dommages considérables[144].
Enfin, la publication évoque les conséquences des blackouts en Angleterre, qui ont doublé le nombre de morts sur les routes. Elle note que la majorité des victimes sont des piétons, et que cette mesure de sécurité a eu des effets pervers. Un autre article révèle que l'Irlande du Sud, suivant la même pratique qu'en 1914-1918, est devenue un allié virtuel de l'Allemagne, transmettant des informations militaires aux nazis via son ministre à Dublin[145].
Le Canada et ses contradictions
La rubrique consacrée au Canada aborde plusieurs sujets illustrant les tensions entre liberté individuelle et contrôle étatique, ainsi que des enjeux économiques et sociaux.
Un article dénonce la multiplication des serments d'allégeance imposés aux citoyens, notamment en Colombie-Britannique, où le ministre de l'Éducation, le Dr. Weir, a décrété que tous les enseignants devaient prêter serment de fidélité au roi. La publication ironise sur cette tendance, suggérant que bientôt, des inspecteurs pourraient exiger des serments pour accomplir des actes aussi banals que traverser la rue ou monter dans un bus. Elle souligne que cette obsession des serments reflète une paranoïa collective, où chacun cherche à s'assurer de la loyauté d'autrui, tout en ignorant que ceux qui exigent ces serments les prennent souvent à la légère[146].
Un autre passage évoque la liberté religieuse au Manitoba, où des parents ont protesté contre l'obligation faite à leurs enfants de chanter l'hymne *« God Save the King »* à l'école. Grâce à leur mobilisation, les autorités ont amendé les règlements pour permettre aux enfants de ne pas participer à ces chants, à condition que leurs parents en fassent la demande écrite. La publication salue cette mesure comme une victoire pour la liberté de conscience, tout en notant que les enfants concernés doivent rester debout et ne pas perturber la classe[147].
Un encadré technique explique les propriétés isolantes de la sciure de bois, qui, mélangée à de la chaux, offre une protection thermique équivalente à un mur de pierre de 10 à 70 pouces d'épaisseur. Cette méthode, recommandée par les Laboratoires des produits forestiers du ministère des Mines et des Ressources d'Ottawa, permet de construire des maisons chaudes en hiver et fraîches en été, tout en étant résistantes aux rongeurs et au feu. La publication présente cette découverte comme une solution économique et pratique pour les Canadiens[148].
Un autre article révèle que la population autochtone du Canada est en augmentation, passant de 112 510 individus en 1934 à 118 406 en 1939. La publication souligne que de nombreux Autochtones sont devenus des agriculteurs et des éleveurs compétents, tout en conservant leurs aptitudes traditionnelles pour la pêche et le piégeage, ce qui leur permet de coexister harmonieusement avec les colons blancs[149].
Enfin, un encadré rapporte une baisse significative de l'immigration au Canada, passant de 104 806 entrées en 1930 à seulement 17 244 en 1938. La publication attribue cette diminution à l'augmentation des machines économisant la main-d'œuvre, qui réduit les besoins en travailleurs étrangers. Elle note que cette tendance s'observe également aux États-Unis et dans d'autres pays[150].
Un dernier passage évoque le gaspillage alimentaire à Terre-Neuve, où un transformateur de poisson a rejeté un tas de harengs de 30 pieds de large, 45 pieds de long et 8 pieds de haut, jugés impropres à la mise en conserve. La publication déplore cette situation, alors que de nombreux Terre-Neuviens souffrent de pauvreté et de malnutrition[151].
Commentaires britanniques sur la guerre
Un article signé par Jd. Hemery, correspondant à Londres, analyse les événements récents à travers le prisme des prophéties bibliques. L'auteur cite le livre d'Isaïe 28:19, qui évoque une terreur quotidienne, et l'applique à la situation actuelle, où les Britanniques reçoivent avec angoisse les nouvelles de la guerre. Il souligne que ces prophéties s'adressent avant tout aux religieux, annonçant les jugements divins contre les fausses doctrines et les institutions corrompues[152].
La publication décrit les chocs successifs subis par la population britannique, notamment la capitulation soudaine du roi des Belges face à Hitler, qui a suivi de près une journée de prière nationale. Elle note que les Britanniques ont trouvé un certain réconfort dans l'évacuation réussie de leur armée depuis la Belgique, malgré les pertes matérielles. L'article évoque ensuite la trahison du gouvernement français, qui a rompu son accord de ne pas signer de paix séparée avec l'Allemagne, forçant les Britanniques à rapatrier leurs troupes et leur équipement. La publication souligne que ces événements ont ébranlé la confiance des Britanniques, qui commencent à réaliser que des forces maléfiques sont à l'œuvre, comme le prédit le livre de l'Apocalypse 12:12, où le Diable, sachant que son temps est compté, déchaîne sa colère sur la terre[153].
L'auteur rappelle que le juge Rutherford, lors d'un discours à Londres au moment des accords de Munich, avait averti le monde des dangers du nazisme, du fascisme et de la hiérarchie catholique romaine, qu'il décrivait comme une menace pour les libertés des peuples. La publication souligne que ces avertissements, portés par les Témoins de Jéhovah à travers le monde, ont été ignorés par les dirigeants politiques et religieux. Elle affirme que les événements actuels confirment ces prédictions, et que ceux qui se tournent vers la Bible et la volonté divine sont épargnés par la peur des catastrophes à venir[154].
L'article évoque également les divisions internes en France, où certains dirigeants, craignant l'expansion du communisme, ont soutenu Mussolini et Hitler, même s'ils n'étaient pas nécessairement favorables au nazisme. La publication note que ces alliances ont été influencées par la hiérarchie catholique romaine, qui a tenté de négocier avec Hitler par l'intermédiaire de François, un *« gentleman chrétien »* catholique. Elle rappelle que les Témoins de Jéhovah ont diffusé les avertissements du juge Rutherford dans le monde entier, mais que ces messages ont été ignorés par ceux qui détiennent le pouvoir[155].
La menace totalitaire et les avertissements divins
La publication poursuit son analyse en affirmant que le Diable est à l'origine des régimes totalitaires qui étouffent l'Europe. Elle cite à nouveau le livre de l'Apocalypse 12:12, qui décrit la colère du Diable sachant que son temps est compté, et souligne que cette période précède l'établissement du Royaume de Dieu sur terre, comme annoncé par les prophètes et par Jésus dans Matthieu 24. La publication affirme que les événements actuels, bien que surprenants et inquiétants, étaient prévisibles pour ceux qui étudient les Écritures[156].
Elle décrit comment les agents d'Hitler, notamment ses bombardiers, ont déjà lancé des attaques préliminaires contre la Grande-Bretagne, annonçant des offensives plus massives à venir. La publication note que le gouvernement britannique, conscient de la menace, a pris des mesures pour protéger les enfants en les évacuant vers des zones moins exposées, tout en imposant des restrictions pour préserver les vies et les ressources. Elle souligne l'ampleur de la tâche qui incombe aux autorités, qui doivent gérer ces défis tout en assurant la sécurité de la population[157].
Un encadré aborde la question des approvisionnements alimentaires en Grande-Bretagne, où le ministre de l'Agriculture a révélé que 70 000 travailleurs agricoles ont quitté leurs exploitations depuis le début de la guerre pour rejoindre des industries mieux rémunérées. Le Yorkshire Post commente cette situation en soulignant que, avant la guerre, la Grande-Bretagne ne produisait qu'un tiers de sa nourriture et importait le reste. La publication note que le gouvernement envisage désormais de cultiver au moins deux tiers des besoins alimentaires du pays, en exploitant des terres actuellement utilisées pour des activités sportives ou détenues par des promoteurs immobiliers en attente de projets de construction. Elle suggère que des mesures coercitives pourraient être prises pour obliger ces terres à produire des denrées alimentaires[158].
Critique des leaders religieux et des objecteurs de conscience
Un article critique sévèrement les dirigeants religieux, en particulier un pasteur non conformiste de Sheffield, le *« révérend »* Tyler Lane, qui a publiquement exprimé son incrédulité envers certaines parties de la Bible. La publication cite ses propos, selon lesquels le livre de l'Apocalypse ne serait pas entièrement d'origine chrétienne et contiendrait des éléments *« tout à fait non chrétiens »*. Elle rappelle les avertissements de Apocalypse 22:18-19, qui condamnent ceux qui ajoutent ou retirent des paroles des prophéties bibliques, et souligne que le pasteur, en niant la validité de ces prophéties, s'expose à ces condamnations. La publication interprète ses déclarations comme une opposition à l'idée que le Royaume de Dieu, annoncé par Jésus et les apôtres, puisse s'établir dans un avenir proche, et suggère que les religieux préfèrent préserver leur propre pouvoir plutôt que de reconnaître la vérité biblique[159].
Un autre passage aborde la question des objecteurs de conscience en Grande-Bretagne, qui suscitent une hostilité croissante dans la population. La publication note que ces objecteurs, inscrits sur un registre officiel, seront probablement contraints de servir l'État, soit dans l'agriculture, soit dans d'autres secteurs essentiels, sous des conditions similaires à celles du service militaire, mais avec des rations et des allocations réduites. Elle souligne que de nombreux objecteurs, motivés par des raisons autres que leur engagement religieux, semblent ignorer leurs obligations envers l'État qui les protège et les nourrit[160].
Un encadré révèle que le gouvernement britannique a interdit l'utilisation d'un type de mascara non imperméable, car la chaleur à l'intérieur des masques à gaz provoque son écoulement, irritant les yeux et provoquant des spasmes des paupières. La publication présente cette mesure comme un exemple où la beauté doit céder le pas à la nécessité en temps de guerre[161].
La Turquie entre diplomatie et développement
La publication aborde la situation diplomatique de la Turquie, soulignant que malgré leur formation à la duplicité, Hitler et Mussolini se heurtent à des limites lorsque leurs interlocuteurs privilégient l'honnêteté. Elle rappelle que les Britanniques et les Français ont été punis pour leur traitement déloyal de la Tchécoslovaquie, ce qui leur a coûté l'alliance de la Russie et de la Pologne. La publication note que cette leçon a été suivie d'une autre, plus importante encore : Hitler a utilisé le catholique von Papen pour détruire l'Autriche, puis l'a envoyé en Turquie pour tenter de répéter cette manœuvre. Cependant, le gouvernement turc, attaché à une honnêteté traditionnelle, a rejeté von Papen et s'est tourné vers les Britanniques et les Français, conduisant à la signature d'un pacte d'assistance mutuelle. La publication souligne que les Britanniques et les Français reconnaissent désormais l'erreur qu'ils ont commise en se cachant *« sous la table »* lors des accords de Munich[162].
Un encadré évoque les atrocités commises sous le règne du sultan Abdul Hamid II, surnommé *« Abdul le Damné »*, qui faisait enchaîner de jeunes femmes dans son palais. La publication ironise sur le fait que si ce sultan était l'une des *« autorités supérieures »* mentionnées par la hiérarchie religieuse, il serait intéressant de savoir qui sont les *« autorités supérieures de l'enfer »*[163].
Un autre passage relate la découverte d'un gisement de minerai de fer à Karabük, à 80 miles au nord d'Ankara, qui a conduit à la construction d'une aciérie coûtant 15 000 000 de dollars. Cette usine, capable de produire 150 000 tonnes d'acier par an, joue un rôle clé dans le développement économique de la Turquie. La publication note que des centaines d'ouvriers qualifiés britanniques ont été recrutés pour assurer le bon fonctionnement de l'usine, et qu'ils se sont installés dans le pays avec leurs familles, dans l'intention d'y rester définitivement[164].
Publicité pour la Convention théocratique de 1940
La publication annonce la parution d'un numéro spécial intitulé *« The Messenger »*, un rapport illustré de 64 pages sur la *« Convention théocratique des Témoins de Jéhovah »*, présentée comme la plus importante réunion de chrétiens depuis l'époque des apôtres. Ce numéro couvre les conventions organisées dans dix-neuf villes à travers les États-Unis, avec des comptes rendus détaillés des discours du juge Rutherford, dont son allocution publique *« La Religion comme un Racket de Guerre »*. La publication souligne que ce document, riche en photographies, permet aux lecteurs de revivre les moments forts de la convention, même s'ils n'ont pas pu y assister. Elle précise que ce numéro sera une ressource précieuse pour ceux qui cherchent à comprendre la vérité face aux *« fausses représentations religieuses »*. Le prix est fixé à 10 cents par exemplaire, et les commandes sont à adresser au siège de la Société Watch Tower à Brooklyn[165].
Promotion du livre « Religion » de Rutherford
La dernière page du numéro est consacrée à la promotion du livre *« Religion »*, écrit par Joseph Rutherford et publié le 27 juillet 1940 lors de la Convention théocratique des Témoins de Jéhovah. La publication décrit l'enthousiasme des participants à la convention, qui ont immédiatement acheté des dizaines de milliers d'exemplaires. Elle présente ce livre comme un ouvrage percutant, qui *« frappe un grand coup »* en démontrant que la religion est un piège et que le christianisme est la seule voie de salut. L'édition autographiée, annoncée à 50 cents, comprend une reproduction de la lettre de l'auteur adressée aux *« ambassadeurs théocratiques »*, ainsi qu'une reliure artistique en tissu vert avec des titres dorés. Le livre, richement illustré, est présenté comme une lecture captivante, capable de toucher profondément l'âme des lecteurs. Les commandes sont à envoyer au siège de la Société Watch Tower à Brooklyn, accompagnées d'une contribution de 50 cents par exemplaire[166].
Illustrations du numéro
Références
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- ↑ Consolation du 21 août 1940, p. 3, 8, 11.
- ↑ Consolation du 21 août 1940, p. 18, 28-29.
- ↑ Article 1914 sur ce wiki.
- ↑ Carl Olof Jonsson, The Gentile Times Reconsidered, Commentary Press, Atlanta, 2004.
- ↑ Consolation du 21 août 1940, p. 28-29.
- ↑ Consolation du 21 août 1940, p. 18.
- ↑ Consolation du 21 août 1940, p. 18.
- ↑ Consolation du 21 août 1940, p. 14.
- ↑ Consolation du 21 août 1940, p. 3.
- ↑ Documentation ethnographique sur le nestinarstvo, patrimoine immatériel de l'UNESCO, inscrit en 2009.
- ↑ Consolation du 21 août 1940, p. 10.
- ↑ Consolation du 21 août 1940, p. 12.
- ↑ Penton, James M., Apocalypse Delayed, 3e éd., University of Toronto Press, 2015, p. 77-78.
- ↑ Consolation du 21 août 1940, p. 13.
- ↑ Consolation du 21 août 1940, p. 12.
- ↑ 2005 Yearbook of Jehovah's Witnesses, Watch Tower Bible and Tract Society, 2005, section « Iceland ».
- ↑ Consolation du 21 août 1940, p. 14.
- ↑ Consolation du 21 août 1940, p. 15.
- ↑ « Reichskonkordat », Wikipédia (version anglaise), consulté en 2025.
- ↑ Consolation du 21 août 1940, p. 26.
- ↑ Consolation du 21 août 1940, p. 26.
- ↑ K.D. Rainsford, Aspirin and Salicylates, chap. 1 (2004).
- ↑ « Salicylate Toxicity », StatPearls / NCBI, NBK499879.
- ↑ « The History of Aspirin », Chemistry World (2025), [1].
- ↑ Consolation du 21 août 1940, p. 10.
- ↑ Sources ethnographiques sur le nestinarstvo, compilées à l'occasion de l'inscription du rite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO en 2009.
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