La Tour de Garde - 1er juillet 1940
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| La Tour de Garde - 1er juillet 1940 | |
|---|---|
| Revue | La Tour de Garde |
| Date | 1940 |
| Année | 1940 |
| Éditeur | Watch Tower Bible and Tract Society |
Ce numéro est dominé par une longue étude exégétique du chapitre trois de Sophonie 3:8-13, présenté comme la prophétie du jugement final à Armageddon. Le jugement de Jéhovah contre les nations y est articulé autour de trois notions centrales — l'indignation divine, le « langage pur » accordé aux fidèles avant le combat décisif, et le rassemblement du « reste » de l'Israël spirituel ainsi que de la « grande foule » — chacune ancrée dans une chronologie interne qui fait de 1918 et de 1919 les moments-clés d'un processus encore en cours au moment de la parution.
La « chrétienté » et sa hiérarchie catholique romaine occupent dans ce numéro une place d'accusées centrales : désignées comme « cité opprimante » conduisant les peuples vers la tyrannie, elles sont présentées comme les premières visées par la colère divine à venir, tandis que seuls ceux qui se réfugient dans l'organisation de Jéhovah sont annoncés comme susceptibles de survivre au cataclysme décrit par Ésaïe 13:9-13.
Analyse
Croyances
L'ossature doctrinale de ce numéro repose sur une exégèse suivie de Sophonie 3:8-13, traitée verset par verset comme un programme prophétique unique : rassemblement des nations, don du « langage pur », rassemblement des dispersés, purification et sécurité du « reste ». Ce recours à Sophonie 3:8 comme texte-pivot du rassemblement des nations en vue d'Armageddon n'est pas propre à ce numéro : il constitue depuis les années 1920 l'un des fondements scripturaires réguliers de l'eschatologie développée sous la présidence de Rutherford, la convocation des nations y étant lue comme un acte divin préparatoire au jugement et non comme une simple métaphore de désordre international.[1] La particularité de cette livraison tient à ce qu'elle prolonge l'exégèse au-delà du verset 8 pour couvrir l'ensemble des versets 9 à 13, articulant ainsi le jugement des nations et la description positive du peuple épargné dans une seule séquence prophétique continue.[2]
La conception d'Armageddon qui s'y exprime — destruction totale de l'« organisation de Satan » par Christ Jésus agissant comme Exécuteur du jugement divin — prolonge une définition formulée dès le milieu des années 1920, selon laquelle Armageddon n'est pas une bataille locale entre armées humaines mais la guerre universelle de Dieu contre l'ensemble du système visible et invisible opposé à son gouvernement.[3] Le dualisme sous-jacent, qui oppose terme à terme deux organisations rivales, l'une divine et l'autre satanique, avait été systématisé dans l'enseignement du mouvement à partir de 1925 et sert ici de cadre implicite à l'ensemble de l'argumentation, jusque dans la désignation de l'État totalitaire comme « monstruosité du Diable ».[4]
La lecture de Sophonie 3:9 proposée ici marque une rupture avec l'interprétation littérale traditionnelle du verset, qui y voyait une restauration de l'unité linguistique de l'humanité après le jugement, comparable à une annulation de Babel. Le « langage pur » est au contraire défini comme un message doctrinal non souillé, accordé avant Armageddon aux seuls soutiens du Gouvernement Théocratique, ce qui transforme une promesse eschatologique en critère d'appartenance présent et vérifiable : la pureté du message prêché devient la ligne de partage entre ceux qui seront épargnés et ceux qui périront.[5] Cette redéfinition est cohérente avec la logique générale de l'enseignement rutherfordien, qui rattache l'origine de la confusion des langues à Nimrod et à la fondation du culte babylonien, présentés comme les instruments par lesquels Satan a corrompu l'adoration après le déluge — thèse que Rutherford avait développée dans son livre Enemies en 1937.[6][7]
L'identité du « reste » d'Israël spirituel telle qu'elle est définie ici — un groupe oint, numériquement limité, tenu à l'absence d'iniquité, de mensonge et de langue trompeuse — s'inscrit dans la doctrine des 144 000 héritée de la période russellienne mais profondément remaniée sous Rutherford, notamment par le report en 1931 de la clôture supposée du scellement de cette classe céleste.[8] La définition morale qui en est donnée est presque entièrement fonctionnelle : l'iniquité n'y est pas caractérisée par des manquements éthiques classiques mais par la peur ou la négligence de prêcher, par le maintien de pratiques religieuses et par l'honneur rendu aux créatures, ce qui subordonne la qualité spirituelle du fidèle à son activité de proclamation.[9]
Le rôle assigné aux « autres brebis » et à la « grande foule », présentées comme « compagnons » ou « sœurs » du reste, découle directement du discours prononcé par Rutherford à Washington le 3 juin 1935, dans lequel la « grande foule » d'Apocalypse 7:9 fut pour la première fois identifiée à une classe d'espérance terrestre distincte de la classe céleste, et non à un groupe spirituel secondaire destiné au ciel.[10] Le recours ici à Ebed-mélek, ami de Jérémie (Jérémie 38:7-13), et aux « sœurs » d'Ézéchiel 16:61 comme figures prophétiques de cette classe relève du même procédé typologique que celui appliqué depuis 1932 aux Récabites et à Jonadab, tenus pour les préfigurations des personnes de bonne volonté associées au reste sans partager son espérance.[11]
La date de 1918, répétée dans les trois articles comme point de départ de toute l'activité du reste, renvoie à la doctrine de la venue du Christ au temple « à des fins de jugement », formulée sous cette forme à partir de 1922 en réinterprétation de la chronologie antérieure.[12] Le numéro combine cette date avec deux autres repères de la même séquence : 1919, présenté comme le moment de la libération du peuple de Dieu et de l'accélération du rassemblement, et 1922, associé à un regain d'énergie dans l'œuvre de témoignage — cette dernière allusion renvoyant à l'assemblée de Cedar Point tenue du 5 au 13 septembre 1922, d'où date la campagne de proclamation intensive.[13]
L'assimilation de la « chrétienté » à Sodome, thèse du second article, radicalise une position développée depuis les années 1920, selon laquelle le jugement divin de la chrétienté aurait commencé dès 1918-1919 ; la Hiérarchie catholique romaine, nommément désignée dans ce numéro comme principale « cité opprimante » des temps modernes, avait déjà été identifiée à la prostituée de Babylone dans le livre Enemies publié en 1937.[14][15] La formule qualifiant la religion de fraude, de piège et de diffamation du nom de Dieu est solidaire de la distinction, centrale dans l'enseignement de cette période, entre « religion » tenue pour une invention démoniaque et « service de Jéhovah » tenu pour le seul culte légitime.[16]
Le classement du « développement du caractère » au rang de « mensonge » interdit au reste, avec renvoi explicite à The Watchtower du 1er mai 1926 comme moment où cette « folie » aurait été dénoncée, confirme la datation de ce tournant doctrinal. La notion de développement du caractère chrétien, présentée sous Russell comme le but essentiel du croyant consacré, fut rejetée par Rutherford en 1926, qui invitait à cesser le « bavardage » sur le développement d'un caractère parfait, puis qualifiée dès l'année suivante de ruse subtile de l'adversaire destinée à piéger les consacrés.[17][18] Ce numéro va plus loin que la condamnation de 1926 en rangeant rétrospectivement ceux qui s'en enorgueillissaient dans la classe du « serviteur méchant ».[19]
Le rejet, dans la même énumération, du « témoignage de la Grande Pyramide » comme ajout illégitime à l'Écriture (Proverbes 30:5-6 ; Apocalypse 22:18-19) désavoue un enseignement que Russell avait défendu pendant une trentaine d'années, à la suite des travaux de l'astronome Charles Piazzi Smyth, en tenant la Grande Pyramide pour un « témoin de pierre » divinement inspiré confirmant la chronologie biblique.[20][21] Le renversement avait été opéré par Rutherford dans un article en deux parties publié dans The Watch Tower des 15 novembre et 1er décembre 1928, intitulé « L'autel en Égypte »[note 1], où la pyramide était présentée comme bâtie sous la direction de Satan et qualifiée de « Bible de Satan » plutôt que de témoin de pierre de Dieu.[22] Douze ans après ce désaveu, la pyramidologie n'est donc plus discutée comme une interprétation contestable mais rangée parmi les mensonges dont la seule profération exclut du reste.[23]
La classe du « serviteur méchant », tirée de Matthieu 24:48-51 et expulsée lors du jugement du temple de 1918, fonctionne dans ce numéro comme catégorie théologique d'exclusion, mobilisée aussi bien dans l'exégèse de Sophonie que dans les résolutions de congrégations publiées en fin de numéro à propos de l'affaire Moyle.[24] Ce dispositif est indissociable de la lecture collective de la parabole restaurée par Rutherford en 1927, qui fait du « serviteur fidèle et avisé » non plus un individu — Russell, comme le soutenaient nombre d'étudiants de la Bible — mais une classe, dont le « serviteur méchant » constitue le contre-type issu de ses propres rangs : tout opposant interne se trouve ainsi doctrinalement identifié à une figure évangélique vouée au châtiment.[25]
Le rejet de la classe des « anciens électifs », mentionné en appui de Matthieu 23:3 comme repoussoir du reste tenant ses engagements de consécration, renvoie à la suppression de l'élection démocratique des responsables de congrégation, déclarée non scripturaire dans The Watch Tower des 15 août et 1er septembre 1932, au terme d'une campagne préparatoire engagée dès 1928 et qui mit fin à un système électif en vigueur depuis plus de cinquante ans.[26] L'invocation de cette catégorie huit ans plus tard montre qu'elle a survécu à la réforme elle-même pour devenir une désignation stable des opposants à la conception théocratique de l'autorité.[27]
Enfin, la doctrine de l'absence de crainte des créatures, développée à partir de 1 Jean 4:17-18 et de Sophonie 3:13, articule la sécurité spirituelle du reste à la confiance exclusive en Jéhovah au moment même où les persécutions frappent le mouvement en Europe et où les tribunaux américains sont saisis de litiges sur le refus du salut au drapeau.[28] La promesse de prospérité matérielle empruntée à Zacharie 8:11-12 et à Ézéchiel 36:29-30 vient compléter cette assurance en faisant de la fin de la « disette » un signe déjà en cours de réalisation pour le reste restauré, ce qui déplace vers le présent des promesses que d'autres lectures situent après le jugement.[29]
Organisation et histoire
La rubrique « Lettres » de la page 207 constitue le document organisationnel central de ce numéro : cinq groupes locaux — Jefferson, Waupun et Racine (Wisconsin), l'unité Nord de Chicago (Illinois) et un groupe non identifié signataire d'une lettre adressée à Rutherford et à la famille du Béthel — y font publier des résolutions de soutien explicitement liées à l'affaire Olin Moyle.[30] La concentration géographique de ces groupes n'est pas fortuite : après sa démission du Béthel en juillet 1939, Moyle était retourné dans sa congrégation d'origine du Wisconsin, et il fut ultérieurement vice-président du barreau du comté de Jefferson, dans ce même État.[31] Les résolutions publiées ici émanent donc précisément du territoire où l'ancien avocat de la Société conservait des relations professionnelles et personnelles, et où sa parole gardait un crédit — Jefferson, Waupun et Racine se situant toutes dans un rayon d'une centaine de kilomètres autour de Milwaukee, congrégation qui prononcera l'exclusion de Moyle sur ordre du président de la Société.[32]
Le renvoi explicite de la résolution de Chicago aux informations communiquées le 1er octobre 1939 documente un dispositif de communication interne descendant.[33] La lettre de démission de Moyle, datée du 21 juillet 1939 et dénonçant les mauvais traitements, le langage employé et la consommation d'alcool au Béthel de Brooklyn, avait été suivie d'une riposte publiée dans The Watchtower des 1er septembre et 15 octobre 1939, où les directeurs de la Société déclaraient chaque paragraphe de cette lettre faux et calomnieux et comparaient son auteur à Judas Iscariote.[34] La caractéristique la plus révélatrice de ce mécanisme tient à ce que la congrégation de Moyle elle-même écrivit à la Société qu'elle n'avait pas lu la lettre incriminée tout en désapprouvant ses actes et en déclarant ne jamais prêter l'oreille aux accusations portées contre Rutherford — formule que l'on retrouve presque mot pour mot dans la lettre anonyme reproduite ici.[35] Ces résolutions précèdent de quelques mois la plainte en diffamation déposée par Moyle en octobre 1940, procédure qu'il remportera en 1944.[36]
Le vocabulaire des résolutions — désignation de la Société comme « canal visible du Gouvernement Théocratique », engagement à ne laisser aucun obstacle entraver la participation « sous la direction de la Théocratie » — reprend le lexique institutionnel mis en place par la réorganisation de 1938, qui avait achevé la suppression des charges électives locales en confiant à Brooklyn la nomination de tous les serviteurs de congrégation.[37] L'appellation même de « compagnie » pour désigner les groupes locaux de Jefferson, Waupun, Racine et Chicago, ainsi que l'adoption de résolutions à l'unanimité soumises pour publication au siège, attestent le fonctionnement de cette structure territoriale trois ans après l'abolition du système d'anciens électifs, en vigueur depuis plus d'un demi-siècle et déclaré non scripturaire par The Watch Tower des 15 août et 1er septembre 1932.[38] La qualification de la classe des « anciens électifs » comme contre-modèle dans l'article de fond sur Sophonie prolonge directement cette décision organisationnelle.[39]
L'engagement à se tenir « à cent pour cent » derrière Rutherford et le refus de principe d'écouter toute accusation contre lui déplacent la loyauté institutionnelle vers la personne du président.[40] Ce déplacement s'appuie sur une configuration éditoriale particulière : la suppression du comité de rédaction en 1931 avait laissé à Rutherford la rédaction des articles de fond du périodique.[41] L'instrument doctrinal de disqualification employé contre les contestataires apparaît d'ailleurs dans le corps même du numéro, la « classe du serviteur méchant » de Matthieu 24:48-51 y étant présentée comme une catégorie réelle issue des rangs des oints et expulsée lors du jugement du temple, catégorie à laquelle la résolution de Waupun renvoie explicitement les correspondants cherchant à obtenir la sympathie des frères.[42]
La série de repères 1918-1919-1922-1926-1931 mobilisée dans les articles de fond constitue le récit historique de soi du mouvement, chaque date renvoyant à un fait institutionnel vérifiable.[43] L'accélération du rassemblement à partir de 1919 correspond à la libération des dirigeants de la Société détenus au pénitencier d'Atlanta le 26 mars 1919, et le regain d'énergie daté de 1922 renvoie à l'assemblée de Cedar Point de septembre 1922 et au mot d'ordre de proclamation du Roi et du Royaume.[44] La révélation du « nouveau nom » en 1931 renvoie à l'adoption de la désignation de témoins de Jéhovah lors de l'assemblée de Columbus du 26 juillet 1931, sur la base d'Ésaïe 43:10, désignation que les résolutions publiées ici emploient comme identité collective établie.[45]
Le désaveu de deux enseignements antérieurs de la Société mérite d'être relevé, car il est daté et référencé à une publication maison précise. Le « développement du caractère », que l'article de fond range parmi les objets d'orgueil ayant affecté l'Israël spirituel et dont la folie aurait été révélée par The Watchtower du 1er mai 1926, correspond à l'article « Caractère ou alliance — lequel ? »[note 2], qui reprochait à cette doctrine de détourner de l'œuvre de témoignage, et dont la parution coïncide avec le remplacement des Études dans les Écritures de Russell par les articles du périodique comme support d'étude dans les réunions.[46] Le « témoignage de la Grande Pyramide », classé ici parmi les mensonges consistant à ajouter à la Parole de Dieu, avait été répudié par les numéros des 15 novembre et 1er décembre 1928 sous le titre « L'autel en Égypte »[note 3], qui attribuaient la construction du monument à Satan.[47] Ces deux mentions rangent au rang de fautes disqualifiantes des enseignements défendus par la Société sous Russell.[48]
Enfin, la dénonciation de l'« État totalitaire » comme « monstruosité du Diable » brandissant la menace de destruction contre les témoins de Jéhovah s'inscrit dans une situation juridique précise au moment de la parution.[49] La Cour suprême des États-Unis avait rendu le 3 juin 1940, par huit voix contre une, sa décision Minersville School District v. Gobitis validant l'obligation du salut au drapeau dans les écoles publiques — affaire plaidée le 25 avril 1940 et dans laquelle Rutherford figurait parmi les conseils des défendeurs — décision aussitôt suivie d'une vague nationale de violences collectives contre les Témoins.[50] En Europe, le mouvement était interdit en Allemagne depuis 1933 et plusieurs milliers de ses membres étaient internés en camps de concentration, tandis qu'au Québec la loi dite du cadenas du 24 mars 1937 fournissait un instrument de répression supplémentaire.[51]
Contenu
Instruction (7e partie)
Ce long article de fond, organisé en plusieurs sous-sections, traite du chapitre trois de Sophonie, versets 8 à 13, présenté comme la prédiction prophétique du jugement final de Jéhovah au moment d'Armageddon.[52] Jéhovah y est décrit comme un souverain immuable — « la justice est le fondement de son trône » (Malachie 3:6) — dont le jugement doit nécessairement s'accomplir, même si le texte précise qu'il n'éprouve aucun plaisir à la mort des méchants.[53]
L'avertissement final adressé par Jéhovah est présenté comme un acte de bonté, destiné à offrir une dernière occasion aux personnes trompées par les démons de s'en échapper.[54] La « chrétienté » et ses alliés, qui se sont conduits avec mépris envers Jéhovah, sont sommés d'attendre son intervention, qualifiée de réponse définitive à leur défi arrogant. Sa justice, symbolisée par un lion, s'exercera pour témoigner à toute la création de la toute-puissance de Jéhovah.[55] Jéhovah achèverait d'abord son « œuvre étrange » en manœuvrant les nations — et particulièrement le monde religieux dit « chrétien » ainsi que le « front chrétien » — dans une position propice, avant que ne se produise l'affrontement final.[56] Les ennemis de la Théocratie, dans leur défi arrogant, mettent ouvertement en œuvre leur complot pour gouverner le monde contrairement à la voie prescrite par Jéhovah, déclenchant ainsi sa colère et son acte étrange ; à Armageddon, par son Exécuteur Christ Jésus, il dévorerait entièrement l'organisation de Satan.[57]
La préparation de cet événement final est datée, dans cet article, à partir de la venue du Seigneur au temple en 1918, moment auquel il aurait commencé à équiper son « reste » fidèle, désigné comme le « serviteur fidèle et avisé », et à l'envoyer comme ses témoins pour proclamer le gouvernement théocratique et rassembler les « autres brebis », la « grande foule ».[58] Ces rassemblés participeraient avec le reste à la proclamation du gouvernement théocratique, en recevant un « langage pur » leur permettant de répandre sans crainte la bonne nouvelle.[59]
La réponse de Jéhovah
Les religieux qui dirigent la « chrétienté » sont dépeints comme se vantant de leur grandeur et de leur bonté tout en défiant le Dieu Tout-Puissant, la « chrétienté » se croyant à l'abri de tout mal.[60]
L'indignation
Parmi les nations rassemblées, seuls les individus faisant preuve de bonne volonté envers Jéhovah et se réfugiant dans son organisation — la « cité de refuge antitypique » — sont présentés comme susceptibles d'être sauvés.[61] La « chrétienté », qui prétend servir Jéhovah sans le faire réellement, est destinée à être jugée à Armageddon ; tous les survivants la regarderont avec mépris et reconnaîtront que la religion est « une fraude, un piège et une escroquerie, et une diffamation du saint nom de Dieu ».[62]
L'« indignation » divine est présentée comme le motif du rassemblement des nations : si Jéhovah les assemble toutes, c'est précisément parce qu'elles se sont toutes opposées au Gouvernement Théocratique, et leur réunion même appelle sa colère.[63] Un ensemble de textes prophétiques est mobilisé — notamment Ésaïe 13:9-13 et Jérémie 51:45 — pour décrire le cataclysme cosmique accompagnant le jugement : obscurcissement du soleil, de la lune et des étoiles, disparition des orgueilleux, secousse des cieux et de la terre. La Hiérarchie catholique romaine y est désignée nommément comme la principale « cité opprimante » des temps modernes, conduisant les peuples vers la tyrannie totalitaire et méritant en conséquence une part de l'indignation divine.[64]
Le langage pur
Le verset de Sophonie 3:9 — « Car alors je donnerai aux peuples des lèvres pures, afin qu'ils invoquent tous le nom de l'Éternel, pour le servir d'un commun accord » — est interprété non comme une transformation universelle des langues après Armageddon, mais comme un don accordé avant ce combat aux membres de la classe des « brebis », c'est-à-dire à ceux qui soutiennent le Gouvernement Théocratique.[65] La « lèvre pure » désigne un message non souillé, consacré exclusivement à la louange de Jéhovah et de son Roi, qui doit être proclamé avant Armageddon.[66]
La chronologie de l'octroi de ce « langage pur » est rattachée à la venue du Christ au temple en 1918, moment auquel il aurait rassemblé le « reste » fidèle et commencé à réunir ses « autres brebis ». La prophétie de Malachie 3:1-4 est invoquée pour établir que les individus ainsi rassemblés et éprouvés doivent offrir une offrande dans la justice.[67] L'origine démoniaque de la confusion des langues est associée à Nimrod, instrument du Diable pour unir les hommes dans la méchanceté (Genèse 11:7-9) ; juste avant Armageddon, Satan chercherait à répéter cette manœuvre par les méthodes totalitaires, employant les grands religieux comme agents de tromperie pour dresser les peuples contre Jéhovah.[68]
En réponse, Jéhovah réunit son propre peuple — le « reste » et ses « compagnons » — dans une unité parfaite, leur accordant un message pur. L'appui de Hébreux 13:13-15 est cité pour présenter les fidèles comme portant le reproche du Christ en dehors du camp et offrant continuellement « un sacrifice de louange à Dieu, c'est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom ».[69] La purification des lèvres est illustrée par l'image du charbon ardent de l'autel posé sur la bouche du serviteur en Ésaïe 6:5-7, suivie par le jugement du temple de 1918 qui aurait purifié les fidèles. Des textes des Psaumes (Psaumes 51:15 ; Psaumes 119:13), des Proverbes (Proverbes 12:19 ; Proverbes 16:13 ; Proverbes 22:11) et de 1 Pierre 3:10-12 sont mobilisés pour illustrer que seule une lèvre pure — reflétant un cœur sincèrement dévoué à Jéhovah — peut être offerte en louange, et que la pureté du discours est la condition du salut à Armageddon.[70]
La « ligne de démarcation » entre les opposants au Gouvernement Théocratique et ses soutiens fidèles est présentée comme absolument nette. Seuls les membres du « reste », puis ceux qui formeront la « grande foule » et seront les « compagnons » du reste, reçoivent ce langage pur leur permettant « d'invoquer tous le nom du Seigneur pour le servir d'un commun accord ». La prophétie de Sophonie, est-il souligné, ne saurait s'appliquer au monde en confusion, gouverné par les démons ; seuls ceux qui se tournent vers Jéhovah et recherchent la justice et la douceur auraient la perspective de comprendre et d'en bénéficier.[71]
Le rassemblement
La « fille des dispersés » de Sophonie 3:10, interprétée comme une classe vierge n'ayant pas été liée à la religion organisée, est présentée comme apportant son offrande — « maintenue sous l'influence de l'organisation du monde » — avant de fuir l'organisation de Satan et de rejoindre le mont Sion, c'est-à-dire le Royaume sous Christ.[72] Ces dispersés apportent toute la force de leurs lèvres au service du Gouvernement Théocratique, conformément à Ésaïe 57:19 et à Ésaïe 18:7.[73]
À partir de 1919, après la libération du peuple de Dieu de la contrainte, le rassemblement depuis les pays lointains s'accélère ; le drame prophétique de Jérémie, avec Ebed-mélek comme ami de Jérémie, est cité pour illustrer la formation de la « grande foule » (Jérémie 38:7-13).[74] Particulièrement à partir de 1922, lors d'un regain d'énergie dans l'activité de témoignage, le reste de l'Israël spirituel est ainsi rassemblé, conformément à Sophonie 3:11.[75]
L'orgueil et la présomption sont dépeints comme les péchés qui avaient précédemment affecté l'Israël spirituel : certains se glorifiaient de leurs dirigeants humains, s'enorgueillissaient du « développement du caractère » et d'autres pratiques religieuses, et se concentraient sur l'espérance céleste au détriment des « autres brebis ».[76] Ces « orgueilleux » seraient passés dans la classe du « serviteur méchant » (Matthieu 24:48-51). En 1926, la révélation de la folie du « développement du caractère » dans The Watchtower du 1er mai aurait mis fin à cet égarement parmi les fidèles, et le jugement du temple de 1918, opéré par le Christ Jésus, aurait ensuite expulsé cette classe du « serviteur méchant ».[77]
En 1931, le Seigneur est présenté comme ayant révélé à ses approuvés leur « nouveau nom » et leur identité de témoins de Jéhovah, événement aussitôt suivi d'une intense persécution en Europe, dans laquelle la Hiérarchie catholique romaine aurait pris la tête, secondée par la classe du « serviteur méchant », et qui se serait étendue à toute la « chrétienté ».[78]
Le reste de l'Israël spirituel est défini par les termes de Sophonie 3:13 — « Le reste d'Israël ne commettra pas d'iniquité, ne dira pas de mensonge, et l'on ne trouvera pas dans leur bouche une langue trompeuse » — comme un peuple ne se livrant à aucune iniquité.[79] L'iniquité est définie comme tout acte accompli par peur ou par négligence de prêcher hardiment l'Évangile du Gouvernement Théocratique, le maintien de pratiques religieuses rendant vains les commandements de Dieu, ou l'octroi d'honneur aux créatures — « le péché de Samarie » (Marc 7:1-13 ; Amos 8:14).[80] Il est précisé que quiconque se souille par des pratiques religieuses cesse automatiquement de faire partie du reste (Psaumes 125:2-3).[81]
Le reste ne doit pas non plus « parler de mensonges » : prêcher toute doctrine religieuse, ajouter à la Parole de Dieu des enseignements comme le « témoignage de la Grande Pyramide » ou le « développement du caractère » constituerait une telle transgression (Proverbes 30:5-6 ; Apocalypse 22:18-19).[82] Le reste restauré se voit prescrire, d'après Zacharie 8:16-17, de dire la vérité à son prochain, d'exercer un jugement de vérité et de paix, de ne pas imaginer le mal dans son cœur et de ne pas aimer le faux serment.[83] La langue trompeuse est également absente du reste fidèle parce que, selon Exode 20:7, il ne prend pas le nom de Dieu en vain en refusant d'être un témoin actif ; à l'inverse de la classe des « anciens électifs » (Matthieu 23:3), le reste tient ses engagements de consécration.[84]
Sans crainte
Le reste fidèle est décrit comme faisant entièrement confiance à Jéhovah et ne craignant pas les créatures ; il se repose dans cette confiance, conformément à Sophonie 3:13 : aucun ennemi ne l'effraie.[85] La promesse de Zacharie 8:11-12 est citée pour assurer le reste restauré que Jéhovah mettra fin à la disette et accordera prospérité à la semence, à la vigne et aux cieux.[86] Les prophéties d'Ézéchiel 36:29-30 prolongent cette promesse en annonçant que Jéhovah multipliera le fruit de l'arbre et l'accroissement du champ, afin que le peuple ne subisse plus le reproche de la famine parmi les nations.[87]
La victoire progressive du reste depuis la Première Guerre mondiale est soulignée : les ennemis qui déclaraient les dispersés de Jéhovah « perdus » doivent désormais reconnaître le reste actif dans la proclamation de la Théocratie, voyant la terre désolée se transformer comme le jardin d'Éden (Ézéchiel 36:35).[88] Le pouvoir des démons est présenté comme s'exerçant principalement par l'intermédiaire des hommes religieux ; le reste fidèle, entouré d'ennemis visibles et invisibles, n'en demeure pas moins en sécurité dans la protection de Jéhovah, car « l'amour parfait chasse toute crainte des hommes et des démons » (1 Jean 4:17-18).[89]
Un bilan rétrospectif depuis 1922 est dressé : si, du point de vue humain, la voie s'est faite plus difficile, du point de vue de ceux entièrement dévoués à Jéhovah, elle s'est illuminée d'année en année.[90] Le tableau final évoque Satan rassemblant précipitamment toutes les nations contre les témoins de Jéhovah, les religieux prenant la tête de la persécution et mobilisant à leur service les branches politiques, commerciales, judiciaires et militaires des organisations mondiales, qualifiées de « vaillants hommes » contre le Gouvernement Théocratique.[91] L'État totalitaire, désigné comme la « monstruosité du Diable », est présenté comme brandissant la menace de destruction contre les témoins de Jéhovah, mais cet effort est annoncé comme voué à l'échec, Jéhovah tenant ses ennemis en dérision depuis les cieux et envoyant ses serviteurs fidèles sonner l'avertissement final.[92] L'article s'interrompt sur la promesse d'une délivrance complète imminente pour tous ceux qui aiment et servent le Très-Haut, renvoyant la suite à la livraison suivante.
Échapper à la conflagration de la chrétienté
Le second grand article du numéro s'ouvre sur l'image de la destruction de Sodome par le feu et le soufre, rattachée au témoignage du Christ en Luc 17:29-30 selon la version Emphatic Diaglott : « Ainsi en sera-t-il au jour où le Fils de l'homme sera révélé. »[93] La « chrétienté » est identifiée à la Sodome moderne : Sodome est présentée comme figurant prophétiquement l'organisation de Satan sur terre, et particulièrement la « chrétienté », parce que les témoins de Dieu sur terre, après la mort du Seigneur Jésus-Christ, auraient été tués par cette organisation bestiale, leurs corps gisant dans la rue de la « grande cité, qui est appelée spirituellement Sodome... » (Apocalypse 11:3-5).[94]
Activité
Un troisième article, développé sur les pages 205 à 206, porte sur la fidélité de Jéhovah à ses alliances et sur la vocation du « reste » oint.[95] La Nouvelle Alliance est présentée comme ayant été établie par Jéhovah avec Christ Jésus comme Médiateur, représentant le « peuple pour son nom » (Jérémie 31:31-34), et comme confirmée envers le « reste » fidèle sur terre depuis 1918.[96] Ce « reste » oint, désigné comme la « fille de Sion », reçoit la promesse que des « sœurs », c'est-à-dire des « compagnes » terrestres non spirituellement israélites, lui seront données (Ézéchiel 16:61), préfigurant la « grande foule » des personnes de bonne volonté issues de toutes les nations.[97]
La « chrétienté » est décrite comme ayant brisé toutes les alliances contractées avec Dieu, et donc comme n'ayant aucun titre à la bienveillance divine ; par contraste, Jéhovah aurait confirmé la Nouvelle Alliance envers son « reste » fidèle, auquel il aurait donné le « nouveau nom » de « témoins de Jéhovah » (Ézéchiel 16:62).[98] L'article cite ensuite Romains 11:7 pour établir que la « chrétienté » religieuse n'a pas « obtenu ce qu'elle recherchait », alors que l'« élection » — désignant Christ Jésus et les 144 000 membres de son « corps », l'Église — l'a obtenu.[99]
Après la venue du Christ au temple de Jéhovah en 1918, le « reste » approuvé est décrit comme ayant reçu la mission d'offrir un sacrifice de louange à Dieu (Hébreux 13:15) et de « signifier » à la « chrétienté » ses abominations et le sort qui l'attend (Ésaïe 43:10-12).[100] Les témoins de Jéhovah sont présentés comme poursuivant leur œuvre de proclamation avec une audace croissante, « proclamant ardemment les vérités de Jéhovah » et ses « hautes louanges et ses jugements » (Psaume 149), dans l'attente du « jour de la vengeance de Dieu » et de l'« augmentation de son gouvernement » qui « brisera en morceaux tous ces royaumes » (Ésaïe 9:6-7 ; Daniel 2:44).[101]
La Théocratie est affirmée comme seul gouvernement devant subsister éternellement. L'article rappelle que, lors de la déchéance du roi Sédécias en 606 av. J.-C., Dieu aurait déclaré que nul ne régnerait en son nom « jusqu'à ce que vienne celui à qui appartient le droit de régner » (Ézéchiel 21:27), et que Jésus est ce roi désigné, dont le ministère terrestre a mis le Royaume au premier plan de son enseignement.[102] L'article s'achève sur l'affirmation : « Maintenant, ce Royaume est là ! » [103]
Lettres
La rubrique « Lettres » de la page 207 rassemble plusieurs résolutions et déclarations de groupes locaux de témoins de Jéhovah exprimant leur adhésion à la Théocratie et leur soutien à la direction de la Société Watch Tower dans le contexte de l'affaire Moyle.[104]
La compagnie de Jefferson (Wisconsin) adopte une résolution affirmant que Jéhovah Dieu est le « grand Théocrate », que le Christ Jésus en est le « Chef », et que ses membres s'engagent à ne laisser « aucun obstacle » entraver leur participation à la proclamation du message du Royaume sous la direction de la Théocratie.[105] La compagnie de Waupun (Wisconsin) publie une déclaration de dévotion totale à la Théocratie de Jéhovah sous Christ, en refusant explicitement d'accorder quelque attention que ce soit aux lettres de la « classe du méchant serviteur » qui chercherait à obtenir la sympathie des frères.[106]
Un autre groupe, signataire d'une lettre adressée à « Frère Rutherford et à toute la famille du Béthel », exprime sa désapprobation à l'égard des actes d'O. R. Moyle envers la famille du Béthel, affirmant que « la Société est le canal dont se sert le Seigneur » pour conduire ses intérêts du Royaume sur la terre. Les signataires déclarent ne jamais prêter l'oreille aux accusations contre Rutherford ou tout autre serviteur fidèle, qualifiant une telle attitude de « désobéissance et de danger pour nous-mêmes ».[107] Ils mettent en garde contre les « vagues déchaînées de la mer » évoquées en Jude 13, auxquelles sont assimilés ceux qui s'opposent à l'organisation.[108]
La compagnie de l'unité Nord de Chicago (Illinois) adopte à l'unanimité une résolution déclarant qu'elle se tiendra « à cent pour cent derrière » Rutherford dans le gouvernement théocratique, et ce en lien direct avec les informations communiquées le 1er octobre 1939 à propos de l'affaire Moyle.[109] La compagnie de Racine (Wisconsin) se dit quant à elle en accord complet avec les mesures prises par le conseil d'administration de la Société à l'encontre de Moyle, reconnaissant la Watch Tower Society comme « canal visible du Gouvernement Théocratique de Jéhovah ».[110]
Expériences de terrain
La dernière rubrique du numéro, intitulée « Expériences de terrain », regroupe à la page 208 plusieurs témoignages de prédicateurs relatant leur activité et les obstacles rencontrés.[111]
Un récit détaillé provient de l'unité Nord de Chicago. Le 9 mars, quinze proclamateurs postés à l'un des carrefours les plus fréquentés de la ville, intégrant le grand magasin Sears and Roebuck, sont interpellés par la police qui leur ordonne de cesser leur activité. Après avoir refusé, ils sont arrêtés et conduits au poste : les hommes et les femmes sont séparés et placés en cellule, les enfants sont renvoyés chez eux, et tous sont fichés comme « de dangereux criminels ».[112] La libération sous caution s'avère difficile jusqu'à l'intervention personnelle du juge Schiller. Traduits devant le tribunal municipal, les proclamateurs demandent un procès avec jury. Leur cas est finalement jugé devant la Cour criminelle, présidée par le juge McCormick, qui le classe en raison de l'absence du plaignant — lequel, mieux informé sur la nature de leur activité, a refusé de se présenter.[113] Les arrestations reprenant les semaines suivantes, une procédure d'appel est engagée ; le jury, composé de neuf catholiques et trois autres personnes, reconnaît les proclamateurs coupables et leur inflige une amende d'un dollar. L'appel fait valoir la jurisprudence de la Cour suprême sur des affaires similaires, et la décision du jury est finalement annulée.[114]
Un second témoignage, en provenance de l'antique Bagdad (Irak), décrit un prédicateur absent de sa chambre d'hôtel lors de la visite d'un ami. Ce dernier obtient du propriétaire l'autorisation de forcer l'entrée par une fenêtre, non par urgence médicale, mais, selon ses propres termes, pour se procurer les publications de la Société, exprimant qu'il était « affamé de la précieuse vérité » contenue dans La Tour de Garde.[115] Le récit souligne que cet incident se serait produit à Babylone même, l'endroit où, des siècles auparavant, Shadrach, Méshach et Abed-Nego auraient été jetés dans la fournaise pour avoir refusé de se soumettre aux représentants de Satan (Daniel 3:1-30). Le prédicateur concerné, enseignant de métier, est décrit comme ayant démissionné de son poste après que le conseil scolaire eut adopté une loi contraire à sa conscience, et envisageant d'entrer dans le service de pionnier à plein temps.[116]
Un troisième témoignage, intitulé « Un Juif intérieur » et daté de Brooklyn, relate la rencontre avec une femme juive de naissance qui, après avoir reçu plusieurs publications, a accepté Jésus comme Messie et Sauveur, et déclare avoir déjà en sa possession la quasi-totalité des livres de Rutherford. Elle est décrite comme s'étant « définitivement rangée du côté de Jéhovah », témoignant en premier lieu auprès du rabbin et souhaitant être baptisée à la première occasion.[117]
Un dernier témoignage, en provenance du Texas, rapporte le cas d'un couple qui, deux mois auparavant athée, est venu d'initiative à la réunion après avoir trouvé un tract sur sa porte. Le dimanche suivant, ils sont immersés avec cinq autres personnes et acquièrent un phonographe ainsi que des séries d'enregistrements pour leur activité de prédication. Le récit est présenté comme illustrant l'importance de laisser un document indiquant l'adresse du lieu de réunion lors des visites sans réponse à domicile.[118]
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Illustrations du numéro
Références
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