La Tour de Garde du 1er février 1940
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| La Tour de Garde du 1er février 1940 | |
|---|---|
| Revue | La Tour de Garde |
| Date | 1940 |
| Année | 1940 |
| Éditeur | Watch Tower Bible and Tract Society |
Ce numéro est dominé par une longue étude théologique consacrée au « pouvoir des démons », présentée comme une première partie d'une série. L'article central développe la thèse selon laquelle les créatures démoniaques, actives depuis avant le Déluge et identifiées aux Nephilim de Genèse 6:4, exercent une influence déterminante sur les affaires humaines en 1940, et que cette situation est directement annoncée par les paroles de Jésus en Matthieu 24:37 concernant les « jours de Noé ».
La publication inscrit cette démonstration dans une vision dualiste du monde contemporain : la « Christendom », héritière de Babylone, y est présentée comme le vecteur principal de la tromperie démoniaque, tandis que le communisme et l'athéisme sont décrits comme d'autres instruments du même adversaire invisible. C'est dans ce cadre interprétatif que le numéro place son appel à la prédication active, notamment à travers la campagne de témoignage « Salut » organisée pour le mois de février.
Analyse
Croyances
Le thème central de ce numéro — l'existence, l'origine et l'activité présente des démons — est abordé par la publication non comme une question de folklore religieux mais comme une réalité cosmologique opérant directement dans le monde contemporain. L'article « Le pouvoir des démons » pose en prémisse que l'ignorance de cette réalité empêche les hommes de trouver le salut, ce qui confère à la prédication une urgence existentielle immédiate.[1] Cette articulation entre démonologie et sotériologie — la connaissance du danger démoniaque comme condition nécessaire du salut — est caractéristique de la position de l'organisation depuis que Joseph Rutherford avait introduit, à partir de 1925, le concept selon lequel il n'existerait que deux organisations sur terre : l'organisation de Dieu et l'organisation de Satan.[2]
La doctrine de la survie des démons au Déluge, étayée par l'exégèse de Genèse 6:4, 1 Pierre 3:19-20 et 2 Pierre 2:4, répond à une position que la publication attribue aux « dirigeants religieux modernes », lesquels auraient enseigné que les démons furent détruits lors du Déluge.[3] La distinction opérée ici entre les démons (esprits rebelles actifs dans un état de « Tartarus ») et les « esprits en prison » (anges matérialisés avant le Déluge) constitue une lecture exégétique originale que la publication appuie sur la American Revised Version, signe de l'usage sélectif de traductions bibliques permettant de valider des positions doctrinales spécifiques.
La christologie présentée dans ce numéro est résolument subordnatianiste. Le Logos est défini comme la « première création de Dieu » et son agent actif dans toute création subséquente, en s'appuyant notamment sur Proverbes 8:22-30 et Colossiens 1:15-17.[4] Jésus-Christ est qualifié de « Chef Exécutif de Jéhovah », formule qui subordonne explicitement le Fils au Père et exclut toute coégalité de nature. Cette position est cohérente avec l'enseignement de la publication depuis l'époque de Charles Taze Russell, qui rejetait la doctrine trinitaire au profit d'une conception hiérarchique des relations intra-divines fondée sur la distinction entre Jéhovah, incréé et seul immortel de plein droit (1 Timothée 6:15-16), et le Logos, créé et glorifié.[5]
La doctrine de l'immortalité de l'âme est identifiée dans ce numéro comme le mensonge originel de Satan, fondé sur Genèse 3:4-5, et présentée comme la preuve directe que la « Christendom » appartient à l'organisation satanique babylonienne.[6] Ce rattachement de la doctrine de l'âme immortelle à Babylone puis à la chrétienté moderne suit une ligne argumentative que l'organisation développait depuis les années 1920, et qui culmine ici dans une démonstration syllogistique : si Babylone enseignait l'immortalité de l'âme, et si la chrétienté enseigne la même doctrine, alors la chrétienté est une continuation de Babylone. Le recours à Jean 8:44 pour qualifier Satan de « père du mensonge » donne à cette argumentation une base évangélique destinée à en renforcer l'autorité scripturaire.
L'interprétation prophétique des années 1914 et 1918 est présentée dans ce numéro comme un fait scripturaire et physique établi, non comme une hypothèse.[7] L'intronisation du Christ comme Roi en 1914 repose sur la chronologie dérivée des « sept temps » de Daniel 4, calculés comme 2 520 ans à partir de 607 avant l'ère commune — date retenue par l'organisation pour la destruction de Jérusalem, en décalage avec le consensus académique qui situe cet événement en 587 avant l'ère commune.[8] La venue du Christ au temple en 1918 pour « commencer l'assemblage et le jugement des consacrés » est présentée comme le prolongement logique de cette chronologie, liant eschatologie et ecclésiologie dans une séquence prophétique continue.
La qualification du communisme et de l'athéisme comme instruments démoniaques, mentionnée dans la sous-section « Démons et Babylone », illustre la façon dont la publication étend son dualisme cosmologique au-delà du seul domaine religieux pour englober les idéologies politiques modernes.[9] Bien qu'apparemment antagonistes à la « Christendom », le communisme et l'athéisme seraient, selon la publication, des créations de Satan destinées à combattre Jéhovah par un autre biais. Ce raisonnement s'inscrit dans le cadre général élaboré par Rutherford, qui publia précisément en 1940 l'ouvrage Religion : Origin, Influence upon Men and Nations, and the Result, dans lequel l'influence de la religion sur les nations est systématiquement lue sous l'angle de l'instrumentalisation satanique.[10] Dans ce cadre, Satan est le « dieu de ce siècle » au sens de 2 Corinthiens 4:4, exerçant son pouvoir aussi bien à travers les systèmes religieux qu'à travers les idéologies qui les combattent, toutes ces forces étant présentées comme concourant à un même objectif : détourner l'humanité de Jéhovah.
L'angéologie développée dans les sous-sections « La nature spirituelle de Dieu et de ses créatures » et « L'organisation céleste de Jéhovah » présente une classification des êtres célestes — chérubins, séraphins, archanges, anges — fondée exclusivement sur des textes scripturaires (1 Samuel 4:4, Isaïe 6:2-4, 1 Thessaloniciens 4:16, Psaume 104:4), sans recours aux classifications patristiques ou scolastiques.[11] Cette démarche est délibérément distincte de la classification catholique traditionnelle des neuf chœurs angéliques dérivée de Denys l'Aréopagite, que l'organisation aurait considérée comme d'origine babylonienne. La mise en scène d'une organisation céleste parfaite et harmonieuse, troublée ultérieurement par la rébellion de Lucifer, sert de pendant céleste au schéma terrestre : de même que l'organisation de Jéhovah est opposée à celle de Satan sur terre, la paix originelle des cieux fut brisée par un acte de rébellion individuelle dont les conséquences terrestres sont encore présentes en 1940.
L'influence démoniaque sur les Pharisiens, développée dans la sous-section « Démonisme interdit », établit un parallèle implicite mais transparent avec le clergé chrétien contemporain.[12] En reprenant la dénonciation évangélique des Pharisiens — formalisme religieux, commercialisation du temple, persécution des justes — et en l'attribuant à une influence directe de Satan, la publication fournit un cadre interprétatif permettant de lire toute opposition institutionnelle à l'organisation comme un acte d'origine démoniaque. Ce cadre est cohérent avec la résolution de la congrégation de Rockford citée dans ce même numéro, qui interprète les difficultés rencontrées par l'organisation à Brooklyn en 1940 comme une répétition des attaques de la « classe du méchant esclave » observées en 1917, c'est-à-dire comme une manifestation de l'opposition satanique.[13]
Organisation et histoire
La résolution adoptée par la congrégation de Rockford (Illinois, Zone 3) et reproduite dans ce numéro révèle la persistance, en février 1940, d'une catégorie doctrinale et disciplinaire spécifique à la période rutherfordienne : la « classe du méchant esclave » (evil slave class). Cette catégorie, fondée sur Matthieu 24:48, désignait alors — avant sa redéfinition ultérieure — des individus issus des rangs des chrétiens oints qui, en se détournant de l'organisation, étaient considérés comme ayant rejoint l'opposition à Brooklyn.[14] La résolution elle-même établit un parallèle explicite avec les événements de 1917, année marquée par la crise de succession qui vit une partie du conseil d'administration de la Société Watch Tower tenter de réduire les pouvoirs de Rutherford, divisant durablement les étudiants de la Bible.[15] Le fait que la congrégation de Rockford ait jugé nécessaire d'adopter une résolution formelle d'allégeance — et de la faire publier dans La Tour de Garde — témoigne que des tensions organisationnelles internes étaient perçues, à ce moment précis, comme suffisamment sérieuses pour justifier une réponse collective et publique.
La résolution de la congrégation de Janesville (Wisconsin, Zone 1), également reproduite dans ce numéro, illustre de son côté la structure d'autorité hiérarchique revendiquée par le mouvement en 1940. Les membres s'engagent formellement à obéir à toutes les instructions de La Tour de Garde, qu'ils qualifient d'émanant des « autorités supérieures » que sont Jéhovah et Jésus-Christ, et à se soumettre pleinement à la Société Watch Tower comme partie visible de la « Grande Théocratie ».[16] Ce type d'engagement formel s'inscrit dans le prolongement direct des restructurations organisationnelles introduites par les numéros des 1er et 15 juin 1938 de La Tour de Garde, qui avaient opéré le basculement vers un modèle dit « théocratique » où Brooklyn nommait directement les responsables locaux, retirant aux congrégations leur autonomie élective antérieure.
Ce numéro annonce également la mise en circulation du Model Study No. 2, livret institutionnel de 64 pages coordonnant les sept derniers discours phonographiques enregistrés par Rutherford entre 1937 et 1939.[17] Parmi ces discours figurent notamment Safety (1937), Exposed (1937), Face the Facts (1938), Fascism or Freedom (1938), Government and Peace (1939) et Victory (1939), ce dernier ayant fait l'objet d'un pressage complet sur sept disques phonographiques par la Watch Tower.[18] Le livret était conçu pour permettre à tout Témoin équipé d'un phonographe portable de conduire une étude structurée de porte en porte, en articulant la lecture des enregistrements avec un index de référence interne. Cet outil standardisé illustre la politique de formation des prédicateurs caractéristique de cette phase du mouvement, où le phonographe constituait le vecteur principal de diffusion doctrinale après le retrait progressif des émissions radio commerciales.
La lettre de Christopher Shelmerdine, publiée dans ce même numéro, constitue un témoignage direct de la position d'un Témoin britannique sur le service militaire en temps de guerre. Écrivant depuis l'Angleterre en février 1940, Shelmerdine annonce son intention de refuser le service militaire en invoquant Exode 20:13.[19] Cette position s'inscrit dans un contexte légal précis : le National Service (Armed Forces) Act britannique, entré en vigueur en septembre 1939, imposait l'enregistrement des hommes en âge de combattre — les hommes de 20 à 23 ans étaient appelés à s'enregistrer dès le 21 octobre 1939 —, et prévoyait des tribunaux spéciaux pour les objections de conscience, devant lesquels les Témoins de Jéhovah se heurtaient régulièrement à un accueil défavorable de la part des juges.[20] La publication de cette lettre dans La Tour de Garde signalait implicitement aux Témoins du monde entier la position attendue face à la conscription.
Contenu
Mission de La Tour de garde
Cette section présente la mission officielle de La Tour de garde[21]. La publication se définit comme un outil destiné à faire connaître Jéhovah et ses desseins tels qu'exprimés dans la Bible. Elle affirme fournir une instruction biblique spécifiquement conçue pour aider les Témoins de Jéhovah et « toutes les personnes de bonne volonté ». Son objectif est d'organiser des études bibliques systématiques pour ses lecteurs et de fournir une littérature complémentaire pour faciliter ces études. Elle publie également des matériaux adaptés aux émissions radiophoniques et à d'autres moyens d'enseignement public des Écritures.
La revue revendique une adhésion stricte à la Bible comme seule autorité pour ses déclarations. Elle se déclare entièrement libre et indépendante de toute religion, parti, secte ou autre organisation mondiale, affirmant être « entièrement et sans réserve pour le royaume de Jéhovah Dieu sous le Christ son bien-aimé Roi ». Elle se présente comme non dogmatique, invitant à un examen critique et attentif de son contenu à la lumière des Écritures, et refuse de s'engager dans des controverses. Ses colonnes ne sont pas ouvertes aux personnalités extérieures.
Enseignements scripturaires
Cette rubrique énonce les croyances fondamentales défendues par la publication, basées sur les Écritures[22]. Elle affirme que Jéhovah est le seul vrai Dieu, éternel, créateur du ciel et de la terre et donneur de vie à ses créatures. Le Logos, identifié comme le début de la création de Dieu et son agent actif dans la création de toutes choses, est présenté comme étant désormais le Seigneur Jésus-Christ en gloire, revêtu de tout pouvoir au ciel et sur la terre, et désigné comme le « Chef Exécutif de Jéhovah ».
La publication enseigne que Dieu a créé la terre pour l'homme, qu'il a créé l'homme parfait pour la terre et l'y a placé. Elle affirme que l'homme a volontairement désobéi à la loi de Dieu et a été condamné à mort, et que, en raison de la faute d'Adam, tous les hommes naissent pécheurs et sans droit à la vie. Jésus, devenu humain, aurait souffert la mort pour produire la rançon ou le prix rédempteur pour les obéissants de l'humanité. Dieu aurait ressuscité Jésus de manière divine, l'exaltant au-dessus de toute créature et de tout nom, et l'aurait revêtu de tout pouvoir et autorité.
L'organisation de Jéhovah est décrite comme une théocratie appelée Sion, avec le Christ Jésus comme Chef et Roi légitime du monde. Les disciples oints et fidèles de Jésus sont présentés comme les enfants de Sion, membres de l'organisation de Jéhovah, et ses témoins, dont le devoir est de témoigner de la suprématie de Jéhovah, de déclarer ses desseins envers l'humanité tels qu'exprimés dans la Bible, et de porter les fruits du royaume devant tous ceux qui veulent entendre.
La publication déclare que le monde a pris fin et que le Seigneur Jésus-Christ a été placé par Jéhovah sur son trône d'autorité, a chassé Satan du ciel et procède à l'établissement du royaume de Dieu sur la terre. Elle affirme que le soulagement et les bénédictions des peuples de la terre ne peuvent venir que par et à travers le royaume de Jéhovah sous le Christ, qui a maintenant commencé, et que le prochain grand acte du Seigneur sera la destruction de l'organisation de Satan et l'établissement de la justice sur la terre. Sous ce royaume, les personnes de bonne volonté qui survivront à Armageddon devront accomplir le mandat divin de « remplir la terre » d'une race juste.
Période de témoignage « Salut »
La publication annonce une période de témoignage intitulée « Salut », qui occupe tout le mois de février[23]. Durant cette période, les éditeurs théocratiques sont invités à offrir au public une combinaison du livre Salvation et de la brochure Government and Peace, contre une contribution de 25 cents. Les phonographes portables ne doivent pas rester inutilisés, mais être employés de maison en maison pour diffuser l'enregistrement annonçant le livre Salvation. Le périodique Informant fournit des informations détaillées sur cette campagne. Les éditeurs sont encouragés à participer activement et à rendre compte de l'efficacité de leurs activités à la fin du mois.
Célébration du Mémorial
La publication fixe la date du Mémorial, célébration annuelle en l'honneur du nom de Jéhovah et du sacrifice de l'Agneau de Dieu, le Christ Jésus, pour le samedi 23 mars 1940, après six heures du soir[24]. Chaque compagnie doit se rassembler à cette date, et les oints doivent célébrer le Mémorial, tandis que leurs compagnons, les Jonadabs, y assistent en tant qu'observateurs. En l'absence d'une personne compétente pour prononcer un bref discours avant la participation aux emblèmes, il est recommandé de lire l'article paru dans le numéro du 15 mars 1939 de La Tour de garde. Les emblèmes utilisés doivent être du pain sans levain et du vrai vin rouge, conformément à la pratique de Jésus et de ses apôtres. Un rapport de la célébration doit être envoyé à la Société selon les instructions fournies dans Informant. L'article « Mémorial » mentionné est suggéré pour une étude préparatoire.
Annuaire pour 1940
L'Annuaire 1940 des Témoins de Jéhovah est présenté comme un rapport complet des activités mondiales des éditeurs de la théocratie de Jéhovah par le Christ au cours de l'année écoulée[25]. La publication souligne que, malgré une opposition croissante, des nations englouties par des dictateurs et des restrictions de temps de guerre limitant le travail théocratique dans de nombreux pays, cette année a été la plus intéressante et la plus réussie. Ce rapport est préparé par le président de la Société. La suite de cette annonce est indiquée comme se poursuivant à la page 47.
Le pouvoir des démons (Première partie)
Cet article, intitulé « Le pouvoir des démons », constitue la première partie d'une série[26]. Il s'ouvre sur une citation de Matthieu 24:37, comparant les jours de Noé à la venue du Fils de l'homme. La publication affirme que Jéhovah a envoyé Jésus sur terre pour proclamer la vérité et que les fidèles disciples du Christ doivent désormais proclamer activement la Parole de Dieu. Le but principal de la venue de Jésus sur terre est présenté comme la vindication du nom de Jéhovah par la proclamation de la vérité, une mission confirmée par les paroles de Jésus lui-même : « C'est pour ceci que je suis né, et c'est pour ceci que je suis venu dans le monde, afin de rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix » (Jean 18:37).
La publication souligne que tous les vrais chrétiens doivent suivre l'exemple du Christ Jésus et prouver leur intégrité en agissant ainsi, citant 1 Pierre 2:21. Elle affirme que les paroles de Jésus ont été prononcées selon la volonté de Dieu Tout-Puissant, comme en témoigne Jean 5:37,38. La Tour de garde se consacre entièrement à la publication de la vérité de la Parole de Dieu telle qu'exposée dans les Écritures. L'ignorance du danger imminent empêche les gens de trouver une issue à ce danger et de découvrir une voie de salut. La publication déclare que tous les peuples du monde sont désormais en grand danger face au pouvoir des démons, et que la connaissance de la vérité est le seul moyen pour ceux qui recherchent la justice de trouver la protection et la voie de salut face au désastre imminent.
La publication de la vérité scripturale, qui révèle la cause des grands malheurs actuels, expose nécessairement les artisans d'iniquité, tant parmi les créatures spirituelles que parmi les humains. Elle affirme que seule la vérité, telle qu'exposée dans la Bible, peut libérer les hommes (Jean 8:32). Il n'a jamais été aussi important pour les humains de connaître la vérité, car ce temps est présenté comme « le dernier temps » (1 Jean 2:18). L'article souligne que les disciples de Jésus lui ont posé une question cruciale sur les conditions qui existeraient lors de sa seconde venue et de l'établissement de la grande Théocratie. Jésus a répondu en affirmant que, comme aux jours de Noé, une situation similaire prévaudrait à l'époque de sa seconde venue.
L'article met en avant que, à l'époque de Noé, l'influence et le pouvoir des démons sur les peuples de la terre étaient particulièrement marquants. Les paroles de Jésus démontrent qu'une condition identique existerait lors de sa seconde venue et persisterait jusqu'au moment fixé par Dieu pour détruire les méchants. Selon les Écritures et les faits physiques, le Christ Jésus aurait été intronisé comme Roi en 1914. La preuve scripturaire indique qu'il est venu au temple de Dieu en 1918 pour commencer l'assemblage et le jugement des consacrés. Depuis lors, les malheurs des peuples n'ont cessé de croître, et aujourd'hui, les peuples de la terre se trouvent dans la condition la plus déplorable jamais connue. Ces temps sont décrits comme périlleux. La Tour de garde présente des témoignages scripturaires pour expliquer pourquoi de telles conditions terribles existent sur la terre et indique les dispositions prises par Jéhovah pour la protection et le salut face à ces terreurs, une protection accessible uniquement à ceux qui recherchent la douceur et la justice.
Origine des démons
Cette sous-section aborde l'origine des démons et leur influence[27]. La publication affirme que rendre un homme aveugle face à son danger l'empêche de trouver une protection contre ce danger jusqu'à ce que cette cécité soit dissipée. Elle souligne l'importance de comprendre l'origine et le pouvoir des démons pour saisir les conditions actuelles du monde. La suite de cette analyse est annoncée comme se poursuivant dans les pages suivantes.
Démons et Babylone
La sous-section intitulée « Démons et Babylone » explore le lien entre les démons et l'organisation babylonienne, présentée comme la première structure humaine unissant religion, commerce et politique sous l'influence démoniaque[28]. La publication affirme que Babylone, fondée par Nimrod peu après le Déluge, est à l'origine de tous les gouvernements terrestres, y compris ceux de la « Christendom » moderne. Le nom « Babylone », signifiant initialement « porte de dieu », aurait en réalité désigné Satan comme le dieu invisible de ce système. La religion babylonienne, centrée sur le culte de Nimrod en tant que représentant visible de Satan, est décrite comme une forme de démonisme. La publication cite des encyclopédies pour étayer cette interprétation et souligne que les prophéties bibliques annoncent la destruction imminente de Babylone, symbolisant la fin de l'organisation satanique.
L'article établit un parallèle entre la Babylone antique et la « Christendom » moderne, accusée d'être une continuation de ce système démoniaque[29]. La publication affirme que la « Christendom » utilise frauduleusement le nom du Christ pour détourner les hommes de Jéhovah, reprenant ainsi les méthodes de Satan. Elle souligne que la doctrine fondamentale de l'immortalité de l'âme, héritée de Babylone, est un mensonge originel de Satan (Genèse 3:4,5) qui a conduit à la mort spirituelle de l'humanité. Cette doctrine, toujours enseignée par la « Christendom », prouverait son appartenance à Babylone et son alliance avec les démons. La publication cite Jean 8:44 pour qualifier Satan de « meurtrier dès le commencement » et de « père du mensonge ».
La publication dénonce également les autres moyens utilisés par Satan pour tromper l'humanité, notamment l'organisation de systèmes religieux opposés, comme le communisme et l'athéisme, qui combattent ouvertement la « Christendom » tout en servant les mêmes fins démoniaques[30]. Elle affirme que ces organisations, bien qu'apparemment antagonistes, sont toutes des outils de Satan pour lutter contre Jéhovah et ses serviteurs fidèles.
Existence des démons
La sous-section « Existence des démons » réfute l'idée, attribuée aux dirigeants religieux modernes, selon laquelle les démons auraient été détruits lors du Déluge[31]. La publication cite Genèse 6:4 dans la American Revised Version (« The Nephilim were in the earth in those days, and also after that ») pour prouver que les démons (« Nephilim ») ont survécu au Déluge et continuent d'exercer leur influence. Elle distingue clairement ces démons des « esprits en prison » mentionnés en 1 Pierre 3:19,20, précisant que ces derniers désignent les anges qui se sont matérialisés pour s'unir aux femmes humaines avant le Déluge et ont été emprisonnés par Satan. Les démons, en revanche, sont décrits comme des esprits rebelles ayant survécu au Déluge et continuant à opérer aux côtés de Satan.
La publication explique que les démons ont été dégradés et placés dans un état appelé « Tartarus » (terme grec traduit par « enfer » en 2 Pierre 2:4), signifiant une condition de ténèbres spirituelles sans espoir de rédemption[32]. Cette condition est comparée à celle des « serviteurs méchants » décrits par Jésus en Matthieu 25:30, jetés dans les ténèbres extérieures. La publication affirme que Jéhovah a différé l'exécution du jugement de mort contre ces démons jusqu'à Har-maguédon, leur permettant d'agir pour prouver la validité de la provocation de Satan. Elle cite à nouveau Exode 9:16 pour souligner que cette période de tolérance vise à démontrer la suprématie de Jéhovah.
Enfin, la publication décrit l'organisation hiérarchique des démons, avec Satan à sa tête, suivi de princes (comme Gog, mentionné en Ézéchiel 38:3,16) et de « puissances » ou « dominateurs » exerçant leur autorité sur toute la terre[33]. Cette structure est illustrée par la vision de Daniel concernant une statue symbolisant les royaumes terrestres sous l'influence démoniaque (Daniel 2:39). La publication conclut en affirmant que cette organisation démoniaque sera définitivement détruite lors d'Har-maguédon, mettant fin à l'influence de Satan sur l'humanité.
Activités des méchants
La sous-section poursuit son analyse des activités des démons et de leur influence sur les nations et les individus après le Déluge. Elle souligne que la religion organisée, qualifiée de « religion du Diable », a été instaurée par Nimrod, décrit comme le premier dirigeant visible de cette organisation démoniaque[34]. Cette religion, désignée comme une forme d'idolâtrie, aurait pour but de détourner les humains de l'adoration du Créateur, en violation de Romains 1:25,30. La publication cite Genèse 10:8-10 pour illustrer l'origine de cette pratique en Mésopotamie, avant de s'étendre en Égypte, où des « magiciens » (agents du Diable) opéraient pour tromper les dirigeants et le peuple.
La publication évoque ensuite l'épisode biblique de Pharaon, troublé par un rêve qu'aucun de ses magiciens ne put interpréter, soulignant ainsi l'impuissance de ces derniers face à la volonté divine (Genèse 41:8). Elle mentionne également les tentatives des magiciens égyptiens de reproduire les miracles accomplis par Moïse, comme la transformation du bâton en serpent ou les plaies d'Égypte, avant d'être finalement vaincus par la puissance de Jéhovah (Exode 7:11; 8:7,19; 9:11)[35].
L'article aborde ensuite l'influence des démons sur les Israélites après leur sortie d'Égypte. Malgré les avertissements répétés de Jéhovah, les Israélites succombèrent à plusieurs reprises à la « religion du Diable », notamment lors de l'épisode du veau d'or au mont Sinaï (Exode 32:1-10) et de leur participation aux rites immoraux de Baal-Péor en Moab (Nombres 25:1-18). La publication cite Deutéronome 32:16,17 pour illustrer comment les Israélites, sous l'influence des démons, sacrifièrent à des « dieux étrangers » et pratiquèrent des rites abominables, y compris des sacrifices humains.
La publication rappelle que Jéhovah avait explicitement interdit aux Israélites de s'associer aux peuples pratiquant la religion démoniaque, notamment les Cananéens, sous peine de devenir eux-mêmes des victimes de cette influence. Elle cite Deutéronome 7:2,3,16 pour souligner que ces peuples devaient être chassés de la terre promise, car leur religion constituait un piège pour les Israélites[36]. Malgré ces avertissements, les Israélites continuèrent à tomber sous l'emprise des démons, comme en témoigne Psaume 106:36-38, qui décrit leurs sacrifices aux idoles et aux démons.
Démonisme interdit
Cette sous-section insiste sur l'interdiction absolue du démonisme et de toute forme de pratique religieuse associée aux démons. La publication rappelle que la loi de Dieu, donnée aux Israélites, avait pour but de les protéger des influences démoniaques et de les guider vers le Christ. Elle cite Galates 3:24 pour souligner que la loi servait de « pédagogue » (ou enseignant) afin de les préparer à la venue de Jésus-Christ[37].
La publication souligne que l'une des principales interdictions de la loi divine concernait les sacrifices aux démons, une pratique punissable de mort selon Lévitique 17:3,4 et Genèse 9:5,6. Elle cite également la version catholique de la Bible (Douay) pour illustrer l'interdiction de consulter les devins, les enchanteurs et les spirites, des pratiques qualifiées d'abominations aux yeux de Jéhovah (Lévitique 19:31; 20:6,27)[38]. La publication précise que toute forme de sorcellerie, d'observation des présages (comme Halloween ou le vendredi 13) ou de participation à des rites religieux démoniaques est strictement interdite par Dieu, comme le montre Deutéronome 18:10-12.
L'article évoque ensuite l'opposition active des démons à Jésus-Christ dès le début de son ministère. La publication décrit comment Satan et ses démons tentèrent de détourner Jésus de son alliance avec Jéhovah, notamment en lui proposant des compromis pour éviter sa destruction. Elle souligne que ces tentatives échouèrent complètement, prouvant que les démons étaient toujours actifs et que leur jugement n'avait pas encore été exécuté[39].
La publication cite plusieurs exemples bibliques pour illustrer l'influence des démons sur les humains. Elle mentionne l'épisode d'un homme possédé par un esprit impur dans la synagogue de Capharnaüm, où le démon reconnut Jésus comme le « Saint de Dieu » avant d'être chassé par lui (Marc 1:23-26). Un autre exemple concerne un homme possédé par une légion de démons, qui brisait les chaînes et les fers qui le retenaient, avant que Jésus ne les expulse et ne les envoie dans un troupeau de porcs (Marc 5:6-13). La publication souligne que ces récits prouvent que les démons étaient toujours actifs à l'époque de Jésus et qu'ils n'avaient pas été détruits lors du Déluge, contrairement à ce que prétendaient certains dirigeants religieux.
La publication explique que les démons emploient diverses méthodes pour contrôler les humains, notamment en manipulant leur esprit pour leur faire croire qu'ils entendent des voix ou qu'ils communiquent avec des défunts. Elle cite l'exemple d'un jeune garçon possédé, dont le démon provoquait des crises violentes, avant d'être chassé par Jésus (Luc 9:38,39,42). La publication souligne également que les démons reconnaissaient Jésus comme le Fils de Dieu et savaient que leur jugement final serait exécuté lors d'Har-maguédon, comme le montre leur question à Jésus en Matthieu 8:29 : « Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ? »[40].
La publication aborde ensuite l'influence des démons sur les dirigeants religieux, en particulier les Pharisiens, qui cherchaient à maintenir leur emprise sur le peuple juif. Elle explique que ces dirigeants, craignant de perdre leur autorité et leur prestige, adoptèrent des pratiques religieuses formalistes pour impressionner les masses. Cette peur les conduisit à tomber dans le piège de Satan, comme le souligne Proverbes 29:25.[41]
La publication décrit comment les Pharisiens transformèrent le temple de Jérusalem en un « repaire de voleurs » en y vendant des marchandises, une pratique qui résultait directement des machinations de Satan et de ses démons (Matthieu 21:12,13). Jésus dénonça vigoureusement ces dirigeants pour avoir substitué les traditions humaines à la Parole de Dieu, les qualifiant d'hypocrites et de « guides aveugles » (Matthieu 15:1-3,7-9). La publication cite également Matthieu 23:13, où Jésus accuse les scribes et les Pharisiens de fermer le royaume des cieux aux hommes en empêchant les gens d'y entrer.
La publication souligne que les Pharisiens, aveuglés par leur attachement aux traditions et aux formalismes religieux, étaient incapables de reconnaître la vérité apportée par Jésus. Elle cite Matthieu 23:19,24 pour illustrer leur cécité spirituelle, résultat de leur soumission à l'influence des démons. La publication décrit comment ces dirigeants religieux, sous l'emprise de Satan, tentèrent de discréditer et de persécuter Jésus, allant jusqu'à comploter pour le tuer. Elle cite Jean 8:40-44, où Jésus leur déclare que leur père est le diable, meurtrier dès le commencement et père du mensonge.[42]
Enfin, la publication évoque l'opposition des démons aux apôtres de Jésus après sa crucifixion. Elle mentionne comment les apôtres, dotés du pouvoir de guérir les malades et de chasser les démons, furent persécutés par les dirigeants religieux. La publication cite Actes 5:16-18; 8:5-7 pour illustrer ces persécutions, ainsi que l'épisode où des exorcistes juifs tentèrent d'imiter les apôtres en invoquant le nom de Jésus pour chasser les démons, sans succès. Cet exemple sert à démontrer que seuls ceux qui étaient véritablement investis par l'esprit de Dieu pouvaient exercer une autorité sur les démons.[43]
Quand Jéhovah était seul
Cette sous-section explore la nature et l'éternité de Jéhovah, présenté comme le seul « Premier Cause » (First Cause), existant de toute éternité. La publication cite Psaume 90:1,2 pour souligner que Jéhovah est le « refuge » de son peuple depuis des générations, avant même la création des montagnes, de la terre et du monde[44]. Elle rappelle également que Jéhovah est le seul Dieu véritable, sans commencement ni fin, comme l'attestent Isaïe 43:10,11 et 1 Timothée 6:15,16, où il est décrit comme le « Roi des rois et Seigneur des seigneurs », seul détenteur de l'immortalité et habitant une lumière inaccessible aux humains.
La publication insiste sur l'unité absolue de Jéhovah, citant Deutéronome 6:4 : « Écoute, Israël : Jéhovah notre Dieu est un seul Jéhovah »[45]. Elle explique qu'il a nécessairement existé un temps où Jéhovah était seul, avant le début de sa création. Bien que la Bible ne précise pas la date exacte de ce commencement, elle révèle que la première création de Dieu fut son « bien-aimé », connu sous le nom de « la Parole » (The Word ou Logos en grec), mentionné en Jean 1:1,14 et Apocalypse 19:13.
La publication souligne l'importance du nom Logos, qui signifie « représentant » ou « porte-parole » de Dieu. Elle explique que ce titre fut attribué à Jésus-Christ après son incarnation, car il était le moyen par lequel Jéhovah communiquait avec ses créatures. La publication cite Proverbes 8:22-30 pour décrire comment le Logos fut créé dès le commencement, avant la formation de la terre, des cieux et des éléments naturels. Elle précise que le Logos était le « maître ouvrier » (master workman) de Dieu, participant activement à la création de toutes choses sous la direction de Jéhovah[46].
La publication explique que le Logos fut ensuite transféré sur terre et fait chair, devenant Jésus-Christ. Elle rappelle que le nom « Jésus » signifie « Sauveur » et que, après son baptême, il fut oint par l'esprit saint de Dieu, recevant ainsi le titre de « Christ », qui signifie « Oint »[47]. La publication insiste sur le rôle central du Logos dans la création, citant Colossiens 1:15-17 et Jean 1:3 pour affirmer que toutes choses, visibles et invisibles, furent créées par lui et pour lui.
La nature spirituelle de Dieu et de ses créatures
Cette sous-section approfondit la nature spirituelle de Jéhovah et de ses créatures célestes. La publication rappelle que Jéhovah est un « Esprit » (Spirit), comme l'a affirmé Jésus en Jean 4:24, et qu'il est invisible aux humains. Elle cite 1 Timothée 6:16 pour souligner que Jéhovah habite une lumière inaccessible, que nul homme n'a jamais vue ni ne peut voir[48]. La publication explique que le terme grec pneuma, traduit par « esprit », désigne également le vent, une force invisible mais puissante, ce qui illustre la nature de Dieu.
La publication distingue Jéhovah, qui est « l'Être Spirituel » (The Spirit Being) éternel, du Logos, qui est une créature spirituelle créée par Dieu. Elle précise que le Logos fut la première création de Jéhovah et qu'il demeura toujours à ses côtés, participant à la création de toutes les autres choses. La publication insiste sur le fait que, bien que les créatures spirituelles soient invisibles aux humains, elles possèdent un corps adapté à leur nature, comme l'atteste 1 Corinthiens 15:44, qui mentionne l'existence d'un « corps spirituel » (spiritual body)[49].
La publication décrit ensuite les différentes catégories de créatures spirituelles créées par Jéhovah. Parmi elles figurent les « chérubins », mentionnés en 1 Samuel 4:4 et Psaume 99:1, qui occupent des positions d'honneur et de confiance près de Dieu. Elle évoque également les « séraphins », décrits en Isaïe 6:2-4,6, comme des porteurs de lumière reflétant la gloire de Jéhovah. La publication mentionne aussi les « archanges », dont le nom signifie « premier en rang » parmi les anges, et cite 1 Thessaloniciens 4:16 pour illustrer leur rôle[50].
La publication explique que les « anges » (angels), dont le nom signifie « messagers », sont des créatures spirituelles envoyées par Jéhovah pour accomplir ses desseins. Elle cite Psaume 104:4 et Hébreux 1:7 pour décrire leur nature de « flammes de feu » et leur rôle de ministres de Dieu. La publication rappelle que les anges sont invisibles aux humains, mais qu'ils peuvent apparaître sous une forme matérielle pour accomplir des missions spécifiques, comme le montrent plusieurs récits bibliques[51].
La publication évoque également Lucifer, décrit comme « l'étoile du matin » ou « porteur de lumière », et cite Isaïe 14:12 et Ézéchiel 28:14 pour illustrer son origine glorieuse. Elle explique que les « étoiles » sont souvent utilisées dans la Bible comme symboles des créatures spirituelles, reflétant la gloire de Dieu. La publication souligne que ces créatures, bien que belles et puissantes, furent toutes créées pour servir les desseins de Jéhovah et proclamer sa gloire[52].
L'organisation céleste de Jéhovah
Cette sous-section décrit l'organisation céleste de Jéhovah avant la création de la terre. La publication explique que, bien avant le début des temps terrestres, Jéhovah avait établi une organisation céleste composée d'une multitude de créatures spirituelles, dont les anges, les archanges, les séraphins, les chérubins, Lucifer et le Logos. Elle cite Job 38:7 pour rappeler que ces créatures, désignées comme « les étoiles du matin », chantaient et se réjouissaient devant Jéhovah[53].
La publication souligne que ces créatures spirituelles étaient toutes dévouées à Jéhovah et formaient ce que la Bible appelle « les cieux ». Elle cite Psaume 68:4,33 pour illustrer comment ces cieux célébraient la gloire de Jéhovah, qui « chevauche au-dessus des cieux des cieux »[54]. La publication insiste sur le fait que, jusqu'à cette époque, rien ne troublait la paix, la beauté et l'harmonie de cette organisation céleste, car toutes les œuvres de Jéhovah sont parfaites, comme l'atteste Deutéronome 32:4.
La publication conclut en affirmant que, bien que la Bible ne révèle pas tous les détails de cette organisation céleste, il est certain que chaque créature spirituelle avait un rôle et une mission spécifiques, tous centrés sur la glorification de Jéhovah. Elle rappelle que cette harmonie céleste fut plus tard perturbée par la rébellion de Lucifer, mais que, à l'origine, toutes les créatures spirituelles étaient en parfaite harmonie avec Dieu[55].
Lettres
Cette section reproduit une résolution adoptée par la congrégation de Rockford (Illinois, Zone 3), adressée à Joseph Rutherford et aux frères de Bethel. Les signataires expriment leur soutien indéfectible face aux activités de la classe du « méchant esclave » (evil servant), qu'ils perçoivent comme une tentative de perturber l'œuvre de témoignage depuis Brooklyn. Ils établissent un parallèle avec les événements de 1917, où cette même classe avait manifesté son opposition de manière similaire[56].
La résolution souligne que cette attaque présage des tentatives plus désespérées de Satan pour préserver son pouvoir et détruire la théocratie. Les signataires s'engagent à rester vigilants et à obéir aux règlements théocratiques, conscients que leur vie en dépend. Ils promettent également de suivre les avertissements publiés dans La Tour de Garde et de ne pas s'engager dans des discussions ou des correspondances avec ceux qui cherchent à justifier des calomnies contre l'organisation[57].
Enfin, la congrégation de Rockford exprime l'espoir que les conditions actuelles ne feront que renforcer leur joie lorsque le « Cri de Victoire » (Shout of Victory) sera proclamé, réaffirmant ainsi leur unité et leur dévouement en tant que « frères et compagnons de publication du Royaume »[58].
Déclaration et résolution
Cette section reproduit une déclaration et une résolution adoptées par la congrégation de Janesville (Wisconsin, Zone 1) après avoir assisté à une réunion animée par le frère Howlett à Beloit (Wisconsin). Les signataires affirment leur soutien inconditionnel à Jéhovah, à Jésus Christ et au gouvernement théocratique, dont ils reconnaissent l'établissement progressif sur terre à travers les prophéties révélées. Ils soulignent le rôle central de La Tour de Garde comme vecteur de ces vérités pour les personnes de bonne volonté. La résolution engage formellement les membres de la congrégation à obéir à toutes les instructions émanant de la revue, qu'ils considèrent comme issues des « autorités supérieures » que sont Jéhovah et Jésus Christ. Ils s'engagent également à se soumettre pleinement à la Société Watch Tower, décrite comme la partie visible de la « Grande Théocratie »[59].
Témoignages de conversion
Cette rubrique rassemble plusieurs témoignages de conversion ou de renforcement dans la foi, rédigés par des individus isolés ou des congrégations.
Auprès de Jéhovah
Une lettre signée par Theresa Erust, patiente à l'hôpital Sea View (New York), relate son parcours spirituel. Initialement influencée par les Adventistes du Septième Jour, elle avait adopté l'observance du sabbat avant de découvrir les publications des Témoins de Jéhovah par hasard, via une émission radiophonique. Après avoir étudié les ouvrages fournis par des visiteurs de la congrégation locale, elle abandonne ses anciennes croyances et reconnaît la validité des enseignements de la Société Watch Tower, notamment sur la condition des morts et la nature du sabbat. Elle exprime sa gratitude pour les émissions radiophoniques de la station WBBR et son désir de participer aux réunions d'étude biblique, tout en affirmant son allégeance à Jéhovah et à son royaume[60].
Source de joie et de consolation
Christopher Shelmerdine, un témoin britannique âgé de 32 ans, écrit depuis l'Angleterre pour partager son enthousiasme après avoir lu les ouvrages Salvation et d'autres publications. Il décrit comment ces lectures ont éclairé les événements contemporains, notamment la montée du fascisme, et lui ont apporté une « grande joie et consolation ». Il annonce son intention de s'opposer au service militaire en invoquant son objection de conscience, citant le commandement biblique « Tu ne tueras point » (Exode 20:13). Il conclut en réaffirmant son statut de témoin de Jéhovah et son espoir de vivre dans un paradis terrestre[61].
Annonces pratiques pour 1940
Cette sous-section, qui fait suite à un article précédent, présente des annonces pratiques pour l'année 1940. Elle annonce la publication de l'Annuaire pour l'année 1940, incluant un commentaire du président Joseph Rutherford sur le texte annuel, ainsi qu'un verset biblique quotidien accompagné d'un commentaire tiré de La Tour de Garde. L'édition est limitée, et les commandes doivent être passées rapidement, avec une contribution de 50 cents par exemplaire. Les congrégations sont invitées à regrouper leurs commandes via leur « serviteur local » pour faciliter la logistique. La publication met également en avant le calendrier 1940, centré sur le verset « Mon cœur se réjouira de ton salut » (Psaumes 13:5). Ce calendrier, illustré par une peinture originale, met en lumière les périodes de témoignage spéciales de l'année et les activités mensuelles de prédication du « Royaume ». Les commandes sont limitées et doivent être accompagnées d'un paiement de 25 cents par exemplaire, ou 1 dollar pour cinq exemplaires envoyés à la même adresse. Les congrégations sont encouragées à passer leurs commandes via leurs serviteurs locaux. Enfin, la section présente le livret Model Study No. 2, décrit comme un complément indispensable au premier livret d'étude modèle, permettant aux fidèles équipés d'un phonographe et d'enregistrements de mener des études basées sur les sept derniers discours enregistrés par le président de la Société, du discours « Safety » (1937) jusqu'à « Government and Peace » (1939). Le livret, qui compte 64 pages et inclut un index de référence, est conçu pour faciliter la prédication et l'enseignement[62].
Études de « La Tour de Garde »
Cette section annonce le programme des études de La Tour de Garde pour le mois de mars 1940, axées sur le thème « Le pouvoir des démons ». Les études couvrent les paragraphes 1 à 47 de l'édition du 1er février 1940, répartis sur deux semaines : la semaine du 3 mars est consacrée aux paragraphes 1 à 20, tandis que la semaine du 10 mars couvre les paragraphes 21 à 47[63].
Expériences de terrain
Cette rubrique compile des récits d'expériences vécues par des proclamateurs du Royaume dans divers contextes, illustrant les défis et les succès de leur ministère.
Résistance à l'invasion des droits du foyer (Angleterre)
Un témoin britannique relate une confrontation avec la police locale après avoir diffusé des enregistrements phonographiques chez lui. Deux policiers, alertés par des plaintes de voisins (notamment des catholiques), lui ordonnent d'arrêter la diffusion, qu'ils qualifient de « nuisance » pour le voisinage. Malgré ses protestations, le témoin est contraint de fournir ses coordonnées personnelles. L'un des policiers, se déclarant irlandais, menace de revenir pour des représailles. L'incident attire une foule moqueuse devant son domicile, mais le témoin maintient son droit de diffuser des messages religieux[64].
Croissance à Duckensfield, Saint-Thomas (Îles Vierges)
Un proclamateur ayant quitté son foyer pour travailler sur une plantation emporte avec lui son phonographe et des publications. Il y rencontre une femme intéressée par La Tour de Garde, avec qui il commence une étude biblique. En février 1939, leur groupe initial de deux personnes s'est développé pour former une congrégation de sept proclamateurs, avec plusieurs autres participants réguliers aux réunions d'étude[65].
Stratégies pour distribuer « Kingdom News No. 5 »
Un témoin partage une méthode efficace pour distribuer le tract Kingdom News No. 5 aux catholiques. En présentant le document comme un simple « journal », il contourne les réticences initiales, les prêtres n'interdisant pas la lecture de la presse. Cette approche permet d'engager des discussions et de placer davantage de littérature[66].
Apprendre à utiliser la « bête de somme »
Une proclamatrice en mauvaise santé explique comment elle a surmonté ses difficultés à transporter son phonographe en adoptant la méthode du « seuil de porte ». Après avoir observé une collègue utiliser cette technique, elle constate qu'elle peut se reposer tout en laissant l'appareil diffuser les enregistrements. Cette méthode lui permet d'obtenir de meilleurs résultats avec moins d'efforts et de multiplier les visites de suivi[67].
L'effet coin pour les visites de retour
Un témoignage décrit une stratégie pour obtenir des visites de retour. Après avoir distribué des livrets ou des brochures, le proclamateur demande aux personnes intéressées de lui donner leur avis lors d'une prochaine visite. Cette approche permet d'obtenir jusqu'à dix visites de retour par jour, en notant les coordonnées des personnes réceptives[68].
Le phonographe plus efficace que la radio en Californie
Un récit relate une interaction avec une famille catholique. La mère, initialement réticente, se révèle étudier la Bible et accepte les publications Salvation, Riches et Enemies. Lors de la diffusion de l'enregistrement « Warning », ses frères, de retour de la messe, écoutent attentivement. La discussion qui suit aborde la question des images religieuses, et la mère annonce son intention d'abandonner la messe, les crucifix et les prières répétitives pour écouter le discours « Victory ». Une étude modèle est prévue avec la famille[69].
Comme la queue des sauterelles (Apocalypse 9:10)
Un proclamateur raconte comment un homme, initialement réticent à accepter des publications, revient sur sa décision après avoir lu un tract glissé sous sa porte. Quelques semaines plus tard, un autre témoin rencontre une femme qui avait trouvé le même tract et souhaitait obtenir le livre mentionné. Ces exemples illustrent l'impact durable des supports imprimés, même en l'absence de contact direct[70].
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Références
- ↑ La Tour de garde du 1er février 1940, p. 35.
- ↑ James Penton, Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses, University of Toronto Press, 2e éd., 1997, p. 72.
- ↑ La Tour de garde du 1er février 1940, p. 39.
- ↑ La Tour de garde du 1er février 1940, p. 45.
- ↑ La Tour de garde du 1er février 1940, p. 44-45.
- ↑ La Tour de garde du 1er février 1940, p. 38.
- ↑ La Tour de garde du 1er février 1940, p. 35-36.
- ↑ Carl Olof Jonsson, The Gentile Times Reconsidered, Commentary Press, 4e éd., 2004, p. 26-27.
- ↑ La Tour de garde du 1er février 1940, p. 38.
- ↑ Joseph Franklin Rutherford, Religion : Origin, Influence upon Men and Nations, and the Result, Watch Tower Bible and Tract Society, New York, 1940.
- ↑ La Tour de garde du 1er février 1940, p. 45-46.
- ↑ La Tour de garde du 1er février 1940, p. 43.
- ↑ La Tour de garde du 1er février 1940, p. 47.
- ↑ La Tour de garde du 1er février 1940, p. 47.
- ↑ James Penton, Apocalypse Delayed, University of Toronto Press, 3e éd., 2015, p. 50.
- ↑ La Tour de garde du 1er février 1940, p. 48.
- ↑ La Tour de garde du 1er février 1940, p. 48.
- ↑ Lot de disques phonographiques Rutherford « Victory » (P-191 à P-204), Watch Tower Bible and Tract Society, 1939, répertorié sur popsike.com.
- ↑ La Tour de garde du 1er février 1940, p. 48.
- ↑ Denis Hayes, Challenge of Conscience: The Story of the Conscientious Objectors of 1939-1949, Allen & Unwin, Londres, 1949, p. 42.
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- ↑ La Tour de garde du 1er février 1940, p. 48.
Pour en savoir plus sur les publications de cette année, voir Catégorie:1940.