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« The Golden Age du 29 avril 1931 » : différence entre les versions

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- **Les banques en Chine et aux États-Unis** : En Chine, aucune banque n’a fait faillite en douze cents ans, car les directeurs savent que leur tête serait en jeu en cas d’échec. Aux États-Unis, en revanche, 1 345 banques ont fait faillite en un an, principalement dans les régions agricoles, sans que leurs directeurs n’aient à en subir les conséquences. Cette comparaison met en lumière les différences culturelles en matière de responsabilité financière<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 491.</ref>.
- **Les banques en Chine et aux États-Unis** : En Chine, aucune banque n’a fait faillite en douze cents ans, car les directeurs savent que leur tête serait en jeu en cas d’échec. Aux États-Unis, en revanche, 1 345 banques ont fait faillite en un an, principalement dans les régions agricoles, sans que leurs directeurs n’aient à en subir les conséquences. Cette comparaison met en lumière les différences culturelles en matière de responsabilité financière<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 491.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=12|label=Distance de la nébuleuse la plus rapide|citation=Distance of}} ===
La rubrique présente une série de faits divers scientifiques et sociétaux. Elle mentionne que la nébuleuse la plus rapide mesurée s'éloigne de la Terre à une vitesse de 11 000 miles par seconde, ce qui implique que sa lumière met 120 millions d'années à atteindre notre planète. Cette affirmation est utilisée pour illustrer l'immensité de l'univers et les distances cosmiques<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 492.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=12|label=Le plus petit train du monde|citation=world’s tiniest}} ===
Un horloger anglais, J. Martin, a construit un train miniature de huit pouces de long, dont la locomotive mesure 1,34 pouce. Ce train, fonctionnant à l'aide d'un mécanisme d'horlogerie, met deux heures pour parcourir une voie de 4 pieds et 6 pouces. La locomotive est entièrement fabriquée en or et en argent<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 492.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=12|label=Radios dans la moitié des foyers américains|citation=Radios in}} ===
Selon le Département du Commerce des États-Unis, la moitié des foyers américains possèdent une radio en 1930, avec un total de 13 478 600 appareils en usage. Les États de New York, de Californie, de l'Illinois et de la Pennsylvanie sont les plus équipés, tandis que seuls quelques États comptent plus d'un million de postes<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 492.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=12|label=Hindenburg versus Guillaume|citation=Hindenburg Versus}} ===
La publication compare les salaires du président allemand Paul von Hindenburg et de l'ancien kaiser Guillaume II. Hindenburg perçoit 12 000 dollars par an, auxquels s'ajoutent 30 000 dollars pour les réceptions diplomatiques, tandis que Guillaume II touchait 730 000 dollars annuels, plus 3 750 000 dollars pour les dépenses de la cour impériale. La conclusion tirée est que le coût d'un président est inférieur à 1 % de celui d'un monarque, tout en offrant une meilleure gouvernance<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 492.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=12|label=Nourrir les affamés en Arkansas|citation=Feeding the}} ===
Un article critique la gestion de l'aide alimentaire par la Croix-Rouge américaine. La ville de Twin Falls, dans l'Idaho, propose d'envoyer gratuitement des haricots et des pommes de terre d'une valeur de 10 000 dollars à Helena, en Arkansas, où des enfants souffrent de malnutrition. Cependant, la Croix-Rouge exige un versement de 2 000 dollars en espèces, une somme difficile à réunir pour les habitants locaux. Pendant ce temps, des milliers d'enfants ne reçoivent qu'un biscuit noir tartiné de saindoux et de sucre comme repas quotidien<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 492.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=12|label=Morts dans la guerre automobile|citation=Deathe in}} ===
La publication souligne que la guerre automobile est plus meurtrière que la Première Guerre mondiale. Alors que 50 510 Américains sont morts pendant les dix-huit mois de participation des États-Unis au conflit, 50 900 personnes ont été tuées par des automobiles au cours des dix-huit mois se terminant le 31 décembre 1930. De plus, plus de 960 000 personnes ont été blessées par des véhicules motorisés en 1930<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 492.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=12|label=Conditions de vie à Ceylan|citation=Ceyion Has}} ===
Un voyageur anglais décrit les conditions de vie précaires à Colombo, la capitale de Ceylan. Il rapporte avoir vu des habitations composées d'une seule pièce carrée, sans fenêtres, sans meubles, sans cheminée ni plancher, et avec un égout à ciel ouvert à l'extérieur. Ces logements sont jugés moins confortables qu'une étable occidentale<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 492.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=12|label=Pourquoi le pain reste cher|citation=Why Bread}} ===
Malgré la baisse du prix du blé, le coût du pain reste élevé. La publication attribue cette situation aux pratiques des boulangers, qui invoquent le coût des autres ingrédients ou de la main-d'œuvre pour justifier les prix. Elle souligne également qu'une entreprise de boulangerie a multiplié par quarante son capital-actions en quelques années. La conclusion est que le pain blanc, jugé impropre à la consommation, voit son prix maintenu artificiellement pour des raisons financières<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 492.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=12|label=2 098 hommes sur la liste de paie de Capone|citation=2,098 on}} ===
Le président de la Chambre de commerce de Chicago, Solomon Randolph, estime que 2 000 hommes figurent sur la liste de paie d'Al Capone, incluant des brasseurs, des camionneurs, des gardes armés, des collecteurs et des employés de maisons closes et de tripots. Capone disposerait ainsi de 2 millions de dollars par semaine pour financer ses activités criminelles. Randolph affirme également que plus de la moitié des policiers de Chicago acceptent des pots-de-vin de manière régulière ou occasionnelle<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 492.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=13|label=Mariages gratuits en Turquie|citation=Free Marriage}} ===
En réponse à la crise économique, la Turquie promulgue un décret permettant aux couples sans ressources de recevoir gratuitement un certificat de mariage, alors que son prix habituel est de 2,50 dollars. La publication ironise sur l'idée d'un remboursement universel des frais de mariage, qui entraînerait la faillite du monde<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 493.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=13|label=Onze cents tonnes de fer par jour|citation=Eleven Hundred}} ===
Le plus grand haut fourneau du monde, situé à Pittsburgh, entre en service. Cette installation produit 1 100 tonnes de fer par jour, soit quatre fois plus que les plus grands fourneaux d'il y a quarante ans et deux fois plus que ceux d'il y a cinq ans<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 493.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=13|label=Ur habitée avant le Déluge|citation=Uy Inhabited}} ===
Des fouilles archéologiques à Ur, la ville natale d'Abraham, révèlent qu'elle était habitée avant le Déluge. Une couche d'argile de huit pieds d'épaisseur, déposée lors de l'inondation biblique, recouvre des vestiges de poteries antérieures. Ces artefacts, fabriqués à la main et peints, diffèrent stylistiquement de ceux trouvés dans les couches postérieures au Déluge<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 493.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=13|label=Longueur des voies ferrées dans le monde|citation=Railway Mileage}} ===
Les voies ferrées du monde entier pourraient faire trente fois le tour de la Terre à l'équateur. Les États-Unis représentent quinze fois cette distance, l'Europe douze fois, l'Asie trois fois, tandis que l'Afrique et l'Australie dépassent chacune une fois le tour du globe. L'Afrique, avec 40 631 miles de voies, devance largement l'Australie et connaît une croissance rapide de son réseau ferroviaire<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 493.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=13|label=Racket dans Glasgow|citation=Racketeering in}} ===
Le phénomène du racket, similaire à celui observé à New York et Chicago, émerge à Glasgow. Les commerçants sont contraints de payer un tribut et certains sont même extorqués pour financer les amendes infligées aux racketteurs arrêtés par la police. Un gang, connu sous le nom de "Bully Boys", compterait quatre cents membres et utiliserait des rasoirs pour intimider ou blesser ses victimes<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 493.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=13|label=Un cobra dans un wagon-lit|citation=Cobra Takes}} ===
Le zoo national de Washington acquiert un cobra royal de quatorze pieds, considéré comme le plus grand et le plus venimeux des serpents. Pour le transporter depuis New York, le conservateur des reptiles du zoo du Bronx l'emmène avec lui dans un wagon-lit et le garde dans son lit, car ces serpents doivent être maintenus à une température de 70 degrés Fahrenheit pour éviter des refroidissements mortels. Le conservateur précise qu'il n'a informé personne de la présence de son compagnon de voyage<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 493.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=13|label=Accumulation rapide de richesses|citation=Rapid Heaping}} ===
En 1924, 75 personnes aux États-Unis déclaraient un revenu annuel d'un million de dollars ou plus. Grâce à des pratiques telles que les frais de service et les tarifs exorbitants de l'électricité, ce nombre passe à 511 en 1928. La publication dénonce ces méthodes, qui alourdissent le fardeau des pauvres tout en enrichissant les compagnies de services publics. Pendant ce temps, la population défavorisée souffre de la faim<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 493.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=13|label=Cabaret religieux en Angleterre|citation=Pulling on}} ===
Un pasteur anglais, le révérend H.G. Wilks, imite une initiative new-yorkaise en organisant un cabaret religieux dans sa paroisse. Des jeunes filles de la congrégation, vêtues de costumes courts et modernes, interprètent des chansons de jazz. Cette approche permet au pasteur d'abandonner les danses, les soirées et les parties de cartes hebdomadaires qu'il organisait auparavant<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 493.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=13|label=Cruauté sans précédent des gangsters de Chicago|citation=Unparalleled Cruelty}} ===
Sept gangsters de Chicago enlèvent un vendeur infirme qu'ils accusent d'avoir écouté leurs conversations. Ils le battent, le pendent pendant une heure à une croix dans un cimetière, tentent de l'enterrer vivant, puis attachent son cercueil à l'arrière de leur voiture et le traînent sur une route de campagne. Le cercueil se brise et tombe dans un fossé, où le vendeur est secouru par un fermier alerté par ses gémissements<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 493.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=13|label=Bénédiction des chiens près d'Albany|citation=Blessing the}} ===
Une tradition européenne consistant à bénir les chiens de chasse est importée aux États-Unis. Une cérémonie de ce type a lieu près d'Albany, dans l'État de New York, au sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes. La publication qualifie cette pratique de ridicule et de blasphématoire, soulignant que les chiens ainsi bénis sont utilisés pour traquer et déchirer des animaux timides et inoffensifs<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 493.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=14|label=369 % de profit annuel sur votre argent|citation=369 a}} ===
Un investisseur, Jacob Kulp de Saint Paul, perçoit un loyer annuel de 120 000 dollars pour une propriété utilisée comme bureau de poste, alors que son évaluation fiscale est de 334 000 dollars. Ce bail, négocié par un ancien secrétaire à la Guerre et ancien membre du Congrès, est non résiliable. La publication souligne que ce type d'investissement rapporte un profit annuel de 36 % et illustre le succès des opérations des sociétés fiduciaires, qui ont connu une croissance dans presque tous les domaines en 1930<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 493.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=14|label=Aide de Londres et Jérusalem|citation=Help from}} ===
La Croix-Rouge de New York reçoit des dons de Londres et de Jérusalem pour venir en aide aux pauvres des États-Unis, un pays pourtant considéré comme le plus riche du monde. La publication ironise sur cette situation, rappelant que les États-Unis disposent de millions de dollars de blé invendable. Elle critique les frais de service excessifs des compagnies publiques, qui empêchent une distribution efficace de ces ressources<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 494.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=14|label=La Grande-Bretagne doit maintenant se serrer la ceinture|citation=Britain Must}} ===
Dans un discours récent, le chancelier de l'Échiquier britannique, Sir Philip Snowden, déclare que la Grande-Bretagne a épuisé ses ressources. Il affirme qu'une augmentation des impôts serait insupportable pour une industrie déjà surchargée, qu'aucune nouvelle dépense ne peut être engagée et que des sacrifices importants seront nécessaires de la part de toutes les classes sociales. Les ministres du cabinet devront assumer leur part de ces sacrifices. Snowden souligne qu'il a passé sa vie à tenter d'améliorer la condition des classes laborieuses, mais qu'il doit désormais demander un moratoire sur toute amélioration jusqu'à ce que la situation économique s'améliore. Ce discours provoque une vive émotion en Grande-Bretagne et dans le monde<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 494.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=14|label=Ils l'ont mal nommé|citation=Parents Named}} ===
Un correspondant envoie un article publié dans un journal local de Virginie, écrit par un membre du clergé. Ce dernier met en garde contre la lecture des livres de [[Joseph Franklin Rutherford|Judge Rutherford]], qu'il qualifie de "littérature pernicieuse", sans expliquer pourquoi. Il admet cependant que ces ouvrages contiennent une "attaque en gros contre le ministère chrétien". La publication rétorque que si ce ministère était véritablement chrétien, Rutherford serait le dernier à l'attaquer, citant l'exemple de Jésus qui critiquait les scribes et les pharisiens non pas parce qu'ils représentaient Dieu, mais parce qu'ils ne le faisaient pas. Le nom du prédicateur, F.B. Sapp, est jugé inapproprié pour ses initiales, et la publication suggère ironiquement qu'il aurait dû s'appeler Adam<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 494.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=14|label=La National Broadcasting Company|citation=National Broadcasting}} ===
Un article du magazine ''The Nation'' critique la National Broadcasting Company (NBC), accusée d'avoir monopolisé les ondes au profit des annonceurs. La publication souligne que les profits ont pris le pas sur le contenu, avec des tarifs atteignant 20 000 dollars par heure pour une diffusion nationale. Elle affirme que les auditeurs américains n'entendent principalement que ce qui sert les intérêts commerciaux des annonceurs<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 494.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=15|label=Comment nous récompensons nos héros|citation=How We}} ===
L'histoire d'Oscar Johnson, un héros de la Première Guerre mondiale décoré de la Distinguished Service Cross et de la Croix de Guerre par les gouvernements français, anglais et belge, illustre l'ingratitude de la société américaine. Après avoir survécu à la guerre, Johnson meurt de faim dans une grange à South Norwalk, dans le Connecticut. À sa mort, la ville organise des funérailles grandioses et met les drapeaux en berne, un hommage posthume que la publication juge ironique<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 495.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=15|label=Seulement au début du chômage|citation=Only in}} ===
Le représentant Lozier, du Missouri, déclare à la Chambre des représentants que les États-Unis ne sont qu'au début d'une longue période de chômage. Il prédit que dans cinq ans, le Congrès sera toujours confronté à ce problème sans parvenir à le résoudre. La publication partage cette analyse et affirme que seul Dieu, par l'intermédiaire de Jésus-Christ, pourra démêler la situation économique mondiale, qui se transforme rapidement en un nœud gordien<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 495.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=15|label=Prendre ce qu'ils peuvent obtenir|citation=Taking What}} ===
Le sénateur Reed de Pennsylvanie révèle que vingt-deux médecins et responsables médicaux du Bureau des anciens combattants perçoivent chacun un salaire annuel d'au moins 5 000 dollars, en plus d'une pension d'invalidité d'au moins 1 500 dollars. Pendant ce temps, certains véritables héros de la guerre ne reçoivent aucune compensation<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 495.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=15|label=Ce prédicateur connaissait ses oignons|citation=This Preacher}} ===
Une abonnée du Kansas relate une anecdote survenue lors d'un enterrement. Un prédicateur utilise le texte biblique « Et un petit enfant les conduira » (<CiteBible>Ésaïe 11:6</CiteBible>) sans apporter d'explication ou de lumière sur ce passage. Après la cérémonie, un coq aveugle, qui avait été laissé en liberté, s'approche de la dame, une parente de la défunte, et lui dit : « Vous ne devez pas marcher devant les endeuillés ». Amusée, la dame lui révèle son lien de parenté avec la défunte. Le prédicateur, imperturbable, rétorque : « Eh bien, ne marchez pas devant le corbillard, je vais conduire cette procession ». La dame écrit ensuite à la publication pour expliquer que cette situation est en réalité tout à fait appropriée, car ce sont les prédicateurs, en tant que représentants du Diable, qui mènent la famille humaine vers la tombe<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 495.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=15|label=Où est l'argent ?|citation=Where the}} ===
Un article du ''New York Times'' décrit l'ouverture d'une convention de la division des sociétés fiduciaires de l'American Bankers Association. Plus de 400 membres se réunissent pour célébrer l'année la plus réussie de l'histoire de ce secteur. Les opérations des sociétés fiduciaires ont progressé dans presque tous les domaines en 1930. La publication souligne que ce système, qui exploite les ressources financières du peuple, en tire des bénéfices substantiels<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 495.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=15|label=Aucune Écriture pour étayer cela, mais...|citation=No Scripiures}} ===
La Gospel Publishing House de Springfield, dans le Missouri, publie un tract intitulé « Evangel Tract No. 602 ». Ce document ne contient aucune référence biblique, ce qui, selon la publication, n'est ni nécessaire ni possible. Elle critique le contenu du tract, qui décrit un lac de feu et de soufre où des millions de personnes brûlent éternellement, avec des scènes de souffrance extrême. La publication ironise sur l'absence de fondement scripturaire de ces descriptions et suggère que les lecteurs intéressés par la vérité sur ce sujet devraient se procurer le livre de [[Joseph Franklin Rutherford|Judge Rutherford]] sur l'Enfer pour 10 cents<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 495.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=16|label=Le monde doit désarmer|citation=World Must}} ===
Arthur Henderson, ministre des Affaires étrangères britannique, affirme que le monde doit désarmer. Il estime que si la conférence sur le désarmement en cours échoue, elle pourrait être la dernière chance pour la paix mondiale. Henderson souligne que la situation actuelle en Europe est insoutenable et que les problèmes actuels sont aussi graves qu'il y a cinq ans. Il affirme que la clé des solutions pacifiques réside dans le désarmement et que le chaos international doit cesser pour permettre l'émergence d'un nouvel ordre mondial<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 496.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=16|label=Faut-il tuer les vaches ?|citation=Shall the}} ===
La publication réagit à une proposition de la Farm Board visant à abattre une vache sur dix pour réduire la production laitière nationale. William E. McHlwen, rédacteur en chef du ''Labor World'', s'interroge, lors d'une émission de radio, sur l'opportunité de donner le lait excédentaire aux bébés américains affamés plutôt que de tuer les vaches. La publication soutient cette idée, soulignant l'absurdité de tuer des vaches alors que des enfants souffrent de la faim<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 496.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=16|label=Le coût du gouvernement|citation=Cost of}} ===
Un article de Merle Thorpe analyse le coût du gouvernement américain, qui s'élève entre douze et treize milliards de dollars par an, soit un sixième à un cinquième de la productivité nationale totale. Chaque citoyen consacre une journée de travail par semaine au financement des dépenses gouvernementales. Thorpe souligne que les Américains versent l'équivalent de deux mois de salaire par an aux percepteurs. Il critique également la tendance des commissions gouvernementales à se pérenniser, notant que seule une commission fédérale a jamais achevé sa mission et cessé ses activités<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 496.</ref>.
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/golden-age/1931/the-golden-age-du-29-avril-1931-en-ocr.pdf|page=16|label=« Briser les idoles »|citation=Crashing Idols}} ===
La publication présente un extrait du livre « Crashing Idols » de Victor H. Lindlahr, consacré à la constipation, un sujet que l'auteur considère comme l'un des plus importants pour l'humanité. Lindlahr retrace l'histoire de la médecine et souligne que le traitement de la constipation a toujours été une préoccupation majeure. Il évoque une période de six cents ans durant laquelle Rome a prospéré, où le chou était le seul remède utilisé et vénéré comme un dieu. Les Romains, en bonne santé grâce à ce régime, ont conquis le monde. Cependant, lorsque les Romains sont devenus riches et ont délaissé le chou au profit des médecins grecs et de leurs herbes étranges, leur déclin a commencé<ref>''The Golden Age du 29 avril 1931'', p. 496.</ref>.

Version du 2 juillet 2026 à 15:09

Contenu

Perse — Le pays des extrêmes

Ce long article décrit la Perse comme un pays marqué par des contrastes extrêmes, tant géographiques que sociaux et culturels. La publication souligne que la Perse, l’un des plus anciens empires du monde, a été gouvernée par des despotes successifs, dont Cyrus et Darius, mentionnés dans les Écritures [1]. Le pays est présenté comme une terre de déserts inhospitaliers et de jardins luxuriants, où la pauvreté côtoie une richesse ostentatoire, notamment à travers les trésors accumulés par la noblesse, comme les joyaux de la couronne du Shah, estimés à 40 millions de dollars [2].

L’article insiste sur les conditions de vie difficiles de la population, avec une mortalité infantile élevée (trois enfants sur quatre meurent avant l’âge de cinq ans) et des pratiques d’hygiène rudimentaires, comme le lavage des mains et des pieds dans des bassins familiaux servant aussi à la vaisselle [3]. La Perse est décrite comme un pays où l’eau est rare et où les infrastructures, comme les aqueducs, nécessitent un entretien constant. La religion dominante, l’islam, est critiquée pour son fanatisme et son emprise sur la société, notamment à travers l’influence des *mullahs*, qui maintiennent la population dans l’ignorance et la soumission [4].

Le texte évoque également l’histoire politique mouvementée de la Perse, marquée par des révoltes, des invasions (comme celles d’Alexandre le Grand ou de Gengis Khan) et des périodes d’anarchie. Il décrit le règne de Reza Khan Pahlavi, arrivé au pouvoir en 1925, comme celui d’un dirigeant autoritaire mais progressiste, qui a modernisé l’armée, sécurisé les routes et tenté de lutter contre la corruption [5]. Cependant, la publication prend soin de préciser qu’elle ne soutient ni les aristocrates ni les autocrates, soulignant que Reza Khan est issu d’une famille influente et non d’un milieu modeste, comme le prétendent certaines rumeurs [6].

Sur le plan économique, l’article met en avant les richesses naturelles du pays, comme le pétrole, contrôlé par la Grande-Bretagne via l’*Anglo-Persian Oil Company*, ainsi que les gisements de charbon, de cuivre, de plomb et les perles de la mer Persique [7]. La culture de l’opium est également abordée comme une source majeure de revenus pour le pays, malgré les tentatives infructueuses de limiter son commerce en raison de l’influence des producteurs et des marchands [8].

Enfin, l’article souligne les tensions géopolitiques autour de la Perse, notamment l’ingérence de la Grande-Bretagne et de la Russie, qui cherchent à contrôler ses ressources et son territoire. La publication suggère que la neutralité de la Perse est menacée par les ambitions impérialistes de ces deux puissances [9].

Comment nous récompensons nos héros

Cet article dénonce le traitement réservé aux anciens combattants aux États-Unis, en particulier ceux de la Première Guerre mondiale. La publication affirme que, malgré les promesses faites par le gouvernement, de nombreux vétérans se retrouvent sans emploi, sans logement et sans soutien financier après leur démobilisation. Elle cite des exemples concrets, comme celui d’un ancien soldat devenu aveugle à la guerre, qui se voit refuser une pension parce qu’il n’a pas servi assez longtemps à l’étranger, ou celui d’un autre vétéran, amputé d’une jambe, qui doit mendier pour survivre [10].

La publication critique également les inégalités dans l’attribution des pensions, soulignant que certains officiers reçoivent des sommes bien plus élevées que les simples soldats, alors que ces derniers sont souvent ceux qui ont subi les pires blessures et les plus grandes privations. Elle dénonce un système où les héros de guerre sont abandonnés une fois la paix revenue, tandis que les responsables politiques et militaires continuent de bénéficier de privilèges [11].

L’article se termine sur une note amère, affirmant que « nos héros sont » souvent réduits à la mendicité ou à la dépendance envers des œuvres caritatives, alors que le pays dépense des fortunes pour des projets militaires inutiles ou pour entretenir une bureaucratie inefficace [12].

La Perse sous influence étrangère

La publication consacre un long article à la situation politique et sociale de la Perse (actuel Iran), soulignant son assujettissement aux puissances étrangères, notamment la Russie et la Grande-Bretagne. Elle décrit les invasions militaires de 1914, où la Russie occupe le nord du pays et la Grande-Bretagne le sud, sous prétexte de contrer l’influence allemande en Afghanistan, voie d’accès vers l’Inde britannique. Un traité signé en 1919 prive la Perse de son indépendance, formalisant une division préexistante en zones d’influence entre les deux puissances. La Russie, après la révolution bolchevique, annonce renoncer à ses prêts et à ses politiques tsaristes, mais contrôle toujours le commerce du nord du pays. La Grande-Bretagne, quant à elle, est présentée comme une force corrompue, manipulant la cour de Téhéran pour préserver ses intérêts, notamment le contrôle des îles du golfe Persique, justifié par la protection de ses stations de charbonnage. L’article dénonce cette ingérence comme une stratégie diabolique pour entraver le développement persan[13].

La famine provoquée par l’invasion russe en 1914, qui aurait tué un cinquième de la population, est évoquée comme une conséquence directe de cette domination étrangère. Les Perses, selon la publication, n’ont aucune confiance dans les intentions des puissances étrangères, une méfiance jugée légitime au vu de leur histoire récente. L’article souligne également les tentatives de modernisation récentes, comme la maîtrise de son tarif douanier depuis 1928 ou la construction d’aérodromes pour une ligne aérienne britannique, tout en rappelant que ces avancées restent limitées par les rapports de force géopolitiques[14].

La société persane : inégalités et traditions

L’article dresse un portrait contrasté de la société persane, marquée par des inégalités sociales extrêmes et des traditions ancestrales. La population, estimée à 10 millions d’habitants, est décrite comme composée de multiples groupes ethniques, héritage des invasions successives, notamment mongoles et arabes. L’aristocratie persane, présentée comme égoïste et peu religieuse, est accusée de vendre les intérêts du pays pour maintenir son train de vie, tandis que le peuple, divisé entre propriétaires terriens et paysans sans terre, vit dans des conditions misérables. Les paysans, utilisant des outils rudimentaires, cèdent les trois cinquièmes de leur récolte aux propriétaires, perpétuant un système féodal inchangé depuis des siècles[15].

Les tribus nomades, comme les Baktiaris, sont décrites comme vivant dans des conditions précaires, migrantes entre le golfe Persique et les hauts plateaux, en quête de pâturages. Leur mode de vie, inchangé depuis l’époque d’Abraham, rend toute forme de gouvernement difficile. L’article souligne l’absence de classe moyenne, d’ingénieurs, d’architectes ou de médecins, les mollahs (prêtres) jouant le rôle de juristes. Les Persans sont présentés comme un peuple intelligent et généreux, mais soumis à des structures sociales oppressives[16].

La condition des femmes persanes est particulièrement mise en avant. Mariées dès l’âge de 10 ou 12 ans à des hommes bien plus âgés, elles sont confinées dans des espaces domestiques stricts, comme l’anderoon (cour intérieure), et doivent se voiler en public. Bien que certaines femmes commencent à apparaître sans voile dans les rues, cette pratique reste risquée, notamment dans les villes conservatrices où des fanatiques n’hésitent pas à agresser celles qui transgressent les préceptes du Coran. Les femmes persanes sont décrites comme vivant dans des conditions d’hygiène rudimentaires, sans mobilier, et portant le même vêtement pendant des semaines. Un proverbe persan cité dans l’article résume cette vision misogyne : *« La femme est un grand malheur. Pourtant, aucun foyer ne devrait être sans ce mal »*[17].

Éducation, industrie et modernisation

L’article aborde les efforts de modernisation en Perse, notamment dans les domaines de l’éducation et de l’industrie. Depuis quelques années, le pays a développé des écoles de type occidental, en plus des 2 139 écoles primaires et 308 écoles secondaires religieuses traditionnelles. Près de 750 étudiants persans étudient en Europe, dont la moitié bénéficie de financements publics. La radio est un monopole d’État, et les Allemands sont chargés d’enseigner l’agriculture scientifique. Cependant, ces avancées restent limitées par le manque d’infrastructures et de personnel qualifié[18].

L’industrie persane est dominée par la fabrication de tapis, considérée comme la principale activité économique du pays. Les tapis persans, réputés pour leur qualité, sont produits dans des conditions de travail déplorables, par des enfants et des femmes travaillant de l’aube au crépuscule pour des salaires dérisoires. L’article souligne que cette industrie, vieille de plus de deux millénaires, est aujourd’hui menacée par la demande croissante des marchés occidentaux, qui pousse à une production de masse au détriment de la qualité. Les tapis anciens conservés dans les musées occidentaux, comme ceux de New York, sont présentés comme supérieurs à ceux produits actuellement[19].

La vie urbaine est décrite comme archaïque, avec des villes dépourvues de noms de rues ou de numéros de maisons. À Téhéran, la capitale, seules quelques rues portent un nom, et les habitants ont adopté des noms de famille seulement depuis quelques années, souvent fantaisistes, comme *« Honnête et Fidèle »* pour un gardien de porte ou *« Trois Cent Dix »* pour un marchand utilisant son numéro de téléphone comme patronyme. La médecine traditionnelle, basée sur des charmes et des prières, reste dominante, bien que des hôpitaux modernes commencent à apparaître. Les sports, comme le polo, originaire de Perse, connaissent un regain d’intérêt parmi l’aristocratie, tandis que les feux d’artifice persans sont présentés comme les plus spectaculaires au monde[20].

Finances et transports

La situation financière et les infrastructures de transport en Perse sont présentées comme des domaines marqués par la corruption et le sous-développement. Jusqu’en 1911, les fonctionnaires persans considéraient leurs postes comme des opportunités de s’enrichir aux dépens de la population, une pratique si répandue qu’un appel à l’aide fut lancé aux États-Unis. W. Morgan Shuster, un Américain, fut chargé de réformer les finances publiques, mais son action fut sabotée par la Russie et la Grande-Bretagne, qui craignaient de perdre leur influence. En 1922, un autre Américain, A. C. Millspaugh, prit le relais et resta cinq ans, jusqu’à ce que les Persans estiment pouvoir gérer seuls la situation[21].

Les transports en Perse étaient jusqu’alors limités aux caravanes de chameaux et aux diligences, ces dernières étant décrites comme des chariots sans ressorts, transportant passagers et courrier sur des routes rudimentaires. Les infrastructures modernes, comme les routes et les chemins de fer, commencent à se développer, mais restent insuffisantes. Un projet de ligne ferroviaire de 1 200 miles, reliant la mer Caspienne au golfe Persique, est en construction et devrait être achevé en 1937. La Grande-Bretagne et la Russie, qui avaient jusqu’alors bloqué le développement ferroviaire persan, sont présentées comme des obstacles à la modernisation du pays. Des services de transport motorisés et aériens commencent à émerger, notamment une liaison hebdomadaire entre Bagdad et Téhéran, ainsi qu’un service aérien transcontinental. L’article conclut en affirmant que les 10 millions de Persans ont été *« retardés dans leur développement par les gouvernements diaboliques de la Russie et de la Grande-Bretagne »*, mais exprime l’espoir qu’un *« meilleur jour »* adviendra sous l’égide d’un *« Gouverneur parfait »*[22].

Un médecin honnête et courageux

Sous la plume de W. A. Sinclair, un lecteur de l’Ontario, cet article relate une anecdote personnelle illustrant les dangers de l’utilisation des ustensiles en aluminium pour la cuisson. L’auteur et son épouse, après avoir lu des articles dans The Golden Age mettant en garde contre les risques sanitaires liés à l’aluminium, décident de se débarrasser de leurs casseroles en ce matériau. Peu après, une vendeuse d’un produit de nettoyage pour aluminium tente de les convaincre de revenir sur leur décision, arguant que ces ustensiles sont utilisés dans les hôpitaux et autres institutions. Face à leur refus, la vendeuse, agacée, laisse échapper une remarque révélatrice : *« Si ce Dr. [nom cité] avait gardé sa bouche fermée, il s’en serait mieux porté aujourd’hui »*[23].

L’auteur précise que leur décision ne reposait pas sur les travaux de ce médecin, mais sur les informations publiées par The Golden Age. Plus tard, lors d’une rencontre fortuite avec ce médecin et son épouse, il apprend que ce dernier avait mené des recherches sur les composés d’aluminium, mais que ses conclusions avaient été rejetées par le conseil médical local. Le médecin aurait reçu des exemplaires de The Golden Age alertant sur les dangers de l’aluminium et aurait pleinement souscrit à ces avertissements. L’article souligne ainsi l’isolement des médecins honnêtes face aux institutions médicales, tout en saluant leur courage[24].

La plainte de l'éditeur

Cette rubrique humoristique, intitulée *« La plainte de l’éditeur »*, énumère avec ironie les dilemmes auxquels est confronté un rédacteur en chef dans le choix des contenus à publier. L’éditeur se plaint des critiques contradictoires des lecteurs : s’il publie des blagues, on lui reproche d’être frivole ; s’il n’en publie pas, on le trouve trop sérieux. S’il privilégie des articles originaux, on lui dit manquer de variété ; s’il reprend des textes d’autres publications, on l’accuse de paresse. S’il reste à son poste, on lui suggère d’aller chercher des nouvelles ; s’il s’absente, on lui reproche de négliger son travail. De même, s’il ne publie pas les contributions des lecteurs, on l’accuse de manquer de reconnaissance ; s’il les publie, on se moque de la qualité médiocre des textes[25].

L’éditeur conclut en soulignant l’impossibilité de satisfaire tout le monde, notant que, quoi qu’il fasse, certains lecteurs l’accuseront de plagiat ou de manque d’originalité. Ce texte reflète une forme d’autodérision sur les défis de la ligne éditoriale d’un périodique engagé comme The Golden Age[26].

Brèves et anecdotes

Cette rubrique regroupe plusieurs brèves et anecdotes variées, reflétant les centres d’intérêt de la publication :

- **Robert Wadlow, le géant d’Alton** : À 18 ans, Robert Wadlow mesure 7 pieds et 4 pouces (environ 2,24 mètres) et pèse 282 livres. Il a grandi de quatre pouces en un an et chausse du 25. Cette brève met en avant un cas médical exceptionnel, sans commentaire doctrinal[27].

- **Un trajet Londres-Paris en 1h45** : Des experts en transport envisagent de réduire le temps de trajet entre le cœur de Londres et celui de Paris à 1h45, grâce à des liaisons ferroviaires spéciales reliant les aéroports aux centres-villes et à une augmentation de la vitesse des avions. Cette brève illustre les progrès technologiques de l’époque[28].

- **Désastres en mer Noire** : Une tempête hivernale en mer Noire a causé le naufrage de sept navires, dont un pétrolier britannique dont l’équipage a péri. La mer Noire est décrite comme l’une des mers intérieures les plus tempétueuses en hiver[29].

- **La liaison aérienne Londres-Le Cap** : Après onze ans de préparation, une ligne postale aérienne relie désormais Londres au Cap, en Afrique du Sud, en neuf jours. Cette route est considérée comme l’une des plus dangereuses au monde en raison des tempêtes fréquentes[30].

- **L’Amérique autrefois reliée à l’Asie** : La découverte de fossiles de séquoias californiens sur une île de la mer de Béring suggère que l’Amérique et l’Asie étaient autrefois reliées. Cette preuve géologique est interprétée comme un indice de la séparation des continents lors du Déluge biblique[31].

- **Le problème le plus important de l’Amérique** : Un magazine syndicaliste affirme que la question la plus urgente pour les États-Unis est de *« replacer les victimes des machines, des magasins à grande surface et de l’agriculture à grande échelle dans des emplois »*. Deux solutions sont proposées : augmenter les salaires pour accroître le pouvoir d’achat ou réduire la durée du travail pour employer plus de personnes[32].

- **Une bouteille à la dérive** : Une bouteille jetée dans la rivière Gold Run, à Deadwood (Dakota du Sud), a été retrouvée plusieurs années plus tard sur une plage de Long Beach (Californie), après avoir probablement contourné l’Afrique ou l’Amérique du Sud, ou traversé l’Asie par le nord. Cette anecdote illustre les courants marins et les distances parcourues par les objets à la dérive[33].

- **Une bonne utilisation des surplus de guerre** : Le Dominion du Canada a décidé de redistribuer des milliers de lits de camp, couvertures et chaussettes inutilisés depuis la Première Guerre mondiale pour aider les pauvres. Cette initiative est saluée comme une utilisation judicieuse de ressources autrement gaspillées[34].

- **Les démons dictent la mode** : Un article rapporte que des femmes londoniennes consultent des médiums pour obtenir des conseils sur les styles de robes, croyant communiquer avec les morts. La publication y voit une preuve supplémentaire de l’influence des démons, qui n’hésitent pas à se faire passer pour les défunts afin de tromper les humains[35].

- **Les arbres du Nebraska** : Il y a soixante-dix ans, le Nebraska était une région désertique et sans arbres. Aujourd’hui, grâce à des efforts de reboisement, il compte 2,5 milliards d’arbres, dont certains atteignent 45 pieds de haut. Cette transformation a permis d’augmenter les précipitations et d’améliorer les récoltes, surpassant celles des États voisins initialement mieux dotés en forêts[36].

- **Le plus grand lac artificiel du monde** : Un lac artificiel en cours de remplissage dans la vallée de la rivière Osage (Missouri) deviendra, une fois achevé, le plus grand du monde, avec 125 miles de long, 60 000 acres de superficie et 1 300 miles de rivage. Ce projet illustre les avancées en matière d’ingénierie hydraulique[37].

- **Les banques en Chine et aux États-Unis** : En Chine, aucune banque n’a fait faillite en douze cents ans, car les directeurs savent que leur tête serait en jeu en cas d’échec. Aux États-Unis, en revanche, 1 345 banques ont fait faillite en un an, principalement dans les régions agricoles, sans que leurs directeurs n’aient à en subir les conséquences. Cette comparaison met en lumière les différences culturelles en matière de responsabilité financière[38].

Distance de la nébuleuse la plus rapide

La rubrique présente une série de faits divers scientifiques et sociétaux. Elle mentionne que la nébuleuse la plus rapide mesurée s'éloigne de la Terre à une vitesse de 11 000 miles par seconde, ce qui implique que sa lumière met 120 millions d'années à atteindre notre planète. Cette affirmation est utilisée pour illustrer l'immensité de l'univers et les distances cosmiques[39].

Le plus petit train du monde

Un horloger anglais, J. Martin, a construit un train miniature de huit pouces de long, dont la locomotive mesure 1,34 pouce. Ce train, fonctionnant à l'aide d'un mécanisme d'horlogerie, met deux heures pour parcourir une voie de 4 pieds et 6 pouces. La locomotive est entièrement fabriquée en or et en argent[40].

Radios dans la moitié des foyers américains

Selon le Département du Commerce des États-Unis, la moitié des foyers américains possèdent une radio en 1930, avec un total de 13 478 600 appareils en usage. Les États de New York, de Californie, de l'Illinois et de la Pennsylvanie sont les plus équipés, tandis que seuls quelques États comptent plus d'un million de postes[41].

Hindenburg versus Guillaume

La publication compare les salaires du président allemand Paul von Hindenburg et de l'ancien kaiser Guillaume II. Hindenburg perçoit 12 000 dollars par an, auxquels s'ajoutent 30 000 dollars pour les réceptions diplomatiques, tandis que Guillaume II touchait 730 000 dollars annuels, plus 3 750 000 dollars pour les dépenses de la cour impériale. La conclusion tirée est que le coût d'un président est inférieur à 1 % de celui d'un monarque, tout en offrant une meilleure gouvernance[42].

Nourrir les affamés en Arkansas

Un article critique la gestion de l'aide alimentaire par la Croix-Rouge américaine. La ville de Twin Falls, dans l'Idaho, propose d'envoyer gratuitement des haricots et des pommes de terre d'une valeur de 10 000 dollars à Helena, en Arkansas, où des enfants souffrent de malnutrition. Cependant, la Croix-Rouge exige un versement de 2 000 dollars en espèces, une somme difficile à réunir pour les habitants locaux. Pendant ce temps, des milliers d'enfants ne reçoivent qu'un biscuit noir tartiné de saindoux et de sucre comme repas quotidien[43].

Morts dans la guerre automobile

La publication souligne que la guerre automobile est plus meurtrière que la Première Guerre mondiale. Alors que 50 510 Américains sont morts pendant les dix-huit mois de participation des États-Unis au conflit, 50 900 personnes ont été tuées par des automobiles au cours des dix-huit mois se terminant le 31 décembre 1930. De plus, plus de 960 000 personnes ont été blessées par des véhicules motorisés en 1930[44].

Conditions de vie à Ceylan

Un voyageur anglais décrit les conditions de vie précaires à Colombo, la capitale de Ceylan. Il rapporte avoir vu des habitations composées d'une seule pièce carrée, sans fenêtres, sans meubles, sans cheminée ni plancher, et avec un égout à ciel ouvert à l'extérieur. Ces logements sont jugés moins confortables qu'une étable occidentale[45].

Pourquoi le pain reste cher

Malgré la baisse du prix du blé, le coût du pain reste élevé. La publication attribue cette situation aux pratiques des boulangers, qui invoquent le coût des autres ingrédients ou de la main-d'œuvre pour justifier les prix. Elle souligne également qu'une entreprise de boulangerie a multiplié par quarante son capital-actions en quelques années. La conclusion est que le pain blanc, jugé impropre à la consommation, voit son prix maintenu artificiellement pour des raisons financières[46].

2 098 hommes sur la liste de paie de Capone

Le président de la Chambre de commerce de Chicago, Solomon Randolph, estime que 2 000 hommes figurent sur la liste de paie d'Al Capone, incluant des brasseurs, des camionneurs, des gardes armés, des collecteurs et des employés de maisons closes et de tripots. Capone disposerait ainsi de 2 millions de dollars par semaine pour financer ses activités criminelles. Randolph affirme également que plus de la moitié des policiers de Chicago acceptent des pots-de-vin de manière régulière ou occasionnelle[47].

Mariages gratuits en Turquie

En réponse à la crise économique, la Turquie promulgue un décret permettant aux couples sans ressources de recevoir gratuitement un certificat de mariage, alors que son prix habituel est de 2,50 dollars. La publication ironise sur l'idée d'un remboursement universel des frais de mariage, qui entraînerait la faillite du monde[48].

Onze cents tonnes de fer par jour

Le plus grand haut fourneau du monde, situé à Pittsburgh, entre en service. Cette installation produit 1 100 tonnes de fer par jour, soit quatre fois plus que les plus grands fourneaux d'il y a quarante ans et deux fois plus que ceux d'il y a cinq ans[49].

Ur habitée avant le Déluge

Des fouilles archéologiques à Ur, la ville natale d'Abraham, révèlent qu'elle était habitée avant le Déluge. Une couche d'argile de huit pieds d'épaisseur, déposée lors de l'inondation biblique, recouvre des vestiges de poteries antérieures. Ces artefacts, fabriqués à la main et peints, diffèrent stylistiquement de ceux trouvés dans les couches postérieures au Déluge[50].

Longueur des voies ferrées dans le monde

Les voies ferrées du monde entier pourraient faire trente fois le tour de la Terre à l'équateur. Les États-Unis représentent quinze fois cette distance, l'Europe douze fois, l'Asie trois fois, tandis que l'Afrique et l'Australie dépassent chacune une fois le tour du globe. L'Afrique, avec 40 631 miles de voies, devance largement l'Australie et connaît une croissance rapide de son réseau ferroviaire[51].

Racket dans Glasgow

Le phénomène du racket, similaire à celui observé à New York et Chicago, émerge à Glasgow. Les commerçants sont contraints de payer un tribut et certains sont même extorqués pour financer les amendes infligées aux racketteurs arrêtés par la police. Un gang, connu sous le nom de "Bully Boys", compterait quatre cents membres et utiliserait des rasoirs pour intimider ou blesser ses victimes[52].

Un cobra dans un wagon-lit

Le zoo national de Washington acquiert un cobra royal de quatorze pieds, considéré comme le plus grand et le plus venimeux des serpents. Pour le transporter depuis New York, le conservateur des reptiles du zoo du Bronx l'emmène avec lui dans un wagon-lit et le garde dans son lit, car ces serpents doivent être maintenus à une température de 70 degrés Fahrenheit pour éviter des refroidissements mortels. Le conservateur précise qu'il n'a informé personne de la présence de son compagnon de voyage[53].

Accumulation rapide de richesses

En 1924, 75 personnes aux États-Unis déclaraient un revenu annuel d'un million de dollars ou plus. Grâce à des pratiques telles que les frais de service et les tarifs exorbitants de l'électricité, ce nombre passe à 511 en 1928. La publication dénonce ces méthodes, qui alourdissent le fardeau des pauvres tout en enrichissant les compagnies de services publics. Pendant ce temps, la population défavorisée souffre de la faim[54].

Cabaret religieux en Angleterre

Un pasteur anglais, le révérend H.G. Wilks, imite une initiative new-yorkaise en organisant un cabaret religieux dans sa paroisse. Des jeunes filles de la congrégation, vêtues de costumes courts et modernes, interprètent des chansons de jazz. Cette approche permet au pasteur d'abandonner les danses, les soirées et les parties de cartes hebdomadaires qu'il organisait auparavant[55].

Cruauté sans précédent des gangsters de Chicago

Sept gangsters de Chicago enlèvent un vendeur infirme qu'ils accusent d'avoir écouté leurs conversations. Ils le battent, le pendent pendant une heure à une croix dans un cimetière, tentent de l'enterrer vivant, puis attachent son cercueil à l'arrière de leur voiture et le traînent sur une route de campagne. Le cercueil se brise et tombe dans un fossé, où le vendeur est secouru par un fermier alerté par ses gémissements[56].

Bénédiction des chiens près d'Albany

Une tradition européenne consistant à bénir les chiens de chasse est importée aux États-Unis. Une cérémonie de ce type a lieu près d'Albany, dans l'État de New York, au sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes. La publication qualifie cette pratique de ridicule et de blasphématoire, soulignant que les chiens ainsi bénis sont utilisés pour traquer et déchirer des animaux timides et inoffensifs[57].

369 % de profit annuel sur votre argent

Un investisseur, Jacob Kulp de Saint Paul, perçoit un loyer annuel de 120 000 dollars pour une propriété utilisée comme bureau de poste, alors que son évaluation fiscale est de 334 000 dollars. Ce bail, négocié par un ancien secrétaire à la Guerre et ancien membre du Congrès, est non résiliable. La publication souligne que ce type d'investissement rapporte un profit annuel de 36 % et illustre le succès des opérations des sociétés fiduciaires, qui ont connu une croissance dans presque tous les domaines en 1930[58].

Aide de Londres et Jérusalem

La Croix-Rouge de New York reçoit des dons de Londres et de Jérusalem pour venir en aide aux pauvres des États-Unis, un pays pourtant considéré comme le plus riche du monde. La publication ironise sur cette situation, rappelant que les États-Unis disposent de millions de dollars de blé invendable. Elle critique les frais de service excessifs des compagnies publiques, qui empêchent une distribution efficace de ces ressources[59].

La Grande-Bretagne doit maintenant se serrer la ceinture

Dans un discours récent, le chancelier de l'Échiquier britannique, Sir Philip Snowden, déclare que la Grande-Bretagne a épuisé ses ressources. Il affirme qu'une augmentation des impôts serait insupportable pour une industrie déjà surchargée, qu'aucune nouvelle dépense ne peut être engagée et que des sacrifices importants seront nécessaires de la part de toutes les classes sociales. Les ministres du cabinet devront assumer leur part de ces sacrifices. Snowden souligne qu'il a passé sa vie à tenter d'améliorer la condition des classes laborieuses, mais qu'il doit désormais demander un moratoire sur toute amélioration jusqu'à ce que la situation économique s'améliore. Ce discours provoque une vive émotion en Grande-Bretagne et dans le monde[60].

Ils l'ont mal nommé

Un correspondant envoie un article publié dans un journal local de Virginie, écrit par un membre du clergé. Ce dernier met en garde contre la lecture des livres de Judge Rutherford, qu'il qualifie de "littérature pernicieuse", sans expliquer pourquoi. Il admet cependant que ces ouvrages contiennent une "attaque en gros contre le ministère chrétien". La publication rétorque que si ce ministère était véritablement chrétien, Rutherford serait le dernier à l'attaquer, citant l'exemple de Jésus qui critiquait les scribes et les pharisiens non pas parce qu'ils représentaient Dieu, mais parce qu'ils ne le faisaient pas. Le nom du prédicateur, F.B. Sapp, est jugé inapproprié pour ses initiales, et la publication suggère ironiquement qu'il aurait dû s'appeler Adam[61].

La National Broadcasting Company

Un article du magazine The Nation critique la National Broadcasting Company (NBC), accusée d'avoir monopolisé les ondes au profit des annonceurs. La publication souligne que les profits ont pris le pas sur le contenu, avec des tarifs atteignant 20 000 dollars par heure pour une diffusion nationale. Elle affirme que les auditeurs américains n'entendent principalement que ce qui sert les intérêts commerciaux des annonceurs[62].

Comment nous récompensons nos héros

L'histoire d'Oscar Johnson, un héros de la Première Guerre mondiale décoré de la Distinguished Service Cross et de la Croix de Guerre par les gouvernements français, anglais et belge, illustre l'ingratitude de la société américaine. Après avoir survécu à la guerre, Johnson meurt de faim dans une grange à South Norwalk, dans le Connecticut. À sa mort, la ville organise des funérailles grandioses et met les drapeaux en berne, un hommage posthume que la publication juge ironique[63].

Seulement au début du chômage

Le représentant Lozier, du Missouri, déclare à la Chambre des représentants que les États-Unis ne sont qu'au début d'une longue période de chômage. Il prédit que dans cinq ans, le Congrès sera toujours confronté à ce problème sans parvenir à le résoudre. La publication partage cette analyse et affirme que seul Dieu, par l'intermédiaire de Jésus-Christ, pourra démêler la situation économique mondiale, qui se transforme rapidement en un nœud gordien[64].

Prendre ce qu'ils peuvent obtenir

Le sénateur Reed de Pennsylvanie révèle que vingt-deux médecins et responsables médicaux du Bureau des anciens combattants perçoivent chacun un salaire annuel d'au moins 5 000 dollars, en plus d'une pension d'invalidité d'au moins 1 500 dollars. Pendant ce temps, certains véritables héros de la guerre ne reçoivent aucune compensation[65].

Ce prédicateur connaissait ses oignons

Une abonnée du Kansas relate une anecdote survenue lors d'un enterrement. Un prédicateur utilise le texte biblique « Et un petit enfant les conduira » (Ésaïe 11:6) sans apporter d'explication ou de lumière sur ce passage. Après la cérémonie, un coq aveugle, qui avait été laissé en liberté, s'approche de la dame, une parente de la défunte, et lui dit : « Vous ne devez pas marcher devant les endeuillés ». Amusée, la dame lui révèle son lien de parenté avec la défunte. Le prédicateur, imperturbable, rétorque : « Eh bien, ne marchez pas devant le corbillard, je vais conduire cette procession ». La dame écrit ensuite à la publication pour expliquer que cette situation est en réalité tout à fait appropriée, car ce sont les prédicateurs, en tant que représentants du Diable, qui mènent la famille humaine vers la tombe[66].

Où est l'argent ?

Un article du New York Times décrit l'ouverture d'une convention de la division des sociétés fiduciaires de l'American Bankers Association. Plus de 400 membres se réunissent pour célébrer l'année la plus réussie de l'histoire de ce secteur. Les opérations des sociétés fiduciaires ont progressé dans presque tous les domaines en 1930. La publication souligne que ce système, qui exploite les ressources financières du peuple, en tire des bénéfices substantiels[67].

Aucune Écriture pour étayer cela, mais...

La Gospel Publishing House de Springfield, dans le Missouri, publie un tract intitulé « Evangel Tract No. 602 ». Ce document ne contient aucune référence biblique, ce qui, selon la publication, n'est ni nécessaire ni possible. Elle critique le contenu du tract, qui décrit un lac de feu et de soufre où des millions de personnes brûlent éternellement, avec des scènes de souffrance extrême. La publication ironise sur l'absence de fondement scripturaire de ces descriptions et suggère que les lecteurs intéressés par la vérité sur ce sujet devraient se procurer le livre de Judge Rutherford sur l'Enfer pour 10 cents[68].

Le monde doit désarmer

Arthur Henderson, ministre des Affaires étrangères britannique, affirme que le monde doit désarmer. Il estime que si la conférence sur le désarmement en cours échoue, elle pourrait être la dernière chance pour la paix mondiale. Henderson souligne que la situation actuelle en Europe est insoutenable et que les problèmes actuels sont aussi graves qu'il y a cinq ans. Il affirme que la clé des solutions pacifiques réside dans le désarmement et que le chaos international doit cesser pour permettre l'émergence d'un nouvel ordre mondial[69].

Faut-il tuer les vaches ?

La publication réagit à une proposition de la Farm Board visant à abattre une vache sur dix pour réduire la production laitière nationale. William E. McHlwen, rédacteur en chef du Labor World, s'interroge, lors d'une émission de radio, sur l'opportunité de donner le lait excédentaire aux bébés américains affamés plutôt que de tuer les vaches. La publication soutient cette idée, soulignant l'absurdité de tuer des vaches alors que des enfants souffrent de la faim[70].

Le coût du gouvernement

Un article de Merle Thorpe analyse le coût du gouvernement américain, qui s'élève entre douze et treize milliards de dollars par an, soit un sixième à un cinquième de la productivité nationale totale. Chaque citoyen consacre une journée de travail par semaine au financement des dépenses gouvernementales. Thorpe souligne que les Américains versent l'équivalent de deux mois de salaire par an aux percepteurs. Il critique également la tendance des commissions gouvernementales à se pérenniser, notant que seule une commission fédérale a jamais achevé sa mission et cessé ses activités[71].

« Briser les idoles »

La publication présente un extrait du livre « Crashing Idols » de Victor H. Lindlahr, consacré à la constipation, un sujet que l'auteur considère comme l'un des plus importants pour l'humanité. Lindlahr retrace l'histoire de la médecine et souligne que le traitement de la constipation a toujours été une préoccupation majeure. Il évoque une période de six cents ans durant laquelle Rome a prospéré, où le chou était le seul remède utilisé et vénéré comme un dieu. Les Romains, en bonne santé grâce à ce régime, ont conquis le monde. Cependant, lorsque les Romains sont devenus riches et ont délaissé le chou au profit des médecins grecs et de leurs herbes étranges, leur déclin a commencé[72].

  1. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 484.
  2. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 484.
  3. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 483.
  4. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 484.
  5. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 485.
  6. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 485.
  7. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 486.
  8. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 486.
  9. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 486.
  10. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 485.
  11. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 485.
  12. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 485.
  13. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 487.
  14. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 487.
  15. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 488.
  16. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 488.
  17. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 488.
  18. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 489.
  19. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 489.
  20. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 489.
  21. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 489.
  22. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 490.
  23. « Si ce Dr. [nom cité] avait gardé sa bouche fermée »
  24. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 490.
  25. « Si nous publions des blagues, on dit que nous sommes frivoles »
  26. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 490.
  27. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 491.
  28. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 491.
  29. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 491.
  30. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 491.
  31. « Cette preuve consiste en du bois fossilisé et des impressions de cônes et de feuilles »
  32. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 491.
  33. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 491.
  34. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 491.
  35. « Les démons dicteront les styles »
  36. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 491.
  37. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 491.
  38. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 491.
  39. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 492.
  40. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 492.
  41. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 492.
  42. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 492.
  43. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 492.
  44. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 492.
  45. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 492.
  46. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 492.
  47. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 492.
  48. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 493.
  49. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 493.
  50. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 493.
  51. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 493.
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  60. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 494.
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  63. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 495.
  64. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 495.
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  72. The Golden Age du 29 avril 1931, p. 496.
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