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L'article mentionne que certains serpents, comme les boas et les pythons, possèdent encore des vestiges osseux de membres postérieurs, confirmant ainsi le récit biblique selon lequel le serpent marchait à l'origine sur des pattes avant d'être condamné à ramper sur son ventre<ref>''Consolation du 16 novembre 1938'', p. 15.</ref>. Cette observation est présentée comme une preuve scientifique de l'exactitude de la Genèse. | L'article mentionne que certains serpents, comme les boas et les pythons, possèdent encore des vestiges osseux de membres postérieurs, confirmant ainsi le récit biblique selon lequel le serpent marchait à l'origine sur des pattes avant d'être condamné à ramper sur son ventre<ref>''Consolation du 16 novembre 1938'', p. 15.</ref>. Cette observation est présentée comme une preuve scientifique de l'exactitude de la Genèse. | ||
=== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/consolation/1938/consolation-du-16-novembre-1938-en-ocr.pdf|page=16|label=Rubrique « Motorings »|citation=Mo toring}} === | |||
Cette rubrique regroupe plusieurs brèves sur des sujets liés à l'automobile, aux infrastructures routières et à la sécurité. | |||
Un article rapporte une décision de la Cour suprême de Pennsylvanie affirmant que les piétons ont les mêmes droits que les automobilistes sur les routes sans trottoirs, et qu'ils ne sont pas tenus de s'écarter pour laisser passer un véhicule. La publication souligne cependant qu'il est plus prudent pour les piétons de marcher sur le côté gauche de la route, face à la circulation, et de s'écarter pour éviter les accidents. Une étude est citée, révélant que 34 % des piétons tués à New York en 1936 et 1937 avaient consommé de l'alcool, et que 38 % présentaient des signes d'alcoolisme<ref>''Consolation du 16 novembre 1938'', p. 3.</ref>. | |||
Un autre sujet aborde le nouveau pont à péage de cinq travées sur le fleuve Saint-Laurent, près des Mille-Îles, dont le coût de 1,25 dollar par voiture est présenté comme une mesure permettant de rembourser l'ouvrage en quinze ans. Situé à seulement 325 miles de New York, ce pont, culminant à 150 pieds au-dessus du fleuve, est attendu pour attirer environ un million de véhicules par an<ref>Ibid.</ref>. | |||
La construction d'un pont autoroutier sur la rivière Neches à Port Arthur, au Texas, est également mentionnée. Ce pont, dont les piliers sont enfoncés à plus de 100 pieds sous le niveau de l'océan et mesurent 32 pieds de diamètre, s'élève à 230 pieds de hauteur pour offrir une hauteur libre de 176 pieds au-dessus de l'eau. Il est conçu pour résister à des vents de 130 miles à l'heure<ref>Ibid.</ref>. | |||
La publication signale par ailleurs que John Laferty, âgé de 102 ans et originaire de Kenia (Ohio), est probablement le plus vieux conducteur automobile des États-Unis et du monde. Conduisant depuis vingt ans, il n'a pas besoin de lunettes et paraît bien plus jeune que son âge<ref>Ibid.</ref>. | |||
Un tramway aérien pour passagers, le premier de ce type aux États-Unis, est inauguré à Franconia Notch, dans le New Hampshire. Ce système permet de transporter 27 passagers sur une distance de 4 000 pieds en huit minutes<ref>Ibid.</ref>. | |||
Enfin, une innovation en matière de sécurité routière est présentée : un système d'éclairage réfléchissant utilisant des réflecteurs en lucite, placés sur des poteaux le long des routes. Testé avec succès entre Détroit et Lansing, ce dispositif, espacé de 100 pieds, permet d'illuminer la route sur un mile grâce aux phares des véhicules<ref>Ibid.</ref>. | |||
Un autre article évoque une expérimentation en Pennsylvanie, où des haut-parleurs sont installés sur les voitures de patrouille pour inciter les conducteurs lents à accélérer ou à quitter les routes principales, afin de réduire les embouteillages et les risques de collisions frontales<ref>Ibid.</ref>. | |||
La disparition progressive des tramways dans plus de la moitié des villes américaines de plus de 10 000 habitants est également notée. Bien que plus confortables et sûrs que les bus, les tramways sont jugés moins adaptés à la circulation et plus coûteux à entretenir<ref>Ibid.</ref>. | |||
Enfin, des routes expérimentales recouvertes de tissu de coton et de matériaux bitumineux sont testées dans vingt États, dans l'espoir de trouver une solution économique pour les routes rurales et d'écouler les surplus de coton américains<ref>Ibid.</ref>. | |||
Le plus grand pneu automobile au monde, fabriqué par la Goodyear Tire and Rubber Company, est présenté. Mesurant 6 pieds et 10 pouces de diamètre et pesant 1 200 livres, il est conçu pour supporter une charge de 25 000 livres<ref>Ibid., p. 4.</ref>. | |||
==== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/consolation/1938/consolation-du-16-novembre-1938-en-ocr.pdf|page=17|label=Lettre de S. A. Cisler à Joseph Rutherford|citation=Watchtower Brooklyn}} ==== | |||
Une lettre datée du 17 octobre 1938, adressée par S. A. Cisler, directeur général de la station de radio KTHS à Hot Springs (Arkansas), à Joseph Franklin Rutherford, aborde les réactions suscitées par les émissions radiophoniques des Témoins de Jéhovah. Cisler, qui se déclare sans affiliation religieuse mais dont la famille compte des membres catholiques, méthodistes et chrétiens, défend le principe de la liberté d'expression, citant Voltaire : « Je ne crois pas un mot de ce que vous dites, mais je défendrai jusqu'à la mort votre droit de le dire »<ref>''Consolation du 16 novembre 1938'', p. 17.</ref>. | |||
La station KTHS a diffusé les émissions de Rutherford les 11 septembre et 2 octobre 1938, malgré des pressions et des critiques émanant de catholiques avant et après les diffusions. Cisler souligne que la station a offert aux catholiques la possibilité de répondre aux accusations portées par Rutherford, mais que ceux-ci n'ont pas saisi cette opportunité. Il critique les méthodes employées par certains groupes pour faire taire les émissions, telles que les boycotts, et exprime son manque de sympathie pour ces tactiques<ref>Ibid.</ref>. | |||
Cisler suggère que les groupes religieux devraient se concentrer sur la promotion de leurs propres doctrines plutôt que sur des attaques contre d'autres croyances. Il estime que les débats religieux, bien que parfois justifiés, génèrent trop de confusion et de mauvaise volonté, ce qui pousse les stations de radio à éviter de les programmer, indépendamment des revenus qu'ils pourraient générer<ref>Ibid.</ref>. | |||
==== {{SourceDocTitre|fichier=/documents/periodiques/consolation/1938/consolation-du-16-novembre-1938-en-ocr.pdf|page=18|label=Réponse de Joseph Rutherford à S. A. Cisler|citation=October 19, 1938}} ==== | |||
Dans une réponse datée du 19 octobre 1938, Joseph Franklin Rutherford répond à la lettre de S. A. Cisler en clarifiant la position des Témoins de Jéhovah. Il affirme d'emblée que les Témoins de Jéhovah ne constituent ni un groupe religieux ni une organisation religieuse, mais des chrétiens dévoués à suivre les enseignements de Jésus-Christ. Il précise qu'il ne cherche pas à promouvoir les Témoins de Jéhovah en tant qu'organisation, mais à proclamer le message biblique<ref>''Consolation du 16 novembre 1938'', p. 18.</ref>. | |||
Rutherford explique que la religion et le christianisme sont deux concepts opposés : la religion, qu'il qualifie de « piège et d'escroquerie », repose sur les traditions humaines et non sur la Bible, comme l'illustrent les paroles de Jésus en <CiteBible>Matthieu 15:1-9</CiteBible>. Il cite également l'exemple de l'apôtre Paul, qui, après avoir persécuté les chrétiens, a reconnu son erreur et est devenu un chrétien (<CiteBible>Galates 1:13-17</CiteBible> ; <CiteBible>Actes 26:4-5</CiteBible>). Selon Rutherford, la religion est une invention de Satan pour égarer les hommes, tandis que le christianisme implique une adhésion stricte à la Parole de Dieu<ref>Ibid.</ref>. | |||
Il souligne que la hiérarchie catholique romaine est le véritable pouvoir derrière l'organisation catholique, et que des millions de catholiques sincères ne sont pas responsables des actions de cette hiérarchie. Rutherford rappelle les persécutions historiques menées par l'Église catholique en Espagne, au Mexique et ailleurs, citant notamment l'Inquisition, dont le but était de confisquer les biens des Juifs et des personnes fortunées sous prétexte d'hérésie<ref>Ibid.</ref>. | |||
Rutherford dénonce également l'implication politique de la hiérarchie catholique dans de nombreux pays, y compris aux États-Unis et en Angleterre, où elle influence les gouvernements. Il affirme que cette hiérarchie cherche à détruire les libertés des peuples et à instaurer un régime fasciste, en collaboration avec des dirigeants comme Mussolini et Hitler. Il prédit que cette alliance finira par contrôler l'Amérique et abolir la Constitution, à moins que les Américains ne se réveillent à temps<ref>Ibid.</ref>. | |||
Il critique la presse américaine pour sa crainte de dénoncer ces agissements par peur des représailles de l'Église catholique. Rutherford se présente comme un serviteur de Dieu et du peuple américain, dont la mission est d'avertir les citoyens du danger qui pèse sur leurs libertés. Il insiste sur le fait que les Témoins de Jéhovah ne cherchent pas à recruter des membres, mais à informer les gens de la vérité biblique, notamment sur l'établissement imminent du Royaume de Dieu sur terre, qui apportera la paix et le bonheur éternel<ref>Ibid.</ref>. | |||
Version du 7 juillet 2026 à 23:00
Contenu
Catholicisme fasciste au Connecticut
Catholicisme fasciste au Connecticut
La publication dénonce une campagne de persécution menée contre les Témoins de Jéhovah dans l'État du Connecticut, orchestrée par des responsables catholiques et des autorités locales. Elle affirme que des arrestations massives ont eu lieu à Bristol, où 66 Témoins de Jéhovah ont été condamnés à des amendes de 20 dollars chacun pour distribution de littérature biblique, sans preuve tangible de diffusion effective. Les arrestations se sont étendues à d'autres villes comme New Britain, New Haven, Meriden, et Hartford, où plus de 300 chrétiens ont été arrêtés, maltraités, et soumis à des procès expéditifs sous divers prétextes légaux[1].
La publication souligne que les accusations portées contre les Témoins de Jéhovah, telles que la distribution de « littérature immorale et obscène », visent en réalité des ouvrages critiquant l'Inquisition catholique médiévale et dénonçant les pratiques de l'Église catholique romaine. Elle cite un extrait du livre Enemies (Ennemis), considéré comme offensant par les autorités catholiques, qui qualifie l'organisation catholique de « racket » blasphématoire et ennemi de Dieu[2].
Les méthodes employées par les autorités locales, influencées par des prêtres catholiques, sont comparées à une « inquisition moderne ». La publication mentionne que des lois variées, comme celles interdisant la diffusion de matériel « offensant » ou la sollicitation sans permis, sont utilisées de manière discriminatoire pour réprimer les activités des Témoins de Jéhovah. Elle note également que les médias locaux et une partie de la profession juridique se montrent complaisants envers ces persécutions, contribuant à un climat d'intimidation[3].
Enfin, la publication rapporte que les autorités policières et judiciaires, souvent catholiques, refusent d'agir lorsque des publications catholiques diffusent des propos diffamatoires à l'encontre des Témoins de Jéhovah, illustrant ainsi une application partiale de la loi[4].
Effets de l'entraînement militaire
- (Cette section commence à la page physique 6, qui sera traitée dans la tranche suivante.)*
Effets de l'entraînement militaire
Ce court article critique l'entraînement militaire, le présentant comme une hypocrisie visant uniquement à préparer la guerre plutôt qu'à former des hommes. La publication affirme que l'armée ne crée pas de qualités morales, mais exploite les ressources humaines disponibles pour en faire des machines de guerre. Elle souligne que les bénéfices physiques de l'entraînement militaire sont comparables à ceux accordés à un animal destiné à l'abattage, et que la discipline imposée vise à uniformiser les esprits au sein d'une « machine de guerre ». L'auteur, Fred J. Bond d'Australie, conclut que la religion joue un rôle clé dans cette formation, en justifiant la violence au nom de causes politiques, et qu'elle sera à nouveau utilisée pour soutenir « le Diable » lors des prochains conflits[5].
Partager la richesse avec les étrangers
Cet article dénonce l'ampleur des investissements étrangers aux États-Unis, estimés à plus de huit milliards de dollars, soit environ 65 dollars par habitant. La publication souligne que ces investissements, principalement détenus par des Britanniques, génèrent un revenu annuel d'environ un demi-milliard de dollars, envoyé à l'étranger. Elle propose deux solutions pour remédier à cette situation : soit interdire le paiement de dividendes, loyers ou intérêts aux étrangers dont les gouvernements sont endettés envers les États-Unis, soit exercer le droit d'expropriation, comme l'a fait le Mexique pour les propriétés pétrolières. L'article critique particulièrement l'« absentee ownership » (propriété absente), qui exploite les ressources américaines sans contribuer au bien-être du pays, et encourage les citoyens à interpeller leurs représentants politiques pour agir[6].

Département d'État des États-Unis
Cette rubrique critique sévèrement le Département d'État américain, le décrivant comme réactionnaire, pro-fasciste et dominé par une aristocratie financière. La publication affirme que cette institution a systématiquement imposé sa volonté sous chaque président, conduisant les États-Unis à coopérer avec des nations méprisant les idéaux démocratiques tout en pénalisant celles qui luttent pour les préserver. Elle cite le représentant Thomas R. Amlie, qui déclare que le Département d'État ne peut être fiable pour défendre la démocratie et qu'une réorganisation complète est nécessaire. L'article mentionne également James Dunn, un haut fonctionnaire du Département d'État, présenté comme un partisan de l'envoi d'armes à l'Allemagne et à l'Italie pour soutenir Franco en Espagne, tout en maintenant un embargo sur les armes destinées à la République espagnole[7].
Un encadré intitulé « Le Département d'État parle dans son sommeil » ironise sur les réactions du Département d'État après que le maire La Guardia a qualifié un individu non nommé de « fanatique en chemise brune menaçant la paix mondiale ». La publication se moque de l'excuse officielle présentée à Hitler et de l'interdiction faite aux Américains de se rendre en Espagne pour soutenir la démocratie contre le fascisme, comparant ces décisions à des absurdités bureaucratiques[8].
Un autre encadré, « Peut avoir déjà commencé », cite un article du Zanesville Signal décrivant la guerre en Espagne comme un conflit sans début ni fin clairs, marqué par la tromperie et l'implication de toutes les grandes puissances européennes. La publication souligne l'ambiguïté de cette situation et son potentiel à s'étendre, rendant l'avenir « terrifiant »[9].
Enfin, un dernier encadré, « 10 000 usines prêtes pour la guerre », affirme que les industries américaines sont organisées pour convertir plus de 10 000 usines en producteurs de fournitures militaires en un temps record[10].
Escrocs du sérum ?
Cette rubrique dénonce une campagne de dépistage de la syphilis à Chicago, présentée comme une opération de propagande visant à enrichir les fabricants de sérums et les médecins. La publication décrit cette initiative comme une « grande rénovation » nationale, où les tests sanguins gratuits seraient suivis de traitements coûteux et prétendument infaillibles. Elle ironise sur l'implication des prédicateurs, des clubs féminins et des travailleurs sociaux dans cette campagne, et souligne que des maladies comme la diphtérie ou la tuberculose, autrefois ciblées par des campagnes similaires, restent encore présentes aujourd'hui. L'article suggère que cette opération pourrait entraîner des effets secondaires graves, nécessitant des traitements supplémentaires[11].
Un encadré, « Les sérums tuent six personnes en Floride », rapporte la mort de six patients en une journée après avoir reçu un traitement expérimental contre le cancer, l'« ensol ». La publication souligne que 125 000 flacons de ce produit ont été expédiés depuis le Canada vers les États-Unis, et ironise sur les profits générés par ces décès pour les médecins, les fabricants de cercueils et les entreprises funéraires[12].
Un autre encadré, « Nouvelles sur la vaccination en Californie », relate deux cas de chiens ayant développé des troubles après avoir été vaccinés : l'un a mordu son maître, l'autre est devenu partiellement sourd et a commencé à avoir des crises. L'auteur, D. Davidian, suggère que la vaccination pourrait être responsable de comportements violents chez les humains, en se demandant si elle n'affecte pas également les « chiens muets » (une métaphore pour les hommes)[13].
Enfin, un dernier encadré, « Nicholas Delucca vacciné », raconte l'histoire de Nicholas Delucca, un enfant de six ans décédé du tétanos après avoir été vacciné pour pouvoir aller à l'école. La publication qualifie la vaccination de « superstition vicieuse » imposée à la population[14].
Chirurgie
Cette rubrique présente plusieurs cas médicaux remarquables, illustrant les avancées et les risques de la chirurgie moderne. Le premier cas concerne Matt Dempsky, un homme de Manitowoc (Wisconsin) atteint d'une tumeur cérébrale de la taille d'un pamplemousse. Après une opération de huit heures au cours de laquelle près de la moitié de son crâne a été retirée puis recousue avec des fils métalliques, Dempsky a survécu contre toute attente et s'est progressivement rétabli[15].
Un encadré, « Une épouse inquiète parce que son mari a cessé de s'inquiéter », relate l'histoire d'un courtier en valeurs mobilières ayant subi une ablation d'une tumeur cérébrale dans la zone préfrontale. Bien qu'il ait continué à gagner de l'argent, il a cessé de s'inquiéter, ce qui a provoqué l'inquiétude de son épouse[16].
Un autre encadré, « Récupération brillante d'un homme avec un seul poumon », décrit le cas de C. J. Kagen, un écrivain financier new-yorkais dont un poumon a été retiré en raison d'un cancer. Son poumon restant a fini par occuper toute la cavité thoracique, lui permettant de retrouver une vie normale[17].
Un troisième encadré, « La nouvelle forme d'attelle », évoque une attelle expérimentale fixée avec des broches vissées dans les os, testée avec succès sur des chiens, des chevaux et un cerf. Cette technique a permis à un chien avec une patte fracturée en six endroits de remarcher en 48 heures et de se rétablir complètement en un mois[18].
Un quatrième encadré, « 16 fractures en cinq ans », raconte l'histoire d'un enfant de sept ans de Brooklyn ayant subi seize fractures des bras et des jambes en cinq ans en raison d'une fragilité osseuse inexpliquée. Dans un cas, sa jambe s'est brisée spontanément alors qu'il était assis tranquillement sur un canapé[19].
Un cinquième encadré, « Péricardiectomie réussie », décrit une opération rare réalisée à la clinique Mayo, au cours de laquelle une enveloppe de pierre d'un demi-pouce d'épaisseur a été retirée autour du cœur d'un patient australien de 27 ans, Alick M. Watkins. L'opération a duré quatre heures, avec des pauses de trois minutes pour reposer le cœur[20].
Un sixième encadré, « Retirer la graisse du cœur d'un homme », relate une opération réalisée à Milan (Italie) par le chirurgien Aldo Defrise, qui a extrait le cœur d'un ouvrier de 52 ans, retiré une couche de graisse d'un pouce d'épaisseur, puis replacé l'organe. Le patient s'est complètement rétabli après quinze jours[21].
Un septième encadré, « Thomas peut avaler à nouveau », raconte l'histoire de Thomas Lee Scott, un garçon de Chicago dont la gorge s'était fermée après avoir avalé un liquide contenant de la soude caustique. Après un an d'alimentation par sonde, des instruments de plus en plus larges ont été insérés dans sa gorge pour élargir le passage, lui permettant finalement de retrouver une déglutition normale[22].
Un huitième encadré, « A vécu avec un régime de crème glacée », décrit le cas d'Alyce Jane McHenry, une fillette d'Omaha (Nebraska) née avec l'estomac dans la poitrine. Après une opération chirurgicale à l'âge de 11 ans, son estomac a été replacé dans sa position normale, lui permettant de quitter l'hôpital en bonne santé[23].
Enfin, un dernier encadré, « Enfant né avec un seul œil », relate le cas d'une fillette new-yorkaise née avec un seul œil, l'autre orbite étant scellée. Des chirurgiens ont ouvert cette orbite, créé des paupières à partir de muqueuse prélevée à l'intérieur de sa joue, et posé un œil de verre. À trois ans, la fillette avait une apparence presque normale[24].
« Ce business de salut au drapeau » =
Un ancien soldat, Harold B. Wheeler, partage son expérience militaire pour critiquer la pratique du salut au drapeau imposée dans les écoles publiques[25]. Il explique que dans l'armée américaine, le salut n'était pas une obligation personnelle, mais un signe de respect envers l'uniforme et le gouvernement qu'il représente. Les soldats étaient instruits de ne pas saluer dans des lieux couverts (bâtiments publics, restaurants, écoles) ou lorsque l'officier ne pouvait rendre le salut. Les civils, quant à eux, n'étaient jamais contraints de saluer, car ils n'étaient pas soumis aux règlements militaires. Wheeler souligne que l'armée respectait les droits des citoyens et n'a jamais tenté de juger leur patriotisme. Il questionne la légitimité des enseignants, simples employés publics, à imposer des lois militaires dans les écoles, alors que même les figures historiques comme Washington ou Lincoln ne saluaient pas le drapeau. Pour lui, les véritables soldats ne sont pas ceux qui agitent le drapeau, mais ceux qui défendent les libertés sans espionner les citoyens[26].
« Croyance en un dieu quelconque » =
La publication affirme que « la religion trouve son origine chez le Diable » car le terme même de "religion" implique une croyance en n'importe quel dieu, réduisant ainsi Jéhovah au niveau des idoles imaginées par les hommes[27]. Elle dénonce particulièrement les doctrines comme la Trinité ou l'enfer, attribuées à Satan et propagées par le système catholique romain, qu'elle qualifie d'anti-Dieu et d'ennemi de l'humanité.
« Privilèges du Royaume dans le Proche-Orient (IV) » =
Joseph E. Rahal poursuit son récit des activités de prédication en Syrie, au Liban et en Palestine[28]. Après un accident où il se blesse à la jambe, il continue néanmoins à diffuser des enregistrements phonographiques dans des villes reculées, malgré l'hostilité des autorités locales, majoritairement catholiques. À Burjj Safita, il est arrêté par un magistrat catholique qui le menace, mais Rahal invoque sa citoyenneté américaine et le menace en retour de le traduire devant un tribunal mixte à Beyrouth. Transféré devant un gouverneur grec-catholique, il parvient à placer 27 livres et brochures en expliquant les contradictions entre les enseignements catholiques et la Bible, notamment sur la condition des morts et la création divine[29].
De retour à Tripoli, les Étudiants de la Bible organisent des campagnes de prédication intensives dans les villes voisines, où les habitants, majoritairement musulmans, accueillent favorablement leur message. Rahal souligne le besoin urgent de littérature en arabe et en langues mixtes (français, anglais, allemand, espagnol) pour soutenir ces efforts. Il mentionne également le succès des abonnements à La Tour de Garde dans la région, avec environ 850 souscripteurs[30].

« Écoute » =
Cette rubrique informe les lecteurs sur la manière d'écouter WBBR, la station de radio de la Watch Tower située à Brooklyn[31]. Bien que la station émette avec une puissance de 1 000 watts sur une fréquence de 1 300 kilocycles, sa portée est limitée à la région de New York, couvrant environ 100 miles autour de l'émetteur. En hiver, les conditions de réception s'améliorent, permettant à certains auditeurs du Midwest et du Canada d'entendre les programmes, notamment l'émission Morning Worship diffusée à 6h30 du matin. La publication encourage les lecteurs à apprécier le rôle de WBBR dans la diffusion du message du Royaume, même s'ils ne peuvent pas l'écouter directement[32].
« Scène à Glasgow » =
Un incident survenu à Glasgow est rapporté, où une parade de Témoins de Jéhovah portant des bannières avec l'inscription « La religion est un piège et une escroquerie » est interrompue par un groupe de religionistes du mouvement *Tent-Hall*, qui s'intercale dans le cortège avec une bannière proclamant « Grand réveil religieux »[33]. La publication présente cet événement comme une source d'amusement pour les anges et une démonstration de la confusion régnant parmi les opposants à leur message.
« Un éditeur de Béthel à bord d'un navire (III) » =
Un missionnaire relate ses expériences à bord des navires britanniques, où il diffuse des enregistrements phonographiques et distribue de la littérature[34]. Sur le paquebot *Carinthia*, malgré l'opposition des catholiques à bord qui le qualifient de « navire catholique », il parvient à placer 46 livres et plus de 100 brochures, ainsi que des exemplaires du numéro spécial de Consolation consacré aux navires. Les enregistrements *Enemies* et *Safety* suscitent des réactions variées, allant de l'hostilité à l'intérêt, notamment parmi les marins et les stewards. Sur d'autres navires comme le *Georgie* et le *Britannic*, il distribue 30 livres et 120 brochures, tandis que sur les sister-ships *Monarch of Bermuda* et *Queen of Bermuda*, l'enregistrement *Enemies* est diffusé jusque sur la passerelle, surprenant les officiers de navigation[35]. La publication souligne que ces efforts provoquent une perturbation dans les rangs des opposants et éveillent l'intérêt des personnes de bonne volonté.
« Chimie du corps humain » =
Cet article présente des données scientifiques sur la composition chimique du corps humain[36]. Un homme de 160 livres (environ 72 kg) contient suffisamment d'éléments pour produire, entre autres, 11 livres de bougies (à partir des graisses), 9 000 crayons à papier (à partir du carbone), 800 000 allumettes (à partir du phosphore), ou encore 60 morceaux de sucre. Le corps est composé à 68 % d'eau, ce qui représente environ 109 livres (49 kg) pour un homme de 160 livres. Un dessin humoristique accompagne l'article, soulignant ironiquement la difficulté à « récupérer » la valeur de 2 dollars que représenterait cette composition chimique[37].
« Le cœur humain merveilleux » =
Le cœur humain est décrit comme une machine extraordinaire, battant environ 70 fois par minute, soit plus de 100 000 fois par jour[38]. Il pompe 50 gallons (environ 190 litres) de sang par heure à travers un système de vaisseaux sanguins, sans jamais se reposer, si ce n'est entre chaque battement. L'article souligne l'importance du repos pour préserver la santé du cœur, tout en rappelant que les maladies cardiaques sont l'une des principales causes de mortalité moderne.
« Le cerveau et l'œil humains » =
Cet article compare le fonctionnement du cerveau humain à celui d'un central téléphonique, établissant environ 100 connexions par minute, soit l'équivalent du travail de 14 opérateurs et d'un superviseur[39]. L'œil humain, quant à lui, est décrit comme un appareil photographique sophistiqué, capturant environ 1 300 images par minute et les stockant dans les centres nerveux. En 15 heures d'activité quotidienne, l'œil prendrait 1,5 million de photos, nécessitant 20 kilomètres de pellicule et coûtant environ 50 000 shillings. Les coûts annuels de fonctionnement d'un tel appareil seraient estimés à 20 millions de shillings. L'article conclut en ironisant sur les dépenses colossales consacrées aux technologies humaines, contrastant avec la sagesse du Royaume de Dieu[40].
« Projecteurs pour explorer le ciel » =
Les nouveaux projecteurs de l'armée américaine, utilisés pour explorer le ciel, sont présentés comme ayant une portée de 12 000 yards (environ 11 km) et une puissance de 2 milliards de bougies[41]. L'article souligne l'ironie des dépenses militaires colossales, alors que le Royaume de Dieu pourrait résoudre les problèmes de l'humanité sans gaspillage.
« Photographies aériennes pour la sylviculture » =
Les forestiers modernes utilisent des photographies aériennes pour planifier l'exploitation des forêts, mesurer la taille des arbres, tracer les routes d'exploitation et localiser les sites de barrages ou les camps[42]. Ces photographies, aussi précises que les relevés terrestres, coûtent beaucoup moins cher et permettent une gestion plus efficace des ressources forestières.
« Vestiges des jambes perdues » =
L'article mentionne que certains serpents, comme les boas et les pythons, possèdent encore des vestiges osseux de membres postérieurs, confirmant ainsi le récit biblique selon lequel le serpent marchait à l'origine sur des pattes avant d'être condamné à ramper sur son ventre[43]. Cette observation est présentée comme une preuve scientifique de l'exactitude de la Genèse.
Rubrique « Motorings »
Cette rubrique regroupe plusieurs brèves sur des sujets liés à l'automobile, aux infrastructures routières et à la sécurité.
Un article rapporte une décision de la Cour suprême de Pennsylvanie affirmant que les piétons ont les mêmes droits que les automobilistes sur les routes sans trottoirs, et qu'ils ne sont pas tenus de s'écarter pour laisser passer un véhicule. La publication souligne cependant qu'il est plus prudent pour les piétons de marcher sur le côté gauche de la route, face à la circulation, et de s'écarter pour éviter les accidents. Une étude est citée, révélant que 34 % des piétons tués à New York en 1936 et 1937 avaient consommé de l'alcool, et que 38 % présentaient des signes d'alcoolisme[44].
Un autre sujet aborde le nouveau pont à péage de cinq travées sur le fleuve Saint-Laurent, près des Mille-Îles, dont le coût de 1,25 dollar par voiture est présenté comme une mesure permettant de rembourser l'ouvrage en quinze ans. Situé à seulement 325 miles de New York, ce pont, culminant à 150 pieds au-dessus du fleuve, est attendu pour attirer environ un million de véhicules par an[45].
La construction d'un pont autoroutier sur la rivière Neches à Port Arthur, au Texas, est également mentionnée. Ce pont, dont les piliers sont enfoncés à plus de 100 pieds sous le niveau de l'océan et mesurent 32 pieds de diamètre, s'élève à 230 pieds de hauteur pour offrir une hauteur libre de 176 pieds au-dessus de l'eau. Il est conçu pour résister à des vents de 130 miles à l'heure[46].
La publication signale par ailleurs que John Laferty, âgé de 102 ans et originaire de Kenia (Ohio), est probablement le plus vieux conducteur automobile des États-Unis et du monde. Conduisant depuis vingt ans, il n'a pas besoin de lunettes et paraît bien plus jeune que son âge[47].
Un tramway aérien pour passagers, le premier de ce type aux États-Unis, est inauguré à Franconia Notch, dans le New Hampshire. Ce système permet de transporter 27 passagers sur une distance de 4 000 pieds en huit minutes[48].
Enfin, une innovation en matière de sécurité routière est présentée : un système d'éclairage réfléchissant utilisant des réflecteurs en lucite, placés sur des poteaux le long des routes. Testé avec succès entre Détroit et Lansing, ce dispositif, espacé de 100 pieds, permet d'illuminer la route sur un mile grâce aux phares des véhicules[49].
Un autre article évoque une expérimentation en Pennsylvanie, où des haut-parleurs sont installés sur les voitures de patrouille pour inciter les conducteurs lents à accélérer ou à quitter les routes principales, afin de réduire les embouteillages et les risques de collisions frontales[50].
La disparition progressive des tramways dans plus de la moitié des villes américaines de plus de 10 000 habitants est également notée. Bien que plus confortables et sûrs que les bus, les tramways sont jugés moins adaptés à la circulation et plus coûteux à entretenir[51].
Enfin, des routes expérimentales recouvertes de tissu de coton et de matériaux bitumineux sont testées dans vingt États, dans l'espoir de trouver une solution économique pour les routes rurales et d'écouler les surplus de coton américains[52].
Le plus grand pneu automobile au monde, fabriqué par la Goodyear Tire and Rubber Company, est présenté. Mesurant 6 pieds et 10 pouces de diamètre et pesant 1 200 livres, il est conçu pour supporter une charge de 25 000 livres[53].
Lettre de S. A. Cisler à Joseph Rutherford
Une lettre datée du 17 octobre 1938, adressée par S. A. Cisler, directeur général de la station de radio KTHS à Hot Springs (Arkansas), à Joseph Franklin Rutherford, aborde les réactions suscitées par les émissions radiophoniques des Témoins de Jéhovah. Cisler, qui se déclare sans affiliation religieuse mais dont la famille compte des membres catholiques, méthodistes et chrétiens, défend le principe de la liberté d'expression, citant Voltaire : « Je ne crois pas un mot de ce que vous dites, mais je défendrai jusqu'à la mort votre droit de le dire »[54].
La station KTHS a diffusé les émissions de Rutherford les 11 septembre et 2 octobre 1938, malgré des pressions et des critiques émanant de catholiques avant et après les diffusions. Cisler souligne que la station a offert aux catholiques la possibilité de répondre aux accusations portées par Rutherford, mais que ceux-ci n'ont pas saisi cette opportunité. Il critique les méthodes employées par certains groupes pour faire taire les émissions, telles que les boycotts, et exprime son manque de sympathie pour ces tactiques[55].
Cisler suggère que les groupes religieux devraient se concentrer sur la promotion de leurs propres doctrines plutôt que sur des attaques contre d'autres croyances. Il estime que les débats religieux, bien que parfois justifiés, génèrent trop de confusion et de mauvaise volonté, ce qui pousse les stations de radio à éviter de les programmer, indépendamment des revenus qu'ils pourraient générer[56].
Réponse de Joseph Rutherford à S. A. Cisler
Dans une réponse datée du 19 octobre 1938, Joseph Franklin Rutherford répond à la lettre de S. A. Cisler en clarifiant la position des Témoins de Jéhovah. Il affirme d'emblée que les Témoins de Jéhovah ne constituent ni un groupe religieux ni une organisation religieuse, mais des chrétiens dévoués à suivre les enseignements de Jésus-Christ. Il précise qu'il ne cherche pas à promouvoir les Témoins de Jéhovah en tant qu'organisation, mais à proclamer le message biblique[57].
Rutherford explique que la religion et le christianisme sont deux concepts opposés : la religion, qu'il qualifie de « piège et d'escroquerie », repose sur les traditions humaines et non sur la Bible, comme l'illustrent les paroles de Jésus en Matthieu 15:1-9. Il cite également l'exemple de l'apôtre Paul, qui, après avoir persécuté les chrétiens, a reconnu son erreur et est devenu un chrétien (Galates 1:13-17 ; Actes 26:4-5). Selon Rutherford, la religion est une invention de Satan pour égarer les hommes, tandis que le christianisme implique une adhésion stricte à la Parole de Dieu[58].
Il souligne que la hiérarchie catholique romaine est le véritable pouvoir derrière l'organisation catholique, et que des millions de catholiques sincères ne sont pas responsables des actions de cette hiérarchie. Rutherford rappelle les persécutions historiques menées par l'Église catholique en Espagne, au Mexique et ailleurs, citant notamment l'Inquisition, dont le but était de confisquer les biens des Juifs et des personnes fortunées sous prétexte d'hérésie[59].
Rutherford dénonce également l'implication politique de la hiérarchie catholique dans de nombreux pays, y compris aux États-Unis et en Angleterre, où elle influence les gouvernements. Il affirme que cette hiérarchie cherche à détruire les libertés des peuples et à instaurer un régime fasciste, en collaboration avec des dirigeants comme Mussolini et Hitler. Il prédit que cette alliance finira par contrôler l'Amérique et abolir la Constitution, à moins que les Américains ne se réveillent à temps[60].
Il critique la presse américaine pour sa crainte de dénoncer ces agissements par peur des représailles de l'Église catholique. Rutherford se présente comme un serviteur de Dieu et du peuple américain, dont la mission est d'avertir les citoyens du danger qui pèse sur leurs libertés. Il insiste sur le fait que les Témoins de Jéhovah ne cherchent pas à recruter des membres, mais à informer les gens de la vérité biblique, notamment sur l'établissement imminent du Royaume de Dieu sur terre, qui apportera la paix et le bonheur éternel[61].
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 3-4.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 4.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 4-5.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 5.
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- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 7.
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- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 13.
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- ↑ Ibid.
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- ↑ Ibid., p. 4.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 17.
- ↑ Ibid.
- ↑ Ibid.
- ↑ Consolation du 16 novembre 1938, p. 18.
- ↑ Ibid.
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- ↑ Ibid.