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Cette recherche, menée par intermittence de 1968 à la fin de 1975, le conduit à une conclusion inverse : le poids croissant des preuves l'oblige à admettre que c'est la Société Watch Tower qui se trompe<ref>Beroean Pickets, ''op. cit.''</ref>. Il en discute alors avec quelques amis proches, dont aucun ne parvient à réfuter les éléments qu'il a rassemblés. Il décide alors de rédiger un traité structuré sur l'ensemble de la question<ref>Beroean Pickets, ''op. cit.''</ref>.
Cette recherche, menée par intermittence de 1968 à la fin de 1975, le conduit à une conclusion inverse : le poids croissant des preuves l'oblige à admettre que c'est la Société Watch Tower qui se trompe<ref>Beroean Pickets, ''op. cit.''</ref>. Il en discute alors avec quelques amis proches, dont aucun ne parvient à réfuter les éléments qu'il a rassemblés. Il décide alors de rédiger un traité structuré sur l'ensemble de la question<ref>Beroean Pickets, ''op. cit.''</ref>.


=== Correspondance avec le siège mondial et audition disciplinaire (1977-1980) ===
=== Correspondance avec le siège mondial et comité disciplinaire (1977-1980) ===
Le 20 mai 1977, Jonsson adresse une première lettre à la Société présentant les travaux d'un « frère » ayant étudié la période néo-babylonienne, accompagnée de la deuxième partie de son traité, rédigé en anglais sous le titre ''The Gentile Times Reconsidered''<ref>Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 20 mai 1977.</ref>. La Société répond le 19 août 1977 en remerciant pour l'envoi, tout en demandant à recevoir l'intégralité du document ainsi que le nom et l'adresse de son auteur<ref>Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 19 août 1977.</ref>. Jonsson transmet la première partie du traité le 5 septembre 1977<ref>Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 5 septembre 1977.</ref>, puis la troisième et dernière partie le 12 décembre 1977, en signalant que plusieurs frères attendent une réponse<ref>Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 12 décembre 1977.</ref>. Selon le témoignage ultérieur de Raymond Franz, alors membre du Collège central, le document produit un choc considérable parmi l'équipe de rédaction<ref>Carl Olof Jonsson, ''Les « Temps des Gentils » reconsidérés'', trad. Christian Dott, Commentary Press, Atlanta, 2004/2008, p. 11.</ref>.
Le 20 mai 1977, Jonsson adresse une première lettre à la Société présentant les travaux d'un « frère » ayant étudié la période néo-babylonienne, accompagnée de la deuxième partie de son traité, rédigé en anglais sous le titre ''The Gentile Times Reconsidered''<ref>Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 20 mai 1977.</ref>. La Société répond le 19 août 1977 en remerciant pour l'envoi, tout en demandant à recevoir l'intégralité du document ainsi que le nom et l'adresse de son auteur<ref>Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 19 août 1977.</ref>. Jonsson transmet la première partie du traité le 5 septembre 1977<ref>Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 5 septembre 1977.</ref>, puis la troisième et dernière partie le 12 décembre 1977, en signalant que plusieurs frères attendent une réponse<ref>Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 12 décembre 1977.</ref>. Selon le témoignage ultérieur de Raymond Franz, alors membre du Collège central, le document produit un choc considérable parmi l'équipe de rédaction<ref>Carl Olof Jonsson, ''Les « Temps des Gentils » reconsidérés'', trad. Christian Dott, Commentary Press, Atlanta, 2004/2008, p. 11.</ref>.



Version du 4 août 2026 à 08:42

Carl Olof Jonsson

Carl Olof Jonsson, né le 8 décembre 1937 à Borgvattnet (province de Jämtland, Suède) et mort le 17 avril 2023 à Göteborg[1], est un ancien Témoin de Jéhovah suédois, pionnier et ancien, devenu chercheur indépendant sur la chronologie biblique et critique de la doctrine des « temps des Gentils » professée par la Société Watch Tower. Excommunié en 1982 après avoir soumis à la direction de l'organisation une étude documentée contestant la date de 607 av. n. è. retenue pour la destruction de Jérusalem, il est l'auteur de l'ouvrage de référence The Gentile Times Reconsidered (1983), traduit en français sous le titre Les « Temps des Gentils » reconsidérés.

Biographie

Jeunesse et engagement chez les Témoins de Jéhovah

Carl Olof Jonsson naît le 8 décembre 1937 dans le village de Borgvattnet, dans la province suédoise du Jämtland[2]. Il se marie en 1967 avec une coreligionnaire et reste membre des Témoins de Jéhovah pendant vingt-six ans[3]. Dès 1968, il exerce l'activité de pionnier et devient également ancien dans une congrégation suédoise au cours des années 1960 et 1970[4].

Origine de ses recherches sur la chronologie

En 1968, alors qu'il dirige une étude biblique, Jonsson est mis au défi par l'homme qu'il instruit de prouver la validité de la date retenue par la Société Watch Tower pour la destruction de Jérusalem par les Babyloniens, à savoir 607 av. n. è. Son interlocuteur lui fait remarquer que les historiens situent unanimement cet événement une vingtaine d'années plus tard, en 587 ou 586 av. n. è. Convaincu au départ que cette datation profane n'était qu'une supposition reposant sur des sources anciennes défectueuses, Jonsson entreprend néanmoins de vérifier la question[5].

Cette recherche, menée par intermittence de 1968 à la fin de 1975, le conduit à une conclusion inverse : le poids croissant des preuves l'oblige à admettre que c'est la Société Watch Tower qui se trompe[6]. Il en discute alors avec quelques amis proches, dont aucun ne parvient à réfuter les éléments qu'il a rassemblés. Il décide alors de rédiger un traité structuré sur l'ensemble de la question[7].

Correspondance avec le siège mondial et comité disciplinaire (1977-1980)

Le 20 mai 1977, Jonsson adresse une première lettre à la Société présentant les travaux d'un « frère » ayant étudié la période néo-babylonienne, accompagnée de la deuxième partie de son traité, rédigé en anglais sous le titre The Gentile Times Reconsidered[8]. La Société répond le 19 août 1977 en remerciant pour l'envoi, tout en demandant à recevoir l'intégralité du document ainsi que le nom et l'adresse de son auteur[9]. Jonsson transmet la première partie du traité le 5 septembre 1977[10], puis la troisième et dernière partie le 12 décembre 1977, en signalant que plusieurs frères attendent une réponse[11]. Selon le témoignage ultérieur de Raymond Franz, alors membre du Collège central, le document produit un choc considérable parmi l'équipe de rédaction[12].

Le 17 janvier 1978, la Société répond ne pas avoir encore eu le temps d'examiner le document, et rappelle que les conclusions de Jonsson ne doivent être considérées que comme un point de vue personnel, à ne pas diffuser dans la congrégation, tout changement doctrinal devant venir d'une direction centrale[13]. Jonsson répond le 22 février 1978 en précisant qu'il n'a jamais cherché à propager ses vues publiquement, et accepte de retirer une formule ambiguë de la page de titre de son traité[14].

Début août 1978, Albert Schroeder, membre du Collège central, déclare lors d'une réunion tenue en Europe qu'une campagne est menée pour démanteler la chronologie de la Société portant sur la période allant de 607 av. n. è. à 1914 — tout en précisant que la Société n'a pas l'intention d'y renoncer[15]. Trois semaines plus tard, le 2 septembre 1978, Jonsson est convoqué à une audition devant deux représentants de la filiale suédoise, Rolf Svensson et Hasse Hulth, qui lui déconseillent de divulguer ses informations[16]. À la suite de cette réunion, Jonsson renonce à sa fonction d'ancien[17].

Selon Penton, la Société entame ensuite une campagne d'insinuations à l'encontre de Jonsson, reprise dans La Tour de Garde[18]. Jonsson cite à ce sujet La Tour de Garde du 1er novembre 1980, page 19, qui met en garde contre les membres « entraînés » à devenir des « moqueurs » adoptant une attitude « méprisante des lois » envers « l'esclave fidèle et avisé »[19]. Dans les mois qui suivent, il est publiquement qualifié de « rebelle », « présomptueux », « faux prophète », « hérétique », « esclave méchant » ou « blasphémateur » ; certains suggèrent en privé qu'il serait « possédé du démon »[20].

Le 6 décembre 1978, dans une longue lettre adressée à Albert D. Schroeder, Jonsson revient sur la réunion tenue par ce dernier, au cours de laquelle celui-ci aurait évoqué une campagne, interne comme externe, contre la chronologie de la Société, tout en affirmant qu'aucune modification n'était envisagée et que certains documents anciens invoqués par les critiques auraient été prouvés faux ; Jonsson conteste ce dernier point et joint une étude comparative sur le Canon de Ptolémée[21]. La Société accuse simplement réception de cette lettre le 22 décembre 1978, sans commentaire sur le fond[22], puis précise le 1er janvier 1979 qu'elle ne partage pas la conviction de Jonsson, tout en rappelant que la recherche individuelle relève de la responsabilité personnelle de chacun, mais qu'insister publiquement sur des vues divergentes au point de créer la division pourrait entraîner des mesures[23].

Il faut attendre le 11 décembre 1979 pour que Bengt Hanson, coordinateur suédois de la Société, reconnaisse que c'est la validité des preuves, non son attitude, qui est en jeu. Le 28 février 1980, la Société répond enfin sur le fond, près de trois ans après l'envoi initial, défendant le Canon de Ptolémée, la tablette astronomique VAT 4956, la stèle de Harran et les tablettes de la maison Egibi, tout en indiquant n'avoir aucun projet de publication différente sur le sujet[24]. Jonsson y répond le 31 mars 1980 par une réfutation technique détaillée, point par point, concluant que l'ensemble des sources séculaires disponibles confirme la date de 587 et infirme celle de 607[25]. La Société accuse réception le 15 mai 1980, reconnaît les efforts de recherche de Jonsson, mais l'invite à « se reposer sur Jéhovah » plutôt qu'à faire pression pour un changement doctrinal[26].

Excommunication (1982)

Le 4 mai 1982, Jonsson reçoit une convocation devant un « comité judiciaire » de quatre représentants. Il demande que son traité soit examiné avant toute audition — sans réponse. Il choisit de ne pas se présenter et est exclu en son absence le 9 juin 1982. Son appel est rejeté le 7 juillet 1982 par un second comité, toujours en son absence[27].

Dans une lettre datée du 7 août 1982, Raymond Franz — contraint de démissionner du Collège central en 1980, puis excommunié en 1981[28] — écrit à Jonsson qu'il ne fait selon lui aucun doute que la filiale suédoise a agi sur instruction du siège de Brooklyn[29]. Selon Penton, les membres du comité judiciaire ne lisaient pas l'anglais et furent donc incapables de comprendre ou d'évaluer eux-mêmes le contenu qui lui était reproché ; l'affaire fut relatée par la presse suédoise[30].

Après vingt-six années comme Témoin de Jéhovah, Jonsson savait que son départ entraînerait la rupture de tout contact avec la quasi-totalité de ses amis ainsi qu'avec environ soixante-dix membres de sa famille restés dans l'organisation[31].

Diffusion et retentissement de ses travaux

Quelques exemplaires de son traité, distribués à des amis Témoins, furent photocopiés et diffusés jusqu'en Amérique du Sud, en Australie et au Canada. En Australie, plusieurs Témoins déjà sceptiques envers la chronologie de la Société furent confortés dans leurs doutes ; certains rejoignirent ensuite les adventistes du septième jour. Au Canada, le manuscrit contribua aux mouvements de dissidence du début des années 1980[32].

Œuvres

Jonsson développe son traité de 1977, le complète et le remanie en 1981, avant de le publier pour la première fois en 1983 sous le titre The Gentile Times Reconsidered[33]. Selon Penton, Jonsson souligne à juste titre que l'autorité spirituelle de Russell reposait entièrement sur l'exactitude de la chronologie Barbour-Russell[34]. L'assyriologue Luigi Cagni, professeur à l'université de Naples, salue dans la préface de l'édition italienne la rigueur du traitement des sources cunéiformes et la consultation directe par Jonsson de spécialistes du British Museum (H. Hunger, A. J. Sachs, D. J. Wiseman, C. B. F. Walker)[35].

L'ouvrage est traduit en français par Christian Dott sous le titre Les « Temps des Gentils » reconsidérés (Commentary Press, Atlanta). Jonsson est également l'auteur de The Watch Tower Society and Absolute Chronology (Lethbridge, Alberta, Christian Fellowships International, 1981)[36], ainsi que, avec Rud Persson (sous le pseudonyme « Wolfgang Herbst »), de The "Sign" of the Last Days – When? (Atlanta, Commentary Press, 1987).

Dès 1981, Jonsson collabore avec M. James Penton et Rud Persson à la publication de deux périodiques critiques, The Bible Examiner (juillet 1981 – janvier/février 1983) et The Christian Quest, qui explorent les fondements doctrinaux et historiques de l'organisation[37]. Jonsson y publie notamment un article sur l'origine et la nature de la doctrine de la « présence invisible » du Christ, d'abord dans The Bible Examiner de janvier-février 1983, puis, sous une forme développée, dans The Christian Quest du printemps 1988[38].

Controverse avec Rolf Furuli

Rolf Furuli, Témoin de Jéhovah résidant à Oslo, ancien surveillant de district et maître de conférences en langues sémitiques à l'université d'Oslo, est considéré par les Témoins norvégiens comme le principal défenseur des enseignements de la Société Watch Tower dans leur pays[39].

En 1987, des Témoins norvégiens transmettent à Jonsson un article de Furuli, Den nybabyloniske kronologi og Bibelen, qui tente de discréditer les sources historiques citées dans The Gentile Times Reconsidered. Jonsson y répond par un texte de 93 pages. Par lettre du 23 avril 1987, Furuli qualifie alors son propre article de simples « notes personnelles » et demande à Jonsson de le détruire et de ne plus le citer. Jonsson refuse[40].

Le 1er février 1990, Furuli produit un second article de 36 pages contestant sur des bases linguistiques l'interprétation par Jonsson des « 70 ans » de désolation de Babylone. Jonsson y répond par un texte de 69 pages[41].

En 2003, Furuli publie Persian Chronology and the Length of the Babylonian Exile of the Jews (Oslo, Rolf Furuli A/S), tentant de réviser la chronologie perse et néo-babylonienne pour la faire correspondre à la date de 607 av. n. è. Jonsson relève que Furuli tait systématiquement sa qualité de Témoin de Jéhovah ainsi que toute référence à son propre livre[42].

Vie après l'excommunication et décès

Jonsson réside à Göteborg[43]. Il meurt le matin du 17 avril 2023, à l'âge de 85 ans, laissant son épouse Gunilla[44]. M. James Penton le décrit comme « un ami très cher », « un vrai soldat pour le christianisme authentique et un érudit exceptionnel »[45].

Notes et références

  1. Beroean Pickets, « Remembering Carl Olof Jonsson (1937 - 2023) », consulté en août 2026.
  2. 1914 – The Last Days of Chronology in the Doctrines of Jehovah's Witnesses, « Personal Experience: Carl Olof Jonsson », consulté en août 2026.
  3. 1914 – The Last Days of Chronology in the Doctrines of Jehovah's Witnesses, op. cit.
  4. The Jerusalem Book, « Carl Olof Jonsson », consulté en août 2026.
  5. Beroean Pickets, op. cit.
  6. Beroean Pickets, op. cit.
  7. Beroean Pickets, op. cit.
  8. Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 20 mai 1977.
  9. Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 19 août 1977.
  10. Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 5 septembre 1977.
  11. Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 12 décembre 1977.
  12. Carl Olof Jonsson, Les « Temps des Gentils » reconsidérés, trad. Christian Dott, Commentary Press, Atlanta, 2004/2008, p. 11.
  13. Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 17 janvier 1978.
  14. Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 22 février 1978.
  15. Carl Olof Jonsson, op. cit., p. 11.
  16. The Jerusalem Book, op. cit.
  17. Carl Olof Jonsson, op. cit., p. 11.
  18. M. James Penton, Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses, University of Toronto Press, p. 139.
  19. Carl Olof Jonsson, op. cit., p. 13.
  20. Carl Olof Jonsson, op. cit., p. 12-13.
  21. Carl Olof Jonsson, lettre à Albert D. Schroeder, 6 décembre 1978.
  22. Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 22 décembre 1978.
  23. Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 1er janvier 1979.
  24. Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 28 février 1980.
  25. Carl Olof Jonsson, lettre à la Watch Tower Bible and Tract Society, 31 mars 1980.
  26. Watch Tower Bible and Tract Society, lettre à Carl Olof Jonsson, 15 mai 1980.
  27. Carl Olof Jonsson, op. cit., p. 19-20.
  28. M. James Penton, op. cit., p. 155, 157.
  29. Carl Olof Jonsson, op. cit., p. 20.
  30. M. James Penton, op. cit., p. 139.
  31. Carl Olof Jonsson, op. cit., p. 20.
  32. M. James Penton, op. cit., p. 140.
  33. Beroean Pickets, op. cit.
  34. M. James Penton, op. cit., notes chap. 8, n. 11.
  35. Carl Olof Jonsson, op. cit., préface.
  36. M. James Penton, op. cit., notes chap. 8, n. 11.
  37. Avoidjw.org, « Remembering James Penton: A Courageous Voice and Scholar for Former Jehovah's Witnesses », consulté en août 2026.
  38. M. James Penton, op. cit., notes chap. 1, n. 44, 55.
  39. Carl Olof Jonsson, op. cit., p. 329.
  40. Carl Olof Jonsson, op. cit., p. 330.
  41. Carl Olof Jonsson, op. cit., p. 330-331.
  42. Carl Olof Jonsson, op. cit., p. 382-383.
  43. Carl Olof Jonsson, op. cit., préface.
  44. Beroean Pickets, op. cit.
  45. Beroean Pickets, op. cit.