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Réconfort pour les Juifs (1925)

De Tj-encyclopédie
Version datée du 13 juin 2026 à 00:13 par Tjrecherches (discussion | contributions) (Ajout section : == Contenu ==)


Contenu

Lettre de témoignage

Lettre adressée à Rutherford depuis Alexandria Bay, N.Y., datée du 14 août 1925.

La brochure s'ouvre sur une lettre datée du 14 août 1925, adressée à Joseph F. Rutherford depuis Casa Blanca (Alexandria Bay, N.Y.). Son auteur, se décrivant comme un sioniste convaincu ayant effectué trois voyages en Terre Sainte avec son épouse, exprime son appréciation pour un discours radiodiffusé de Rutherford intitulé « Juifs retournant en Palestine ». Il indique que l'interprétation prophétique et scripturaire développée dans ce discours lui paraît conforter ses propres convictions concernant le droit du peuple juif à posséder la Terre Sainte.

Avant-propos des éditeurs

Page d'avant-propos présentant Rutherford comme « ami mondial » du peuple hébreu.

Les éditeurs présentent Rutherford comme un ami reconnu à l'échelle mondiale du peuple hébreu, engagé dans le soutien actif des revendications juives sur la Terre Sainte. Ils précisent qu'il s'oppose au prosélytisme envers les Juifs, le jugeant contraire aux Écritures. La publication est présentée comme le recueil de conférences radiodiffusées sur le retour des Juifs en Palestine, dont le succès auprès du public a motivé la mise en forme imprimée. Les éditeurs la qualifient de « premier exposé impartial du sujet du point de vue scripturaire »premier exposé impartial du sujet du point de vue scripturaire.

Chapitre I — Terre et Peuple

Illustration accompagnant le chapitre I, consacré à la définition géographique et ethnique de la Palestine et du peuple juif.

Questions centrales et définition géographique

Le chapitre pose d'emblée deux questions fondamentales : les Juifs sont-ils les propriétaires légitimes de la Palestine, et y seront-ils rétablis pour y former un gouvernement durable bénéfique à l'humanité entière ? La publication affirme que la Terre Sainte doit son nom au fait qu'elle fut choisie par Dieu comme théâtre des événements les plus importants de l'histoire humaine. Le terme « Palestine » est présenté comme dérivant étymologiquement de « Philistie » — hébreu *Philistia* —, désignant à l'origine la seule bande côtière méditerranéenne, avant de s'étendre à l'ensemble du territoire juif des deux côtés du Jourdain.[1] Sous les règnes de David et de Salomon, la Palestine aurait englobé environ 100 000 miles carrés, un territoire jadis très fertile dont la publication affirme qu'il serait « capable à nouveau de nourrir des millions de personnes »capable à nouveau de nourrir des millions de personnes.

Définition du « Juif »

La publication opère une distinction terminologique entre « Israélite » et « Juif » : le premier terme désigne tout descendant naturel de Jacob — qui reçut le nom d'Israël et fut père des douze tribus —, tandis que le second est réservé à ceux qui ont foi dans les promesses divines concernant la tribu de Juda, notamment la prophétie de Jacob sur son lit de mort (Genèse 49:8-10) promettant que le sceptre ne s'éloignerait pas de Juda jusqu'à la venue de Shiloh, identifié au Messie. La publication affirme qu'un descendant naturel d'Israël qui renie cette foi cesse d'être un Juif au sens scripturaire. Elle rejette par ailleurs la thèse anglo-israélite selon laquelle les Anglo-Saxons seraient les descendants des dix tribus perdues, estimant qu'elle n'est étayée ni par l'Écriture ni par les faits historiques, et que ceux qui n'ont pas adhéré au décret de Cyrus se sont automatiquement exclus du peuple de Dieu.[2] Sont qualifiés de « Juifs orthodoxes » ceux qui souscrivent à un credo en treize articles comprenant notamment la croyance en un Dieu unique, incorporel et éternel, en la vérité des prophètes, en la Torah révélée à Moïse, en la venue future du Messie et en la résurrection des morts.

Chapitre II — Les Promesses de Dieu

Les promesses abrahamiques

La publication affirme que la reconstruction de la Palestine est en cours comme accomplissement des prophéties divines, s'appuyant sur plusieurs textes d'Ésaïe et de Malachie pour établir l'immuabilité de la parole de Dieu. Les promesses faites à Abraham sont présentées comme le fondement scripturaire du droit juif sur la Palestine : don de la terre comprise entre la rivière d'Égypte et l'Euphrate, multiplication de la descendance, et bénédiction de toutes les nations en sa semence. Ces promesses, réitérées à Isaac puis à Jacob, sont interprétées comme autant de garanties divines dont l'accomplissement est imminent. L'épisode du sacrifice d'Isaac est cité comme illustration de la foi récompensée, condition nécessaire à la bénédiction divine.[3]

La prophétie messianique de Juda

La prophétie de Jacob concernant Juda (Genèse 49:10) est interprétée comme annonçant que c'est de la tribu de Juda que viendra le Messie-Shiloh, par qui s'accompliront les bénédictions promises à toute l'humanité. La publication conclut que tous les Israélites qui ont foi en ces promesses sont légitimement appelés Juifs, et que le retour en Palestine représente « l'accomplissement imminent de ces promesses séculaires »l'accomplissement imminent de ces promesses séculaires.

Chapitre III — La délivrance d'Égypte

Ce chapitre retrace la période de l'esclavage des Israélites en Égypte après la mort de Joseph, la naissance et la vocation de Moïse, les plaies infligées à l'Égypte, et la sortie miraculeuse. L'institution de la Pâque (Pessah) est présentée comme l'acte fondateur marquant le début du calendrier israélite. Le passage de la mer Rouge, lors duquel l'armée égyptienne fut engloutie, est interprété par la publication comme une démonstration de la puissance et de la fidélité protectrice de Dieu envers Israël, préfigurant les délivrances futures promises au peuple.[4]

Chapitre IV — Au mont Sinaï

L'alliance sinaïtique et le Décalogue

L'alliance sinaïtique est présentée comme un pacte solennel entre Dieu et la nation d'Israël : si le peuple obéissait, il deviendrait « une nation sainte, un royaume de prêtres »une nation sainte, un royaume de prêtres. Le Décalogue est cité intégralement, et la publication s'interroge sur la raison du premier commandement imposant l'exclusivité du culte de Dieu. La réponse avancée est que l'ennemi — Satan — avait organisé toutes les autres nations dans l'idolâtrie et le culte des démons, rendant la loi divine indispensable comme protection contre ces influences corruptrices.[5]

L'organisation de l'ennemi

La publication développe une cosmologie dualiste structurée autour de la figure de Lucifer, présenté comme un « chérubin couvrant » initialement chargé de la surintendance de l'humanité, qui se rebella contre Dieu par ambition et chercha à détourner les hommes de leur Créateur pour en recevoir lui-même l'adoration. La publication affirme que « depuis Caïn jusqu'à nos jours, Satan est à l'origine de tous les meurtres et actes mauvais de l'humanité »depuis Caïn jusqu'à nos jours, Satan est à l'origine de tous les meurtres et actes mauvais. Lucifer reçut selon ce schéma quatre noms symboliques : Serpent (trompeur), Dragon (dévorateur), Satan (adversaire) et Diable (calomniateur). Son organisation est décrite comme comprenant une sphère invisible — les anges déchus — et une sphère visible — les gouvernements humains placés sous son influence. Israël, en tant que seule nation appartenant à l'organisation divine symbolisée par Sion, est présentée comme la cible privilégiée de cet adversaire.[6]

Chapitre V — Les Juifs temporairement rejetés. Pourquoi ?

Le cycle de l'infidélité et de la délivrance

La publication retrace le cycle répétitif de l'histoire d'Israël : infidélité à l'alliance divine, punition, repentir, délivrance. Trois épisodes bibliques sont mobilisés comme illustrations de la puissance protectrice de Dieu lorsqu'Israël lui demeurait fidèle : la victoire de Gédéon et ses 300 hommes sur 200 000 Madianites sans combat effectif (Juges 7:1-25) ; la délivrance accordée à Josaphat face aux armées combinées d'Ammon, de Moab et de Séir, obtenue par la prière et l'envoi de chantres en tête de l'armée (2 Chroniques 20:1-30) ; et la destruction de 185 000 soldats assyriens de Sennachérib en une seule nuit par intervention divine au temps d'Ézéchias (2 Rois 19:35), sans que les Israélites eussent à combattre. Ces délivrances avaient pour but, selon la publication, d'enseigner à Israël « que Dieu seul est leur ami et protecteur, et que Satan est leur ennemi »que Dieu seul est leur ami et protecteur, et que Satan est leur ennemi.[7]

Les avertissements prophétiques et la captivité babylonienne

Les bénédictions et les malédictions du Lévitique (Lévitique 26:1-46) sont citées intégralement : bénédictions promises en cas d'obéissance — pluies, abondance, paix, victoire sur les ennemis —, et malédictions annoncées en cas d'infidélité — terreur, déportation, désolation du pays et dispersion parmi les nations. La publication affirme que ces avertissements restèrent sans effet durable, et que malgré les délivrances répétées, Israël « céda de nouveau aux séductions de l'ennemi »céda de nouveau aux séductions de l'ennemi. La prophétie de Jérémie désignant Nabuchodonosor comme instrument du jugement divin est finalement citée pour annoncer la destruction de Jérusalem et la captivité babylonienne, que la publication date de 607/606 av. J.-C.[8]

  1. Réconfort pour les Juifs (1925), p. 5.
  2. Réconfort pour les Juifs (1925), p. 5.
  3. Réconfort pour les Juifs (1925), p. 6.
  4. Réconfort pour les Juifs (1925), p. 7.
  5. Réconfort pour les Juifs (1925), p. 8.
  6. Réconfort pour les Juifs (1925), p. 8.
  7. Réconfort pour les Juifs (1925), p. 9.
  8. Réconfort pour les Juifs (1925), p. 9.