L'Âge d'Or du 15 Avril 1931
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Le coût de l'électricité
La publication consacre un long article à une comparaison des coûts de l'électricité entre les systèmes municipaux et les entreprises privées aux États-Unis et au Canada[1]. Elle affirme que les villes canadiennes, notamment en Ontario, offrent des tarifs bien inférieurs à ceux des villes américaines comparables. Par exemple, dans 21 villes ontariennes de plus de 10 000 habitants, le coût moyen du kilowattheure pour les résidences est de 1,6 cent, contre 7,4 cents dans 32 villes américaines totalisant 25 millions d'habitants[2].
L'article cite plusieurs exemples de municipalités américaines ayant réduit leurs coûts grâce à la gestion publique. À Pasadena (Californie), le passage à une régie municipale a permis de diviser par deux le tarif résidentiel, passant de 15 cents à 8 cents le kilowattheure, tout en générant des profits croissants après une période initiale de pertes[3]. Cleveland (Ohio) est présentée comme un modèle de réussite, avec une économie estimée à 20 millions de dollars pour ses habitants grâce à ses bas tarifs, et une équité municipale de plus de 2 millions de dollars dans son installation[4]. Tacoma (Washington) est décrite comme une ville où l'électricité est si bon marché que les habitants utilisent massivement des chauffages et cuisinières électriques, avec un tarif pouvant descendre jusqu'à 0,5 cent le kilowattheure après consommation d'un certain seuil[5].
La publication souligne que ces régies municipales ne se contentent pas de réduire les coûts, mais financent également des infrastructures urbaines. À Springfield (Illinois), les surplus générés par la régie électrique dépassent le coût annuel du gouvernement municipal, permettant aux habitants d'économiser davantage que le montant de leurs impôts[6]. L'article dénonce les pressions exercées par les entreprises privées pour discréditer ces initiatives, comme à Jamestown (New York), où une compagnie privée a tenté de faire annuler une réduction de tarif décidée par la régie municipale en saisissant la commission des services publics de l'État[7].
Exemples frappants de municipalités
La publication présente plusieurs exemples de petites villes ayant tiré profit de la gestion municipale de l'électricité[8]. À Kimballton (Iowa), une commune de 382 habitants, une centrale diesel a été entièrement financée par ses revenus, générant une économie mensuelle de 302 dollars et un fonds de réserve de 3 006 dollars[9]. Alma (Nebraska), avec 1 000 habitants, réalise un profit annuel de 12 000 dollars malgré des tarifs inférieurs à ceux des communes voisines, et a refusé une offre d'achat de la part d'une entreprise privée[10]. Walnut (Iowa) a remboursé son installation en trois ans et produit son électricité à moins de 2 cents le kilowattheure, soit moins cher que l'achat auprès d'une entreprise privée[11].
D'autres exemples sont cités, comme Higginsville (Missouri), qui a modernisé son installation sans recourir à l'emprunt, ou Maquoketa (Iowa), où le tarif maximal est de 7 cents contre 14 à 18 cents dans les villes voisines desservies par des entreprises privées[12]. Garland (Texas) a réduit ses impôts de 40 cents pour 100 dollars d'évaluation grâce aux profits de sa régie, tandis que Muscatine (Iowa) a financé une nouvelle unité de production de 70 000 dollars grâce à ses excédents[13]. Ponca City (Oklahoma) utilise les profits de sa régie pour financer les services municipaux, se présentant comme une « ville sans impôts »[14].
Réductions de tarifs dans les grandes villes
L'article met en avant les économies réalisées par les grandes villes grâce à la gestion municipale[15]. Un tableau compare les tarifs avant et après la mise en place de régies publiques dans plusieurs villes. Par exemple, Cleveland (Ohio) est passée d'un tarif maximal de 15 cents à 3 cents le kilowattheure, tandis que Seattle (Washington) est passée de 20 cents à 4 cents[16]. Tacoma (Washington) affiche un tarif maximal de 4,25 cents, avec des réductions pouvant aller jusqu'à 0,25 cent pour certains usages domestiques[17].
Les économies annuelles réalisées par ces villes sont chiffrées : Los Angeles économise 3,19 millions de dollars par an, Tacoma 3,01 millions, et Chicago 2,77 millions[18]. L'article souligne que ces réductions de tarifs permettent aux municipalités de financer des services publics sans augmenter les impôts, voire de les réduire[19].
Le système canadien et les critiques du "Power Trust"
La publication explique les raisons des bas tarifs canadiens en comparant les systèmes de financement[20]. Elle affirme que 70 à 80 % du coût de production de l'électricité hydraulique provient des charges fixes, principalement les dividendes et les intérêts sur les emprunts[21]. Contrairement aux entreprises privées, les régies publiques canadiennes remboursent progressivement leur dette, réduisant ainsi leurs coûts. En Ontario, 70 villes ont entièrement remboursé leur investissement initial et ne supportent plus de charges d'emprunt[22].
L'article dénonce l'influence du « Power Trust » aux États-Unis, citant le gouverneur de Pennsylvanie, Gifford Pinchot, qui critique les profits excessifs des entreprises privées, atteignant parfois plus de 3 000 % selon une enquête de la Federal Trade Commission[23]. La publication affirme que la firme J.P. Morgan contrôle plus de la moitié de la production électrique américaine, illustrant ainsi le pouvoir des intérêts privés sur le secteur[24].
Gazing Out on the Sea
Cette rubrique regroupe plusieurs brèves d'actualité internationale, présentées sous forme de paragraphes courts et factuels. La publication évoque d'abord la nomination d'un responsable ferroviaire américain, Swarts A. Grit, chargé de moderniser les chemins de fer soviétiques avec l'aide de 150 experts américains [25]. Elle souligne ensuite la persistance de la fréquentation des théâtres aux États-Unis, malgré la crise économique, avec 22 731 salles sur les 62 235 recensées dans le monde, et plus de 1 800 nouvelles constructions l'année précédente [26].
Le coût élevé de l'aviation militaire est également mentionné : l'armée américaine évalue entre 48,08 et 268,47 dollars par heure de vol le fonctionnement d'un avion, sans compter la rémunération des pilotes [27]. La rubrique rapporte par ailleurs le refus d'Albert Einstein d'un contrat de 200 000 dollars pour apparaître dans un film, préférant se consacrer à ses recherches sur la vitesse de la lumière, illustrant ainsi une forme de désintéressement face à l'argent [28].
La situation sociale aux États-Unis est abordée à travers les propos du rabbin Stephen S. Wise, qui dénonce les 109 soupes populaires de New York comme une honte nationale, deux ans seulement après les discours officiels sur la prospérité du pays [29]. La publication souligne également l'augmentation des budgets militaires, passés de 306 millions de dollars en 1885 pour l'ensemble des activités gouvernementales à des montants équivalents pour la seule armée ou la marine en 1931, soit une multiplication par dix en quarante ans [30].
Enfin, la construction d'un nouveau paquebot géant pour la Cunard, d'une longueur de 1 018 pieds et d'une capacité de 4 000 passagers, est annoncée, ainsi que les critiques du professeur Leiserson contre les subventions indirectes aux industries, qu'il compare à des "doles" (aides sociales) pernicieuses, et plaide en faveur d'une assurance chômage supervisée par l'État [31].
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Brooklyn, N.Y. vs.
Cette section présente une série de faits divers et d'analyses socio-économiques, souvent teintés d'une critique des inégalités et des dysfonctionnements du système capitaliste. La publication relate d'abord la situation précaire des écolières galloises : lors d'une visite dans une école du Pays de Galles, 25 % des élèves étaient absentes en plein hiver faute de chaussures, tandis que 170 familles vivaient dans des caves et 900 maisons insalubres étaient encore occupées [32].
Un portrait de Mrs. Patience Done, une chanteuse soprano anglaise âgée de près de 400 ans (selon une probable exagération humoristique), est dressé : sa voix, toujours remarquable après soixante-dix ans de carrière, est présentée comme un exemple de longévité artistique [33]. La rubrique critique ensuite les prévisions économiques de Wall Street, qualifiées d'erreurs systématiques, avec une mention ironique sur la dépendance des citoyens envers ces "clans financiers" [34].
Le phénomène des "villes de femmes et d'enfants" est décrit : dans certaines régions américaines, les industries locales ayant disparu, les hommes partent chercher du travail ailleurs, laissant derrière eux leurs familles, contraintes de vivre dans des conditions précaires [35]. La publication salue par ailleurs l'exemple d'Idaho Falls, une ville proche de devenir "sans impôts" grâce à la gestion municipale de ses infrastructures électriques, et annonce la construction d'une nouvelle centrale hydroélectrique à 87 miles de distance [36].
Enfin, la rubrique dénonce les projets de "super-trust" portés par les grandes entreprises américaines, comparant cette tendance à la centralisation économique sous Staline en Russie, et prédit que ces trusts finiront par être contrôlés par Dieu pour le soulagement des populations [37]. Un chiffre impressionnant est avancé : 75 milliards de dollars de biens seraient exemptés d'impôts aux États-Unis, principalement détenus par des détenteurs d'obligations, tandis que les propriétaires visibles supportent l'essentiel de la charge fiscale [38]. Les innovations technologiques, comme les restaurants et les bowlings mécanisés, sont également évoquées, illustrant une tendance à l'automatisation des services [39].
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Un berger fidèle meurt
Un article relate l'histoire d'un chien berger qui, à Ligonier en Pennsylvanie, a sauvé la vie d'une enfant d'un an et demi endormie sous une pelleteuse pendant la pause déjeuner. Le chien, resté auprès de l'enfant pendant une heure, a aboyé et grogné pour alerter les ouvriers, refusant de quitter les lieux jusqu'à ce que la fillette soit découverte saine et sauve. Ce récit est présenté comme un exemple de loyauté et de protection animale [40].
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Des gens sensés fatigués de la guerre
La publication cite un éditorial du *Army Quarterly* de Londres, selon lequel la partie la plus sensée de la population mondiale est lasse de la guerre et reconnaît son inutilité pour régler les conflits internationaux. L'article interprète cette prise de position, même parmi les militaristes, comme un signe de l'effritement du système impérialiste, comparé aux orteils de la statue de Nebucadnetsar dans le livre de Daniel [41].
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Un nouveau sextant trouve toujours le soleil
Un nouvel instrument de navigation, le sextant, est présenté comme une révolution pour la marine. Inventé par un architecte et ingénieur de Huntington (New York), cet appareil permet de localiser instantanément la position du soleil, même par temps de brouillard épais. Testé avec succès sur le paquebot *Mauretania*, il est présenté comme une avancée majeure pour la sécurité maritime, après huit ans de perfectionnement [42].
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Le fardeau du chômage mondial
Herman Dietrich, ministre allemand des Finances, est cité pour souligner l'urgence de trouver des solutions concrètes face au chômage mondial, plutôt que de s'en tenir à des théories inefficaces. Il décrit une situation où des millions de personnes sont au bord du désespoir, nécessitant des mesures immédiates. La publication souligne que les systèmes économiques traditionnels ont échoué à résoudre ce problème [43].
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Aucun remède contre la grippe
W.G. Campbell, chef de l'administration des aliments et des médicaments du département de l'Agriculture américain, déclare officiellement qu'aucun médicament ou aliment connu ne peut prévenir ou guérir la grippe. La publication commente ironiquement cette annonce, suggérant qu'elle retire aux médecins la légitimité de traiter cette maladie et la place entre les mains des ostéopathes et des chiropracteurs [44].
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Récompenser les officiers
La publication critique la loi Tyson, adoptée sous l'influence de l'*American Legion*, qui accorde des pensions à vie à 6 600 officiers de la Première Guerre mondiale, dont certains n'ont jamais servi activement. Un exemple est donné d'un officier médical appelé après l'armistice et percevant 125 dollars par mois, tandis que les soldats invalides reçoivent en moyenne 44 dollars. La publication dénonce cette inégalité, soulignant que des officiers n'ayant pas participé aux combats bénéficient de pensions bien plus élevées que les simples soldats [45].
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Le revenu de 1929
Une analyse des revenus nationaux de 1929 aux États-Unis révèle que 33 milliards de dollars ont été perçus par des personnes n'ayant pas travaillé pour les gagner, tandis que les travailleurs (hors agriculture et fonction publique) gagnaient moins de la moitié de cette somme. La publication dénonce cette répartition inégale, où plus d'un tiers des revenus est consacré au paiement des intérêts et des dividendes, et qualifie de "fou" quiconque croit qu'une telle civilisation peut survivre [46].
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40 000 dollars pour entrer dans la société
Un article ironise sur le coût exorbitant des "coming-out parties" des jeunes filles de la haute société new-yorkaise, estimé à 40 000 dollars par événement. Avec environ 200 fêtes de ce type organisées chaque saison, la publication calcule que 8 millions de dollars sont ainsi dépensés en nourriture, fleurs et divertissements, plutôt que d'être utilisés pour soulager la pauvreté. Elle conclut cependant que cette dépense ostentatoire est préférable à une thésaurisation stérile [47].
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Ces malheureux 26 multimillionnaires
La publication décrit avec ironie la situation de 26 multimillionnaires américains, dont les revenus annuels dépassent le million de dollars, mais qui se plaignent de ne pas pouvoir subvenir à leurs besoins. Elle souligne l'absurdité de cette plainte, alors que des millions de personnes luttent pour survivre, et suggère que ces fortunes pourraient être mieux utilisées pour soulager la misère [48].
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La Cour mondiale, partie intégrante de la Société des Nations
Un article démontre que la Cour permanente de Justice internationale, souvent présentée comme indépendante, est en réalité une émanation de la Société des Nations (SDN). La publication cite des déclarations officielles, dont celle du secrétaire général de la SDN, qui la décrit comme "l'organe judiciaire essentiel" de l'organisation. Elle dénonce cette confusion, soulignant que la Cour a été conçue pour servir les intérêts de la SDN et non comme une institution neutre [49].
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Encore des balivernes du Service de santé
Le Service de santé publique américain est critiqué pour avoir admis, après plus d'un an de recherches infructueuses, ne pas avoir trouvé les germes responsables de la psittacose, une maladie supposément transmise par les perroquets. La publication ironise sur cette "maladie imaginaire", suggérant que les 169 cas présumés et les 33 décès attribués à cette affection pourraient n'avoir jamais existé. Elle accuse le Service de santé d'avoir gaspillé des ressources dans une enquête inutile [50].
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Le Big Business et Muscle Shoals
La publication dénonce l'opposition du *Big Business* à l'exploitation publique de l'usine hydroélectrique de Muscle Shoals, dans l'Alabama. Une consultation organisée par la Chambre de commerce des États-Unis révèle que 2 660 voix s'opposent à la gestion publique de cette infrastructure, contre seulement 158 favorables. La publication interprète ce résultat comme une preuve que les grandes entreprises préféreraient gérer ce site pour leurs propres intérêts plutôt que pour le bien commun, et critique leur manque de patriotisme [51].
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Les ministres de Waukegan en guerre
Un article relate une polémique à Waukegan (Illinois), où des couples en fuite viennent se marier. La publication décrit une pratique locale selon laquelle les pasteurs et juges de paix versent 2 dollars aux chauffeurs de taxi qui leur amènent des clients, une somme parfois augmentée à 2,50 dollars. Un juge, Wright, justifie cette pratique comme une simple question d'affaires, tandis que les autres pasteurs, qui ne versent que 2 dollars, se plaignent de cette concurrence déloyale. La publication tourne en dérision cette querelle, soulignant l'hypocrisie des ecclésiastiques [52].
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Terrorisme en Inde
La publication dénonce les violences policières britanniques en Inde, qu'elle considère comme la cause principale du risque de perte de ce territoire pour l'Empire. Elle cite un article du *Manchester Guardian* rapportant des exactions commises par des officiers anglais et des policiers contre des étudiants et des avocats indiens. À Calcutta, des étudiants ont été battus après avoir traité des policiers de "lâches", tandis qu'à Lahore, un avocat a été abattu et a dû être amputé d'un bras. Ces violences sont présentées comme une preuve de la brutalité du colonialisme britannique [53].
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Plus de chapelains presbytériens
La publication annonce que, en cas de nouvelle guerre, il n'y aura plus de chapelains presbytériens, en raison de la désillusion de ces derniers après la Première Guerre mondiale. Le révérend Samuel McCrea Cavert, secrétaire général du Conseil fédéral des Églises, est cité pour exprimer son rejet de la guerre et son souhait de voir l'Église se désengager de cette "affaire". Il dénonce les dépenses militaires accrues et la misère des populations, malgré les leçons supposément tirées du conflit précédent [54].
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En route vers les récifs
Un article ironise sur les difficultés financières de l'Église baptiste de Rose Hill, à Columbus (Géorgie), qui lance un appel urgent à ses fidèles pour combler un déficit budgétaire. La publication tourne en dérision cette situation, suggérant que les congrégations se tourneront vers les discours de Joseph Rutherford et ses livres pour trouver un réconfort spirituel, plutôt que vers les sermons traditionnels [55].
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Mooney toujours en prison
La publication dénonce l'emprisonnement continu de Tom Mooney, un syndicaliste condamné pour un attentat à la bombe en 1916, malgré les doutes sur la légitimité de son procès. Un juge de la Cour suprême de Californie, William H. Langdon, a critiqué le rapport majoritaire de la cour, le qualifiant de "non fondé sur des faits établis" et d'"appel à la passion et aux préjugés". La publication souligne que même le juge ayant présidé le procès initial et le capitaine de police ayant contribué à sa condamnation ont reconnu que Mooney n'avait pas bénéficié d'un procès équitable. Elle accuse les dirigeants syndicaux d'avoir abandonné Mooney, voire d'avoir collaboré avec ses ennemis [56].
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Le programme a vendu l'appareil
Un article relate l'anecdote d'un vendeur de postes de radio qui, en installant un appareil chez une communauté religieuse rigoriste (probablement des Amish ou des Dunkards), diffuse d'abord de la musique "jazz", provoquant une réaction hostile. En changeant de station, il tombe sur une conférence de Joseph Rutherford, ce qui impressionne tellement les membres de la communauté qu'ils achètent immédiatement un poste à plus de 200 dollars. La publication utilise cette histoire pour illustrer l'impact des programmes radiophoniques des Étudiants de la Bible sur des auditeurs inattendus [57].
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Efforts pour améliorer les voitures de jour
La publication décrit les innovations apportées par la compagnie ferroviaire Chesapeake & Ohio pour améliorer le confort des voitures de jour, les rendant comparables aux wagons-lits de première classe. Ces nouvelles voitures offrent des sièges pivotants, des repose-bagages spacieux, des lampes individuelles, un contrôle thermostatique de la chaleur, des ventilateurs électriques, des lavabos en porcelaine et des tables pratiques. Ces améliorations sont présentées comme une réponse à la concurrence des autocars et à la baisse du trafic ferroviaire [58].
L'échec des prophéties économiques de la Harvard Economic Society
La publication revient sur les prédictions erronées de la *Harvard Economic Society*, un organisme économique américain. Celle-ci avait annoncé une amélioration de la situation économique au printemps 1929, juste avant le krach boursier. Ses bulletins, compilés par un avocat de Boston, révèlent que toutes ses prévisions se sont révélées fausses : ce qui devait arriver ne s'est pas produit, et ce qui ne devait pas arriver s'est réalisé. La publication souligne l'ironie de ces erreurs, notamment celle d'un bulletin publié juste avant le plus grand effondrement boursier de l'histoire, qui promettait une reprise imminente alors que les prix ont continué de chuter. Elle conclut que la prophétie est un « métier risqué » [59].
La consommation accrue d'aliments verts
Un article rapporte une campagne publicitaire encourageant la population à consommer davantage de pain pour soutenir les meuniers et les agriculteurs. Cependant, cette initiative est présentée comme vaine, car la consommation de pain a diminué au profit des aliments verts (fruits et légumes frais), dont la consommation a doublé aux États-Unis en sept ans. La publication affirme que cette tendance est irréversible et que le blé, bien que nutritif, ne sera plus consommé dans les mêmes proportions qu'auparavant [60].
Rituels catholiques et aggravation des problèmes de circulation à New York
La publication critique un rituel catholique consistant à bénir les automobiles à New York en utilisant une relique de saint Christophe. Chaque deuxième dimanche du mois, un prêtre expose un os (présenté comme une relique) au-dessus des véhicules stationnés, en les orientant vers l'ouest, l'est et le sud, mais jamais vers le nord. L'article ironise sur l'efficacité de cette pratique, suggérant qu'elle ne fera qu'aggraver les conditions de circulation déjà désastreuses dans la ville, et que les automobilistes bénis devront faire preuve de courage pour circuler [61].
Les marges bénéficiaires dans le commerce des céréales
Un abonné de Colombie-Britannique partage une anecdote sur les écarts de prix entre les céréales de qualité supérieure et inférieure. Il constate que le blé n°1 dur se vend à 53,875 cents le boisseau, tandis que le blé n°6 se vend à 38,875 cents. En contactant un millionnaire local spécialisé dans le commerce des aliments pour animaux, il découvre que les prix de détail sont bien plus élevés : 3 dollars pour 100 livres de blé n°1 dur, et 1,60 dollar pour le blé n°6. La publication souligne l'ironie de ces marges bénéficiaires, suggérant que même un simple ouvrier pourrait prospérer s'il obtenait de tels rendements sur son travail [62].
La disparition de la classe moyenne américaine
Un article cite un journaliste du *Manchester Guardian* pour décrire la situation économique des États-Unis après le krach de Wall Street. Selon lui, le pays est désormais divisé entre une centaine de milliers de riches et cent millions de pauvres, la classe moyenne ayant été anéantie par la crise. Les prix ont chuté (une chemise passant de 1 dollar à 45 cents), mais les anciens acheteurs n'ont plus les moyens d'acheter. La publication souligne l'absence de protection sociale pour les chômeurs, contrairement à l'Europe, et prédit que des mesures d'assurance-chômage seront bientôt nécessaires [63].
Dr. Betts et les poudres à lever à base d'os humains
Le docteur Betts, contributeur régulier de la publication, publie un article dans le magazine *TNT* pour dénoncer l'utilisation d'os humains dans la fabrication de poudres à lever. Il révèle que les Cubains exhument leurs morts pour vendre leurs os aux fabricants de phosphates, utilisés dans les farines à gâteaux. Betts s'interroge sur la possibilité que les industriels américains finissent par importer cette pratique, en déterrant les dépouilles de leurs propres ancêtres, y compris celles de personnes décédées de maladies contagieuses comme la variole ou la fièvre jaune. La publication ironise sur la confiance aveugle accordée au « Big Business », suggérant que les consommateurs finiront par ingérer des phosphates contaminés sans le savoir [64].
Les conditions de vie des mineurs écossais
Un colporteur à plein temps décrit les difficiles conditions de vie des mineurs écossais. Contrairement aux stéréotypes, ceux-ci ne sont pas des révolutionnaires, mais des travailleurs en quête de justice et de conditions décentes. Les logements, souvent insalubres, sont la propriété des exploitants miniers, qui négligent leur entretien. Les salaires sont si bas que les familles peinent à se nourrir, et les enfants sont mal vêtus. L'auteur souligne l'hypocrisie des propriétaires, qui perçoivent des loyers élevés pour des logements vétustes tout en refusant d'effectuer des réparations.
L'article décrit également les conditions de travail dans les mines : les mineurs doivent marcher courbés dans des galeries inondées, exposés aux chutes de pierres, aux gaz toxiques et aux explosions. Les accidents sont fréquents, comme le révèle une statistique de la *Miners Federation of Great Britain* : entre 1920 et 1929, 10 440 mineurs ont été tués et 1 576 890 blessés, principalement à cause des effondrements de galeries. La publication conclut en appelant à l'avènement du Royaume de Dieu, seul capable de mettre fin à ces injustices et d'instaurer un système équitable [65].
Détail des salaires et des retenues sur la paie des mineurs
Un exemple concret de fiche de paie d'un mineur écossais est analysé pour illustrer les inégalités du système. Pour cinq jours de travail (40 heures), un mineur extrait 10 tonnes et 17 quintaux de charbon, payés à 3 shillings et 8 pence la tonne, auxquels s'ajoutent 8 shillings de « cutting money ». Cependant, après déduction des retenues (*offtakes*), son salaire net est réduit à une somme dérisoire.
Les retenues incluent le loyer (2 shillings et 6 pence), le charbon (8 shillings et 9 pence), l'éclairage (1 shilling), les fournitures générales et les explosifs (6 shillings et 7 pence), ainsi que des cotisations pour le médecin et les hôpitaux. Une retenue particulière concerne l'Église catholique romaine : 1 shilling par semaine est prélevé sur le salaire des mineurs catholiques pour financer cette institution. La publication souligne que le salaire final, après ces déductions, est insuffisant pour subvenir aux besoins d'une famille, révélant ainsi l'exploitation systémique dont sont victimes les mineurs [66].
L'argent et le système monétaire
Sous le titre « *Money* », un contributeur de l'Oregon propose une réflexion sur le système monétaire et ses dysfonctionnements. Il affirme que la méconnaissance du fonctionnement de l'argent aggrave les crises économiques, comme celle du chômage. Selon lui, le système actuel, basé sur l'émission de monnaie par les banques sous forme de prêts à intérêt, enrichit une minorité au détriment de la majorité.
L'auteur explique que la monnaie, comme le mètre ou le kilogramme, est une unité de mesure abstraite, et non une marchandise. Il critique l'obligation de payer des intérêts sur la monnaie, qu'il compare à une absurdité économique. Il propose que le gouvernement fédéral émette directement la monnaie, sans intérêt, pour financer les dépenses publiques et les prêts aux États et collectivités. Cette réforme permettrait, selon lui, d'éliminer les intérêts composés, qui absorbent progressivement toutes les richesses tangibles du pays.
Pour illustrer son propos, il calcule que si un dollar était placé à 8 % d'intérêt composé pendant 1 000 ans, la somme obtenue couvrirait les États-Unis d'une couche de pièces d'argent de 297 milliards de kilomètres de haut. Ces chiffres, bien que vertigineux, montrent selon lui l'impossibilité de maintenir un système basé sur l'intérêt composé, qui conduit inévitablement à la concentration des richesses entre les mains d'une élite financière [67].
Une étude complémentaire sur le chiffre neuf
Un lecteur du Massachusetts, Herbert Garey Chase, complète une précédente étude sur le chiffre neuf publiée dans le numéro du 24 décembre 1930. Il observe que lorsque le chiffre 9 est multiplié par un autre nombre, la somme des chiffres du résultat est toujours égale à 9. Par exemple, 9 multiplié par 2 donne 18, et 1 + 8 = 9. Cette propriété se vérifie également pour des nombres plus grands, comme 184 927, dont la somme des chiffres (1 + 8 + 4 + 9 + 2 + 7) est 31, et 3 + 1 = 4, mais la somme des chiffres de 31 (3 + 1) est 4, et non 9. Cependant, en additionnant les chiffres deux à deux (18 + 49 + 27), on obtient 94, et 9 + 4 = 13, puis 1 + 3 = 4, ce qui ne confirme pas la règle. La publication semble néanmoins insister sur la récurrence du chiffre 9 dans ces calculs, sans en tirer de conclusion doctrinale explicite [68].
Prohibition, religion et absurdités bibliques
Un échange épistolaire entre une mère membre de la *Women's Christian Temperance Union* (WCTU) et son fils est rapporté. La mère, fervente prohibitionniste, a reçu un exemplaire de la brochure de Joseph Franklin Rutherford, *« Crimes and Calamities: The Cause; The Remedy »*, qui critique la prohibition. Le fils, converti aux croyances des étudiants de la Bible, répond à sa mère en défendant une interprétation littérale des Écritures, tout en rejetant les « absurdités » des enseignements religieux traditionnels.
Il affirme que Dieu, bien que tout-puissant, a dû transmettre ses révélations à travers les « ignorances et superstitions » des hommes de l'Antiquité, et que cela ne justifie pas d'accepter ces imperfections. Il critique également la WCTU pour son hypocrisie, soulignant que cette organisation invoque le nom de Dieu tout en promouvant des idéaux prohibitionnistes qui, selon lui, dénigrent la puissance divine. Le fils conclut en menaçant ironiquement les prohibitionnistes de représailles divines lors d'Armageddon, citant la taille colossale de l'étoile Bételgeuse pour illustrer la puissance de Dieu [69].
Les obstacles à la justice
Un article anonyme, signé par l'auteur des *« Ode to the Milkman »* et *« Ode to the Lawyer »*, analyse les obstacles à la justice dans la société. Il affirme que le premier obstacle réside dans l'éducation familiale : un enfant qui n'apprend pas à respecter les lois du foyer ne respectera pas non plus celles de la société. L'auteur critique également les méthodes éducatives basées sur les menaces ou les promesses, qui ne favorisent pas le développement d'un sens de la justice.
Il aborde ensuite les obstacles structurels, comme les conditions économiques. La pauvreté, le chômage et le désir d'obtenir des biens sans travailler poussent certains à enfreindre la loi. Enfin, il souligne que la multiplication des lois complique leur application, alors que les principes du Décalogue suffiraient à distinguer le bien du mal. La publication insiste sur la nécessité d'une éducation morale solide pour garantir le respect de la justice [70].
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 453.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 453.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 453.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 453.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 453.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 454.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 454.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 454.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 454.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 454.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 454.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 455.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 455.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 455.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 455.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 455.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 455.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 455.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 455.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 456.
- ↑ L'Âge d'Or du 1931, p. 456.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 456.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 456.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 456.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 487.
- ↑ Ibid.
- ↑ Ibid.
- ↑ Ibid.
- ↑ Ibid.
- ↑ Ibid.
- ↑ Ibid.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 458.
- ↑ Ibid.
- ↑ Ibid.
- ↑ Ibid.
- ↑ Ibid.
- ↑ Ibid.
- ↑ Ibid.
- ↑ Ibid.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 459.
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- ↑ Ibid.
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- ↑ Ibid.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 460.
- ↑ Ibid.
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- ↑ Ibid.
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- ↑ Ibid.
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- ↑ Ibid.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 461.
- ↑ Ibid.
- ↑ Ibid.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 463.
- ↑ Ibid.
- ↑ Ibid.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 463.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 463.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 463.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 463.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 463.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 463-464.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 464-465.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 465-466.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 466-467.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 468.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 468-469.
- ↑ L'Âge d'Or du 15 Avril 1931, p. 469.