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Les Trois Mondes (1877)

De Tj-encyclopédie
Version datée du 27 juin 2026 à 14:34 par Tjrecherches (discussion | contributions) (Ajout == Contenu == — tranche 3/5)

Contenu

Les Trois Mondes

Illustration représentant les trois mondes selon la conception biblique exposée dans l'ouvrage.

La publication *« Les Trois Mondes »* (1877) propose une interprétation progressive de l'histoire humaine à travers le prisme biblique, en distinguant trois « mondes » ou dispensations successives. Selon cette vision, chaque monde correspond à une période distincte de l'histoire de l'humanité, marquée par des relations spécifiques avec Dieu et des événements eschatologiques clés. L'ouvrage affirme que ces trois mondes sont mentionnés dans les Écritures et doivent être compris pour saisir pleinement le plan divin de rédemption et de restauration[1].

L'auteur soutient que ces trois mondes ne coexistent jamais, mais se succèdent selon un ordre précis : le monde antédiluvien, le « monde présent mauvais », et le « monde à venir ». Cette progression est décrite comme une « science progressive », où chaque dispensation prépare la suivante. Par exemple, le monde antédiluvien, marqué par l'absence de loi et de gouvernement, a conduit à une corruption généralisée, tandis que le monde actuel, divisé en âges patriarcal, juif et évangélique, vise à préparer l'avènement du monde à venir[2].

La transition entre ces mondes est présentée comme un changement de dispensation, impliquant des événements cataclysmiques et une résurrection. Ainsi, la fin du « monde présent » coïnciderait avec le retour du Christ et la résurrection des élus, marquant le début du « monde à venir », identifié à l'âge millénaire. Ce dernier serait caractérisé par la restauration de toutes choses, conformément aux promesses bibliques[3].

Quels sont ces trois mondes ?

Schéma illustrant la succession des trois mondes et leur relation avec les dispensations bibliques.

Cette section précise la nature des trois mondes en s'appuyant sur des références bibliques, notamment la Deuxième Épître de Pierre (2 Pierre 3:5-7). Le premier monde, celui d'avant le Déluge, est décrit comme un « ciel et une terre » distincts, détruits par l'eau. Le deuxième monde, ou « monde présent mauvais », est celui qui existe depuis le Déluge jusqu'à la fin de l'âge évangélique. Enfin, le troisième monde, ou « monde à venir », est associé au règne millénaire du Christ et à la restauration de toutes choses[4].

L'auteur insiste sur le fait que ces mondes ne doivent pas être confondus avec les concepts traditionnels de « ciel, terre et enfer », mais doivent être compris comme des périodes historiques successives. Par exemple, le « monde présent » est subdivisé en trois âges : l'âge patriarcal (de Noé à Jacob), l'âge juif (de Jacob à la mort du Christ), et l'âge évangélique (de la mort du Christ jusqu'à la résurrection des élus). Cette subdivision permet de comprendre les étapes progressives du plan divin, où chaque âge prépare le suivant[5].

La publication affirme que la compréhension de ces trois mondes permet de résoudre les apparentes contradictions dans les Écritures, notamment en clarifiant les promesses de salut et de jugement. Par exemple, la destruction du « monde présent » n'implique pas une annihilation totale, mais un changement de dispensation, marqué par des jugements divins et la mise en place du règne du Christ[6].

Les subdivisions du monde présent

Cette partie détaille les trois subdivisions du « monde présent » : l'âge patriarcal, l'âge juif et l'âge évangélique. L'âge patriarcal, qui s'étend du Déluge à la mort de Jacob, est caractérisé par l'absence de loi écrite et par l'appel d'un peuple particulier, les descendants d'Abraham. L'âge juif, qui suit, est marqué par la loi mosaïque, décrite comme un « pédagogue » destiné à conduire les hommes au Christ. Enfin, l'âge évangélique, qui commence avec la mort du Christ, a pour objectif de perfectionner le « second Adam », c'est-à-dire le Christ et son « épouse » (l'Église), afin de restaurer ce qui a été perdu par le premier Adam[7].

L'auteur souligne que l'objectif de l'âge évangélique n'est pas de convertir le monde entier, mais de préparer une classe spécifique, la « semence » ou « épouse » du Christ, qui régnera avec lui durant le millénium. Cette classe est décrite comme un « petit troupeau » ou une « nation sainte », choisie parmi toutes les nations pour former un « sacerdoce royal ». La publication affirme que cette préparation est nécessaire avant que ne commence la restauration universelle, qui aura lieu durant le « monde à venir »[8].

La fin de l'âge évangélique est associée au retour du Christ et à la résurrection des élus. À ce moment-là, le « second Adam » (le Christ et son épouse) sera complet, et la restauration de toutes choses pourra commencer. Cette restauration inclurait non seulement les élus, mais aussi tous ceux qui n'ont pas eu l'occasion d'entendre l'Évangile durant leur vie terrestre, leur offrant une probation durant le millénium[9].

Le royaume de Dieu et le monde à venir

Cette section aborde la nature du royaume de Dieu, présenté comme un royaume spirituel qui sera établi sur terre durant le « monde à venir ». L'auteur affirme que ce royaume n'appartient pas au « monde présent », mais au « monde à venir », et qu'il sera hérité par ceux qui auront reçu un corps spirituel lors de la résurrection. Ces élus, décrits comme les « saints » ou l'« épouse » du Christ, régneront avec lui durant le millénium, période durant laquelle toutes les nations seront soumises à leur autorité[10].

La publication cite plusieurs passages bibliques pour étayer cette vision, notamment Daniel 2:44, qui annonce que le royaume de Dieu brisera et consumera tous les autres royaumes, et Apocalypse 11:15, où il est dit que « les royaumes de ce monde sont devenus les royaumes de notre Seigneur et de son Christ ». L'auteur insiste sur le fait que ce règne ne sera pas une conversion pacifique des nations, mais une soumission forcée, symbolisée par l'image d'un « sceptre de fer » qui brisera les nations comme des vases de potier[11].

L'établissement du royaume de Dieu est présenté comme un événement futur, qui coïncidera avec la fin de l'âge évangélique et le retour du Christ. Durant cette période de transition, les nations seront jugées et soumises, préparant ainsi le terrain pour la restauration universelle. L'auteur souligne que cette soumission des nations n'est pas une conversion spirituelle, mais une domination politique et spirituelle exercée par le Christ et ses saints[12].

La restauration de toutes choses

Cette partie développe l'idée de la « restauration de toutes choses », un thème central dans la théologie de l'ouvrage. L'auteur affirme que cette restauration, promise dans les Écritures (Actes 3:21), ne commencera qu'après la fin de l'âge évangélique et l'établissement du royaume millénaire. Elle inclurait non seulement les élus, mais aussi tous ceux qui sont morts sans avoir eu connaissance de la vérité, leur offrant une nouvelle opportunité de salut durant le millénium[13].

La publication rejette l'idée que les non-convertis soient condamnés à une punition éternelle, affirmant au contraire que la mort est un sommeil et que tous ressusciteront pour avoir une chance de se repentir. Cette vision s'appuie sur des passages bibliques tels que 1 Timothée 2:4, qui déclare que Dieu « veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité », et 1 Corinthiens 15:22, qui affirme que « comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ »[14].

L'auteur souligne que cette restauration ne signifie pas que tous seront sauvés automatiquement, mais que tous auront une opportunité équitable de connaître la vérité et de se repentir. Ceux qui rejetteront délibérément cette opportunité après avoir été éclairés commettront le « péché à mort », pour lequel il n'y a plus de sacrifice (Hébreux 6:4-6). Cependant, cette possibilité de rébellion est présentée comme une exception, la majorité des hommes étant destinée à accepter le salut durant le millénium[15].

L'élection et la restauration

Cette section aborde la relation entre l'élection et la restauration, deux doctrines qui, selon l'auteur, ne sont pas contradictoires mais complémentaires. L'élection est présentée comme le choix d'une classe spécifique, l'« épouse » du Christ, destinée à régner avec lui durant le millénium. Cette classe, décrite comme un « petit troupeau », est appelée à devenir une « nation sainte » et un « sacerdoce royal », séparée du monde pour former le corps spirituel du Christ[16].

L'auteur affirme que cette élection n'exclut pas la restauration universelle, mais la prépare. Durant le millénium, les élus régneront sur les nations et les guideront vers la vérité, offrant à tous une opportunité de salut. Cette vision s'appuie sur des passages bibliques tels que Apocalypse 20:4, qui décrit le règne des saints durant mille ans, et Ésaïe 2:2-4, qui annonce que « toutes les nations afflueront » vers la montagne de l'Éternel pour apprendre ses voies[17].

La publication souligne que l'élection et la restauration sont deux étapes distinctes mais liées du plan divin. L'élection concerne la préparation des élus durant l'âge évangélique, tandis que la restauration concerne le salut des nations durant le millénium. Cette distinction permet de concilier les promesses bibliques de salut universel avec la réalité d'une classe élue, appelée à jouer un rôle spécifique dans le plan de Dieu[18].

La fin de ce monde

Cette partie annonce la fin imminente du « monde présent », décrite comme une période de transition marquée par des troubles sans précédent. L'auteur affirme que cette fin coïncidera avec le retour du Christ et le début du millénium, et qu'elle sera précédée par une « époque de détresse, telle qu'il n'y en a point eu depuis qu'une nation existe » (Daniel 12:1). Cette période de troubles est présentée comme une conséquence des jugements divins sur les nations, qui refusent de se soumettre au règne du Christ[19].

La publication cite plusieurs passages bibliques pour étayer cette vision, notamment Apocalypse 11:15-18, qui annonce que les nations seront en colère lorsque les royaumes de ce monde deviendront ceux du Christ, et Joël 3:9-14, qui décrit une grande bataille où les nations seront rassemblées pour le jugement. L'auteur souligne que cette période de troubles sera suivie par l'établissement du royaume de Dieu, où les nations apprendront enfin la justice et où la paix régnera sur la terre[20].

L'ouvrage affirme que cette fin du monde est proche, et que les signes des temps indiquent que la transition vers le millénium a déjà commencé. L'auteur encourage ses lecteurs à se préparer spirituellement pour cette période, en restant fidèles à la vérité et en évitant les pièges du monde présent[21].

Les quarante années de trouble à venir

Cette section développe l'idée que la période de transition entre le « monde présent » et le « monde à venir » durera quarante ans, une durée symbolique souvent associée dans la Bible à des périodes de jugement et de purification. L'auteur affirme que cette période sera marquée par des conflits sociaux et politiques sans précédent, où le capital s'organisera contre le travail, où les gouvernements seront renversés, et où les nations seront plongées dans le chaos. Ces événements sont présentés comme l'accomplissement des prophéties bibliques concernant la fin des temps[22].

La publication cite plusieurs passages bibliques pour illustrer cette période de troubles, notamment Apocalypse 16:14, qui décrit des « esprits de démons » poussant les rois de la terre à la bataille d'Harmaguédon, et Joël 3:9-14, qui annonce un rassemblement des nations pour le jugement. L'auteur souligne que ces événements ne seront pas une simple guerre conventionnelle, mais une période de bouleversements sociaux et spirituels, où les structures du monde présent seront détruites pour faire place au règne du Christ[23].

L'ouvrage affirme que cette période de quarante ans a déjà commencé et que les signes des temps, tels que la montée des tensions sociales et politiques, en sont les précurseurs. L'auteur encourage ses lecteurs à se préparer spirituellement pour cette période, en restant fidèles à la vérité et en évitant les pièges du monde présent, qui sera bientôt jugé[24].

Les « sept têtes » de Rome

Cette partie propose une interprétation prophétique de l'histoire de l'Empire romain, décrit comme la quatrième bête de la vision de Daniel (Daniel 7). L'auteur affirme que cet empire, symbolisé par une bête à sept têtes et dix cornes, représente une succession de gouvernements qui ont dominé le monde depuis la chute de Jérusalem. Les « sept têtes » sont interprétées comme sept formes de gouvernement successives, depuis la période des consuls jusqu'à la chute de la papauté en 1798[25].

La publication détaille ces sept têtes comme suit : la première tête correspond à la période des consuls (jusqu'en 27 av. J.-C.), la deuxième à l'empire sous Auguste (jusqu'en 476 ap. J.-C.), la troisième à la domination des Goths (jusqu'en 538), la quatrième à la papauté (de 538 à 1798), la cinquième à la République romaine (1798-1800), la sixième au rétablissement de la papauté sous une forme affaiblie (1800-1870), et la septième à un gouvernement temporaire qui précédera la montée de la bête elle-même, symbolisant les peuples et les nations sans gouvernement organisé[26].

L'auteur souligne que cette interprétation s'appuie sur Apocalypse 17, où la bête est décrite comme ayant sept têtes et dix cornes, et où il est précisé que cinq de ces têtes sont déjà tombées, une existe, et la dernière n'est pas encore venue. Cette vision prophétique est présentée comme une preuve que les événements annoncés sont proches, et que la fin du « monde présent » est imminente[27].

Mystère, Babylone la Grande

Cette section propose une interprétation prophétique de la « grande prostituée » décrite dans Apocalypse 17, identifiée à Babylone la Grande. L'auteur affirme que cette prostituée symbolise la corruption religieuse et politique qui a dominé le monde, en particulier sous la forme de la papauté. La publication décrit comment les « dix cornes » (les nations issues de l'Empire romain) ont haï la prostituée et l'ont rendue désolée, accomplissant ainsi la prophétie selon laquelle ces nations donneraient leur pouvoir à la bête jusqu'à ce que les paroles de Dieu soient accomplies[28].

L'auteur souligne que cette interprétation s'appuie sur une lecture littérale et symbolique d'Apocalypse 17, où la prostituée est décrite comme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, et ayant sept têtes et dix cornes. Les « eaux » sur lesquelles elle est assise sont interprétées comme des « peuples, foules, nations et langues » (Apocalypse 17:15), confirmant ainsi son influence mondiale. La publication affirme que la chute de la prostituée, déjà en cours, annonce la montée de la bête elle-même, symbolisant les peuples et les nations sans gouvernement organisé, prêts à entrer dans la période de troubles précédant le millénium[29].

L'ouvrage insiste sur le fait que cette période de transition est déjà en marche, et que les événements décrits dans Apocalypse 17 sont en train de s'accomplir. L'auteur encourage ses lecteurs à se détourner de la corruption religieuse et à se préparer pour le règne imminent du Christ[30].

La venue du Christ : deux aspects

Cette partie aborde la question de la venue du Christ, présentée sous deux aspects distincts : une venue secrète, comparée à celle d'un voleur, et une manifestation glorieuse, accompagnée d'une trompette et de la résurrection des saints. L'auteur affirme que ces deux aspects correspondent à deux phases distinctes du retour du Christ : la première, invisible au monde, marque le début de la moisson ou de la fin de l'âge évangélique, tandis que la seconde, visible, coïncide avec la résurrection des élus et l'établissement du royaume millénaire[31].

La publication souligne que la venue secrète du Christ est comparée aux « jours de Noé », où les hommes vaquaient à leurs occupations sans se douter du jugement imminent. De même, le Christ reviendra de manière invisible pour « moissonner » la terre, séparant le blé (les élus) de l'ivraie (les non-élus), avant de se manifester ouvertement. Cette interprétation s'appuie sur des passages bibliques tels que Matthieu 24:37-39, où il est dit : « Comme aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l'homme »[32].

L'auteur insiste sur le fait que cette venue secrète a déjà commencé, et que la période de moisson, qui dure trois ans et demi, a débuté en 1874. Il encourage ses lecteurs à discerner les signes des temps et à se préparer spirituellement pour cette période de transition, en évitant les pièges du monde présent et en restant fidèles à la vérité[33].

Saint et Ange

Cette section clarifie la distinction entre les termes « saint » et « ange » dans les Écritures, en s'appuyant sur une analyse des mots hébreux et grecs utilisés dans la Bible. L'auteur affirme que le mot « ange » (du grec *angelos* ou de l'hébreu *mal-ach*) signifie littéralement « messager », tandis que le mot « saint » (du grec *hagios* ou de l'hébreu *qadosh*) signifie « saint » ou « consacré ». La publication souligne que ces termes ne sont jamais utilisés de manière interchangeable dans les Écritures, et que les « saints » désignent spécifiquement les élus, c'est-à-dire ceux qui sont « nés de l'Esprit » et destinés à régner avec le Christ[34].

La publication cite plusieurs passages bibliques pour étayer cette distinction, notamment Psaume 16:3, où il est dit : « Les saints qui sont sur la terre, les hommes pieux, sont l'objet de toute mon affection », et Daniel 7:18, qui annonce que « les saints du Très-Haut recevront le royaume et le posséderont éternellement ». L'auteur souligne que les saints ne sont pas des anges, mais des êtres humains glorifiés, destinés à régner sur la terre durant le millénium[35].

L'ouvrage affirme que cette distinction est cruciale pour comprendre le rôle des élus dans le plan divin. Les saints, en tant que « rois et sacrificateurs », régneront avec le Christ et jugeront le monde, tandis que les anges continueront à servir de messagers et de ministres pour ceux qui doivent hériter du salut. Cette clarification permet de dissiper les confusions courantes entre ces deux catégories d'êtres spirituels[36].

Le ciel : où est-il et quel est son avenir ?

Cette partie aborde la question du ciel, en distinguant deux conceptions principales : un ciel spirituel, réservé aux élus, et un ciel terrestre, associé au millénium et à la restauration de toutes choses. L'auteur affirme que la majorité des chrétiens, en particulier ceux qui croient en un règne millénaire, envisagent le ciel comme un lieu terrestre où les justes régneront et jouiront des bénédictions matérielles, telles que la paix, la prospérité et l'absence de malédiction[37].

La publication souligne que cette vision s'appuie sur des promesses bibliques telles qu'Ésaïe 65:21-25, qui décrit un monde où les hommes construiront des maisons, planteront des vignes et jouiront du fruit de leur travail, et Apocalypse 21:4, qui annonce que « la mort ne sera plus, et qu'il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur ». L'auteur affirme que cette conception du ciel terrestre est cohérente avec l'idée de la « restauration de toutes choses », où chaque nation retrouvera, dans une certaine mesure, son idéal de bonheur[38].

Cependant, la publication distingue ce ciel terrestre du « royaume des cieux », réservé à une classe spécifique, les élus, qui recevront un corps spirituel et régneront avec le Christ. Ces élus, décrits comme un « petit troupeau », hériteront d'un royaume spirituel et deviendront « rois et sacrificateurs » pour régner sur la terre durant le millénium. L'auteur souligne que cette distinction permet de concilier les promesses de salut universel avec la réalité d'une classe élue, appelée à jouer un rôle spécifique dans le plan divin[39].

La nature des corps spirituels

Cette section explore la nature des corps spirituels, en s'appuyant sur des récits bibliques décrivant les apparitions d'anges et du Christ ressuscité. L'auteur affirme que les êtres spirituels, bien qu'invisibles aux yeux des mortels, peuvent se matérialiser sous différentes formes, notamment sous l'apparence d'hommes, de flammes de feu ou d'éclairs. Cette capacité à se matérialiser est présentée comme une caractéristique des anges et des saints glorifiés, qui pourront ainsi interagir avec le monde physique durant le millénium[40].

La publication cite plusieurs exemples bibliques pour illustrer cette capacité, notamment l'apparition de l'ange de l'Éternel à Moïse dans un buisson ardent (Exode 3:2), la vision de Daniel décrivant un homme vêtu de lin dont le visage était comme l'apparence de l'éclair (Daniel 10:5-6), et les apparitions du Christ ressuscité à ses disciples (Luc 24:36-43). L'auteur souligne que ces récits montrent que les êtres spirituels peuvent prendre une forme physique pour accomplir leur mission, tout en restant invisibles aux yeux des non-élus[41].

L'ouvrage affirme que cette capacité à se matérialiser sera également celle des saints glorifiés, qui pourront ainsi régner sur la terre et interagir avec les nations durant le millénium. Cette vision s'appuie sur des passages bibliques tels que 1 Corinthiens 15:44, qui déclare que « ce qui est semé corps animal ressuscite corps spirituel », et Apocalypse 20:4, qui décrit le règne des saints durant mille ans. L'auteur encourage ses lecteurs à méditer sur ces promesses, qui révèlent une partie des bénédictions réservées aux élus[42].

Le spiritualisme biblique et le spiritualisme moderne

Cette partie établit une distinction entre le spiritualisme biblique, décrit comme une révélation divine des réalités spirituelles, et le spiritualisme moderne, présenté comme une contrefaçon démoniaque. L'auteur affirme que le spiritualisme biblique révèle la nature et les capacités des êtres spirituels, tels que les anges et les saints glorifiés, qui peuvent se matérialiser et interagir avec le monde physique. En revanche, le spiritualisme moderne, bien qu'il prétende offrir des manifestations similaires, est en réalité l'œuvre d'esprits déchus, cherchant à tromper les hommes[43].

La publication souligne que la Bible met en garde contre les esprits de ténèbres, qui cherchent à imiter les œuvres des anges de lumière. Par exemple, 2 Corinthiens 11:14 déclare que « Satan lui-même se déguise en ange de lumière », et 1 Timothée 4:1 annonce que « dans les derniers temps, certains abandonneront la foi pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons ». L'auteur affirme que ces avertissements s'appliquent directement au spiritualisme moderne, qui prétend offrir des communications avec les morts, mais qui est en réalité une tromperie[44].

L'ouvrage encourage ses lecteurs à discerner la véritable nature des manifestations spirituelles en les comparant aux enseignements bibliques. Les esprits de lumière, qu'ils soient anges ou saints glorifiés, apparaîtront toujours en accord avec la vérité divine, tandis que les esprits de ténèbres chercheront à induire en erreur et à corrompre. Cette distinction est présentée comme cruciale pour éviter les pièges du spiritualisme moderne et rester fidèle à la vérité révélée dans les Écritures[45].

Le Ciel

La publication aborde la nature du ciel et la condition des saints après leur résurrection. Selon le texte, les saints, une fois ressuscités, ne seront pas des « fantômes ou des plantes », mais des êtres spirituels dotés de pouvoirs mystérieux, capables de se manifester sous une apparence charnelle tout en conservant une puissance divine. Ils régneront sur la Terre en tant que « rois et prêtres », exerçant une autorité bienveillante et juste sur les nations. Leur manifestation coïncidera avec la résurrection, marquant leur transformation en êtres spirituels, semblables aux anges, mais avec une gloire et une puissance accrues. Le texte souligne que ces saints, une fois glorifiés, pourront se déplacer instantanément, apparaître et disparaître à volonté, et interagir avec les humains tout en restant invisibles si nécessaire. Leur rôle sera à la fois celui de juges et de guides pour l’humanité, reflétant la perfection de leur relation avec Dieu[46].

Diagramme illustrant la chronologie biblique, incluant les périodes clés de l’histoire humaine.

Le texte insiste sur le fait que le royaume de Dieu, bien qu’invisible aux yeux des mortels, est une réalité spirituelle et non terrestre. Il compare ce royaume à une « cité spirituelle ou céleste », où les saints, bien que présents parmi les hommes, ne seront pas localisables physiquement. Cette idée est illustrée par des références bibliques, comme celle de Luc 17:20, où Jésus explique que le royaume de Dieu ne vient pas avec des signes visibles, mais qu’il est « au milieu de vous ». Le texte rejette l’idée que le royaume de Dieu soit un royaume terrestre, comme celui de David, et affirme que seuls ceux qui sont « nés de l’Esprit » peuvent y entrer. Il souligne également que les saints, une fois glorifiés, ne seront plus soumis aux limitations de la chair et du sang, mais vivront dans une condition spirituelle parfaite, semblable à celle des anges[47].

La Jérusalem spirituelle et la Jérusalem terrestre

Cette section oppose deux Jérusalem : l’une terrestre, symbolisant le royaume de Dieu selon la chair (Agar, la servante), et l’autre spirituelle, représentant le véritable royaume de Dieu (Sara, la femme libre). Le texte critique ceux qui confondent ces deux concepts, en particulier les partisans de l’« Âge à venir », qui croient en la restauration d’un royaume terrestre en Palestine. Il affirme que la Jérusalem terrestre, bien qu’elle doive être restaurée pour les Juifs, n’est qu’une ombre ou une figure du véritable royaume spirituel, qui descendra du ciel et sera habité par les saints glorifiés. Le texte utilise des références bibliques, comme Galates 4:22-31, pour montrer que les enfants de la promesse (les saints) sont ceux qui hériteront du royaume spirituel, tandis que les enfants de la chair (les Juifs non convertis) ne pourront pas y accéder. Il conclut que la restauration de Jérusalem terrestre n’est qu’une étape vers la réalisation du plan divin, qui culminera avec l’établissement du royaume céleste[48].

Plan de la Rédemption

Le texte présente le plan de la rédemption comme un processus progressif, s’étendant sur plusieurs âges et nécessitant des millénaires pour se développer. Il explique que la promesse d’un « germe » (Genèse 3:15) a été renouvelée à Abraham et que ce germe, identifié comme le Christ et son « corps » (l’Église), est destiné à bénir toutes les nations. Le texte souligne que la rédemption ne se limite pas à une conversion individuelle, mais inclut une restauration universelle, où tous ceux qui sont morts en Adam seront rendus vivants en Christ. Il insiste sur le fait que la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, et que cette période de ténèbres ne peut s’expliquer que par la nécessité d’une restitution future. Le texte mentionne également que le jugement des nations, décrit dans des passages comme Matthieu 25:31-46, aura lieu pendant l’âge de la restitution, où les nations seront jugées selon leurs actes[49].

Le Jugement

Cette section explore la notion de jugement, ou « probation », comme un processus de mise à l’épreuve pour déterminer le destin éternel des individus. Le texte explique que le jugement a commencé avec le Christ, qui a triomphé de la mort et inauguré une nouvelle ère de probation pour l’humanité. Il distingue deux types de jugements : celui des saints, qui se déroule durant leur vie terrestre et se conclut par leur résurrection à la vie éternelle, et celui des nations, qui aura lieu pendant l’âge de la restitution. Le texte souligne que les saints, une fois jugés et justifiés, ne seront plus soumis à un nouveau jugement, mais recevront leur récompense lors de la résurrection. En revanche, les nations seront jugées selon leurs actes, avec des récompenses ou des punitions proportionnelles à leur conduite. Le texte cite des passages bibliques, comme Romains 14:10-12 et Jean 5:28-29, pour étayer cette distinction entre les deux types de jugements[50].

Chronologie biblique

Le texte propose une analyse détaillée de la chronologie biblique, visant à démontrer que les six mille ans depuis la création d’Adam se sont achevés en 1873. Il critique la chronologie d’Usher, largement acceptée à l’époque, en soulignant qu’elle sous-estime de 124 ans la durée des périodes bibliques, notamment en ce qui concerne les juges et les rois d’Israël. Le texte utilise des références bibliques précises, comme Genèse 5 et 11, Exode 12:40-41, et Actes 13:19-22, pour reconstruire une chronologie cohérente. Il explique que les six mille ans se terminent en 1873, marquant ainsi le début du « jour du Seigneur », une période de troubles et de changements majeurs pour l’humanité. Le texte insiste sur l’importance de cette chronologie pour comprendre les prophéties bibliques et les événements à venir, comme la glorification de l’Église et l’introduction de l’âge de la restitution[51].

Illustration des quatre bêtes symbolisant les empires universels des Gentils.

Les Temps des Gentils

Cette section traite des « temps des Gentils », une période durant laquelle les nations païennes dominent la Terre, tandis que le royaume de Dieu est temporairement suspendu. Le texte explique que cette période a commencé avec la chute de Jérusalem et la fin du royaume de David, et qu’elle durera jusqu’à ce que Dieu rétablisse son royaume spirituel. Il utilise des symboles bibliques, comme les quatre bêtes de Daniel 7, pour représenter les empires universels qui se sont succédé (Babylone, Médo-Perse, Grèce et Rome). Le texte affirme que les « temps des Gentils » dureront 2 520 ans, soit sept « temps » prophétiques (chaque « temps » représentant 360 ans). Selon cette chronologie, cette période se termine en 1914, marquant le début d’une ère de troubles sans précédent, suivie de l’établissement du royaume de Dieu. Le texte souligne que cette interprétation est étayée par des prophéties bibliques, comme celles de Daniel 2:44 et Luc 21:24, qui annoncent la fin de la domination des Gentils et le rétablissement du royaume divin[52].

Les Deux Alliances

Le texte compare les deux alliances, ou dispensations, décrites dans la Bible : l’alliance juive (ou loi mosaïque) et l’alliance chrétienne (ou évangile). Il explique que la première alliance, basée sur la chair et le royaume terrestre d’Israël, était une préfiguration de la seconde, qui est spirituelle et éternelle. Le texte utilise des parallèles bibliques, comme celui des deux fils d’Abraham (Ismaël et Isaac), pour illustrer cette dualité : Ismaël, né de la servante Agar, représente la Jérusalem terrestre et la loi mosaïque, tandis qu’Isaac, né de la femme libre Sara, symbolise la Jérusalem céleste et l’alliance spirituelle. Le texte souligne que les deux alliances sont « doubles » en durée, chaque événement de la première alliance ayant son équivalent dans la seconde. Il conclut que la durée de l’alliance chrétienne peut être déduite de celle de l’alliance juive, et que cette dernière s’étend sur une période de 1 845 ans, depuis la sortie d’Égypte jusqu’à la destruction du temple en 70 apr. J.-C. Cette analyse vise à montrer que l’âge de l’Évangile touche à sa fin et que l’âge de la restitution est imminent[53].

Le Sabbat

La publication aborde la question du « double » châtiment d'Israël, divisé en deux périodes égales de 1845 ans chacune. La première période s'étend de la mort de Jacob à la mort du Christ, marquant la fin de la relation privilégiée entre Dieu et Israël selon la chair. La seconde période, débutant à la mort du Christ, correspond à l'âge évangélique, où Dieu appelle un « peuple pour son nom » parmi les Gentils. Selon l'auteur, cette seconde moitié du « double » s'achèverait au printemps 1878, moment où Israël commencerait à recevoir le « double » pour ses péchés et où son aveuglement prendrait fin. Cette interprétation s'appuie sur des prophéties d'Isaïe, Jérémie et Zacharie, qui évoquent un châtiment en deux parties égales et une restauration future d'Israël. L'auteur souligne que cette restauration coïnciderait avec la fin de l'âge évangélique et le début des « temps de la restitution de toutes choses »[54].

Les Deux Alliances

L'auteur développe une argumentation basée sur les deux alliances, représentées par les deux chérubins placés au-dessus du propitiatoire dans le tabernacle. Ces chérubins symbolisent l'alliance juive et l'alliance évangélique, toutes deux de durée et de mesure égales. La première alliance, sous les douze tribus, dura 1845 ans, de la mort de Jacob à la mort du Christ. La seconde alliance, l'âge évangélique, doit également durer 1845 ans, s'achevant au printemps 1878. Cette égalité de durée est présentée comme une preuve de l'harmonie divine, où chaque alliance trouve son accomplissement dans le Christ, représenté par le propitiatoire. L'auteur insiste sur le fait que cette symétrie n'est pas fortuite, mais reflète un plan divin précis[55].

La Moisson

La publication explique que chaque dispensation se termine par une « moisson ». Pour l'âge juif, cette moisson correspond aux trois ans et demi du ministère du Christ, période durant laquelle il a offert le royaume à Israël. Pour l'âge évangélique, la moisson est également une période de trois ans et demi, se déroulant durant la présence personnelle du Christ, non pas dans la chair, mais dans son caractère spirituel. L'auteur souligne que cette moisson a commencé au printemps 1878, marquant la transition entre l'âge évangélique et les « temps de la restitution ». Cette période est décrite comme un temps de séparation entre le « blé » et « l'ivraie », où les événements de la fin de l'âge juif trouvent leur parallèle dans ceux de la fin de l'âge évangélique[56].

Le Jubilé

L'auteur présente le système des sabbats et des jubilés comme une préfiguration des « temps de la restitution de toutes choses ». Selon lui, ce système, établi par la loi mosaïque, n'a pas encore trouvé son accomplissement complet et doit donc se poursuivre jusqu'à la réalisation du grand jubilé final. Ce jubilé, qui débuterait en 1875, marquerait le début de la restitution de toutes choses, incluant la restauration des Juifs, des Sodomites, et de toutes les nations. L'auteur cite plusieurs prophètes, dont Daniel et Ézéchiel, pour étayer cette interprétation, soulignant que ce jubilé est une promesse divine qui ne peut être ignorée[57].

Le Système des Sabbats

La publication détaille le système des sabbats, composé de cycles de sept ans, culminant dans une année jubilaire tous les cinquante ans. L'auteur explique que ce système, bien que typique et non littéral, doit trouver son accomplissement dans le grand jubilé final. Il souligne que les cycles sabbatiques se poursuivent même après la perte de la terre promise par les Juifs, et que leur accomplissement est inévitable. En multipliant le cinquantième sabbat par lui-même, on obtient un cycle de 2500 ans, qui, partant du dernier jubilé typique en 636 av. J.-C., aboutit à l'année 1875. Cette date marque le début des « temps de la restitution »[58].

L'Accomplissement des Cycles

L'auteur aborde les difficultés liées à l'application littérale des cycles sabbatiques et jubilaires. Il reconnaît que les Juifs ont perdu le compte de ces cycles, mais insiste sur le fait que leur accomplissement est inévitable. En s'appuyant sur des exemples bibliques où des périodes sont arrondies (comme le règne de Sédécias ou celui de David), il montre que les cycles de 1335 ans, partant de 539, aboutissent à 1874. Bien que cette date ne marque pas la fin des « jours », elle coïncide avec le début de la résurrection et des événements liés à la moisson. L'auteur souligne que ces calculs ne sont pas des « plaidoyers spéciaux », mais des preuves de l'exactitude des Écritures[59].

Le Lieu Saint

La publication explique que le Christ devait quitter le « Lieu Saint » le dixième jour du septième mois, en octobre 1874, conformément à la loi mosaïque sur le jour des expiations. Ce départ marque le début des « temps de la restitution » et la fin de l'âge évangélique. L'auteur souligne que ce moment coïncide avec la présence spirituelle du Christ, qui n'est visible que pour ceux qui sont « nés de l'esprit ». Il compare cette présence à celle de l'ange décrit dans Daniel 10, qui, bien qu'invisible pour la plupart, était engagé dans un combat spirituel pour libérer le peuple de Dieu. Cette présence spirituelle du Christ est présentée comme une réalité actuelle, préparant la moisson et la restitution[60].

La Résurrection

L'auteur affirme que la résurrection des saints, ceux qui sont « nés de l'esprit », a commencé au printemps 1875. Cette résurrection, invisible aux yeux des mortels, est décrite comme une « seconde naissance », où les saints reçoivent un corps spirituel. L'auteur rejette l'idée que la conversion soit la seconde naissance, soulignant que la résurrection est un événement distinct, où les saints deviennent semblables au Christ. Il cite Daniel 12 pour montrer que cette résurrection est en cours et que les saints ressuscités ne sont visibles que pour ceux qui partagent leur foi. Cette résurrection marque le début de la moisson et la préparation pour le royaume de Dieu[61].

L'Abomination de la Désolation

La publication interprète l'« abomination de la désolation », mentionnée dans Daniel et Matthieu, comme une référence à l'Église catholique romaine. Cette « abomination » est décrite comme une union entre l'Église et l'État, symbolisée par une femme assise sur une bête écarlate. L'auteur explique que cette puissance a dominé pendant 1260 ans, de 538 à 1798, période durant laquelle elle a exercé une influence politique et religieuse sur l'Europe. La chute de cette puissance en 1798 marque le début des « temps de la fin », où les saints doivent être délivrés et où la résurrection des justes commence. Cette interprétation s'appuie sur des événements historiques, comme la proclamation de la République romaine en 1798[62].

Les 1260, 1290 et 1335 Jours

L'auteur analyse les périodes prophétiques de 1260, 1290 et 1335 jours mentionnées dans Daniel 12. Il explique que ces périodes se réfèrent à l'âge évangélique et à la domination de l'« abomination de la désolation », c'est-à-dire l'Église catholique romaine. Les 1260 ans, de 538 à 1798, correspondent à la période où cette puissance a exercé son influence. Les 1290 et 1335 jours, partant de la même date, aboutissent respectivement à 1828 et 1873-1875. Ces périodes marquent des étapes clés dans la moisson et la préparation pour le retour du Christ. L'auteur souligne que ces calculs, bien que complexes, sont soutenus par des événements historiques précis[63].

Élie le Prophète

La publication identifie le retour d'Élie le prophète, annoncé dans Malachie 4, comme une référence à la restauration de toutes choses. L'auteur explique que ce retour ne se fera pas sous la forme d'un individu, mais plutôt comme une œuvre collective menée par le Christ et son Église. Cette œuvre consiste à « tourner les cœurs des pères vers les enfants et les enfants vers les pères », rétablissant ainsi l'harmonie familiale et spirituelle. L'auteur compare cette œuvre à celle de Jean-Baptiste, qui prépara la voie pour le premier avènement du Christ, mais souligne que l'accomplissement final de cette prophétie se fera durant les « temps de la restitution »[64].

Le Mouvement d'Élie

L'auteur établit un parallèle entre le voyage d'Élie avant sa translation et le mouvement adventiste contemporain. Il explique que chaque étape du voyage d'Élie, de Guilgal à Béthel, puis à Jéricho et enfin au Jourdain, trouve son équivalent dans les étapes du mouvement adventiste. Par exemple, le passage à Béthel, où Jacob vit l'échelle céleste, correspond à l'année 1873, où la lumière sur les événements de la fin des temps a commencé à se manifester. Le passage à Jéricho, ville de la lune, correspond à l'automne 1874, où le Christ a quitté le « Lieu Saint ». Enfin, le passage du Jourdain symbolise la transition vers la moisson et la résurrection. L'auteur souligne que ce mouvement, bien que minoritaire, représente l'œuvre du Christ et prépare la translation des saints[65].

La Moisson : Son Début et Sa Fin

La publication décrit la moisson comme la fin de l'âge évangélique, où le Christ, assis sur une nuée blanche, commence à séparer le « blé » de « l'ivraie ». Cette moisson, qui dure trois ans et demi, a commencé en octobre 1874, lorsque le Christ a quitté le « Lieu Saint ». L'auteur souligne les parallèles entre cette moisson et celle de l'âge juif, où chaque événement trouve son équivalent. Par exemple, les trente ans précédant la moisson de l'âge juif, marqués par une attente messianique, correspondent aux trente ans précédant la moisson de l'âge évangélique, marqués par le mouvement adventiste de 1843-1844. L'auteur insiste sur le fait que cette moisson est un temps de jugement et de séparation, où les saints sont rassemblés pour le royaume de Dieu[66].

Les Parallèles entre les Deux Moissons

L'auteur poursuit son analyse des parallèles entre les moissons des deux âges. Il note que la moisson de l'âge juif a duré quarante ans, de l'automne 29 à l'automne 70, et que celle de l'âge évangélique durera également quarante ans, de l'automne 1874 à l'automne 1914. Il souligne que les six premiers mois de chaque moisson ont été marqués par une période de préparation et d'attente, avant que le travail de séparation ne commence véritablement. Ces parallèles sont présentés comme une preuve supplémentaire de l'exactitude des calculs prophétiques et de la symétrie divine. L'auteur met en garde contre l'aveuglement de l'Église, qui, comme les Juifs à l'époque du Christ, risque de manquer les signes des temps[67].

  1. Les Trois Mondes (1877), p. 3.
  2. Les Trois Mondes (1877), p. 5.
  3. Les Trois Mondes (1877), p. 9.
  4. Les Trois Mondes (1877), p. 4.
  5. Les Trois Mondes (1877), p. 5.
  6. Les Trois Mondes (1877), p. 6.
  7. Les Trois Mondes (1877), p. 5.
  8. Les Trois Mondes (1877), p. 6.
  9. Les Trois Mondes (1877), p. 10.
  10. Les Trois Mondes (1877), p. 6.
  11. Les Trois Mondes (1877), p. 7.
  12. Les Trois Mondes (1877), p. 8.
  13. Les Trois Mondes (1877), p. 9.
  14. Les Trois Mondes (1877), p. 10.
  15. Les Trois Mondes (1877), p. 11.
  16. Les Trois Mondes (1877), p. 12.
  17. Les Trois Mondes (1877), p. 13.
  18. Les Trois Mondes (1877), p. 14.
  19. Les Trois Mondes (1877), p. 17.
  20. Les Trois Mondes (1877), p. 18.
  21. Les Trois Mondes (1877), p. 19.
  22. Les Trois Mondes (1877), p. 19.
  23. Les Trois Mondes (1877), p. 20.
  24. Les Trois Mondes (1877), p. 21.
  25. Les Trois Mondes (1877), p. 21.
  26. Les Trois Mondes (1877), p. 22.
  27. Les Trois Mondes (1877), p. 23.
  28. Les Trois Mondes (1877), p. 26.
  29. Les Trois Mondes (1877), p. 27.
  30. Les Trois Mondes (1877), p. 25.
  31. Les Trois Mondes (1877), p. 27.
  32. Les Trois Mondes (1877), p. 29.
  33. Les Trois Mondes (1877), p. 30.
  34. Les Trois Mondes (1877), p. 34.
  35. Les Trois Mondes (1877), p. 35.
  36. Les Trois Mondes (1877), p. 36.
  37. Les Trois Mondes (1877), p. 36.
  38. Les Trois Mondes (1877), p. 37.
  39. Les Trois Mondes (1877), p. 38.
  40. Les Trois Mondes (1877), p. 38.
  41. Les Trois Mondes (1877), p. 39.
  42. Les Trois Mondes (1877), p. 40.
  43. Les Trois Mondes (1877), p. 42.
  44. Les Trois Mondes (1877), p. 43.
  45. Les Trois Mondes (1877), p. 44.
  46. Les Trois Mondes (1877), p. 45-47.
  47. Les Trois Mondes (1877), p. 48-49.
  48. Les Trois Mondes (1877), p. 54-56.
  49. Les Trois Mondes (1877), p. 59-61.
  50. Les Trois Mondes (1877), p. 62-66.
  51. Les Trois Mondes (1877), p. 67-76.
  52. Les Trois Mondes (1877), p. 77-84.
  53. Les Trois Mondes (1877), p. 85-88.
  54. Les Trois Mondes (1877), p. 89-90.
  55. Les Trois Mondes (1877), p. 91-92.
  56. Les Trois Mondes (1877), p. 93.
  57. Les Trois Mondes (1877), p. 94-95.
  58. Les Trois Mondes (1877), p. 96-98.
  59. Les Trois Mondes (1877), p. 99-100.
  60. Les Trois Mondes (1877), p. 104-106.
  61. Les Trois Mondes (1877), p. 109-110.
  62. Les Trois Mondes (1877), p. 111-113.
  63. Les Trois Mondes (1877), p. 116-119.
  64. Les Trois Mondes (1877), p. 120-121.
  65. Les Trois Mondes (1877), p. 124-125.
  66. Les Trois Mondes (1877), p. 125-127.
  67. Les Trois Mondes (1877), p. 128-129.