Sophie Gromb

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Sophie Gromb fut d'abord professeur de droit, puis devient en 1997 attachée des hôpitaux en médecine légale. Elle soutient une thèse de sciences et crée un service de médecine légale au CHU de Bordeaux, devenu le plus performant de France, puis, en 1999, un centre d'accueil en urgence des victimes d'agressions, unique dans l'Hexagone [1].

Docteur en Droit, Médecin légiste expert près de la Cour d'Appel de Bordeaux, responsable de l'enseignement du droit médical à l'Université de Bordeaux II

Sophie Gromb et la transfusion sanguine

En 1996, le Dr Sophie Gromb apporte une caution médicale et juridique au mouvement des témoins de jéhovah en écrivant en collaboration avec Alain Garay, avocat des Témoins de Jéhovah, le livre : "Consentement éclairé et transfusion sanguine" (Éditions ENSP, Rennes, 256 p., 1996) [2]. Régis Dericbourg propose d'ailleurs une analyse de ce livre, dans laquelle sont reprises les thèses habituellement véhiculées par les Témoins de Jéhovah (Archives des sciences sociales des religions, Année 1997, Volume 100, Numéro 1 p. 91 - 92) : [3] et [4] :

« A présent, les choses ont évolué. La formule du professeur Castaigne : « le sang en 1970 était un produit magique ; salvateur en 1980, il est devenu assassin ; en cette fin 1991.»(…)Le refus de transfusions chez les Témoins de jéhovah a favorisé les recherches sur les thérapies non-sanguines.(…) les témoins de jéhovah deviennent une référence pour renouveler la réflexion sur l’éthique médicale. »

Par la suite, l'universitaire Sophie Gromb semble avoir pris ses distances avec cette démarche, dont elle n'avait sans doute pas évalué l'exploitation qu'en feraient les témoins de Jéhovah. En effet, son article "Transfusion et témoin de jéhovah" co-écrit avec Gérard Janvier (Service d'Anesthésie-Réanimation Chirurgicale II, CHU de Bordeaux, Groupe Hospitalier Sud, 33604 Pessac cedex) met clairement les médecins en garde [5] :

« Ainsi, il ne faut pas se laisser convaincre par les documents bibliographiques largement diffusés par les témoins de Jéhovah, prétendant que toute anémie sévère est contrôlable par des techniques autres que la transfusion homologue. Il faut connaître et employer les techniques d'économie de sang qui minimisent à l'extrême les apports transfusionnels, mais être conscient qu'elles ne permettent pas de résoudre tous les problèmes posés par les anémies et les hypovolémies sévères, possiblement létales [2-3]. D’un côté comme de l’autre, il faut cesser de se mentir et admettre l'évidence. »

Le "Formulaire type de refus de transfusion" [6], qu'ils proposent dans cet article, est sans ambiguïté en ce qui concerne le "RISQUE DE MORT" en cas de refus de transfusion (élément toujours minimisé par les responsables de l'organisation) :

«• En cas d'urgence, SEULE LA TRANSFUSION DES PRODUITS SANGUINS QUE VOUS REFUSEZ PEUT VOUS SAUVER.
• REFUSER CES PRODUITS MET VOTRE VIE EN DANGER: VOUS COUREZ UN RISQUE DE MORT.»

Sophie Gromb fait sans doute partie de la catégorie des personnes dont les Témoins de Jéhovah ont utilisé la notoriété à leur insu. En effet, à l'occasion de l'affaire concernant Patrick Pelloux, Jean-Pierre Brard explique [7]:

«  Ce sont des gens très habiles qui cherchent à profiter de la notoriété de personnes connues (...) Je dis que les Témoins de Jéhovah utilisent la notoriété de M. Pelloux", a-t-il déclaré.

Ce que je pense, c'est qu'il s'est fait avoir, et le seul moyen pour sortir de l'ambiguïté, c'est d'affirmer solennellement que la pratique consistant à refuser une transfusion sanguine, est criminelle" »

Dans cette affaire, la position de Sophie Gromb sur la transfusion sanguine est totalement clarifiée.

Livre

  • Consentement éclairé et transfusion sanguine, aspects juridiques et éthiques. Sophie GROMB et Alain Garay. Éditions ENSP, Rennes, 256 p., 1996.

Présentation du livre [8]:

La transfusion sanguine comporte des risques, certes rares, mais potentiellement dangereux (virus de l'hépatite C notamment), voire mortels (virus de l'immuno-déficience humaine). Elle est mise en cause par le parfum de scandale qui l'a récemment entourée et par les exigences nouvelles des patients en matière d'information et de consentement.
Alors que se développent rapidement des stratégies alternatives et les moyens de substitution, le libre choix du patient doit aujourd'hui, dans toute la mesure du possible, être respecté - en relation avec l'exigence scientifique du rapport risque-bénéfice.
Mais qui doit décider et sous quelles formes ? Quelles sont les responsabilités juridiques des praticiens, chirurgiens et anesthésistes-réanimateurs ? Que pouvons-nous apprendre des expériences à l'étranger ?
C'est à de telles questions que cet ouvrage apporte des éléments de réponse concrets en donnant la parole aux principaux intéressés : juristes, médecins et patients.

Article sur les transfusions

Notes

C'est nous qui mettons les passages en gras dans les extraits d'articles.

Voir aussi

Lien externe