La Tour de Garde du 15 février 1940
Autres actions
| La Tour de Garde du 15 février 1940 | |
|---|---|
| Revue | La Tour de Garde |
| Date | 1940 |
| Année | 1940 |
| Éditeur | Watch Tower Bible and Tract Society |
Ce numéro est dominé par un long article en deux parties consacré au « pouvoir des démons », qui constitue l'essentiel de ses pages rédactionnelles. L'article soutient que les démons exercent une influence déterminante sur les institutions religieuses, politiques et culturelles du monde contemporain, et que cette emprise s'intensifie à l'approche d'Armageddon. Le catholicisme romain, les pratiques magiques et les mouvements de foule y sont tour à tour présentés comme des manifestations concrètes du démonisme, auxquelles les fidèles doivent résister en s'appuyant exclusivement sur les Écritures et sur la confiance en Jéhovah.
Le numéro contient également plusieurs annonces organisationnelles destinées aux congrégations, notamment les modalités de célébration du Mémorial fixé au 23 mars 1940, ainsi que le lancement d'une campagne de prédication baptisée « Siège de la bataille », prévue pour le mois d'avril suivant.
Analyse
Croyances
La doctrine centrale développée dans ce numéro — selon laquelle toute religion organisée constitue une manifestation directe du pouvoir des démons — s'inscrit dans le cadre théologique forgé par Rutherford à partir de 1919, quand il élabore la notion d'« organisation de Satan » comme contrefaçon démoniaque de l'organisation théocratique de Jéhovah.[1] L'identification systématique de la religion à Satan, que les publications du mouvement commencent à articuler clairement dans les années 1920, atteint dans cet article une formulation particulièrement étendue : non seulement la religion catholique ou les cultes païens, mais l'ensemble des pratiques religieuses organisées sont ramenées à 1 Corinthiens 10:20 — « l'adoration des démons interdite » — ce verset de Paul servant de pivot herméneutique pour assimiler tout sacrifice religieux à un acte démoniaque, quelle que soit la confession concernée.[2]
La démarche argumentative employée contre le catholicisme mérite une attention particulière. L'article recourt à des citations de John Henry Newman tirées de son Essay on the Development of Christian Doctrine (1878) et du cardinal James Gibbons dans The Faith of Our Fathers, non pour les discuter théologiquement, mais pour les retourner contre leurs auteurs : Newman y reconnaît que l'Église a assimilé des rites d'origine païenne, et la publication interprète cet aveu comme une confirmation que le catholicisme admet lui-même son origine démoniaque.[3] Cette stratégie rhétorique, qui consiste à utiliser des autorités catholiques reconnues pour démontrer la thèse de la contamination démoniaque, est caractéristique de la méthode argumentative rutherfordienne, qui cherche à asseoir ses accusations sur des sources adverses plutôt que sur la seule exégèse interne.[4] La citation d'Exode 20:3-5, qui interdit l'adoration d'images taillées, vient ensuite valider scripturalement ce que Newman aurait confirmé historiquement : l'article procède ainsi par un double étayage, exégétique et historique, dont les deux branches convergent vers la même conclusion.[5]
Le fondement scripturaire de l'interdiction du culte démoniaque repose dans cet article sur une lecture continue de Lévitique 17:7-9 et de Deutéronome 32:17, qui ancrent la prohibition dans la loi mosaïque, puis sur 1 Corinthiens 10:20-21 pour son extension au monde chrétien. Ce chaînage vétérotestamentaire-néotestamentaire est complété par la citation de la version Douay de la Bible — édition catholique — concernant Lévitique 19:31 et Lévitique 20:6, dont la publication use pour signifier que même les propres textes scripturaires de l'Église catholique condamnent les pratiques qu'elle perpétue.[6] Cette utilisation délibérée d'une version biblique catholique dans un argumentaire anti-catholique vise à priver l'adversaire de tout recours à ses propres sources.
La doctrine de la « peur des hommes » comme mécanisme d'asservissement démoniaque, fondée sur Proverbes 29:25 — « La crainte des hommes tend un piège, mais celui qui se confie en Jéhovah sera protégé » — constitue dans ce numéro le ressort anthropologique de la théologie du démonisme.[7] En affirmant que tout fidèle qui craint ses dirigeants religieux plutôt que Dieu tombe automatiquement sous l'emprise des démons, la publication construit une hiérarchie des allégeances dans laquelle aucune position intermédiaire n'est possible : soit l'individu place sa confiance exclusive en Jéhovah et en son organisation théocratique visible, soit il obéit à des structures démoniaques. Cette binarité est renforcée par les statistiques tirées du World Almanac de 1939, selon lesquelles plus de 682 millions de personnes se déclarent « chrétiennes » sans pour autant placer une véritable confiance en Dieu — chiffre que la publication mobilise pour illustrer l'ampleur de la domination démoniaque sur les masses.[8]
L'eschatologie du numéro est construite autour de Apocalypse 12:7-12, qui présentait l'expulsion de Satan hors du ciel — événement que les publications du mouvement situent en 1914 — comme le déclencheur de son activité renforcée sur terre.[9] Dans ce cadre, la situation mondiale de 1940, marquée par la guerre et la montée des régimes totalitaires, est lue comme l'accomplissement littéral des prophéties, notamment Matthieu 24:37 établissant une analogie entre les jours de Noé et le temps présent, et Apocalypse 16:12-16 annonçant le rassemblement des rois de la terre pour Har-Maguédôn.[10] La description de la violence collective — la « mobocratie » — comme une manifestation directe du démonisme, illustrée par les épisodes de Sodome (Genèse 19:1-11), du rejet de Jésus (Jean 19:12-16) et des persécutions de Paul (Actes 14:8-20 ; Actes 21:27-36), permet à la publication d'interpréter les violences subies par les Témoins de Jéhovah aux États-Unis et en Allemagne à partir de 1921 comme des épisodes eschatologiquement significatifs, validation supplémentaire de l'imminence d'Armageddon.[11]
La position théologico-politique selon laquelle la « grande Théocratie » de Jéhovah par le Christ constitue le seul gouvernement légitime est explicitement opposée, dans ce numéro, aux régimes fascistes, communistes et nazis, présentés comme autant d'expressions de la contrefaçon satanique.[12] Le pape Pie XII (Pacelli) est nommément désigné comme l'axe de la coalition démoniaque reliant religion organisée et systèmes totalitaires, dans la droite ligne des accusations portées par Rutherford lors de son discours de Toronto en 1927 intitulé « Desert organized Christianity ».[13] L'interprétation typologique est le vecteur herméneutique dominant de cette construction : Pharaon, Saül, Achab, Nebucadnetsar, Balaam et Élymas le magicien sont systématiquement lus comme des types prophétiques des dirigeants politiques et religieux contemporains, ce qui confère à la condamnation une autorité à la fois scripturaire et historique.[14] Cette méthode typologique, héritée de la tradition adventiste et des premières études russellites, est ici appliquée avec une densité et une cohérence qui lui donnent la force d'un système démonstratif clos.[15]
L'article sur les noms divins, distinct du développement principal sur le démonisme, introduit un cadre doctrinal différent : la révélation progressive des desseins de Dieu à travers ses noms — Elyon (le Très-Haut), El Shaddaï (le Tout-Puissant), Elohim (Dieu), et « Jéhovah » — correspond à autant de phases de la relation divine avec sa création. Exode 6:3, où Dieu déclare s'être manifesté à Abraham, Isaac et Jacob comme El Shaddaï sans se faire connaître par le nom de Jéhovah, est interprété comme la clé de cette révélation progressive : le nom de Jéhovah désigne spécifiquement les desseins accomplis par Dieu envers son peuple de l'alliance, désormais identifié à la « nouvelle création ».[16] Ce développement sur les noms divins est directement articulé à la doctrine des deux classes de fidèles : les membres oints, désignés comme « nouvelle création » dont le Christ est la tête, et les Jonadabs, dont l'espérance est terrestre, les noms divins s'appliquant avec une intensité particulière aux premiers.[17] La distinction entre ces deux classes, fermement établie dans les années 1930 dans les publications du mouvement,[18] structure ici le cadre interprétatif des Psaumes 90 et 91, dont chaque nom divin devient une promesse adressée prioritairement aux oints en ces « temps périlleux » décrits par 2 Timothée 3:1.
La résolution adoptée par l'unité centrale de Chicago le 8 octobre 1939 et reproduite dans ce numéro présente un intérêt doctrinal particulier : elle qualifie la Watch Tower Bible and Tract Society d'« agence visible de Jéhovah sur terre » par laquelle des instructions sont transmises à ses témoins, consacrant ainsi la soumission à la Société comme condition de l'appartenance à l'organisation théocratique de Dieu.[19] La formulation selon laquelle le combat des fidèles n'est pas contre la chair et le sang mais contre des « méchancetés spirituelles dans les lieux élevés » — paraphrase d'Éphésiens 6:12 — est mise en parallèle avec la mise en garde contre ceux qui, « au sein même de l'organisation », pourraient agir comme des agents de Satan, signalant la dimension interne du discours démoniaque : l'ennemi est aussi potentiellement intérieur à la communauté.[20]
Organisation et histoire
Ce numéro du 15 février 1940 atteste d'une structure organisationnelle déjà fortement centralisée sous la présidence de Joseph Rutherford. La résolution adoptée par l'unité centrale de Chicago le 8 octobre 1939, reproduite dans ce numéro, constitue un document ecclésiologique d'une portée considérable : elle désigne explicitement la Watch Tower Bible and Tract Society comme « l'agence visible de Jéhovah sur terre, par laquelle des instructions sont transmises à ses témoins ».[21] Cette formulation formalise institutionnellement le principe de soumission des congrégations locales aux directives du bureau central, un processus de centralisation amorcé sous Rutherford tout au long des années 1930, notamment à partir du basculement organisationnel de 1938 qui substitua aux élections locales un système de nomination par Brooklyn.[22]
La résolution de Chicago illustre concrètement la structure hiérarchique tripartite — zone, unité centrale, Société — en vigueur à cette date. La mention d'une assemblée tenue « avec le frère Howlett le 1er octobre 1939 », citée comme ayant éclairé les fidèles « sur les dangers de l'époque et les tentatives de division au sein du peuple du Seigneur », indique que l'organisation gérait activement des tensions internes dans une compagnie locale au cours de l'automne 1939.[23] La résolution dénonce explicitement des tentatives de division, attribuées à des agents de Satan agissant « en dehors ou au sein de l'organisation » ; cette rhétorique est cohérente avec la stratégie décrite par l'historien Bernard Blandre, selon laquelle Rutherford avait engagé le mouvement dans une « application consciente de la stratégie provocation-répression-solidarité »,[24] la persécution externe et les tensions internes étant systématiquement présentées comme une confirmation de la vérité du message proclamé.
L'annonce de la campagne de témoignage intitulée « Siège de la bataille » pour le mois d'avril 1940 révèle le degré de coordination logistique atteint par l'organisation à cette date. La campagne, déclenchée symboliquement le 23 mars 1940, date du Mémorial, était structurée autour d'une offre tarifaire standardisée à l'échelle mondiale : un an d'abonnement à La Tour de Garde, un livre relié et une brochure pour une contribution d'un dollar aux États-Unis et d'un dollar cinquante à l'étranger.[25] Les compagnies locales sont explicitement chargées de regrouper les commandes via leur serviteur de compagnie, ce qui atteste d'une chaîne de distribution opérationnelle reliant le bureau central aux proclamateurs individuels dans de nombreux pays.
Ce numéro mentionne que la distribution de la brochure Réfugiés, attribuée à Rutherford, est prévue pour coïncider avec la date du Mémorial du 23 mars 1940.[26] La synchronisation délibérée entre une publication à thème humanitaire traitant des réfugiés de la Seconde Guerre mondiale et la plus grande célébration liturgique de l'organisation illustre la méthode rutherfordienne consistant à articuler l'actualité internationale — en l'espèce, les déplacements de populations liés au conflit en cours — avec la prédication du Royaume. L'annuaire pour 1940, dont la distribution est annoncée dans le même numéro, mentionne explicitement que l'année écoulée a été marquée par « des restrictions imposées par la guerre, qui limitent le travail théocratique dans de nombreux pays »,[27] ce qui constitue l'une des rares reconnaissances directes, dans ce numéro, de l'impact du conflit mondial sur l'activité organisationnelle.
L'article principal de ce numéro fait référence à un discours prononcé par Rutherford lors d'une convention à Toronto en 1927, intitulé « Abandonnez le christianisme organisé », diffusé à grande échelle par radio et présenté comme ayant suscité l'indignation des leaders religieux.[28] Ce discours de Toronto, prononcé devant un réseau de plusieurs dizaines de stations radiophoniques, constituait alors l'une des opérations de diffusion les plus ambitieuses menées par l'organisation ; en 1940, sa mention dans le corps d'un article doctrinal le consacre rétrospectivement comme un précédent institutionnel légitimant l'opposition à la religion organisée.
Contenu
Le pouvoir des démons (2ᵉ partie)
L'adoration des démons interdite
La publication affirme que l'adoration des démons est strictement interdite par les Écritures, citant notamment Lévitique 17:7 et Deutéronome 32:17. Elle souligne que cette pratique est associée à des rituels païens et à des sacrifices idolâtres, contraires à la loi divine. Les démons sont présentés comme des entités cherchant à détourner les humains de l'adoration exclusive de Jéhovah, en les incitant à des actes de superstition et de magie[29].
La religion catholique, une forme de démonisme
Cet article établit un lien entre la religion catholique et le démonisme, en s'appuyant sur des interprétations historiques et théologiques. La publication affirme que certaines pratiques catholiques, telles que l'adoration des saints et l'utilisation d'images religieuses, sont des formes déguisées d'idolâtrie et de culte démoniaque. Elle cite 1 Corinthiens 10:20 pour appuyer l'idée que ces pratiques éloignent les fidèles de la véritable adoration de Dieu[30].
Poésie, magie et démonisme
La publication aborde la question des pratiques poétiques et magiques comme des manifestations du démonisme. Elle affirme que ces activités, souvent associées à des rituels païens, sont des moyens par lesquels les démons influencent les humains. L'article met en garde contre toute forme de divination ou de sorcellerie, qu'il considère comme des outils de Satan pour corrompre les croyants. Des références bibliques, telles que Galates 5:19-21, sont utilisées pour illustrer les dangers de ces pratiques[31].
Piégés
Cet article décrit comment les humains peuvent être piégés par les démons à travers des pratiques religieuses ou culturelles trompeuses. La publication affirme que les démons utilisent des stratagèmes pour attirer les individus dans des pièges spirituels, les éloignant ainsi de la vérité biblique. Elle encourage les lecteurs à rester vigilants et à s'appuyer sur les enseignements de la Bible pour éviter ces pièges, citant Éphésiens 6:11-12 comme avertissement contre les ruses du diable[32].
La mobocratie, une forme de démonisme
La publication associe la mobocratie, ou le gouvernement par la foule, à une forme de démonisme. Elle affirme que les mouvements de foule, souvent guidés par des émotions irrationnelles, sont influencés par des forces démoniaques. L'article cite des exemples historiques pour illustrer comment ces mouvements peuvent conduire à des actes de violence et de persécution, en contradiction avec les principes divins. Jacques 3:16 est utilisé pour souligner les dangers de la confusion et du désordre[33].
Quelle sera la fin ?
Cet article interroge le destin des démons et de ceux qui les suivent. La publication affirme que la fin des démons et de leurs adeptes est la destruction éternelle, conformément aux prophéties bibliques. Elle cite Matthieu 25:41 pour illustrer le sort réservé à ceux qui rejettent Dieu et s'adonnent au mal. L'article encourage les lecteurs à se détourner de toute forme de démonisme pour éviter ce destin[34].
Quel est son nom ?
La publication explore la question du nom de Dieu et de son importance dans la lutte contre le démonisme. Elle affirme que connaître et invoquer le nom de Jéhovah est un moyen de protection contre les influences démoniaques. L'article cite Psaume 91:14 pour souligner que ceux qui invoquent le nom de Dieu seront délivrés de tout mal. Il encourage les lecteurs à placer leur confiance en Jéhovah pour résister aux tentations démoniaques[35].
Résolution (Lettre)
Cette section contient une résolution adoptée par les responsables de la Société Watch Tower, probablement en réponse à des questions organisationnelles ou doctrinales. Bien que le texte intégral de la résolution ne soit pas reproduit dans cette page, la publication mentionne qu'elle vise à réaffirmer les principes théocratiques et à encourager les fidèles à rester unis dans leur témoignage. Elle souligne l'importance de l'obéissance aux directives du Collège Central et de la soumission à l'autorité divine[36].
Belles expériences
Cette rubrique relate des témoignages de fidèles ayant vécu des expériences spirituelles marquantes. Les récits mettent en avant des conversions, des guérisons ou des moments de renforcement de la foi, souvent attribués à l'intervention divine. La publication encourage les lecteurs à partager leurs propres expériences pour édifier la communauté et renforcer leur engagement envers Jéhovah[37].
« Réfugiés »
La publication annonce la sortie d'une nouvelle brochure intitulée Réfugiés, écrite par Joseph Rutherford. Ce livret de 64 pages aborde la question des millions de réfugiés présents dans le monde et propose une interprétation biblique de leur situation. Il affirme que seuls ceux qui cherchent refuge en Jéhovah et en son royaume trouveront une protection durable. La brochure est présentée comme un outil pour les Témoins de Jéhovah afin de témoigner auprès des personnes en détresse. Sa distribution est prévue pour coïncider avec la date du Mémorial, le 23 mars 1940[38].
Mémorial
Cette section rappelle la date et les modalités de célébration du Mémorial, fixé au samedi 23 mars 1940 après 18 heures. La publication insiste sur l'importance de cette cérémonie pour les oints, qui doivent se réunir pour commémorer le sacrifice de Jésus-Christ. Les compagnons, appelés Jonadabs, sont invités à assister en tant qu'observateurs. L'article recommande de lire un bref discours avant la participation aux emblèmes, et précise que ceux-ci doivent être du pain sans levain et du vin rouge, conformément à la pratique de Jésus et de ses apôtres. Un rapport de la célébration doit être envoyé à la Société Watch Tower[39].
« Période de témoignage : Siège de la bataille »
La publication annonce une période de témoignage spéciale intitulée « Siège de la bataille », prévue pour le mois d'avril 1940. Cette campagne vise à augmenter le nombre d'abonnements à La Tour de Garde en offrant une année d'abonnement, un livre relié et une brochure auto-couverte pour une contribution d'un dollar (1,50 dollar pour les pays étrangers). L'objectif est de renforcer l'assaut contre les religions organisées en élargissant la diffusion des enseignements bibliques. Cette période de témoignage est présentée comme une opportunité mondiale pour les fidèles de participer activement à la prédication[40].
« Période de témoignage : Salut »
Cette section mentionne une période de témoignage dédiée au « Salut », sans fournir de détails spécifiques sur les dates ou les modalités. Elle s'inscrit dans la continuité des campagnes de prédication organisées par la Société Watch Tower pour diffuser ses enseignements et renforcer l'engagement des fidèles[41].
Annuaire pour 1940
La publication annonce la parution de l'Annuaire pour 1940 des Témoins de Jéhovah. Cet ouvrage, probablement similaire aux éditions précédentes, contient des rapports d'activités, des témoignages et des statistiques sur les efforts de prédication à travers le monde. Il sert de référence pour les fidèles et de document historique sur les progrès de l'organisation[42].
Calendrier pour 1940
Cette section mentionne la disponibilité d'un calendrier pour l'année 1940, probablement distribué aux fidèles pour les aider à organiser leurs activités spirituelles et leurs campagnes de prédication. Le calendrier inclut probablement des dates importantes, telles que les assemblées et les périodes de témoignage[43].
Études de « La Tour de Garde »
La publication mentionne les études de La Tour de Garde, programme d'étude biblique collective organisé par la Société Watch Tower à l'intention des congrégations et des fidèles. Ces études constituent un élément central de la vie spirituelle des Témoins de Jéhovah, permettant l'examen systématique des enseignements publiés dans la revue.[44]⟩]
Le pouvoir des démons (2ᵉ partie)
La publication poursuit son analyse du pouvoir des démons, soulignant leur influence croissante à l'approche d'Armageddon, conformément à la prophétie de Apocalypse 12:7-12. Elle affirme que les démons, sous la direction de Satan, cherchent à piéger les fidèles en exploitant la peur des hommes, citant Proverbes 29:25 : « La crainte des hommes tend un piège, mais celui qui se confie en Jéhovah sera protégé »[45]. La revue insiste sur la nécessité pour les oints et les Jonadabs de placer leur confiance exclusivement en Dieu, et non en des institutions humaines ou religieuses, pour échapper aux pièges démoniaques.
La publication met en garde contre l'influence de la religion, présentée comme un outil majeur des démons pour égarer les masses. Elle souligne que les pratiquants de la religion, en craignant leurs dirigeants religieux plutôt que Dieu, tombent sous l'emprise des démons. Un exemple frappant est donné : selon le World Almanac de 1939, plus de 682 millions de personnes seraient considérées comme « chrétiennes », mais la revue affirme que seule une infime minorité d'entre elles placent véritablement leur confiance en Dieu et en Jésus-Christ. La majorité, influencée par les démons, adhérerait à une forme de « christianisme » superficiel, en réalité opposée aux principes théocratiques[46].
La revue cite également 2 Timothée 3:1-5 pour décrire l'état de « Christendom » à l'approche d'Armageddon : un monde marqué par l'égoïsme, la cupidité, la rébellion contre les parents, et une adhésion superficielle à une « forme de piété » tout en niant son pouvoir. Elle interprète ces versets comme une condamnation des systèmes religieux qui, bien qu'ils se réclament du christianisme, servent en réalité les intérêts de Satan. La publication rappelle que les véritables chrétiens, en revanche, sont persécutés pour leur fidélité à Dieu, conformément à 2 Timothée 3:12[47].
Un parallèle est établi entre les conditions actuelles et celles décrites par Jésus dans Luc 18:8 : « Quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? ». La revue affirme que les faits physiques actuels correspondent parfaitement aux prophéties bibliques, et que les démons, par le biais de la religion, précipitent le monde vers la destruction. Elle exhorte les fidèles à se réveiller et à reconnaître que la seule voie de salut réside dans une dévotion totale à Jéhovah et à son organisation théocratique[48].
L'adoration des démons interdite
Cette section rappelle que l'adoration des démons, assimilée à la religion, est strictement interdite par Jéhovah. La publication cite l'exemple des Israélites, choisis par Dieu comme son peuple typique, mais constamment tentés de tomber dans le culte des démons, comme le pratiquaient les nations païennes environnantes. Elle souligne que Dieu a ordonné à son peuple de lui offrir des sacrifices selon des modalités précises, ces sacrifices préfigurant celui de Jésus-Christ. En revanche, les sacrifices offerts aux démons, comme le faisaient les païens, étaient une violation de « l'alliance éternelle » et entraînaient la peine de mort, conformément à Lévitique 17:7-9[49].
La revue insiste sur le fait que les Israélites, malgré les avertissements divins, ont souvent cédé à l'influence des démons, ce qui a conduit à leur punition. Elle cite Psaume 106:35-41 pour illustrer les conséquences de l'idolâtrie : les Israélites ont sacrifié leurs propres enfants aux démons, provoquant la colère de Dieu. La publication rappelle également 1 Corinthiens 10:20-21, où l'apôtre Paul affirme que les sacrifices des païens sont offerts aux démons, et non à Dieu, et que les chrétiens ne peuvent participer à la fois à la table du Seigneur et à celle des démons[50].
Pour appuyer son propos, la revue cite la Douay Version de la Bible, utilisée par l'Église catholique, qui interdit explicitement la consultation des devins et des spirites, sous peine de mort (Lévitique 19:31 et Lévitique 20:6,27). Elle souligne que ces commandements s'appliquent avec encore plus de force aux fidèles d'aujourd'hui, qui doivent rejeter toute forme de religion démoniaque pour servir Dieu en vérité[51].
La religion catholique : une forme de démonisme
Cette section cible spécifiquement la religion catholique, qu'elle présente comme une forme de démonisme. La publication affirme que, bien que certains membres sincères aient pu exister au sein de cette organisation, celle-ci a adopté des pratiques et des doctrines d'origine païenne, en violation des commandements divins. Elle cite Exode 20:3-5, où Dieu interdit l'adoration d'autres dieux ou d'images taillées, pour souligner que la religion catholique, en intégrant des éléments du paganisme, s'est éloignée de la vérité biblique[52].
Pour étayer ses accusations, la revue se réfère à un ouvrage du cardinal John Henry Newman, An Essay on the Development of Christian Doctrine (1878), dans lequel ce dernier reconnaît que l'Église catholique a assimilé des rites et des coutumes païennes. Newman y écrit que l'Église, confiante dans sa capacité à « transmuter les instruments du culte des démons en un usage évangélique », a adopté des pratiques telles que l'utilisation de temples, d'encens, de bougies, d'images, et même de calendriers païens. La publication souligne que Newman, créé cardinal en 1879, ne pouvait ignorer l'origine démoniaque de ces pratiques, qui étaient déjà en usage dans la Rome païenne avant d'être reprises par l'Église catholique[53].
La revue mentionne également le cardinal James Gibbons, qui, dans son livre The Faith of Our Fathers, défend la doctrine catholique du purgatoire en s'appuyant sur les « Pères de la chrétienté ». La publication affirme que cette doctrine, qui n'a aucun fondement biblique, trouve son origine dans les enseignements des démons. Elle conclut que la religion catholique, en adoptant de telles doctrines et pratiques, s'est rendue coupable de démonisme et que ses fidèles doivent en prendre conscience pour se détourner de cette organisation[54].
Politique, magie et démonisme
La publication établit un lien direct entre la politique, la magie et le démonisme, affirmant que les dirigeants politiques ont toujours utilisé la religion comme un outil de contrôle. Elle souligne que, depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine, les gouvernements ont systématiquement recours à des conseillers religieux, présentés comme des « sages », des astrologues ou des devins, pour orienter leurs décisions. Ces conseillers, décrits comme des « représentants visibles des démons », influencent les dirigeants en les incitant à s'opposer à Jéhovah et à ses serviteurs[55].
La revue cite l'exemple de Babylone et de l'Égypte antique, où les rois s'appuyaient sur des pratiques religieuses démoniaques pour asseoir leur pouvoir. Elle mentionne notamment le roi Pharaon, qui, face aux miracles accomplis par Moïse et Aaron, fit appel à ses magiciens pour reproduire ces prodiges, illustrant ainsi l'opposition entre les serviteurs de Dieu et les agents des démons. La publication interprète ces récits bibliques comme une preuve que les dirigeants politiques, en s'appuyant sur la religion, tombent sous l'emprise de Satan et deviennent des instruments de sa volonté[56].
Pour étayer son propos, la revue se réfère à Exode 7:11-12, où les magiciens de Pharaon transforment leurs bâtons en serpents, mais où le bâton d'Aaron engloutit ceux de ses adversaires. Elle souligne que ces magiciens, bien qu'ils aient pu imiter les miracles divins, agissaient sous l'influence des démons et ne pouvaient rivaliser avec la puissance de Jéhovah. La publication insiste sur le fait que les dirigeants politiques modernes, en s'entourant de conseillers religieux, reproduisent ce schéma ancien et s'exposent aux mêmes conséquences : l'échec et la destruction[57].
La revue mentionne également le roi Nebucadnetsar, qui consultait régulièrement ses devins et astrologues pour obtenir des conseils. Elle interprète ce comportement comme une preuve supplémentaire de l'influence des démons sur les dirigeants politiques, citant Daniel 2:27-30, où ces conseillers sont incapables de révéler le rêve du roi sans l'intervention divine. La publication affirme que les dirigeants modernes, en suivant les conseils de leurs conseillers religieux, s'engagent sur une voie similaire, qui les mène inévitablement à la ruine[58].
Piégés par les démons
Cette section analyse les mécanismes par lesquels les dirigeants politiques et les élites commerciales sont piégés par les démons, en raison de leur dépendance aux conseils des leaders religieux. La publication affirme que les politiciens et les hommes d'affaires, croyant que les clercs possèdent un pouvoir spirituel invisible, les craignent et suivent leurs recommandations. Cette crainte les place sous l'influence des démons, qui utilisent les religieux comme intermédiaires pour les égarer[59].
La revue cite l'exemple du roi Saül, qui, après avoir rejeté les commandements de Jéhovah, consulta la sorcière d'Endor pour obtenir des conseils. Elle souligne que cette démarche, décrite dans 1 Samuel 28:7-8, illustre les conséquences de s'éloigner de Dieu et de se tourner vers des pratiques démoniaques. Saül, bien qu'il ait maintenu une apparence de piété, fut abandonné par Jéhovah et tomba sous l'emprise des démons, ce qui le conduisit à persécuter David, le serviteur de Dieu. La publication établit un parallèle entre le comportement de Saül et celui des dirigeants modernes, qui, en s'appuyant sur des conseillers religieux, s'opposent à la théocratie et s'exposent à la destruction[60].
Pour appuyer son analyse, la revue se réfère à 1 Chroniques 10:13-14, où il est écrit que Saül mourut pour avoir consulté un esprit familier et n'avoir pas interrogé Jéhovah. Elle interprète ce passage comme un avertissement adressé aux dirigeants politiques et religieux contemporains, qui, en promouvant la religion, s'éloignent de la vérité divine et s'exposent aux mêmes conséquences que Saül. La publication affirme que les clercs, en conseillant les dirigeants, les entraînent dans une conspiration contre Jéhovah et ses serviteurs, les plaçant ainsi sous l'influence des démons[61].
La revue mentionne également le roi Achab, qui, avant une bataille, consulta 400 faux prophètes pour obtenir des conseils. Ces prophètes, décrits comme des « praticiens de la religion du Diable », lui donnèrent un avis favorable, mais Micaïah, le véritable prophète de Jéhovah, lui prédit la défaite. Achab, préférant suivre les conseils des faux prophètes, fut tué au combat, illustrant ainsi les dangers de s'appuyer sur des conseillers religieux plutôt que sur la parole de Dieu. La publication souligne que les dirigeants modernes, en suivant les conseils des clercs, reproduisent ce schéma et s'exposent aux mêmes conséquences[62].
La conspiration des religieux
Cette sous-section du même article reprend et développe le thème de la conspiration entre leaders religieux, dirigeants politiques et élites commerciales contre la théocratie. La revue affirme d'abord que les clergymen modernes correspondent à la description donnée en 2 Timothée 3:5-7 : ayant une apparence de piété tout en niant son pouvoir, toujours en train d'apprendre sans jamais parvenir à la connaissance de la vérité, et cela précisément parce qu'ils sont tombés sous l'emprise des démons. Elle les compare à Jannès et Jambrès qui s'opposèrent à Moïse, affirmant que leur folie finira par se manifester à tous, conformément à 2 Timothée 3:8-9.[63]
La publication continue en décrivant une conspiration formée entre les leaders religieux, les dirigeants politiques et les élites commerciales, visant à s'opposer à la théocratie et à persécuter les serviteurs de Jéhovah. Elle affirme que cette conspiration est influencée par les démons, qui utilisent les religieux comme intermédiaires pour égarer les dirigeants et les pousser à agir contre les intérêts de Dieu. La revue cite Isaïe 8:12,19-20 (version Douay), où il est écrit que ceux qui consultent les esprits familiers et les devins, plutôt que de se tourner vers Jéhovah, n'auront pas la lumière du matin. Elle interprète ce passage comme une condamnation des dirigeants qui s'appuient sur des conseillers religieux plutôt que sur la parole de Dieu[64].
La revue mentionne également le prophète Balaam, décrit comme un devin sous l'influence des démons, qui tenta d'utiliser la religion contre le peuple de Dieu. Elle souligne que Balaam, bien qu'il prétende servir Jéhovah, agissait en réalité comme un agent des démons, cherchant à nuire aux Israélites. La publication établit un parallèle entre Balaam et les leaders religieux modernes, qui, en conseillant les dirigeants politiques, agissent sous l'influence des démons et s'opposent à la théocratie[65].
Pour illustrer son propos, la revue cite l'exemple d'Élymas le magicien, qui s'opposa à l'apôtre Paul et tenta de détourner le proconsul Sergius Paulus de la foi. Elle souligne que cet épisode, décrit dans Actes 13:6-12, montre comment les démons utilisent leurs représentants visibles pour s'opposer aux serviteurs de Dieu. La publication affirme que les leaders religieux modernes, en conseillant les dirigeants politiques, reproduisent ce schéma et agissent comme des agents des démons, cherchant à entraver l'œuvre des témoins de Jéhovah[66].
La revue conclut cette séquence en soulignant que les dirigeants politiques et religieux, en s'appuyant sur des conseillers influencés par les démons, s'engagent dans une voie qui les mène inévitablement à la destruction. Elle affirme que le pape entre en alliance avec les dirigeants politiques pour imposer la domination du monde par des dictateurs humains plutôt que par la grande Théocratie, et que toutes les organisations fascistes, communistes et nazies ont leurs propres conseillers religieux, parmi lesquels la hiérarchie catholique romaine, dirigée depuis la Cité du Vatican par le pape Pie XII (Pacelli), joue le rôle central.[67]
La colère de Dieu contre les dirigeants
Cette section décrit la colère de Jéhovah contre les dirigeants politiques et religieux qui s'opposent à sa théocratie. La publication affirme que les leaders religieux, en particulier ceux de la hiérarchie catholique romaine, ont échoué à informer les dirigeants politiques de la volonté divine et de leur destruction imminente. Elle interprète ce silence comme une preuve de leur alliance avec les dirigeants et de leur soumission à l'influence des démons. La revue cite Apocalypse 16:12-16, où il est écrit que les rois de la terre sont rassemblés pour la guerre du grand jour de Dieu, et souligne que cette prophétie s'applique aux dirigeants modernes qui s'opposent à la théocratie[68].
La publication mentionne également le symbole de l'Égypte, utilisé dans les Écritures pour représenter le monde méchant sous la domination de Satan. Elle souligne que l'Égypte antique, avec son gouvernement dictatorial et ses pratiques religieuses, préfigure les nations modernes qui ont adopté des régimes totalitaires ou « États corporatistes ». La revue cite Isaïe 19:1-4, où il est écrit que Jéhovah viendra en Égypte et que les idoles de ce pays seront ébranlées, interprétant ce passage comme une prophétie de la destruction des systèmes politiques et religieux modernes qui s'opposent à Dieu[69].
Pour illustrer son propos, la revue évoque un discours prononcé par Joseph Rutherford lors d'une convention à Toronto en 1927, intitulé « Desert organized Christianity » (« Abandonnez le christianisme organisé »). Ce discours, diffusé à grande échelle par radio, dénonçait l'alliance entre les clercs, les politiciens et les financiers, les présentant comme des agents de Satan. La publication souligne que ce message, tiré de la Bible, suscita l'indignation des leaders religieux, prouvant ainsi leur opposition à la théocratie. Elle affirme que cette opposition place les dirigeants politiques et religieux sous la colère de Dieu, qui les destine à la destruction[70].
La revue conclut en rappelant que les dirigeants politiques modernes, qu'ils soient fascistes, communistes ou nazis, s'appuient tous sur des conseillers religieux pour orienter leurs décisions. Elle souligne que la hiérarchie catholique romaine, dirigée depuis le Vatican par le pape Pie XII (Pacelli), joue un rôle central dans cette conspiration contre la théocratie. La publication affirme que les dirigeants et leurs conseillers religieux, en s'opposant à Jéhovah et à ses serviteurs, s'exposent à la colère divine et à une destruction inévitable[71].
La mobocratie : une manifestation du démonisme
La revue approfondit son analyse de la violence organisée, qu'elle qualifie de « mobocratie », en l'assimilant à une manifestation directe du pouvoir des démons. Elle rappelle que, dès l'époque de Noé, les démons ont rempli la terre de violence, citant Genèse 6:4,11, où il est écrit que « les géants [démons] étaient sur la terre en ces jours-là » et que « la terre était corrompue devant Dieu, et la terre était remplie de violence ». La publication établit un parallèle avec les temps actuels, en s'appuyant sur les paroles de Jésus dans Matthieu 24:37 : « Comme aux jours de Noé, ainsi sera aussi la venue du Fils de l'homme »[72].
Pour illustrer son propos, la revue passe en revue plusieurs épisodes bibliques où des foules violentes, influencées par les démons, ont persécuté les serviteurs de Dieu. Elle cite notamment l'exemple de Sodome, où une foule enragée tenta d'agresser sexuellement les visiteurs de Lot, décrits comme des « hommes justes et droits ». La publication souligne que cette foule était sous l'emprise des démons, conformément à Genèse 19:1-11 et 2 Pierre 2:7,8[73].
La revue évoque également le cas des Juifs qui, sous l'influence des démons, rejetèrent Jésus et choisirent César comme roi, réclamant sa mise à mort. Elle interprète cet épisode, relaté dans Jean 19:3,6,12-16, comme une preuve supplémentaire de l'emprise des démons sur les foules religieuses. Un autre exemple cité est celui des démons qui poussèrent une légion de porcs à se précipiter dans la mer, symbolisant la destruction à laquelle sont condamnés ceux qui se laissent contrôler par les forces démoniaques, comme le rapporte Matthieu 8:28-33[74].
La publication souligne que, dans chaque cas, ce sont les religieux, agissant sous l'influence des démons, qui ont cherché à tuer Jésus ou ses disciples. Elle cite Jean 8:40,42 et Jean 15:18-21 pour appuyer cette affirmation, rappelant que les démons ont toujours utilisé la religion comme un outil pour s'opposer à la vérité divine. La revue mentionne également l'apôtre Paul, qui, après avoir été un persécuteur des chrétiens sous l'influence des démons, devint un témoin fidèle de Jéhovah. Elle souligne que les démons, furieux contre lui, incitèrent des foules à l'attaquer à plusieurs reprises, comme le relatent Actes 16:20-24, Actes 19:24-34, Actes 21:27-36 et Actes 14:8-20[75].
La publication établit un parallèle entre ces épisodes bibliques et les persécutions modernes subies par les témoins de Jéhovah. Elle mentionne notamment les violences commises par la hiérarchie catholique romaine et ses partisans aux États-Unis, ainsi que les persécutions orchestrées par cette même hiérarchie en Allemagne à partir de 1921. La revue affirme que ces campagnes de diffamation et de violence, qui ont conduit à l'emprisonnement de nombreux témoins de Jéhovah, ont été inspirées par les démons, dans le but de détruire ceux qui prêchent la vérité sur le Royaume de Dieu[76].
Quel sera le sort du démonisme ?
Cette section aborde la question du sort réservé au démonisme et à ses adeptes. La publication affirme que Satan et ses démons combattent Jéhovah et son Royaume, s'opposant ainsi aux intérêts de tous les hommes honnêtes. Elle souligne que les démons utilisent la religion pour aveugler les masses et persécuter ceux qui proclament la vérité biblique. La revue rappelle que, depuis Caïn jusqu'à nos jours, les pratiquants de la religion, sous l'emprise des démons, ont persécuté et tué d'innombrables innocents. Elle cite Jérémie 2:34, où Jéhovah déclare aux prêtres religieux : « Dans les pans de tes vêtements, on trouve le sang des âmes des pauvres innocents »[77].
La revue insiste sur le fait que la religion a aveuglé les dirigeants religieux et leurs fidèles, les empêchant de discerner la vérité. Elle souligne que cette réalité historique, particulièrement marquée dans ce qu'elle appelle « Christendom », est incontestable. Pourtant, malgré ces preuves, les dirigeants politiques et commerciaux continuent d'affirmer que « ce dont nous avons besoin, c'est de plus de religion ». La publication interprète cette attitude comme une confirmation des paroles bibliques selon lesquelles « le monde entier gît sous la puissance du méchant », comme l'affirme 1 Jean 5:19[78].
La revue rappelle que Satan et ses démons contrôlent tous les peuples et toutes les nations qui ne placent pas leur confiance en Dieu et en son Royaume. Elle pose alors la question : « Quel sera le sort du démonisme ou de la religion ? ». Pour y répondre, la publication exhorte ceux qui souhaitent échapper aux pièges des démons et vivre dans la justice à se tourner vers Jéhovah et à étudier sa Parole avec diligence. Elle affirme que seuls ceux qui aiment la justice et recherchent la douceur pourront comprendre les desseins divins et échapper à la destruction[79].
« Quel est son nom ? »
Cette section explore la signification des différents noms de Dieu, en s'appuyant sur Exode 3:13-15, où Moïse demande à Dieu quel nom il doit donner aux Israélites pour les convaincre qu'il a été envoyé par Lui. La publication souligne que Dieu répond à Moïse en utilisant plusieurs noms, chacun révélant un aspect différent de sa nature et de ses desseins. Elle cite notamment les noms « le Très-Haut », « le Tout-Puissant », « Jéhovah » et « Dieu », qui apparaissent dans les Psaumes 90 et 91, et qui sont utilisés pour décrire le Dieu en qui les fidèles peuvent placer leur confiance[80].
La revue explique que chaque nom de Dieu est associé à une phase spécifique de son action ou à une relation particulière avec ses créatures. Par exemple, le nom « le Très-Haut » (en hébreu, Elyon) est utilisé pour désigner Dieu comme le Souverain suprême, celui qui domine toutes les puissances et principautés. La publication souligne que ce nom est particulièrement pertinent pour la « nouvelle création », c'est-à-dire les membres oints du Christ, qui trouvent en Dieu un refuge dans les « temps périlleux » actuels, comme le décrit 2 Timothée 3:1[81].
Le nom « le Tout-Puissant » (El Shaddaï) est présenté comme une garantie de la capacité de Dieu à accomplir ses promesses. La publication cite Genèse 17:1-21, où Dieu se révèle à Abraham sous ce nom et lui promet une descendance nombreuse, malgré son âge avancé. Elle souligne que ce nom a été utilisé pour marquer le début de la foi d'Abraham, qui préfigure la foi requise des membres de la « nouvelle création ». La revue rappelle que la foi d'Abraham a été mise à l'épreuve lorsque Dieu lui a demandé de sacrifier son fils Isaac, mais qu'il a cru que Dieu pouvait le ressusciter, comme le rapporte Hébreux 11:17-19. La publication conclut que les membres de la « nouvelle création » doivent, comme Abraham, placer leur confiance en Dieu, car il est le Tout-Puissant et ses promesses sont infaillibles[82].
Le nom « Dieu » (Elohim) est associé à la création et à la responsabilité de Dieu envers toutes ses créatures. La revue cite Genèse 1:1 et Isaïe 42:5 pour souligner que ce nom désigne Dieu comme le Créateur et le Donateur de la vie. Elle explique que ce nom s'applique particulièrement à la « nouvelle création », dont le Christ est la tête, et qui est la partie la plus élevée de la création divine, à laquelle Dieu accorde l'immortalité[83].
Enfin, le nom « Jéhovah » est présenté comme le nom par lequel Dieu se révèle à son peuple et qui symbolise ses desseins envers lui. La publication cite Exode 6:3, où Dieu déclare à Moïse : « Je suis apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob comme le Dieu Tout-Puissant, mais sous mon nom de Jéhovah, je ne me suis pas fait connaître d'eux ». Elle explique que ce nom a été révélé aux Israélites pour leur faire comprendre les desseins de Dieu à leur égard, notamment leur délivrance de l'esclavage en Égypte. La revue souligne que ce nom s'applique également à la « nouvelle création », composée des Israélites spirituels, et qu'il représente les desseins de Dieu envers eux. Elle conclut en affirmant que le nom « Jéhovah » est d'une beauté et d'une signification profondes pour ceux qui se réfugient en lui, comme le décrit Psaume 91:1-2[84].
« Résolution »
Cette section reproduit une résolution adoptée par l'unité centrale de Chicago le 8 octobre 1939, sous la supervision de la zone n°1. La publication présente ce texte comme un exemple d'engagement des fidèles envers la théocratie et la Société Watch Tower[85].
La résolution commence par reconnaître Jéhovah comme le grand Théocrate et le Christ Jésus comme son Roi oint, installé sur son trône. Elle affirme que le gouvernement de Jéhovah, une théocratie, est désormais en opération. Les signataires déclarent également reconnaître la Watch Tower Bible and Tract Society comme l'agence visible de Jéhovah sur terre, par laquelle des instructions sont transmises à ses témoins[86].
Le texte souligne que cette période est marquée par une guerre entre la théocratie et la contrefaçon satanique, décrite comme un « combinat totalitaire-religieux ». Les fidèles sont exhortés à comprendre que leur combat n'est pas contre la chair et le sang, mais contre des ennemis invisibles et des « méchancetés spirituelles dans les lieux élevés ». Satan est présenté comme utilisant des hommes, qu'ils agissent en dehors ou au sein de l'organisation, pour lutter contre le peuple de Dieu[87].
La résolution exprime également une profonde appréciation pour l'assemblée tenue avec le frère Howlett le 1er octobre 1939, qui a permis d'éclairer les fidèles sur les dangers de l'époque et les tentatives de division au sein du peuple du Seigneur. Les signataires réaffirment leur accord avec les paroles de l'apôtre Paul dans Romains 8:38-39, déclarant que rien ne pourra les séparer de l'amour de Dieu en Christ Jésus[88].
Enfin, la résolution exprime la détermination des fidèles à poursuivre le combat jusqu'aux portes de l'ennemi et à veiller aux intérêts du Royaume au sein de l'unité centrale de Chicago. Elle se conclut par un message de soutien et d'affection chrétienne adressé à Joseph Rutherford, président de la Société, pour son rôle dans la proclamation du message du Royaume. Les signataires assurent Rutherford de leur coopération et de leurs prières en sa faveur[89].
« Suite de la page 50 »
Cette section poursuit un article commencé précédemment, abordant une campagne de témoignage de trois mois centrée sur la distribution de La Tour de Garde. La publication annonce que cette campagne débutera officiellement le 23 mars 1940, date coïncidant avec la célébration du Mémorial. Elle souligne l'importance immédiate du contenu de la revue et encourage les fidèles à se préparer sans tarder, en organisant leur territoire, leur équipement, leur temps et leurs fournitures[90].
Les fidèles sont invités à se mettre en contact avec une compagnie organisée de proclamateurs dans leur localité s'ils ne la connaissent pas déjà. Ceux qui résident à l'étranger doivent écrire au bureau de filiale compétent pour obtenir des informations. La publication mentionne également la disponibilité gratuite de The Informant, un document fournissant des détails supplémentaires sur cette campagne[91].
« Période de témoignage « Salut » »
Cette section annonce la période de témoignage intitulée « Salut », qui se déroule tout au long du mois de février. Les proclamateurs du Royaume sont encouragés à offrir au public une combinaison des livres Salvation et Government and Peace contre une contribution de 25 cents. La publication insiste sur l'utilisation intensive des phonographes portables de maison en maison pour diffuser l'enregistrement annonçant le livre Salvation. Les détails supplémentaires sur cette période de témoignage sont disponibles dans The Informant[92].
« Annuaire pour 1940 »
Cette section présente l'Annuaire pour 1940 des Témoins de Jéhovah, qui offre un rapport complet des activités mondiales de ces proclamateurs de la théocratie de Jéhovah par le Christ au cours de l'année écoulée. La publication souligne que cette année a été marquée par des succès et un intérêt croissants, malgré l'opposition grandissante, l'absorption de nations par des dictateurs et les restrictions imposées par la guerre, qui limitent le travail théocratique dans de nombreux pays. Le rapport est rédigé par le président de la Société et inclut également un commentaire sur le texte de l'année pour le nouveau calendrier, ainsi qu'un texte quotidien accompagné d'un commentaire approprié tiré des numéros récents de La Tour de Garde[93].
L'édition de l'annuaire étant limitée, une contribution de 50 cents par exemplaire est demandée. Les commandes doivent être passées rapidement, avec le paiement correspondant, et les compagnies locales sont invitées à regrouper leurs commandes via leur serviteur de compagnie pour faciliter le traitement par le bureau central[94].
« Calendrier 1940 »
Cette section annonce la sortie du calendrier 1940, dont le texte annuel est tiré de Psaume 13:5 : « Mon cœur se réjouira en ton salut ». La publication décrit une illustration en couleur spécialement réalisée pour ce calendrier, qui s'harmonise avec le thème du texte et représente les événements imminents qui réjouiront le cœur des fidèles. Les blocs-notes du calendrier indiquent les périodes spéciales de témoignage ainsi que les activités mensuelles de proclamation de l'Évangile du Royaume[95].
Les calendriers, disponibles en quantité limitée, sont proposés au prix de 25 cents chacun, ou 1 dollar pour cinq exemplaires envoyés à la même adresse. Les commandes doivent être accompagnées du paiement et passées par les serviteurs de compagnie pour faciliter la gestion des envois[96].
« Études de La Tour de Garde »
Cette section présente le programme des études de La Tour de Garde pour les semaines à venir. La publication annonce que la semaine du 17 mars sera consacrée à l'étude de l'article « Power of the Demons » (deuxième partie), couvrant les paragraphes 1 à 15 du numéro du 15 février 1940. Les semaines du 24 mars et du 31 mars poursuivront cette étude avec les paragraphes 16 à 30 et 31 à 48, respectivement[97].
« Expériences de terrain »
Cette section regroupe plusieurs témoignages de proclamateurs du Royaume, illustrant leurs expériences variées dans le cadre de leur activité de prédication.
Un fils relate comment il a exposé la duplicité de son père, décrit comme un prêtre catholique. Ce dernier, après avoir offert une Bible (version Douay) à son fils, a tenté de la récupérer par la force et la ruse lorsque ce dernier a commencé à l'utiliser pour démontrer aux paroissiens que les enseignements de l'Église catholique n'étaient pas soutenus par les Écritures. Le prêtre a même proposé de payer un mois de loyer à un paroissien au chômage en échange de la Bible. L'auteur de ce témoignage a également organisé une étude modèle dans une maison autrefois catholique, où il a expliqué le deuxième commandement en s'appuyant sur Consolation n°480 et de nombreux versets bibliques. À la fin de la réunion, le père de famille a détruit un grand crucifix orné de palmes de l'année précédente, déclarant : « C'en est fini » et citant Ésaïe 2:20[98].
Un autre témoignage met en avant un homme de 74 ans du Kentucky, qui, après avoir entendu la vérité, a déclaré : « Je sais reconnaître la vérité quand je l'entends. Je mourrai pour la vérité ». Il a accepté de participer à la prédication un dimanche et, malgré son âge, a accompagné les proclamateurs sur le terrain sans même prendre son petit-déjeuner. Après sept heures de travail, ils ont placé plusieurs livres et brochures et ont été invités à donner une conférence intitulée « Gouvernement et Paix » dans une église locale, avec une assistance de 38 personnes à l'intérieur et d'autres à l'extérieur. Un clergyman présent dans un coin sombre a écouté sans controverse, et les autres participants ont exprimé leur satisfaction et leur invitation à revenir[99].
Un autre récit provient de pionniers utilisant une voiture sonore en Californie du Sud. Ils ont diffusé le message du Royaume dans un camp de travailleurs migrants, où ils ont rencontré une opposition initiale de la part du gérant et de ses assistants. Malgré une interruption lors de leur première visite, ils sont revenus avec un travailleur supplémentaire et ont pu terminer leur témoignage sans incident. Ils ont distribué huit livres reliés, cinquante-cinq brochures et enregistré cent présences au phonographe. Plusieurs commandes de littérature supplémentaires ont été passées, et des arrangements pour des visites de suivi ont été pris. Trois personnes ayant déjà participé à l'œuvre du Royaume ont été encouragées à poursuivre leur activité[100].
Un fidèle de Saint-Agathe-des-Monts, au Québec, écrit pour exprimer son admiration pour La Tour de Garde en français. Il décrit cette publication comme la plus inspirante qu'il ait jamais lue, éclairant le passé et l'avenir de l'humanité. Il demande un abonnement d'un an à la revue[101].
Un autre témoignage humoristique raconte comment un proclamateur s'est endormi pendant qu'un disque jouait dans une maison très chaude. Réveillé à la fin de l'enregistrement, il a pu répondre à la demande de la maîtresse de maison concernant l'obtention des livres mentionnés. Il a placé de la littérature contre une contribution de 80 cents et a organisé une visite de suivi[102].
Enfin, un récit relate comment un prêtre catholique a réagi avec colère à l'annonce de l'activité des Témoins de Jéhovah dans son village, incitant ses paroissiens à jeter des casseroles et autres objets sur les proclamateurs. Malgré cette opposition, le lendemain, un policier a arrêté le proclamateur, mais ce dernier a réussi à lui faire écouter le phonographe. En une journée, il a distribué trois magazines Consolation, quatorze grands livres, au moins 125 brochures, et a fait jouer le phonographe plus de vingt fois dans un village d'environ mille habitants[103].
Téléchargement
📄 Télécharger le PDF OCRisé de ce numéro
Illustrations du numéro
Références
- ↑ Joseph Franklin Rutherford, Millions Now Living Will Never Die, Watch Tower Bible and Tract Society, 1920, p. 13-14.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 53.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 54.
- ↑ James Penton, Apocalypse Delayed, University of Toronto Press, 1985, p. 66-67.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 53-54.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 53.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 51.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 51.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 51.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 59.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 60.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 58.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 59.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 55-58.
- ↑ James Penton, Apocalypse Delayed, University of Toronto Press, 1985, p. 42-43.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 62.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 61-62.
- ↑ James Penton, Apocalypse Delayed, University of Toronto Press, 1985, p. 85-86.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 63.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 63.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 63.
- ↑ James Penton, Apocalypse Delayed: The Story of Jehovah's Witnesses, 2e éd., University of Toronto Press, 1997, p. 75.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 63.
- ↑ Bernard Blandre, Les Témoins de Jéhovah, un siècle d'histoire, Desclée de Brouwer, Paris, 1987, p. 68.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 50.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 50.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 63.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 59.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 49.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 49.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 49.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 49.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 49.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 49.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 49.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 50.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 50.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 50.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 50.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 50.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 50.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 50.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 50.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 50.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 51.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 51.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 52.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 52.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 53.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 53.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 53.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 53.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 54.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 54.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 55.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 55.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 55.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 55.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 56.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 56.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 57.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 57.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 57.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 58.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 58.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 58.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 58.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 59.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 59.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 59.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 59.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 59.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 59.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 59.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 60.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 60.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 60.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 60.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 60.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 61.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 61.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 62.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 62.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 62.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 63.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 63.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 63.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 63.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 63.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 63.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 63.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 63.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 63.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 63.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 63.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 63.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 63.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 64.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 64.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 64.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 64.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 64.
- ↑ La Tour de Garde du 15 février 1940, p. 64.
Pour en savoir plus sur les autres publications parues cette année, voir Catégorie:1940.