L'Origine de la Vie

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Couverture de la brochure

La publication Cinq questions à se poser sur l'origine de la vie est une brochure publiée par la Watchtower Bible and Tract Society of New York, Inc en juin 2010. Elle fut révélée lors des assemblées de district de l'été 2010 en même temps que la brochure La Vie a-t-elle été créée?.

But de cette brochure

En introduction, il est précisé que
Cette brochure n'a pas pour but de soutenir les efforts des groupes religieux qui veulent que la création soit enseignée à l'école. Elle vise à examiner des affirmations avancées par ceux qui enseignent que la vie est apparue spontanément et que le récit biblique de la création est une légende.(...)Cette brochure expose quelques-unes des raisons qui ont incité beaucoup de personnes à croire que la vie a été créée.- page 3

Contenu

La brochure est divisée en 5 questions/chapitres :

  1. Comment la vie a-t-elle commencée ? p.4
  2. Existe-t-il vraiment une forme de vie simple? p.8
  3. D'où sont venues les instructions ? p.13
  4. Toutes les formes de vie ont-elles un ancêtre commun ? p.22
  5. Est-il bien raisonnable de croire en la Bible ? p.30

La bibliographie de la page 31 comporte 56 renvois à des ouvrages scientifiques ou pseudo-scientifiques.

Arguments créationnistes utilisés

  1. Comment la vie a-t-elle commencée ? p.4
  2. Existe-t-il vraiment une forme de vie simple? p.8
  3. D'où sont venues les instructions ? p.13
  4. Toutes les formes de vie ont-elles un ancêtre commun ? p.22
  5. Est-il bien raisonnable de croire en la Bible ? p.30

Liste des scientifiques abusés

  1. Alexandre Meinesz
  2. Robert Shapiro
  3. Hubert P.Yockey
  4. Dr Carol Cleland
  5. Radu Popa
  6. Francis Crick
  7. Malcolm S.Gordon
  8. Eric Bapteste & Michael Rose
  9. David M.Raup
  10. Stuart Newman
  11. Henry Gee
  12. Matt Cartmill & Fred H.Smith
  13. Charles E.Oxnard
  14. Robin Derricourt
  15. Gen Suwa, Reiko T. Kono, Shigehiro Kaioh. Berhane Asfaw and Yonas Beyene
  16. Gyula Gyenis
  17. Chris Bead
  18. James Randerson
  19. C.N. Stephan
  20. Ralph L. Holloway. Douglas C. Broadfield. and Michael S. Yuan
  21. Ursula Dicke and Gerhard Roth
  22. Milford H. Wolpoff
  23. G. A. Clark and C M. Willermel


Citations tronquées


Liste des citations tronquées et frauduleuses de la brochure L'Origine de la Vie

page Note n° La citation de la Watchtower La citation dans son contexte
4 1, 10 Que disent de nombreux scientifiques ? Beaucoup de ceux qui croient à l'évolution disent qu'il y a des milliards d'années la vie est apparue au bord d'une cuvette de marée ou au fond de l'océan. Ils pensent que des composés chimiques s'y sont spontanément assemblés en structure bouillonnantes, ont formé des molécules complexes et ont commencé à se répliquer. Ils croient que toute vie sur Terre est apparue par hasard à partir d'une ou plusieurs cellules originelles "simples.

D'autres scientifiques évolutionnistes tout aussi respectés ne sont pas de cet avis. Ils émettent l'hypothèse que les premières cellules, ou du moins leurs composants majeurs, sont venues de l'espace. Pourquoi ? Parce que, malgré tous leurs efforts, les scientifiques ne sont pas parvenus à prouver que la vie peut naitre de molécules inertes. En 2008, Alexandre Meinesz, professeur de biologie à l'université de Nice Sophia Antipolis (France), a mis le doigt sur le problème en déclarant relativement aux 50 dernières années : "Aucune preuve ne permet de valider les hypothèses de l'apparition de la vie sur la Terre à partir du minéral et aucune avancée significative des connaissances scientifiques ne plaide en leur faveur."
Source: Alexandre Meinesz, Comment la vie a commencé - Les trois genèses du vivant, Belin, 2008, p. 32, 66

J'ai contacté le professeur Meinesz pour connaître son point de vue le mardi 24 août. Voici sa réponse datée du 24/08/2010 à 17h31 :
* Avez-vous autorisé la Watchtower (l'organisation des Témoins de Jéhovah) à utiliser votre livre ?
Non bien entendu !
* Partagez-vous la vision créationniste des Témoins de Jéhovah?
Absolument pas !

* Cette citation est-elle correcte ?
Page 32 et 60 il n'y a rien de tout ce qui m'a été attribué. La phrase est figurée page 66 deuxième ligne Mais elle a été sortie de son contexte. Ils ont fait un amalgame à partir d'une discussion où j'examine les deux possibilités d'arrivée de la vie sur Terre : (cellules venues de l'espace ou formation des premières cellules sur Terre) et je développe mon opinion étayée par de nombreuses données actuelles (pour moi il n'y a effectivement aucune preuve formelle que cela c'est passé sur Terre et donc l'hypothèse opposée (la vie se serait formée d'abord ailleurs) doit être considérée au même rang que l'autre hypothèse. C'est tout !
Au contraire je m'oppose clairement non seulement aux créationnistes mais aussi au courant Intelligent Design (plusieurs paragraphes à ce sujet. Je suis clair dans mon livre et un chapitre souligne le facteur de contingence dans tout le processus d'évolution (avec schéma à l'appui page 229 !).
Si les adeptes de Jehovah vont lire mon livre dont ils font la pub, ils vont être très très déçus !
Je rappelle que mon livre (déjà réédité) est un ouvrage sérieux très documenté (près de 1000 références) et qu'il est passé par le filtre de 8 referees avant sa parution aux Etats Unis (University of Chicago Press !)
Donc je vous autorise à répéter mes propos !
Que conseillez vous de faire pour contrer ces mensonges ? Je suis prêt à les poursuivre ! Pour cela il me faut une de leurs fameuses brochures et des documents permettant de prouver le tirage énorme de leur fadaises qui nuisent à ma réputation !

Email du 20/09/2010 "Les témoins de Jehovah ont pris une phrase dans mon livre qui, sortie de son contexte, semble leur être favorable. Cela dit si vous prenez la peine de lire mon livre vous verez que je ne défends absolument pas (c'est l'inverse ! ) les idées des Témoins de Jehovah sur l'origine de la vie. Je n'ai rien contre les croyants mais mon livre est scientifique et développe uniquement les causes du hasard, de la contingence et des aléas dans l'évolution ! J'ai donc été victime d'une supercherie infâme et les lecteurs de cette brochure sont pris pour des moutons ce qui n'est pas très respectueux pour des croyants et pour une religion qui se doit d'être honnête avec ses disciples ! Cela montre en effet que la brochure se base sur du vent et donc qu'il convient ainsi de constater (preuve à l'appui) que les témoins de Jehovah font croire à leur thèse grâce à des artifices malhonnêtes."


A. Meinesz
Professeur Alexandre MEINESZ
Laboratoire « ECOMERS» (EA 4228), Faculté des Sciences,Université Nice Sophia Antipolis Parc Valrose 06108 NICE Cedex 2, France

http://www.alexandre-meinesz.com
http://www.unice.fr/ecomers/
http://www.caulerpa.org

http://www.medam.org

La copie de cet email est disponible en me contactant directement. --Sherlock 24 août 2010 à 17:03 (UTC)


5 2, 3 & 4 Robert Shapiro professeur émerite de chimie a l'universite de New York, a déclaré: "Certains ont imaginé que toutes les molécules du vivant pouvaient apparaître dans des conditions similaires à celles de l'expérience de Miller et étaient présentes dans des météorites et d'autres corps extraterrestres. Ce n'est pas le cas".
Intéressons-nous à la molécule d'ARN. Elle est constituée de molécules plus petites appelées nucléotides, Un nucléotide est une molécule différente d'un acide amine et un peu plus complexe que celui,ci. D'après M, Shapiro, "aucun nucléotide n'a été détecté dans les produits d'expériences de décharge électrique ou dans une météorite :· Il poursuit en expliquant que la probabilité que des composés chimiques s'associent par hasard pour donner une molécule d'ARN autoreproductrice "est si infime que sa réalité n'importe où dans l'Univers, même une seule fois, est inimaginable.

Source : Les premiers pas de la vie, par Robert Shapiro dans le magazine Pour la Science, Septembre 2007 p.47 et 48
La citation n'est pas à proprement parlée inexacte mais elle est clairement sortie du contexte car elle ne donne 1/ ni la teneur du texte 2/ ni les conclusions de l'article.
L'article de Pour la Science (que l'on peut retrouver dans le Dossier Pour la Science de Juillet/Septembre 2008 p.20-25) présente une synthèse en 6 pages des travaux de Robert Shapiro ainsi qu'une critique de ses travaux. L'introduction dit ceci :
L'apparition soudaine d'une grande molécule telle que l'ARN est improbable. En revanche, des petites molécules fonctionnant en réseau ont pu constituer l'ébauche de la vie sur Terre.

Robert Shapiro est un scientifique émérite qui critique donc l'hypothèse de l'ARN primordial, pas que la vie ait pu apparaitre en dehors de toute intervention divine. L'article complet présente en fait la défense du scénario du métabolisme primordial. La conclusion de cette hypothèse est d'ailleurs en contradiction avec les propos de la Watchtower puisqu'il dit p.50
Si l'hypothèse du métabolisme primordial se confirmait, nos idées quand à la place de la Vie dans l'Univers changeraient. D'une origine de la vie improbable, telle que le scénario de l'ARN primordial la propose, on peut déduire que nous sommes seuls dans l'Univers. En revanche, selon le biologiste Stuart Kaufmann, si l'alternative des petites molécules est vraie : "Non seulement nous sommes chez nous dans l'Univers, mais il est beaucoup plus probable que nous le partagions avec des compagnons inconnus"
Une interview du biologiste Steven Benner explique que, malgré les critiques et cette nouvelle hypothèse, l'hypothèse de l'ARN primordial n'est toujours pas mort.

L'article est téléchargeable sur le site de Pour la Science


6 5 La probabilité pour qu'une seule protéine ne renfermant pas plus de 100 acides aminés se forme par hasard a été évaluée à un sur un million de milliards.

Hubert Yockey, chercheur évolutionniste, va plus loin en disant : " Pour ce qui est de l'origine de la vie, il est impossible que les protéines aient apparu en premier. "

Source : Information Theory, Evolution, and the Origin of Life, by Hubert P. Yockey, 2005. p. 182

La citation est prise hors du contexte de l’épilogue de ce livre. Le chapitre 12 (précédant l’épilogue) réponds d’ailleurs à la question fondamentale. Le professeur Yockey explique sur son blog : J’aborde les défis spécieux de l'évolution par les partisans de Dessein Intelligent dans mon livre, Théorie d'information, Évolution et l'Origine de Vie (Université de Cambridge, 2005). Dans le Chapitre 12, ma réponse à la question, “l'évolution a-t-elle besoin d'un créateur intelligent ?” se termine comme suit :
J'ai soutenu que l'origine de vie, comme l'origine de l'univers, est inconnaissable. Mais dès que la vie est apparue, le théorème de la capacité de canal de Shannon-Hartley (la Section 5.3) nous assure que les messages génétiques ne s'éteindront pas et peuvent effectivement survivre depuis 3.85 milliards d'années sans assistance d'un Créateur Intelligent. Comme je l'ai montré dans la Section 5.1.4, il y a une énorme redondance dans les familles de protéine.

Bien que la logique principale de la redondance joue un rôle peu important dans les télécommunications, elle est contrôlée dans le système de communication génétique. Cela montre, sans aucun doute, que l'évolution et la génétique ne peuvent être comprises ensemble sans la théorie d'information.
“L'évolution du code génétique et du génôme découle de la chaîne de Markov ou d’une marche aléatoire (voir l'Appendice Mathématique). Il y a de nombreux événements dans cette chaîne de Markov incluant l'action de copier de gène et le transfert de gène horizontal (la Section 5.1.4) à travers les voies biosynthetiques (le Chapitre 7). Les gènes copiés fournissent une protection redondante contre la mutation vers un message non spécifique, mais aussi vers l'évolution d'un nouveau gène (Graure et Li, 2000; Haldane 1932). Les faibles modifications, comme Darwin le croyait, sont complétées par la duplication du gène et le transfert du gène horizontal. Les résultats actuels dans le sequencement génétique montrent que les gènes dupliqués sont abondants dans la plupart des génomes (Lynchez 2002; Lynchez et Conery, 2000).
Les messages dans les séquences ADN sont similaires aux programmes utilisés par les ordinateurs modernes. L’ acide ribonucléique messager agit comme la tête de lecture sur la machine de Turing, qui se déplace avec la séquence ADN pour identifié le message génétique pour le protéome. Le fait que cette séquence a été lue indique qu’il n’y a aucune complexité irréductible ou hasard. De même, la trappe de la souris de Behe n’est pas d’une complexité irreductible ou aléatoire.

Le même code génétique, le même ADN, les mêmes acides aminés et le message génétique qui unit tous les organismes, peu importe leur morphologie, prouve que la théorie de l’évolution est aussi bien établie que n’importe quelle science. Il y a sans aucun doute la Scala naturae d’Aristote (Lovejoy 1936) qui relie tous les êtres vivants. Comment cela s’est produit doit être appris par la mesure, le calcul et le soupèsement comme Socrate nous l’a enseigné.
Le fait qu’il y ait de nombreuses choses inconnues à la connaissance humaine et à son raisonnement, même en mathématique, ne signifie pas qu’il existe obligatoirement un Designer Intelligent.


Source : Information Theory, Evolution, and the Origin of Life, by Hubert P. Yockey, 2005. p. 182 & Blog of Hubert Yockey (http://www.hubertpyockey.com/hpyblog/about/)
6 6 Et si bien que les chances soient infimes des protéines et des molécules d'ARN étaient apparues par hasard en même temps au même endroit? Quelle probabilité y aurait-il pour qu'elles s'associent et constituent une forme de vie autoreproductrice et autonome? "La probabilité pour que cela se produise fortuitement (dans un mélange de protéines et d'ARN pris au hasard) parait infinitésimale a déclaré Carol Cleland, membre de l'institut d'astrobiologie de la NASA. Pourtant, la plupart des chercheurs semble supposer que, s'ils arrivaient à comprendre la production indépendante de protéines et d'ARN dans des conditions naturelles primordiales, la question de la coordination se réglerait d'elle-même". Au sujet des théories actuelles sur l'apparition accidentelle des molécules du vivant, elle reconnait : “ Aucune d'elles ne nous a fourni une explication pleinement satisfaisante sur la manière dont cela s'est passé".

Source :NASA's Astrobiology Magazine, "Life's Working Definition-Does it Work?"(http://www.nasa.gov/vision/universe/starsgalaxies/life%27s_working_definitino.html) consulté le 17/03/2009
Contactée par émail le 12 juin 2010 pour une vidéo analysant la brochure L'Origine de la Vie, Professeure Carol Cleland a déclaré
Je n'ai jamais dit ça. Il est évident que les scientifiques savent combien d'éléments fondamentaux au développement de la vie peuvent apparaitre de manière naturelle

En effet, la citation est tronquée. La source est très claire. Carol Cleland dit que
les probabilités que les protéines s'associent à ARN par le moyen d'un code génétique en un système de molécules catalytiques auto-répliquant sont astronomiquement basses.

Elle ajoute à propos de sa citation dans la brochure
Mes travaux ont déjà été utilisé par ces gens et cela m'agace profondément car ils l'utilisent afin de défendre des points de vue que je rejette...C'est profondément malhonnête de la part de théistes de tordre délibérément les propos des savants pour leur propre intérêt. Je rappelle que c'est un péché.

Source : L'article de la NASA, les commentaires sont disponibles sur JW Forum,les emails sont disponibles en contactant l'utilisateur CircuitOverseer sur YouTube.
12 13 Le microbiologiste Radu Popa n'accepte pas le récit biblique de la création. Pourtant, en 2004, il a demandé : " Comment la nature peut-elle produire la vie alors que nous avons échoué dans des conditions expérimentales contrôlées?" II a également déclaré : " La complexité des mécanismes requis pour qu'une cellule vivante fonctionne est si grande qu'une émergence simultanée et fortuite paraît impossible."
Qu'en pensez-vous ? La théorie de l'évolution essaie d'expliquer l'origine de la vie sur Terre en écartant la nécessité d'une intervention divine. Cependant, plus les scientifiques en découvrent sur la vie, moins il semble qu'elle ait pu apparaître par hasard. Pour échapper à ce casse-tête, des évolutionnistes aimeraient faire un distinguo entre la théorie de l'évolution et la question de l'origine de la vie. Trouvez-vous cela logique ?

Source : Between Necessity and Probability: Searching for the Definition and Origin of Life, by Radu Popa. 2004, p, 129.
La citation complète donne :
La complexité des mécanismes requis pour qu'une cellule vivante fonctionne est si grande qu'une émergence simultanée et fortuite paraît impossible. Maintenant, la plupart des scientifiques croient que la vie est apparue à la suite d’un nombre d’étapes constituées de petites probabilités. Au lieu d’être un évènement issu d’un énorme hasard, la vie peut être une accumulation d’une série d’évènements apparu à différents moment de l’histoire de la vie.


Source : Between Necessity and Probability: Searching for the Definition and Origin of Life, by Radu Popa. 2004, p, 129
21 26 Des érudits sont convaincus que les faits prouvent le contraire. Par exemple, pour le biologiste Francis Crick, codécouvreur de la structure en double hélice de l'ADN, cette molécule est bien trop organisée pour être apparue fortuitement. Il a avancé l'hypothèse que des extraterrestres intelligents ont dû envoyer de l'ADN sur Terre pour que la vie y naisse

Source : The Search for Extraterrestrial Intelligence— A Philosophical Inquiry by David Lamb, 2001, p. 83
La citation est exacte mais cette opinion de Francis Crick est révolue. Le livre de David Lamb cite un livre de Crick publié en 1981 [1]. Francis Crick est revenu en personne sur ses propos, en 1993, suite aux nouvelles lumières et progrès de la science sur l’origine de la vie .
Comment avions-nous clairement anticipé les découvertes expérimentales passionnantes qui eurent lieu au cours de la dernière décennie ? Nous sommes obligés de le confesser que nous n’avions anticipé du tout (...). La leçon est claire désormais: la spéculation est jouissive, mais même les hypothèses les plus correctes sans expérimentations suivies n’auront pas grand effet sur le développement de la biologie. “

Source : Orgel and Crick. Anticipating the RNA world. some past speculations on the origin of life: where are they today? FASEB Journal, 7(1):238–239, 1993.[2]

Donc le livre de David Lamb occulte la pensée réelle de Francis Crick en 2001 et la brochure en fait de même. Est-ce honnête ?
22 29 Récemment, des scientifiques ont pu comparer les codes génétiques de dizaines d'organismes unicellulaires, ainsi que ceux de végétaux et d'animaux. Ils espéraient que ces comparaisons confirmeraient la ramification de 1'" arbre de la vie " proposé par Darwin. Toutefois, cela n'a pas été le cas.

À quoi leurs recherches ont-elles abouti ? En 1999, le biologiste évolutionniste Malcolm Gordon a écrit : " La vie semble avoir eu diverses origines. La base de l'arbre universel de la vie ne semble pas avoir une racine unique. " Les faits attestent-ils que toutes les branches biologiques principales sont reliées à un même tronc, comme Darwin le croyait ? M. Gordon ajoute : " La version traditionnelle de la théorie d'une ascendance commune ne s'applique apparemment pas aux règnes tels qu'on les définit aujourd'hui. Elle ne s'applique probablement qu'à peu de phylums*, si ce n'est à aucun, voire qu'à très peu de classes à l'intérieur des phylums"

Source : Biology and Philosophy. "The Concept of Monophyly; A Speculative Essay," by Malcolm S. Gordon. 1999, p, 335
La Watchtower recycle exactement la même citation de M. Gordon ,prise hors contexte, par les avocats du Dessein Intelligent , Jonathan Wells & Jody. F.Sjogren, dans leur livre Icons of evolution: science or myth? : why much of what we teach about evolution is wrong, page 57. [3]


Dr Gorden a raison quand il explique que l’arbre de la vie (phylogénie) peut avoir plusieurs racines et pas forcément un seul point de départ. Les anciens organismes monocellulaires ont échangé les informations génétiques via un process appelé “transfert horizontal du gène”. Les caractères évolués et les mécanismes ont pu être échangé ça et là en produisant de nouveaux types de vie radicalement nouveaux. Cet environnement chaotique n’est pas envisageable dans un arbre simple. A la place, un arbre modifié devrait montré des branches se coupant brusquement, se courbant et se raccrochant d’étranges façons. Ce phénomène était inconnu pour Darwin, donc sa conception simpliste de la phylogénie a du être réajusté. Cela n’est pas vraiment surprenant, vu que Darwin vécu il y a 150 ans. La biologie moderne doit ses fondations à Darwin, mais dans un sens, l’évolution n’est plus réellement la théorie de Darwin. Ses piliers restent toutefois, mais ils ont été complètement améliorés et complétés. La science n’est pas un assemblement de vérités dogmatiques faites par des saints intouchables. Cela n’a pas d’importance que Darwin ait eu tort sur certains points, car la science n’est pas reliée à un individu en particulier.
Les autres citations du Dr Gordon se doivent d’être placées dans le contexte en notant que le titre de son livre est “Le concept de la monophyly : un essai spéculatif”.Cette publication est un travail spéculatif abordant des concepts émergents dans le monde très particuliers de la classification biologique : la cladistique. Les commentaires impliquant la réalité des catégories comme le règne ou les embranchements (phyla) sont intimement reliés aux recherches de l’histoire ancienne des organismes monocellulaires. Ce travail ne remet pas en question que les espèces modernes sont reliées par des ancêtres communs.
Source : Biology and Philosophy. "The Concept of Monophyly; A Speculative Essay," by Malcolm S. Gordon. 1999, p, 335 [4]

Contacté par email le 26/08/2010, le professeur Gordon m'a répondu ceci par rapport a ses citations dans la brochure:

(...) Les citations ne sont pas très exactes, mais elles sont proches. Elles sont toutefois citées hors contexte. Qui que ce soit qui a écrit cette brochure, il n'est surement pas un scientifique et n'a sûrement pas une comprehension éclairées des méthodes et des principes scientifiques 4) Les vues créationnistes et celles du Dessein Intelligent sont religieuses et théologiques, pas scientifiques. Je ne les partage pas.
23 30, 31 Des recherches récentes continuent de contredire la théorie darwinienne d'une ascendance commune. C'est ainsi qu'en 2009 un article de New Scientist citait cette déclaration de l'évolutionniste Éric Bapteste, biologiste à l'université Pierre et Marie Curie de Paris : " Nous n'avons absolument aucune preuve que l'arbre de la vie soit une réalité. " Le même article reprenait les propos de Michael Rose, autre biologiste évolutionniste : " L'arbre de la vie est poliment enterré, nous le savons tous. Ce qui est moins accepté, c'est qu'il est nécessaire de changer toute notre conception fondamentale de la biologie".

Source : New Scientist. "Uprooting Darwin's Tree." by Graham Lawton, January 24, 2009, p. 34.37.39
Rather than explaining what the connection is between these quotes and common descent or, more importantly, how these quotes relate back to the central claim of the whole article itself, which is that there are "fixed barriers separating the different kinds" (p.22), the article goes directly into the next subheading, leaving the reader to make the connection on his or her own, in all likelihood presuming that these quoted scientists (Bapteste and Rose) are disputing common descent in toto. However, a review of the New Scientist article from which these quotes are taken quickly reveals that they are speaking of gene swapping among unicellular organisms--bacteria and viruses. "As early as 1993, some were proposing that for bacteria and archaea, the tree of life was more like a web," the original New Scientist article states. "By sheer weight of numbers almost all the living things on Earth are microbes. It would be perverse to claim that the evolution of life on Earth resembles a tree just because multicellular life evolved that way." (emphasis added).

Source : New Scientist. "Uprooting Darwin's Tree." by Graham Lawton, January 24, 2009, p. 34.37.39
23 32 QUE RÉVÈLENT LES FOSSILES ?

De nombreux scientifiques font appel aux fossiles pour asseoir l'idée que tou¬tes les formes de vie ont une origine commune. Ils soutiennent par exemple que les fossiles attestent la transformation des poissons en amphibiens et des reptiles en mammifères. Mais qu'indiquent réelle¬ment les archives fossiles ?
David Raup, paléontologue évolutionniste, explique : " Au lieu de constater un développement graduel de la vie, les géologues du temps de Darwin et les géologues actuels ont en fait trouvé des témoignages extrêmement irréguliers et discontinus ; autrement dit, des espèces apparaissent soudainement dans la chaîne évolutive, changent peu ou pas du tout au cours de leur existence dans la chaîne, puis en disparaissent subitement. "

Source : Field Museum of Natural History Bulletin, "Conflicts Between Darwin and Paleontology," by David M, Raup, January 1979, p. 23

What an old quote of 1979 and the brochure was published in 2010 so 31 years after they use again a misquote written in their book Life--How Did It Get Here?,published in 1985.
On the previous page Raup writes:
We must distinguish between the fact of evolution -- defined as change in organisms over time -- and the explanation of this change. Darwin's contribution, through his theory of natural selection, was to suggest how the evolutionary change took place. The evidence we find in the geologic record is not nearly as compatible with darwinian natural selection as we would like it to be.
Note that Raup believes that evolution has occurred; he calls evolution a "fact". And on page 25 he writes:
What appeared to be a nice progression when relatively few data were available now appears to be much more complex and much less gradualistic. So Darwin's problem has not been alleviated in the last 120 years and we still have a record which does show change but one which can hardly be look upon as the most reasonable consequence of natural selection. (Emphasis in original)
And later on the same page:
So natural selection as a process is okay. We are also pretty sure that it goes on in nature although good examples are surprisingly rare.
It should be obvious by now that what Raup is arguing against is not evolution, but gradual evolution in all cases.

Source : Field Museum of Natural History Bulletin, "Conflicts Between Darwin and Paleontology," by David M, Raup, January 1979, p. 22-25 & The Quote Mine Project Or, Lies, Damned Lies and Quote Mines - "Sudden Appearance and Stasis" by the talk.origins newsgroup & On a Common Creationist Quotation of Dr. David M. Raup
24 33 Ce jaillissement de vie incite certains cher¬cheurs évolutionnistes à remettre en question la version traditionnelle de la théorie de Darwin. Par exemple, en 2008, lorsqu'il a été interviewé sur le besoin d'élaborer une nouvelle théorie de l'évolu¬tion prenant en compte l'apparition soudaine de nouvelles formes de vie, le biologiste évolution-niste Stuart Newman a déclaré : " Le mécanisme darwinien utilisé pour expliquer tous les changements évolutifs va, je le crois, être déclassé pour ne devenir qu'un mécanisme parmi d'autres. Et il ne sera peut-être même pas le plus important pour ce qui est de comprendre la macroévolution, l'évolution des transitions majeures entre les types d'organismes. "



Source : Archaeology, "The Origin of Form Was Abrupt Not Gradual," by Suzan Mazur. October 11. 2008 - Interview on http://www.archaeology.org/online/interviews/newman.html

The quote appears in the end of the interview:
Question : How much will the scientific establishment now have to reorient in light of the momentum of the Extended Synthesis? Will Darwin go the way of Freud? And will the Extended Synthesis require an extensive rewriting of textbooks?
I believe that the field eventually will have to reorient. I don't by any means think the science that's been done under the Darwinian paradigm will disappear or will be seen to be entirely invalid. (emphasis added) But the Darwinian mechanism that's used to explain all evolutionary change will be relegated, I believe, to being just one of the several mechanisms - maybe not even the most important when it comes to understanding macroevolution, the evolution of major transitions in body type.

Of course, no biologist accepts “traditional” evolutionary theory as described 150 years ago. Darwin lacked much of the fossil evidence that exists now, and had no knowledge of genetics, much less the sophisticated genetic tools of the 21st century. New evidence necessitates improved theories. Emerging research suggests that other genetic phenomena that would have been unimaginable to Darwin are important for shaping species. When Dr. Newman refers to the “Darwinian mechanism”, he is referring specifically to natural selection. Other mechanisms like gene flow, genetic drift, and recombination can also lead to biological change. No biologist would be surprised to hear the evolution is not restricted only to natural selection.

Source : Archaeology, "The Origin of Form Was Abrupt Not Gradual," by Suzan Mazur. October 11. 2008 - Interview on http://www.archaeology.org/online/interviews/newman.html

24, 25 34 Un autre problème plus sérieux est le manque de preuves que ces animaux ont un lien entre eux. Selon les chercheurs, des millions d'années séparent souvent les spécimens de la chaine. Au sujet de ces périodes de temps, le zoologiste Henry Gee explique: Les intervalles entre les fossiles sont si immenses que nous ne pouvons être catégoriques à propos de leurs éventuels rapport d'ascendance ou d'origine. - Source : In Search of Deep Time - Beyond the fossil record to a New History of Life. p.22

Aligner les fossiles et prétendre qu'ils représentent une lignée n'est pas une hypothèse scientifique testable, mais une assertion de même valeur qu'une histoire pour endormir les enfants - amusante, voir instructive, mais pas scientifique. - Source : In Search of Deep Time - Beyond the fossil record to a New History of Life. p.116 et 117.

Les créationnistes qui citent malhonnêtement Henry Gee (et donc la Watchtower dans la présente brochure) ne cherchent, bien entendu, pas à mettre fin à la dite confusion mais au contraire à exploiter celle-ci pour affirmer que les fossiles n'amènent aucune démonstration en matière d'Évolution car ne constituant généralement pas des suites d'ancêtres à descendants! Ce qui est faux Henry Gee avait d'ailleurs répondu aux détournements auxquels les créationnistes s'adonnent avec ces écrits. Il a d'ailleurs fait une mise au point sur la confusion mentionnée précédemment:
Qu'il soit impossible de retracer le cheminement direct des lignées de l'ascendance et la descendance de fossiles devrait être une évidence même. Les Ancêtres ont du exister, bien sûr, - mais on ne peut jamais attribuer une ascendance à un fossile que nous pourrions trouver. Essayez cette expérience de pensée - disons que vous trouver le fossile d'un hominidé, un ancien membre de la famille humaine. Vous pouvez reconnaître les différents attributs qui montrent qu’il y a des liens de parenté avec l'humanité moderne, mais vous ne savez jamais si ce fossile représente votre ancêtre en ligne directe – même si cela était effectivement le cas. La raison en est que les fossiles ne sont jamais enterrés avec leurs certificats de naissance. Encore une fois, cette logique est une contrainte qui doit s'appliquer même si l'évolution était vrai – ce qui ne fait pas de doute, parce que si nous n'avions pas d’ancêtres, alors nous ne serions pas ici. Cela ne signifie pas non plus que des fossiles présentant des structures de transition n'existent pas, ni même qu'il est impossible de reconstituer ce qui s'est passé dans l'évolution.
Malheureusement, beaucoup de paléontologues estiment que des lignées ancêtre/descendant, peuvent être tracé à partir de fossiles, et mon livre est destiné à réfuter ce point de vue. Cependant, ce désaccord n'est guère la preuve d'une grande dissimulation scientifique – les fondamentalistes religieux tels que les IDers – qui sont coincés dans le dogme étroit de leur concept - ne parviennent pas à comprendre que le désaccord scientifique est une marque de santé plutôt que de pourriture. Pourtant, le point soulevé par IN SEARCH OF DEEP TIME, ironiquement, est que l'ancienne tradition de la biologie de l'évolution – la méthode consistant à devoir raconter une histoire, et donc être plus attrayant pour les journalistes et les réalisateurs de documentaires - est non scientifique.
Henry Gee

Le Discovery Institute avait déjà cité plusieurs fois hors-contexte le livre d'Henry Gee. Furieux, l'auteur avait fait plusieurs mises au point (dès 2001) dont une sur son blog où il disait:"Les créationnistes doivent être damnés, damnés, damnés et encore damnés". 9 ans plus tard, la Watchtower réutilise cette citation tronquée faite par Jonathan Wells du Discovery Institute en occultant les avertissements de l'auteur. Il ajoute même dans cet article :
4. Je suis une personne religieuse et je crois en Dieu. Je trouve l'athéisme militant de certains biologistes darwiniens puéril, déraisonnable et surtout non scientifique - la foi ne devrait pas être soumise à l'analyse scientifique. Mais le contraire est aussi vrai - la science ne devrait pas devoir être validée par le dogme étroit de foi. À ce titre, je considère les opinions du Discovery Institut comme régressives, répressives, semant la discorde, sectaire et sans aucun doute comme non représentative des opinions des croyants. De plus, l'utilisation par les creationnistes de citations sélectives, faites sans autorisation, peut-être avec l'intention d'induire le public en erreur, sape leur position de gardiens autoproclamés des valeurs publiques et morales.
24, 25 35 M. Gordon a remarqué que les fossiles de poissons et d'amphibiens constituent seulement un petit " échantillon, vraisemblablement peu représentatif, de la biodiversité qui existait dans ces groupes à l'époque ". Il ajoute : " Il n'existe aucun moyen de savoir dans quelle mesure, si tant est qu'il y en ait une, ces organismes particuliers étaient importants pour les développements futurs, ou quelles étaient leurs relations entre eux. "

Source : Biology and Philosophy. "The Concept of Monophyly; A Speculative Essay," by Malcolm S. Gordon. 1999, p, 340
The quote can be find on a website for Literature Survey on Origins & Design .Here the full quote in context
Comparable problems exist with respect to the molecular biological evidence. The living lungfishes and the coelacanth represent tiny, randomly selected remnants of ancient groups that were numerous, varied, and widely distributed in the Devonian. One can only wonder at how accurate, or even relevant, the relationships that we estimate to exist between these organisms today may be with respect to the actual phylogenetic relationships of their basal groups.
The known fossil record of late Devonian basal fishes and tetrapods (emphasis added), while significantly augmented in recent times, remains limited and partial. It is also the case that, while a few forms are now represented by wellpreserved, near complete remains (notably Eusthenopteron, Panderichthys and Acanthostega), many of the fossils are literally fragments. The animals found represent only a small, stochastically selected, possibly quite unrepresentative, sample of the biodiversity that existed in these groups at those times. There is no way of knowing to what extent, if at all, those specific organisms were relevant to later developments, or what their relationships might have been to each other. They may all have been parts of lineages that died out making no contributions to the overall flow of vertebrate evolution. Using these specific animals as models is a problematic basis for generalizations about how and when tetrapods might have arisen, what they might have been like, where they might have lived, etc,"

As you can see, Professor Malcolm S.Gordon is speaking about the late Denovian extinction period, which was one of five major extinction events in the history of the Earth's biota. That's why we don't have a big huge fossil record. So it's not a big surprise and doesn't rebute evolution.
See the view by the NSCE about this so called dissident view Malcolm Gordon disbelieves universal common ancestry, and another scientist, Michael Behe, accepts it
Source : Biology and Philosophy. "The Concept of Monophyly; A Speculative Essay," by Malcolm S. Gordon. 1999, p, 340-341 [5]
27 38 Au début du XXe siècle, tous les fossiles utilisés pour appuyer la théorie selon laquelle les humains et les singes auraient évolué à partir d'un ancêtre commun tenaient sur une table de billard. Depuis, leur nombre a augmenté. A présent, on dit qu'ils rempliraient un wagon de marchandises." Source citée : The Human Lineage by Malt Cartmill and Fred H. Smith. 2009 Préface p.11 La brochure L'Origine de la Vie (2010) ne cite pas correctement la source :
Un canard créationniste répète souvent et insiste sur le fait que tous les fossiles humains connus pourraient tenir sur une table de billard. Ce fut probablement vrai à la fin du XIXe siècle, mais ce n'est plus vrai depuis une centaine d'années. Il y a des milliers de fossiles humains connus qui représentent les restes de centaines d'individus différents. Ils sont plus nombreux et mieux étudiés que tous les fossiles des autres groupes vertébrés, parce-que l'immense intérêt des gens pour les os de leurs ancêtres leur ont demandé plus d'effort pour les collecter et les étudiés que des fossiles de chevaux ou des harengs. Ayant vu la plupart des collections majeurs de fossiles humains dans les musées à travers le monde, nous pouvons assurer à nos lecteurs que ces collections ne pourraient plus tenir sur une table de billard. Ce serait difficile de tous les bourrer dans un wagon.
- Traduction de la source donnée ici


27 39 Toutefois, ce sont en grande partie des os et des dents isolés. Les crânes entiers, sans parler des squelettes complets, sont rares.

Source : Fossils, Teeth and Sex-New Perspectives on Human Evolution, by Charles F. Oxnard. 1987. Preface, pp. xi, xii.
What this book further attempts to do, bearing in mind that results from studies of small numbers of post-cranial fossils have not been overly persuasive within the profession, is to carry out these studies using large samples. This means that we can better know populations through averages and variations, and be less dependent upon the vagaries of single, possibly far from average, specimens. Such studies have to be based upon teeth, because these are the only anatomical parts that are available in such large samples. Using teeth means we lose the functional inferences that can be readily derived from post-cranial bones. But we gain from the marked improvements in the sample sizes.

Source : Fossils, Teeth and Sex-New Perspectives on Human Evolution, by Charles F. Oxnard. 1987. Preface, pp. xi, xii.
27 40 Question : L'augmentation du nombre des fossiles attribués à l'" arbre généalogique " humain a-t-elle permis aux spécialistes de l'évolution de régler la question de savoir quand et comment les humains ont évolué à partir d'êtres simiesques ?
Réponse : Non, bien au contraire. Au sujet de la façon de classifier ces fossiles, Robin Derricourt, de l'université de Nouvelle-Galles du Sud (Australie), a écrit en 2009 : " Peut-être que le seul consensus actuel est qu'il n'y a pas de consensus."

Source : Critique of Anthropology, Volume 29(2). Patenting Hominins -Taxonomies,Fossils and Egos, by Robin Derricourt, 2009, pp. 195-196, 198
At any point in time, the number of hominin genera and species recognized by the majority of specialists will be limited, reflecting the merging into a single category of specimens previously categorized as separate. But in turn new claims for taxonomic uniqueness keep the pool large, until affected by their own cycle of merger. Figure 1 is indicative of the addition of new taxa to the hominins; while most of these have subsequently been subsumed and disappeared from the literature, the chart shows that the pattern of new names for new finds show no signs of introduction of new genera has declined since 1970. There has been a substantial number of different classificatory schemes, both from those associated with the newer discoveries and from those standing to one side of these. Perhaps the only consensus now is that there is no consensus.

Both 'splitters' - those who favour multiple species and genera - and 'lumpers' - those who prefer a classificatory and phylogenetic scheme with fewer taxons - vary in the criteria they consider essential to their classificatory scheme.

Source : Critique of Anthropology, Volume 29(2). Patenting Hominins - Taxonomies, Fossils and Egos, by Robin Derricourt, 2009, pp. 195-196, 198

27 41 En 2007, dans la revue scientifique Nature, les découvreurs d'un autre prétendu chaînon de l'arbre évolutif expliquaient qu'on ne sait ni quand ni comment la lignée humaine est sortie de celle des singes.

Source :Nature, "A New Species of Great Ape From the Late Miocene Epoch in Ethiopia." by Gen Suwa, Reiko T. Kono, Shigehiro Kaioh. Berhane Asfaw and Yonas Beyene, August 23. 2007. p. 921
With the discovery of Ardipithecus, Orrorin and Sahelanthropus, our knowledge of hominid evolution before the emergence of Pliocene species of Australopithecus has significantly increased, extending the hominid fossil record back to at least 6 million years (Myr) ago. However, because of the dearth of fossil hominoid remains in sub-Saharan Africa spanning the period 12-7 Myr ago, nothing is known of the actual timing and mode of divergence of the African ape and hominid lineages. Most genomic-based studies suggest a late divergence date-5-6 Myr ago and 6-8 Myr ago for the human-chimp and human-gorilla splits, respectively-and some palaeontological and molecular analyses hypothesize a Eurasian origin of the African ape and hominid clade. We report here the discovery and recognition of a new species of great ape, Chororapithecus abyssinicus, from the 10-10.5-Myr-old deposits of the Chorora Formation at the southern margin of the Afar rift. To the best of our knowledge, these are the first fossils of a large-bodied Miocene ape from the African continent north of Kenya. They exhibit a gorilla-sized dentition that combines distinct shearing crests with thick enamel on its 'functional' side cusps. Visualization of the enamel-dentine junction by micro-computed tomography reveals shearing crest features that partly resemble the modern gorilla condition. These features represent genetically based structural modifications probably associated with an initial adaptation to a comparatively fibrous diet. The relatively flat cuspal enamel-dentine junction and thick enamel, however, suggest a concurrent adaptation to hard and/or abrasive food items. The combined evidence suggests that Chororapithecus may be a basal member of the gorilla clade, and that the latter exhibited some amount of adaptive and phyletic diversity at around 10-11 Myr ago.

Source : Nature, "A New Species of Great Ape From the Late Miocene Epoch in Ethiopia." by Gen Suwa, Rciko T. Kono, Shigehiro Kaioh. Berhane Asfaw
27 42 Gyula Gyenis, chercheur à l'unité d'anthropologie biologique de l'université Eötvös Lorand (Hongrie), a écrit en 2002 : " La classification et la place dans révolution des fossiles d'hominidés* sont constamment débattues. " Il a aussi déclaré que jusqu'à présent les archives fossiles ne permettent pas de déterminer plus exactement quand, où et comment les humains ont évolué à partir d'êtres simiesques
* Le terme " hominidés " qualifie ce qui, d'après les chercheurs évolutionnistes, constitue l'espèce humaine et les espèces préhistoriques humanoïdes.

Source : Acta Biologica Szegediensis, Volume 46(I-2), "New Findings -New Problems in Classification or Hominids." by Gyula Gyenis, 2002. pp. 57, 59.
One of the main reasons of the different interpretations of the evolutionary way of the hominids is that the classification and the evolutionary place of hominid fossils has been under constant debate. It is caused partly because hominid fossils are not plentiful - inspite of the growing number of the fossils - and perhaps partly because there are a number of rival discovery teams, and the importance of a new hominid fossil discovery is enhanced if the discovery apparently requires new classifications and/or new interpretations.

Source :Acta Biologica Szegediensis, Volume 46(I-2), "New Findings -New Problems in Classification or Hominids." by Gyula Gyenis, 2002. pp. 57, 59.
27 43, 44, 45 DÉCOUVERTES DE "CHAÎNONS MANQUANTS" Fait: Lorsqu'on suppose avoir trouvé un " chaînon manquant ", les médias le crient souvent sur les toits. Par exemple, en 2009, un fossile surnommé Ida a été accueilli avec ce qu'une revue a appelé " un battage médiatique digne d'une pop-star". C'est ainsi qu'on lisait ce gros titre dans un quotidien britannique : " Le fossile Ida : la découverte extraordinaire d'un ' chaînon manquant 'dans l'évolution humaine". Cependant, seulement quelques jours plus tard, un hebdomadaire scientifique lui aussi britannique reconnaissait : " Ida n'est pas un ' chaînon manquant ' dans l'évolution humaine"

Source : New Scientist, "A Fine Fossil—But a Missing Link She's Not," by Chris Bead, May 30, 2009, p. 18,19
UNBRIDLED hoopla attended the unveiling of a 47-millionyear-old fossil primate at the American Museum of Natural History in New York on 19 May. The popular press immediately hailed the specimen as a "missing link" in human evolution. Some called it the "eighth wonder of the world". Google even incorporated an image of the fossil into its celebrated logo. Now that the first proper description of the fossil, nicknamed Ida, has been published, the task of separating the scientific significance of the fossil from the mass of public relations hype can begin. Ida is the first known member of a new genus and species (Darwinius massillae) belonging to an extinct group of early primates called the adapiforms, whose overall proportions and anatomy resemble those of a lemur. What does this tell us about her place on the family tree of humans and other primates? The fact that Ida retains features found in all early primates indicates that she belongs somewhere closer to the base of the tree than living lemurs do. But this does not necessarily make Ida a close relative of the anthropoids - the group of primates that includes monkeys, apes, you and me. To be connected in this way, Ida would have to have anthropoid-like features that evolved after anthropoids split away from lemurs and other early primates. Here she fails miserably: Ida is not a "missing link" in human evolution. She is, nevertheless, a remarkably complete specimen that promises to teach us a great deal about the biology of some of the earliest and least human-like of known primates. For this, we can celebrate her discovery as a real, if incremental advance. If Ida herself offers only limited extra insight into primate evolution, the PR campaign which greeted her raises the marketing of science to unprecedented heights. As a practising scientist, I applaud fellow scientists' efforts to promote their findings to a wide audience. But there remains an important difference between the type of publicity that scientists work towards and that which rock stars, sports personalities and politicians seek.

The currency that we trade in is rooted in data and objectivity. If we ever allow marketers and publicists to divorce us from that simple standard, we will quickly find our work being evaluated on the same basis as the advertising campaign for the next world tour of the Rolling Stones. Shall we all begin tuning our guitars?

Source :New Scientist, "A Fine Fossil—But a Missing Link She's Not," by Chris Bead, May 30, 2009, p. 18,19.
Check the whole article of the Guardian quoted

28 46 Question : Pourquoi chaque trouvaille d'un " chaînon manquant " retient-elle largement l'attention des médias, alors que son retrait de l' " arbre gé¬néalogique " est à peine mentionné?
Réponse : Robin Derricourt explique : " Le directeur d'une équipe de recherche devra peut-être exagérer le caractère exceptionnel et sensationnel d'une ' découverte ' afin d'attirer des fonds autres que ceux des sources universitaires conventionnelles. [Les chercheurs] y seront certainement encouragés par la presse et les médias électroniques, qui sont à l'affût d'histoires à sensation

Source : Critique of Anthropology, Volume 29(2). p. 202.
"With limited data it is difficult to assess accurately the survival rate of different late Pliocene and Pleistocene fossil hominins. With such data it is easier to study the survival rate of newly patented species in the literature. The recovery of fossil hominin skeletal material operates, and has always operated, in a contemporary framework: that of physical access, national priorities, research funding and individual research passions. The interpretation of these finds, and in particular their initial naming, so frequently claiming uniqueness, emphasizes the subjectivity of these frameworks. The leader of a research team may need to over-emphasize the uniqueness and drama of a 'discovery' in order to attract research funding from outside the conventional academic sources, and they will certainly be encouraged in this by the print and electronic media, looking for a dramatic story."

Source : Critique of Anthropology, Volume 29(2). p. 202.
28 47 Question: Les scientifiques peuvent-ils reconstituer de telles caractéristiques de façon fiable sur la base de restes fossiles ?
Réponse: Non. Voici ce qu'a écrit en 2003 Cari Stephan, expert en médecine légale à l'unité d'anatomie de l'université d'Adélaïde (Australie) : " Les visages des premiers ancêtres des humains ne peuvent être objective-ment reconstitués ou analysés. " D'après lui, les tentatives prenant pour modèles les singes actuels " ont des chances d'être pleines d'à priori, totalement inexactes et non valables ". Sa conclusion ? " Toute ' reconstitution ' faciale d'un hominidé primitif est susceptible d'être trompeuse".



Source : Science and Justice. Vol. 43. No. 4. (2003) section. Forensic Anthropology. "Anthropological Facial 'Reconstruction'-Recognizing the Fallacies, 'Unembracing' the Errors, and Realizing Method Limits," by C. N. Stcphan, p. 195.

Context of Reference n°47:

Depending on the reconstruction technique (Russian, British or American) there may be slight variation in the size of the nose and/or mouth. Mouth size for example can differ up to 1 cm.

Source : Science and Justice. Vol. 43. No. 4. (2003) section. Forensic Anthropology. "Anthropological Facial 'Reconstruction'-Recognizing the Fallacies, 'Unembracing' the Errors, and Realizing Method Limits," by C. N. Stcphan, p. 195.

28 48 Question: La taille du cerveau est-elle un critère fiable d'intelligence ?
Réponse: Non. Des chercheurs qui définissaient quelles espèces disparues étaient les plus proches de l'homme en fonction de la taille du cerveau ont admis que, ce faisant, ils "avaient souvent l'impression d'être sur un terrain glissant "



Source : The Human Fossil Record—Volume Fltree, by Ralph L. Holloway. Douglas C. Broadfield. and Michael S. Yuan. 2004, Preface xvi,

Here is a foreword in a book simply explaining a number of educated assumptions. "We use these (Brain size) to offer speculations about the interrelatedness and evolution through time, and even here we often feel on shaky ground".

Source : The Human Fossil Record—Volume Fltree, by Ralph L. Holloway. Douglas C. Broadfield. and Michael S. Yuan. 2004, Preface xvi,
28 49  ? Une déclaration parue en 2008 dans la revue Scientific American Mind l'indique : " Les scientifiques n'ont pas réussi à trouver une corrélation entre la taille absolue ou relative du cerveau et l'acumen [perspicacité] des humains ou d'autres espèces animales. Ils ne sont pas non plus arrivés à établir un parallèle entre l'intelligence et la taille ou l'existence de régions pré¬cises du cerveau, excepté peut-être pour l'aire de Broca, qui commande le langage chez les humains. "



Source : Scientific American Mind, "Intelligence Evolved." by Ursula Dicke and Gerhard Roth, August/Sept ember 2008. p. 72.

Full quote is
Accordingly, the human brain contains no highly conspicuous characteristics that might account for the species’ cleverness. For instance, scientists have failed to find a correlation between absolute or relative brain size and acumen among humans and other animal species. Neither have they been able to discern a parallel between wits and the size or existence of specific regions of the brain, excepting perhaps Broca’s area, which governs speech in people. The lack of an obvious structural correlate to human intellect jibes with the idea that our intelligence may not be wholly unique: studies are revealing that chimps, among various other species, possess a diversity of humanlike social and cognitive skills.
Nevertheless, researchers have found some microscopic clues to humanity’s aptitude. We have more neurons in our brain’s cerebral cortex (its outermost layer) than other mammals do. The insulation around nerves in the human brain is also thicker than that of other species, enabling the nerves to conduct signals more rapidly. Such biological subtleties, along with behavioral ones, suggest that human intelligence is best likened to an upgrade of the cognitive capacities of nonhuman primates rather than an exceptionally advanced form of cognition."
Why have we failed to find this correlation?
Because anatomically, the human brain is very similar to that of other primates because humans and chimpanzees share an ancestor, that walked the earth less than 7 million years ago. - page 71"


Source : Scientific American Mind, "Intelligence Evolved." by Ursula Dicke and Gerhard Roth, August/Sept ember 2008. p.71 & 72.
28 50 Et que penser des fossiles néandertaliens, souvent avancés comme preuves de l'existence d'un type d'hommes-singes ? Les chercheurs commencent à modifier leur façon de les considérer. En 2009, Milford Wolpoff a écrit dans une revue d'anthropologie que " les Néandertaliens constituaient peut-être une race humaine à part entière".



Source : American Journal of Physical Anthropology, "How Neandertals Inform Human Variation." by Milford H. Wolpoff. 2009, p. 91.

"Since their first discovery, Neandertals have served as an out-group for interpreting human variation. Their out-group role has changed over the years because in spite of the fact that Neandertals are the most abundant of all fossil remains (or perhaps because of this) their interpretation is the most controversial of all human fossils. Many believe them to be a different, albeit human-like species, but recent genetic evidence supports anatomical interpretations indicating that interbreeding with other humans was an important aspect of human evolution. The combination of anatomical difference and restricted gene flow between populations suggests the possibility that Neanderthals may have been a true human race."

Source : American Journal of Physical Anthropology, "How Neandertals Inform Human Variation." by Milford H. Wolpoff. 2009, p. 91.
29 51
Scalanatura.jpg
Neanderthal.jpg
De telles images sont basées sur des a priori et des suppositions de chercheurs et d'artistes, pas sur des faits



Source : Conceptual Issues in Human Modern Origins Research, Editeurs G. A. Clark and C M. Willermel. 1997. pp. 5. 60.

"Nous voyons nos peintures uniquement comme les illustrations auxiliaires de ce que nous défendons par des mots...Les iconographies populaires de l'évolution sont souvent orientées, parfois de manière schématique, sinon subtilement dans la perspective d'un homme inévitable et supérieur. Cette version parfaite, la lignée de l'être humain ou l'échelle linéaire du progrès, tire son origine d'avant la théorie de l'évolution "

Source : Conceptual Issues in Human Modern Origins Research, Editors G. A. Clark and C M. Willermel. 1997. pp. 5. 60.

Vidéos

  • 15 minutes d'analyse de la brochure (fr)
  • Une vidéo analysant la brochure (eng)

Liens externes

  • Analyse et critique en français par KeinLezard [6]
  • Brochures disponibles sur la page personnelle Anti-Obscurantisme [7]
  • Les citations tronquées (eng) [8] and [9]
  • Analyse de 45 pages des 2 brochures (eng) [10]

Références