Basculer le menu
Changer de menu des préférences
Basculer le menu personnel
Non connecté(e)
Votre adresse IP sera visible au public si vous faites des modifications.

États-Unis

De Tj-encyclopédie

```mediawiki

États-Unis

Cette page recense les mentions et informations relatives à États-Unis dans les publications des Témoins de Jéhovah et des étudiants de la Bible indexées sur ce wiki.

Publications

Magazines

Consolation / Golden Age

1936

  • Ce numéro est largement consacré aux persécutions subies par les Témoins de Jéhovah aux États-Unis, en particulier dans le New Jersey. Des enfants Témoins sont arrêtés et placés en détention pour refus de saluer le drapeau, comme John Dziatkiewicz (10 ans) et Mary Dziatkiewicz (15 ans), arrêtés le 1er décembre. Leurs parents sont poursuivis en justice pour contribution à la délinquance juvénile. L'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) défend les enfants Hering, âgés de 6 et 11 ans, expulsés de l'école publique de Secaucus, N.J. Le texte décrit des arrestations similaires dans plusieurs villes du New Jersey dont Plainfield, Bergenfield, Summit, Maplewood et Jersey City, ainsi qu'en Pennsylvanie et Massachusetts. La revue dénonce l'influence de la hiérarchie catholique sur la police et la magistrature, notamment via Frank Hague, patron catholique de Jersey City. Des résolutions condamnant le fascisme sont votées par l'Olivet Institute Free Forum de Chicago, Illinois. — The Golden Age du 29 janvier 1936
  • Ce numéro est principalement consacré à la situation des Témoins de Jéhovah aux États-Unis, confrontés à l'obligation du salut au drapeau dans les écoles publiques. Des enfants témoins sont exclus de leurs écoles dans plusieurs États (Pennsylvanie, Californie, Indiana, etc.) pour avoir refusé ce geste qu'ils considèrent comme une forme d'idolâtrie contraire à la Parole de Dieu. La revue publie une large revue de presse rassemblant des journaux de nombreux États américains (Alabama, Arizona, Californie, Colorado, Connecticut, District de Columbia, Idaho, Illinois, Indiana, Kansas, entre autres) qui dénoncent cette obligation comme attentatoire aux libertés constitutionnelles. Des organisations comme l'American Legion et la presse Hearst sont citées comme promotrices de cette mesure, qualifiée de dérive fasciste. Un père de famille de Peru, Indiana, remet à des responsables scolaires un article du juge Rutherford pour défendre la position de son fils. La publication soutient que les Témoins de Jéhovah ne nourrissent aucun manque de respect envers le gouvernement américain, mais que leur refus procède d'une conviction biblique sincère. — The Golden Age du 26 février 1936

1939

  • Les États-Unis constituent le cadre principal du récit historique développé dans cet article, centré sur la persécution judiciaire de Joseph F. Rutherford et de ses associés de la Watch Tower Bible and Tract Society pendant la Première Guerre mondiale. Le texte décrit en détail la conspiration alléguée du clergé catholique et protestant américain contre l'organisation, incluant une conférence de clergymen à Philadelphie en 1917 ayant conduit à une tentative d'amendement de la loi sur l'espionnage visant à soumettre les infractions à des tribunaux militaires avec la peine de mort. Rutherford et sept de ses associés furent arrêtés, jugés dans un contexte de forte agitation patriotique à Brooklyn, reconnus coupables de violation de la loi sur l'espionnage et condamnés à 80 ans de prison, avant d'être libérés sous caution le 29 mars 1919 après neuf mois d'incarcération à la prison fédérale d'Atlanta. Le texte accuse nommément des personnalités catholiques et judiciaires, notamment le juge Martin T. Manton, chef juge de la Cour d'appel des États-Unis, d'avoir participé à cette conspiration en refusant arbitrairement la liberté sous caution. Le cas fut finalement annulé en appel et les poursuites abandonnées par le Procureur général, les accusés étant pleinement réhabilités. Par ailleurs, plusieurs situations locales aux États-Unis sont mentionnées en lien avec les Témoins : à Carencro (Louisiane), des prédicateurs furent emprisonnés à trois reprises et un prêtre fit murer les fenêtres de leur cellule ; à Napoleonville (Louisiane), un procès impliquant deux Témoins est mentionné ; à Douglas (Arizona), un groupe de cinq prédicateurs itinérants fit face à une campagne d'opposition orchestrée par la Chambre de Commerce locale avec l'appui du clergé, avant d'organiser une marche publique et de constituer une nouvelle congrégation. En Arizona, une loi d'État obligeant les enfants à saluer le drapeau américain est également critiquée dans le contexte de l'expulsion d'enfants de Témoins des écoles publiques. Des références à des Témoins au Nebraska et à des procédures juridiques en cours complètent le tableau d'une organisation confrontée à de multiples pressions légales et sociales sur tout le territoire américain. — Consolation du 23 août 1939
  • Le texte aborde longuement les États-Unis, principalement dans la section « The United States Will Be in It ». Il décrit le New Jersey comme « complètement sous la domination du dictateur catholique romain Frank Hague » et mentionne qu'une loi a été signée par le gouverneur A. Harry Moore rendant punissable d'une peine pouvant aller jusqu'à trois ans de prison et 1 000 dollars d'amende toute personne ou organisation tentant d'influencer un élève d'école du New Jersey contre le salut au drapeau américain. Le texte précise explicitement que cette loi vise à « avoir » les témoins de Jéhovah et eux seuls, rendant ainsi passible de poursuites l'ensemble des membres de l'organisation aux États-Unis. Il analyse longuement le rôle du père Coughlin comme outil potentiel de la hiérarchie pour instaurer un régime totalitaire fasciste aux États-Unis. Des centaines de millions de livres et de brochures publiées par les témoins de Jéhovah sont présentées comme ayant averti la population américaine de bonne volonté de ce qui l'attendait. Le texte évoque aussi les manifestations contre l'ambassadeur Kennedy à Édimbourg, ses liens avec Franco, et les inquiétudes quant à l'influence catholique dans la politique américaine. — Consolation du 1er novembre 1939
  • Les États-Unis apparaissent dans plusieurs contextes liés aux Témoins de Jéhovah. Le texte mentionne La Grange, en Géorgie, où le chef de police J. E. Matthews avait maltraité des Témoins, transféré illégalement des prisonniers et déclaré qu'il les remettrait à une foule s'ils revenaient en ville. Il est aussi fait mention de H. E. Coffey, du Texas, qui dénonce une conspiration mondiale des responsables religieux refusant de reconnaître les Témoins de Jéhovah comme des chrétiens. La revue Consolation elle-même est publiée à Brooklyn, New York, siège de la Watch Tower Bible and Tract Society. Le texte critique sévèrement le président des États-Unis pour avoir entretenu des relations avec le Vatican malgré plus de deux mille cas d'emprisonnement de Témoins, et dénonce le Congrès américain pour avoir adopté une résolution de condoléances à la mort du pape Pie XI le 13 février 1939. Le sénateur William E. Borah est cité comme ayant publiquement exprimé des réserves quant à la politique américaine. Une publication catholique à New Brunswick, New Jersey, est également mentionnée dans un article de 1901 cité pour dénoncer des déclarations d'un prêtre favorable à la mort des hérétiques. — Consolation du 15 novembre 1939
  • Les États-Unis occupent une place centrale dans ce numéro de Consolation. L'incident le plus documenté est celui du Madison Square Garden à New York, le 25 juin 1939, lors duquel une réunion internationale des Témoins de Jéhovah présidée par le juge Rutherford fut perturbée par plusieurs centaines de sympathisants du père Coughlin, affiliés au 'Front chrétien' et aux 'Mobilisateurs chrétiens'. Trois huissiers des Témoins furent arrêtés et poursuivis pour voies de fait, avant d'être acquittés ou renvoyés sans conditions par le tribunal spécial de New York les 23 et 24 octobre 1939. La publication dénonce que sur soixante-quinze journaux américains ayant couvert l'incident initial de manière sensationnelle, un seul rendit compte de l'acquittement. Des activités de prédication sont également signalées en Louisiane (Mansura, Bunkie, Marksville) avec 126 témoins participants. La publication mentionne aussi le rôle de l'ancien juge fédéral Martin T. Manton, présenté comme un personnage éminent de l'Église catholique, qui avait maintenu le juge Rutherford en prison et fut lui-même condamné pour corruption judiciaire en octobre 1939. La réunion du Madison Square Garden bénéficiait d'une retransmission radio internationale, illustrant l'envergure des activités organisationnelles américaines des Témoins à cette époque. — Consolation du 29 novembre 1939

1940

  • Le texte accorde une place centrale aux États-Unis, notamment à travers la figure du président Roosevelt, dont les initiatives politiques et diplomatiques sont longuement analysées. Il est question de la corruption institutionnelle américaine, en particulier au sein des forces de l'ordre, ainsi que des dérives du pouvoir exécutif. Le texte évoque les pouvoirs extraordinaires que Roosevelt aurait cherché à obtenir, notamment le contrôle des banques, des bourses, des exportations et des communications radio. La Federal Communications Commission y est mentionnée comme instrument de censure des émissions radiophoniques. Le texte critique la concentration du pouvoir entre les mains du président au détriment du Congrès et du peuple américain. Les Témoins de Jéhovah emprisonnés en Amérique sont également mentionnés, avec plus de mille personnes incarcérées en raison de leur activité religieuse. Le document évoque aussi la classe moyenne américaine appauvrie et les promesses non tenues d'emploi pour des millions de chômeurs. — Consolation du 24 janvier 1940
  • Les États-Unis constituent le cadre central de ce numéro. Une assemblée de zone des Témoins de Jéhovah s'est tenue à Long Beach, en Californie, les 9-11 février 1940, où Rutherford a prononcé un discours public sur la Théocratie devant environ 8 000 personnes à l'auditorium municipal. Cinq jeunes hommes distributeurs de littérature Watch Tower ont été arrêtés à Brooklyn, New York, le 24 février 1940, avant d'être relaxés par un juge qui a estimé qu'ils agissaient dans le cadre de leurs droits constitutionnels. Le mouvement s'appuie sur des décisions de la Cour suprême des États-Unis (affaires Schneider et Lovell c. City of Griffin) pour défendre la liberté de diffuser sa littérature dans les rues. L'assemblée de Long Beach a bénéficié de la gratuité de l'auditorium municipal, accordée par son directeur malgré les pressions de la hiérarchie catholique. Le numéro consacre également un long dossier aux chemins de fer américains, décrivant les statistiques du réseau ferroviaire national, ses finances et son importance économique. — Consolation du 20 mars 1940
  • Le texte traite longuement des États-Unis comme théâtre principal des activités des Témoins de Jéhovah et des persécutions qu'ils subissent. La nomination de Myron C. Taylor comme ambassadeur personnel du président Roosevelt auprès du pape est dénoncée comme une trahison envers le peuple américain et une violation de l'esprit de la Constitution. Des incidents de violence contre des Témoins sont rapportés dans plusieurs localités américaines : à Saco (Maine), une réunion d'étude biblique est saccagée par une foule d'au moins 1 000 personnes sous la complicité passive de la police locale, qui refuse d'intervenir ; à Newburyport (Massachusetts), la police tente d'expulser les Témoins d'un bâtiment où ils tiennent une étude biblique, mais la police d'État les encourage à défendre leurs droits. Des conspirations contre des employés Témoins de Jéhovah sont signalées, notamment un travailleur dans une malterie renvoyé sur la base de faux témoignages de collègues catholiques, et un cheminot défendu avec succès lors d'une audition disciplinaire. Le texte dénonce la complicité des autorités civiles locales avec la hiérarchie catholique comme une menace pour les libertés constitutionnelles américaines, et présente l'Armageddon comme la seule issue à cette situation. — Consolation du 3 avril 1940
  • Le texte traite abondamment de la situation des Témoins de Jéhovah aux États-Unis. Des conseils scolaires, notamment en Oregon (Roseburg), imposent le salut au drapeau et punissent physiquement les enfants de Témoins qui refusent par conviction religieuse. L'affaire de Minersville, en Pennsylvanie, est évoquée : deux enfants de Témoins ont été expulsés de l'école publique, et la Cour d'appel fédérale de Philadelphie a invalidé la loi sur le salut obligatoire au drapeau ; le conseil scolaire entend faire appel devant la Cour suprême. Des incidents similaires sont mentionnés dans le Massachusetts et dans plusieurs autres États (New York, Géorgie, Illinois, Nouveau-Mexique, Colorado). La publication dénonce également la diffusion nationale de manuels scolaires jugés falsifiés, utilisés en Californie, au Texas et dans d'autres États, présentés comme rédigés sous l'influence de la hiérarchie catholique romaine. Le père Coughlin et le mouvement 'Christian Front' sont cités comme agents de la hiérarchie catholique cherchant à renverser les principes américains. La publication se positionne comme défenseure des libertés civiles et religieuses fondatrices des États-Unis contre ce qu'elle présente comme une collusion entre autorités civiles et pouvoir clérical. — Consolation du 17 avril 1940
  • Le juge Rutherford, président de la Watch Tower Bible and Tract Society et membre du barreau de New York, plaide devant la Cour suprême des États-Unis pour défendre les enfants des Témoins de Jéhovah et leurs parents. Dans au moins 12 États, des enfants en alliance avec Dieu ont été exclus des écoles publiques, battus, étranglés, menacés, raillés et privés de toilettes et de soins médicaux pour avoir refusé de saluer le drapeau. Dans l'État du New Jersey, il est désormais illégal pour tout parent de lire à son enfant les versets d'Exode 20:3-5. Les arguments juridiques présentés devant la Cour citent des décisions de juges pennsylvaniens, notamment le juge Maris et le juge Clark, favorables à la liberté de conscience des Témoins. La publication présente cette affaire comme un moment historique décisif, où la Cour suprême elle-même est « en procès devant Dieu ». — Consolation du 12 juin 1940
  • Newton Cantwell et ses deux fils Jesse et Russell, Témoins de Jéhovah se réclamant ministres ordonnés, sont arrêtés à New Haven, dans le Connecticut, alors qu'ils font du porte-à-porte rue Cassius, équipés de sacs contenant des livres et brochures religieux, d'un phonographe portable et de disques. Chacun demande aux résidents la permission de faire jouer un disque, puis sollicite l'achat des livres ou une contribution. Jesse Cantwell est en outre condamné en première instance pour incitation à la violation de la paix publique, après avoir fait jouer le disque « Enemies » à deux catholiques qui se sont montrés indignés. La Cour suprême des États-Unis, dans un arrêt unanime rendu le 20 mai 1940, casse les condamnations et juge inconstitutionnelle la loi du Connecticut qui subordonnait la collecte de fonds à l'approbation préalable d'un secrétaire d'État, estimant que ce dispositif constituait une censure de la religion incompatible avec le Premier et le Quatorzième amendements. La publication met en cause la presse catholique américaine, qui aurait diffusé dans tout le pays de fausses informations selon lesquelles le juge en chef Hughes aurait réprimandé les avocats des Témoins, ce que la décision unanime de la Cour dément formellement. — Consolation du 26 juin 1940
  • Au cours des mois de mai et juin 1940, des Témoins de Jéhovah sont victimes de violences de foule et de persécutions policières dans quarante et un États de l'Union. Les attaques sont le plus souvent menées par des membres de l'American Legion, accusée d'agir de concert avec la hiérarchie catholique romaine. Parmi les incidents documentés : trois Témoins sont menacés à Glenwood, Arkansas, le 26 mai ; deux Témoins sont sévèrement battus à Sanford, Maine, le 8 juin ; un Témoin est enduit de goudron et de plumes à Parco, Wyoming, le 22 juin, accusé d'avoir fait le salut nazi ; un Témoin écrit depuis Winnsboro, Texas, que la police les accuse d'être des espions allemands. À la Nouvelle-Orléans, un policeman du nom de McNamara avait coupé les fils téléphoniques lors d'une émission de Rutherford diffusée depuis Londres le 11 septembre 1938, et une convention de trois jours des Témoins y avait été empêchée par le refus de toutes les grandes salles de la ville et l'intervention du chef de la police et du shérif de la paroisse de Jefferson. Le contrat pour l'utilisation du colisée de la Foire d'État de l'Ohio, prévu pour une convention du 24 au 28 juillet 1940, est annulé sous la pression de l'évêque catholique de Columbus, James J. Hartley, et d'un prêtre catholique, John Murphy ; la Watch Tower Bible and Tract Society introduit un recours devant un tribunal fédéral. Le 20 mai 1940, la Cour suprême des États-Unis décide que les Témoins ne peuvent être légalement empêchés de distribuer leur littérature ou de faire jouer leurs disques phonographiques. Le 3 juin 1940, une autre décision de la Cour suprême accorde aux responsables scolaires le droit d'imposer le salut au drapeau aux enfants Témoins, ce qui aggrave la situation. À Saco et Kennebunk, dans le Maine, le Kingdom Hall des Témoins est vandalisé par une foule en octobre 1939, puis un nouveau local est la cible de jets de pierres et d'intrusions nocturnes ; dans la nuit du 8 juin, des voyous attaquent le bâtiment, deux assaillants sont blessés par balle, six Témoins sont jetés en prison, et le lendemain la foule brûle le Kingdom Hall sans que la police n'intervienne. Cinq Témoins sont emprisonnés à Harlan, Kentucky, sur mandats signés par le maire. — Consolation du 4 septembre 1940
  • Une assemblée de zone se tient le 24 novembre à Los Angeles, Californie, au Shrine Auditorium, réunissant 6 150 personnes. Lors de cette assemblée, 497 enfants déclarent publiquement leur dévouement à la Théocratie et rendent témoignage au nom de Jéhovah. Plus de 600 dossiers documentant des violences de foule contre les Témoins de Jéhovah ont été déposés auprès du Département de Justice, mais l'Attorney General Jackson n'est pas autorisé à poursuivre ces affaires. La publication affirme que l'administration Roosevelt, en lien avec des éléments religieux et commerciaux, contribue à l'atmosphère de « mobocratie » dans laquelle les Témoins subissent des persécutions. Les Témoins sont accusés d'être des fauteurs de troubles et des propagateurs de haine, accusations que la publication rejette en citant le Watchtower du 1er septembre 1940. — Consolation du 25 décembre 1940

1941

  • Les Témoins de Jéhovah sont victimes de violences collectives organisées sur le territoire américain, qualifiées par l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) de « record de violences contre une organisation religieuse sans précédent en Amérique depuis les attaques contre les Mormons ». Des agents de la hiérarchie jésuite les dénoncent comme des « cinquièmes colonnes » et les attaquent physiquement et violemment, sans qu'ils aient été jugés. Des projets de loi dits « anti-haine », introduits dans plusieurs législatures d'État, visent en réalité, de l'aveu même de certains législateurs, à faire taire les Témoins de Jéhovah. À New York, en juin 1939, des partisans de Coughlin quittent leur propre piquet de grève pour tenter de perturber une assemblée des Témoins à Madison Square Garden. Au Minnesota, lors d'une audition parlementaire sur un projet de loi similaire, un groupe de coughlinistes fait irruption et tente de perturber la séance pendant laquelle le document « Warning » présenté par les Témoins est en cours de lecture. La Cour suprême des États-Unis a rendu trois décisions favorables aux Témoins, leur reconnaissant le droit de prêcher de porte en porte et d'utiliser le phonographe à cet effet (affaires Lovell, Schneider et Cantwell). Le solliciteur général Biddle dénonce publiquement à la radio les violences de la foule contre eux, mais les attaques continuent sans que le gouvernement n'intervienne. — Consolation du 25 juin 1941

Watchtower

1938

  • San Antonio, ville des États-Unis, est désignée comme lieu d'une convention destinée aux frères hispanophones. Cette convention témoigne de l'existence d'une communauté hispanophone active au sein des Témoins de Jéhovah aux États-Unis dès 1938. Le choix de San Antonio, ville à forte population hispanophone au Texas, reflète une stratégie d'organisation adaptée aux réalités linguistiques et démographiques. — La Tour de Garde du 1er mars 1938

1940

  • Une convention théocratique des Témoins de Jéhovah est annoncée pour se tenir à Columbus, Ohio, du 24 au 28 juillet 1940, sur cinq jours, avec la présence personnelle du président de la Watch Tower Society et une liaison par fil direct et haut-parleurs vers d'autres villes. Une campagne de témoignage dite « Battle Siege » est lancée pour tout le mois d'avril afin d'augmenter le nombre d'abonnés à La Tour de Garde, officiellement ouverte le 23 mars lors de la commémoration du Mémorial. Le siège social de la Watch Tower Bible and Tract Society est établi au 117 Adams Street, Brooklyn, New York. La publication rappelle également la convention de Cedar Point en 1922, au cours de laquelle les membres avaient témoigné d'un déversement de l'esprit saint et entrepris leur part dans l'œuvre des « sept dernières plaies ». — La Tour de Garde du 1er avril 1940
  • Des juges du New Jersey envoient des Témoins de Jéhovah en prison pour avoir simplement transmis le message de Dieu au peuple, des hauts responsables catholiques exerçant leur influence lors des procès pour que les décisions leur soient défavorables. Les tribunaux décident que la Hiérarchie a le droit de calomnier et diffamer quiconque parle de vérité à son sujet. Des salles publiques réservées par les Témoins pour annoncer le message du Royaume leur sont refusées sous pression de la Hiérarchie catholique romaine et de ses alliés. Des entraves à la liberté de la presse et à la liberté de culte sont imposées aux serviteurs de Dieu. La période de témoignage « Armée de Sauterelles » est en cours pendant tout le mois de juin, avec une campagne pour augmenter les abonnements à La Tour de Garde, et une convention théocratique est prévue du 24 au 28 juillet 1940 à Columbus, Ohio. — La Tour de Garde du 15 juin 1940
  • Le 25 avril 1940, une affaire concernant les Témoins de Jéhovah est entendue devant la Cour suprême des États-Unis, portant sur l'obligation du salut au drapeau. La Cour suprême a rendu une décision positive, reconnaissant aux Témoins de Jéhovah le plein droit constitutionnel de prêcher l'Évangile du Royaume, tant oralement que par la distribution d'imprimés et l'utilisation du phonographe. Malgré cette décision, les chefs religieux cherchent à en contourner la portée et recourent à des accusations de trouble à l'ordre public et de comportement désordonné contre les Témoins. L'unique « preuve » avancée à leur encontre est le fait qu'ils s'adressent au public pour parler du Royaume de Dieu. Lors de l'audience du 25 avril, le conseil des adversaires des TJ a déclaré devant la Cour que les Témoins de Jéhovah n'accordaient pas aux autres religions la même tolérance qu'ils réclamaient pour eux-mêmes, argument jugé totalement étranger à la question soumise au tribunal. La réunion annuelle de la Watch Tower Bible & Tract Society est convoquée à Pittsburgh, Pennsylvanie, pour le 1er octobre 1940. — La Tour de Garde du 15 août 1940
  • Une convention majeure des Témoins de Jéhovah se tient à Detroit et dans d'autres villes reliées par câbles terrestres du 24 au 28 juillet 1940, qualifiée de plus grande convention jamais tenue par des chrétiens. Malgré une opposition sans précédent de leurs ennemis cherchant à empêcher cette assemblée publique, la convention se déroule et est présentée comme une preuve de la protection divine. Des membres du clergé catholique mènent des foules contre les Témoins de Jéhovah, souvent avec la participation d'agents de l'ordre public. Des Témoins fidèles sont persécutés pour avoir proclamé le Gouvernement Théocratique, sans qu'aucun motif légitime ne soit avancé, dans un pays qui se vante de la liberté de culte et de la liberté d'expression tout en la violant dans les faits. — La Tour de Garde du 15 novembre 1940
  • En septembre 1919, les serviteurs fidèles de Dieu se sont assemblés en convention à Cedar Point, Ohio. L'adresse centrale de cette convention avait pour titre « Bénis sont ceux qui n'ont pas peur ». C'est lors de cette même convention que fut annoncé un auxiliaire de La Tour de Garde, le nouveau magazine The Golden Age (plus tard renommé Consolation). Le 24 février 1918, pour la première fois, le message « Des millions de personnes vivant actuellement ne mourront jamais » fut prononcé lors d'une assemblée publique de chrétiens tenue à Los Angeles. Le siège de la Watch Tower Bible and Tract Society est établi au 117 Adams Street, Brooklyn, N.Y. L'Annuaire 1941 des Témoins de Jéhovah est publié par la Société à Brooklyn, avec une contribution de 50 cents par exemplaire. La période de témoignage « Courage » (mois de décembre 1940) consiste à distribuer sept brochures pour une contribution de 10 cents, avec une brochure spéciale intitulée Conspiracy Against Democracy (Conspiration contre la démocratie). La nouvelle brochure de 32 pages intitulée « Satisfied » (Satisfait), rédigée par le juge Rutherford, est également annoncée. Les réunions hebdomadaires de service des compagnies locales de Témoins de Jéhovah servent à organiser les détails de la période de témoignage « Courage ». — La Tour de Garde du 1er décembre 1940
  • Des enfants de Témoins de Jéhovah sont expulsés de leurs établissements scolaires publics à travers le pays en raison de leur refus de saluer le drapeau, acte qu'ils considèrent comme une violation du commandement divin interdisant la prosternation devant des idoles (Deut. 5:8,9).

Les conseils scolaires (school boards) édictent des règlements imposant le salut au drapeau aux enfants, sans exception pour les croyants conscientieux, en l'absence de toute loi fédérale imposant cet acte aux adultes. Les enfants expulsés se voient refuser l'accès à l'instruction publique. Les parents qui refusent de contraindre leurs enfants à saluer le drapeau sont dépossédés de la garde de leurs enfants par les autorités de l'État, au motif qu'ils sont inaptes à élever leurs enfants. La garde des enfants ainsi retirés est confiée par l'État à des institutions ou des personnes opposées à la Théocratie, selon la terminologie du périodique. La Watch Tower Bible and Tract Society, dont le siège est à Brooklyn (New York), a épuisé tous les recours juridiques connus pour défendre les parents et les enfants concernés, y compris en portant les affaires devant la plus haute juridiction du pays. La Cour suprême des États-Unis a esquivé la garantie constitutionnelle de liberté de conscience en renvoyant la question aux conseils scolaires locaux, laissant à ces derniers le soin de fixer et d'appliquer leurs propres règlements. La Constitution fédérale garantit la liberté de culte, mais cette garantie n'a pas été appliquée par la Cour suprême au profit des enfants Témoins refusant le salut au drapeau. Des lettres de parents en détresse sont adressées au siège de la Société à Brooklyn pour demander conseil et assistance. Le périodique annonce pour décembre 1940 une période d'activité de prédication intensive dite « Courage » Testimony Period (période du témoignage « Courage »), au cours de laquelle les congrégations locales de Témoins doivent distribuer sept brochures de la Société pour une contribution de 10 cents, avec des réunions hebdomadaires de service organisées dans les compagnies locales pour coordonner l'effort. Le périodique propose également le Yearbook of Jehovah's Witnesses 1941, rédigé par le président de la Société, J. F. Rutherford, couvrant les activités mondiales des Témoins pour l'année de service écoulée, distribué depuis Brooklyn pour une contribution de 25 cents par exemplaire. — La Tour de Garde du 15 décembre 1940

Livres

Brochures

```1940

  • Convention théocratique tenue à Detroit, Michigan, du 24 au 28 juillet 1940, avec discours publics de Rutherford, dont l'adresse « Religion as a World Remedy ».

Les journaux séculiers et religieux refusent de publier les informations diffusées par l'organisation lors de cette convention ; des millions d'invitations sont distribuées pour y convier le public. Le 10 juin 1940, des prêtres catholiques, officiers de police, shérifs et procureurs de comté mènent des foules qui battent et emprisonnent de nombreux Témoins de Jéhovah dans diverses villes du Texas. Dans des villes du Texas, jusqu'à cent hommes, femmes et enfants sont jetés dans une même prison et retenus toute la nuit sans nourriture, boisson ni repos. Le lendemain, une foule se réclamant de l'American Legion, accompagnée du shérif et d'autres officiers, oblige ces personnes à marcher sous la chaleur, leur refusant tout rafraîchissement ; plusieurs s'évanouissent et tombent. Dans une autre ville (non nommée), un prêtre catholique mène une foule de légionnaires contre les Témoins de Jéhovah. En Floride, de vieux hommes sont arrachés à leurs domiciles et battus par des Légionnaires et des catholiques. Dans le Maine, des Témoins de Jéhovah sont assaillis de nuit, leurs maisons forcées et incendiées. En Alabama, le shérif et d'autres officiels publics enlèvent des citoyens, détruisent leurs biens, les expulsent de l'État et les livrent à des Légionnaires d'un État voisin. À Richwood, Virginie-Occidentale, des citoyens qui recueillent des signatures pour une pétition sont violemment attaqués par l'American Legion, qui détruit leurs biens ; un prêtre catholique injurie publiquement ces personnes ; un policier frappe violemment l'un d'eux parce qu'il cite les Écritures ; neuf Témoins sont attachés ensemble avec des cordes et un médecin leur administre de l'huile de ricin à l'aide d'une pompe stomacale avant qu'ils soient conduits hors de la ville comme des animaux. La Cour suprême statue dans l'affaire Gobitis que les conseils scolaires peuvent imposer aux enfants de saluer le drapeau y compris contre leur objection de conscience. Le gouverneur de l'Ohio refuse une pétition signée par plus de deux millions de citoyens américains lui demandant de garantir la liberté d'assemblée et de culte lors d'une convention à Columbus ; la seule raison invoquée est le refus des Témoins de pratiquer l'idolâtrie contre leur conscience. Le commandant national de l'American Legion, Kelly, lance le 10 juin 1940 une déclaration publique réclamant des mesures expéditives des autorités fédérales, étatiques et locales pour « écraser entièrement » les activités de ceux qu'il qualifie de « subversifs », sans procès ni défense. Mr. Chaillaux, directeur national de la Legion, encourage et promeut la violence de foule contre des citoyens pacifiques qui servent Dieu. — Conspiracy against democracy (1940)